La plupart des personnages ne m'appartiennent pas (ils appartiennent à Akira Amano).

Cependant, l'histoire m'appartient.


- S'il vous plaît... aidez-moi !

Tsunayūki se réveilla en sursaut. Depuis trois jours, elle trouvait difficilement le sommeil, et tout ça pour faire par la suite des cauchemars - mais quand elle regardait la réalité, elle se rendait compte que ce n'était pas si différent… -. Mais ce soir-là, elle rêva encore plus précisément de Chrome : elle se doutait que c'était un message de son intuition. Est-ce que ça signifiait qu'il lui était arrivé quelque-chose de plus grave que ces derniers jours ? Elle ne savait pas trop. Mais en faisant le récapitulatif des événements à Wimwy, il n'était pas difficile de remarquer que la situation les dépassait depuis belle lurette.

Ils n'avaient pas réussi à retrouver Hibari, le but initial.

Leurs ennemis ont failli tuer Ryohei - enfin, ils l'avaient fait, mais la surprenante collaboration de Reborn et Lambo l'avaient sauvé -.

Et au final, le pire, c'était qu'ils avaient kidnappé Dokuro et que nos héros n'avaient aucune idée de ce qu'ils étaient en train de lui faire. Et s'ils voulaient reproduire la même scène que dans le bureau de Kyoya avec le sang de la jeune apprentie exorciste, qu'est-ce qui leur empêcherait ? L'ange réprima un frisson, puis se leva pour aller se changer les idées. À chaque fois que ces idées venaient la hanter, elle se répétait qu'ils avaient en retour libéré Fūta, une étoile. Mais elle avait toujours l'impression que ce n'était pas assez à côté de tout ce qu'ils avaient échoué.

Comme chaque soir depuis cet expédition, lorsqu'elle faisait un cauchemar qui la déstabilisait trop, elle descendait et retrouvait toujours le petit yokaï assis à table et à beugler tout en s'amusant. De ce qu'elle avait compris, le stupide bovin se levait de bonheur puis allait gratter à la porte du reposé, le Dragonnier, qui était inconscient jusqu'à là. Et pour ne pas le soûler, on avait demandé à Iru de faire le gué - pour anecdote, celui-ci avait déclaré dans un premier temps qu'il n'aimait pas les garçons avant qu'on vienne lui expliquer -. Depuis, le dragon interceptait le yokaï, puis plus tard dans la soirée Tsuna prenait le relais et s'occupait de lui.

Sauf que cette nuit-là, il y avait aucune trace du dragon et la porte était ouverte ; curieuse, Sawada rentra dans la chambre du patient. Celui-ci était déjà réveillé et restait dans le lit pour se reposer. Elle trouva curieux de voir l'homme au fédora ne rien faire - elle avait constaté depuis le début qu'il faisait toujours quelque-chose, même le soir très tard où il complétait sa carte -, mais surtout de ne pas voir Lambo. Elle rejoignit son compagnon et allait s'asseoir sur une chaise, sauf qu'elle se rendit compte qu'en réalité, Reborn étouffait sans effort le yokaï sous son coussin - la jeune femme ne l'avait pas vu car il l'étouffait avec son dos -. Voyant l'attentat, elle fit de son mieux de l'empêcher en poussant le Dragonnier sur le côté.

- Non, mais ça suffit de tenter de tuer Lambo ! s'énerva-t-elle. Il n'a que cinq ans !

- Et alors ? Il tente de me tuer alors que j'ai vingt-sept ans. Tu crois que c'est mieux ? protesta-t-il. D'autant plus que, comme ça, je reprends mes forces.

- Je m'en moque ! Arrête de l'étouffer !

- Il peut toujours devenir translucide s'il est dans un danger imminent, donc pas à s'inquiéter.

- Tu ne peux pas être possible, toi ! Pire qu'un gosse !

En fait, revoir Reborn en forme pour la faire chier aussi tôt était d'une part rassurant alors qu'elle l'avait vu dans l'inconscience pendant deux jours, mais elle trouvait aussi que c'était rapidement soûlant.

Finalement, Tsunayūki entendit des bruits derrière la porte : c'étaient tous les garçons en plus de la succube qui portait de drôles de lunettes - ça faisait penser à Tsuna à des lunettes de protections pour les aviateurs -. Grâce à ce petit détail insignifiant, Gokudera n'était pas encore tombé dans les pommes. Il y avait aussi Ryohei qui avait les béquilles et qui essayait de ne pas tomber sur les autres. Ses blessures étaient plus importantes qu'aurait pensé l'ange. Quant à leur hôte, le docteur Shamal, il allait se jeter dans les bras de l'ange si la succube n'avait pas placé un coup de pied au bon endroit pour calmer ses ardeurs - "Un peu extrême..." avait rajouté Ryohei à voix basse -. Tsuna crut d'abord que leur arrivée allait sauver Lambo, mais dès les premières paroles, elle sentit que son avenir n'était pas si assuré que ça - ni le sien, d'ailleurs - :

- Allez-y, Reborn-san, vous y êtes presque ! encouragea Gokudera dans le crime.

- Dis donc, Tsuna… que fais-tu avec mon Reborn ? demanda Bianchi d'une voix menaçante.

- Menace pas Tsuna-hime, Bianchi !

- Ne m'appelle pas comme ça, toi ! rappela à l'ordre l'ange.

- Woah, ça a l'air génial, comme jeu ! Je veux jouer à l'extrême limite ! voulut Sasagawa qui, en levant sa béquille, assomma Hayato par la même occasion.

- Ah ah ah ! Ça a l'air drôle, en effet, sourit à son tour Yamamoto.

- Généralement, lorsqu'un dragon tente de tuer un enfant, ce sont les instincts paternels qui se réveillent, informa Iru.

- Sauf que je ne suis pas un dragon, rajouta l'homme au fédora.

Tsunayūki soupira d'exaspération en les voyant sans réagir alors qu'elle essayait tant bien que mal de libérer le stupide bovin - mais celui-ci arriva à s'enfuir tout seul en devenant intouchable, comme avait prédit le Dragonnier -. Elle entendit celui-ci et le dragon lâchaient un grognement en fixant le yokaï toujours en vie et en pleine forme.

- En fait, pourquoi tout le monde est levé ? remarqua Tsuna au bout d'un moment.

- Maintenant que Reborn est de retour parmi nous, nous devons aller parler au géant, rappela Ryuko.

-Euh… hein ? Au géant ? répéta Reborn, perdu.

- C'est vrai que tu n'étais pas conscient lorsqu'on l'a ramené avec nous, déclara Irugorn froidement.

Vu l'intonation qu'il avait pris et le regard furibond qu'il lançait à l'homme au fédora, l'ange comprit que le dragon n'avait pas encore digéré le fait qu'il soit passé in extremis de la mort en se vidant de ses flammes. Normalement, Tsuna aurait un peu boudé aussi, mais elle constatait que le dragon faisait aussi très bien l'affaire à lui tout seul.

- Je me suis excusé, pour rappel, répliqua Reborn à voix basse.

- Sinon, pour le géant, intervint le Bosatsu : après que vous l'ayez battu, Irugorn l'a ligoté pour qu'il ne puisse plus se libérer même une fois éveillé. Et comme il avait aussi la force de le porter, on l'a emmené avec nous pour pouvoir l'interroger.

- Attendez… c'est Irugorn-san qui a porté un géant de trois mètres ? demanda Tsuna.

Le concerné hocha de la tête sans une once de fierté, alors que n'importe qui ne serait pas capable d'un tel exploit. Tsuna n'arrivait pas à y croire : alors qu'il était plus petit qu'elle, il avait réussi à porter deux cent kilos à lui tout seul. Elle était bien au courant que le géant était dans une chambre spécialement pour lui, mais elle n'avait pas eu vent de comment il était arrivé là.

Quant à Reborn, il apprit tout d'un seul bloc. S'il était surpris, ça ne se voyait pas dans son visage. Il semblait surtout être dans une intense réflexion.

- On va essayez de lui soutirer des informations sur ce Mukuro Rokudo et ses objectifs, c'est ça ? devina-t-il aisément.

- Effectivement. Même si une grande partie des informations peuvent être obtenues grâce à Fūta, on préfère le laisser se reposer et demander tout ça au géant.

- À Lancia... murmura pour elle-même Tsunayūki.

Après l'avoir libéré, l'étoile avait profité pour pouvoir enfin se reposer ; il avait passé la plus grosse partie de son temps à être dans son lit, et il était d'ailleurs dedans en ce moment-même. C'était normal après son séjour dans la prison à Wimwy...

Quant au géant, une fois emmené ici, nos héros l'ont enfermé dans une cave du sous-sol qui ne servait plus à rien à l'Alchimiste. Ils avaient continué de le garder ligoté au cas où, et on lui donnait à manger quatre fois par jour - le goûter était indispensable pour un géant -. Pourtant, même s'il n'était pas maltraité, Tsuna n'avait pas supporté l'idée qu'on le surveille tant à l'étroit ; cela lui donnait l'impression qu'on le séquestrait comme leurs ennemis avaient bien retenu Hibari. Mais elle préférait ne pas se faire trop remarquer alors que tous les autres étaient d'accord avec ça, d'autant plus qu'elle ne trouvait pas une autre solution.

Après que Shamal ait vérifié une dernière fois la santé du Dragonnier et qu'il était apte à pouvoir se lever, tout le monde descendit dans la cave, sauf le petit yokaï qui s'en alla se coucher car le géant s'était montré "méchant" car il ne voulait pas jouer avec lui. En bas, ils trouvèrent Lancia qui n'était pas encore endormi. Il lisait un livre, qui ressemblait à un petit livret aux creux de ses mains, à la lueur d'une lampe de chevet. Il ne semblait pas avoir remarqué la troupe arriver. Comme établi précédemment, le groupe avait choisi l'ange pour aller l'interroger. Paradoxalement, même si c'était elle qui l'avait battu - avec Reborn et Fūta -, lors de leur visite, le géant semblait parler plus facilement à elle qu'aux autres. Elle ne savait pas trop pour quelle raison : peut-être car les géants avaient du respect pour ceux qui les ont vaincus ? Ou peut-être car elle était la seule à vouloir lui parler d'égal en égal ?

Il n'empêche que, lorsque Sawada se rapprocha du géant malgré les protestations silencieuses du chat-garou, elle se voyait mal l'interroger directement alors qu'il était plongé en pleine lecture. Elle jeta un coup d'oeil au roman : elle se rappela l'avoir déjà lu auparavant. Ça racontait l'histoire d'un garçon qui voulait sauver sa sœur et qui, pour cela, avait un talisman qui se transformait en épée seulement la nuit. Même si le livre voulait se terminer sur une note positive, le personnage principal mourrait devant sa sœur. Tsuna l'avait lu quand elle avait sept ans et la fin lui avait fait verser toutes les larmes de son corps. D'un autre côté, elle ne voyait pas trop le géant lire ce genre de livre ; pourtant, ça faisait deux jours qu'elle le voyait toujours avec le même bouquin.

- Tu l'as terminé ? demanda-t-elle timidement.

Lancia leva les yeux.

- Oh, depuis une éternité. Mais je m'en lasse pas.

- Moi, je trouve que la fin est triste. Et toi ?

Alors que les autres la dévisageaient, le géant haussa simplement des épaules.

- Ça dépend des points de vue, remarqua-t-il indifféremment. Si tu t'attaches au héros, t'es triste. Si c'est à la fille, t'es content. En soi, je trouve que l'histoire est un peu bateau - Tsuna ne se risqua pas d'émettre une remarque malgré sa désapprobation -. Cependant, je trouve que l'auteur écrit bien. Je crois pas qu'il y ait un géant capable de faire une rime correctement.

Il eut un petit rire qui fit trembler l'assemblée. Tsuna, elle, était heureuse de le voir ainsi. Elle avait l'impression d'avoir un autre géant face à elle. Il n'était plus aussi colérique et violent quand lorsqu'elle l'a rencontré. Son regard aussi avait changé : il était maintenant plus doux et plus humain.

Bon, maintenant qu'elle avait capté son attention, l'ange pouvait commencer à l'interroger. Dans sa tête, lui poser directement des questions sur ce Mukuro Rokudo serait un peu agressif de sa part : peut-être essayer de connaître un peu plus son passé ?

- Tu... lisais déjà, avant ? se risqua-t-elle de demander.

- Oh, auparavant, oui. Enfin... plus lorsque des scientifiques-trafiquants sont venus me kidnapper.

- On... on t'a kidnappé ? répéta-t-elle, choquée.

- Tu sais, autant il y a des humains qui ne nous remarquent pas, nous les Élus, d'autres arrivent à percevoir quelque-chose. Et certains d'entre eux veulent à tout prix découvrir nos moindres petits secrets. C'est pour ça que le monde devient de plus en dangereux pour nous, surtout pour toi : tu serais un excellent sujet d'expérimentation.

Tsunayūki frémit d'horreur devant les mises en gardes. Inconsciemment, elle replia ses ailes fort contre elle pour les protéger, mais ce geste ne servait évidemment à rien. Elle préférait continuer la discution que de rester dans ce silence pesant.

- Et... t'as pu réussir à t'en échapper, finalement ? questionna-t-elle.

- En effet. Mais je ne suis pas uniquement contenté de m'enfuir alors que j'aurai pu. J'ai aussi tué chaque membre du personnel. Je n'ai laissé aucun survivant. Un véritable massacre.

- ... ces scientifiques dont tu parles, ce sont les Estraneos, n'est-ce pas ? Intervint Reborn.

L'homme au fédora était appuyé contre le mur, en face du géant. Le bord de son chapeau caché une partie de son visage et seul son oeil doré était visible. Lancia soutint son regard avant d'afficher un rictus.

- J'ai entendu dire que t'as failli mourir de façon... stupide, d'après une certaine personne, déclara-t-il. Je suis content que tu arrives encore à te tenir sur tes pieds.

- Oh, c'est un petit blondinet qui a dû te dire ça, non ? se moqua le Dragonnier. Il ne faut pas faire attention à ce qu'il dit : il n'arrive plus à tenir un propos normal lorsqu'il est inquiet.

À côté d'eux, il y eut un grognement semblable à un grognement d'un dragon pas content. Reborn eut un air satisfait avant de reprendre la parole :

- Mais revenons là où nous en étions : ça avait fait la une des journaux lorsqu'il y a dix ans, une centaine de chercheurs qui se proclamaient les "Estraneos" furent violemment tués à coup de poings puis pendus. Les humains ont déclaré que c'était une attaque de terroristes, mais de notre côté, on savait que c'était un géant derrière tout ça. C'était donc bien toi ?

Tsunayūki fixa tout le long le géant. Comment-aurait-il pu faire une telle atrocité ? Elle ne le connaissait pas bien, mais son intuition lui disait qu'il aurait été incapable de faire une telle chose, après avoir échangé avec lui ainsi. Cependant, Lancia ne nia aucun propos. Il baissa les yeux, comme vaincu.

- En effet, c'est bien moi, approuva-t-il.

- Tsuna-hime ! Écartez-vous de lui !

Hayato finit par intervenir lui-même et se saisit du bras de l'ange pour l'écarter du géant. Sawada se laissa faire, sans savoir comment réagir à ce moment-là.

Mais Lancia n'avait pas fini de parler.

- Mais je n'étais pas le seul fautif dans cette histoire, enchaîna-t-il. Ça peut vous semblez absurde, mais même si c'est moi qui les a tués, je n'ai jamais voulu faire une chose pareille.

- Mais tu as pourtant dit à l'instant que tu aurais pu t'enfuir sans faire de mort, participa le Bosatsu. Que veux-tu donc dire par là ?

- Ça peut sembler invraisemblable mais... je n'ai plus été maître de mon corps. En fait, depuis ce jour, je n'arrivai plus à bouger par ma volonté. J'ai été manipulé jusqu'à que vous m'ayez mis K.O.

- Tu as été... manipulé ? répéta Tsuna. Mais par qui ?

- Cela semble clair, répondit Irugorn. Mukuro Rokudo.

Plus personne n'osait parlait. Plus rien ne bougeait ; seul la petite flamme vacillait dans la salle.

- Mais... pourquoi il a voulu te manipuler ? demanda Yamamoto.

- Oh... pour accomplir sa vengeance, je devine. Je me rappelle qu'il était lui aussi retenu par les Estraneos, avec Ken et Kakimoto.

En prononçant ses noms, il y avait de la haine retenue. L'ange sentit Gokudera frissonnait contre elle ; il lui avait expliqué que ce Ken pouvait se transformer en n'importe quel animal. Et Ryohei leur avait dit que Kakimoto se battait grâce à des yo-yo qui sortaient des pics empoissonnés - Tsuna avait plus de mal à se l'imaginer -.

Ils étaient facile de penser qu'ils étaient très forts car l'un a pu retenir le chat-garou et le zombie, et l'autre le cyborg, le yokaï et l'apprentie exorciste. Cependant, ils étaient tous les deux sous les ordres de ce Mukuro Rokudo. Ça signifiait donc qu'il était encore plus fort qu'eux ? À part s'il les manipulait comme il a manipulé Lancia ? Non, quelque-chose lui disait qu'il ne pouvait utiliser indéfiniment son pouvoir. Ça voulait donc dire qu'il avait d'autres pouvoirs ?

- Est-ce que... il est seulement capable de manipuler les gens ? demanda-t-elle.

- Non. Il est capable de faire d'autres tours de passe-passe, grogna le géant au souvenir de ces pouvoirs.

- Et tu comptes nous le dire, comme ça ? suspecta Ryuko. Je trouverai ça presque douteux que tu nous les livres, comme ça...

- Ben, c'est normal de sa part, à l'extrême limite ! déclara Ryohei. On l'interroge, il répond !

- Oui, mais il pourrait nous mentir, remarqua Takeshi à voix basse. Qui dit qu'il ne se fait pas encore en ce moment manipuler par ce Mukuro ?

- Peut importe ce que vous en pensez, gronda Lancia sans hausser la voix. Je compte vous dire ce que j'ai à dire, et vous pouvez en faire ce que vous voulez. Cependant, il y a bien une chose que je ne supporterai plus : c'est d'être aux ordres de ce monstre. Et l'empêcher d'arriver à ses fins sera pour moi le meilleur moyen de me venger.

- Il n'est pas manipulé, assura Tsuna qui s'approchait de nouveau de lui. Mais tu parlais qu'il avait des objectifs. Tu sais donc où et pourquoi Chrome a été kidnappée ?

- Oui. Il la retient à Kokuyo Land, là où est leur quartier général. Et il veut...

Mais soudain, il sembla manquer d'air. Il se tint à sa gorge, comme si ça venait de là, puis s'écroula part terre. Tout le monde s'approcha d'un même pas pour s'assurer qu'il aille bien. Mais ce n'était pas le cas. Son teint s'était violacé et il n'arrivait plus à reprendre sa respiration. Il semblait être devenu fiévreux en deux secondes. À contre-cœur car tout le monde le poussait, le docteur Shamal se retrouva accroupi près de lui, lui prenant sa tension et son rythme cardiaque. Quand il releva la tête, Tsuna voyait qu'il n'allait pas annoncer une bonne nouvelle.

- Son organisme a l'air de s'être soudainement arrêté, diagnostiqua l'Alchimiste. Il faut le mettre sur-tension si vous voulez le garder encore vivant. Il y a des lits libres en haut.

- Je m'occupe de le porter, se désigna le dragon.

Tsuna voyait pour la première fois Iru à l'oeuvre : malgré ses petites épaules, il hissa sans difficulté le géant, puis reprit les escaliers étroits pour l'amener dans une salle de repos. Ryuko et Shamal les suivirent peu après. Tsunayūki les regarda s'éloigner, totalement impuissante. Elle avait l'impression qu'elle était de plus en plus inutile, ces derniers temps.

Ses amis se regroupèrent autour d'elle pour parler de ce qui venait de se passer.

- Bon, on est d'accord pour dire que le géant n'est pas tomber raide mort naturellement ? commença Gokudera.

- Lancia, corrigea Tsuna. Il s'appelle Lancia, et c'est un être comme un autre donc pas besoin de l'appeler ainsi, d'accord ?

- Désolé, Jūdaime...

- Tsu-na !

- Evidemment que ce n'est pas parce qu'il a une santé fragile, approuva Bianchi. Je pense que c'est Mukuro qui a dû rajouter ce dispositif pour éviter qu'il ne parle trop.

- Ça veut dire que ça peut le tuer ? en déduit Sasagawa. C'est extrêmement violent, ça...

- Comme tous les moyens qu'il utilise, rappela le Dragonnier.

- Mais... comment vous pensez que ça se déclenche ? posa Yamamoto. Du genre, par capteurs vocaux, puis lorsqu'il commence à dire certains mots, ça se déclenche tout seul ?

- T'es vraiment naïf, mon pauvre Yamamoto, soupira Bianchi.

- Eh !

- Je ne sais pas si on peut dire "naïf" ; en tout cas, je me range de l'avis de Bianchi : c'est beaucoup trop sophistiqué comme capteurs, argumenta Reborn alors que la femme se mit à sourire. Même si on peut pas dire non plus qu'il manque de ruses. Rien que ce poison foudroyant qu'il a mis dans son corps n'a pas dû pas facile à obtenir...

- Mais c'est quand même bizarre que Lancia se soit écroulé soudainement, pile quand il allait révéler les objectifs de ce Mukuro ! objecta Tsuna. C'est beaucoup trop "synchronisé" avec ce qu'il disait pour que ce soit du hasard !

- J'ai une idée, pour ça.

Tout le monde se retourna vers l'homme au fédora.

- Et c'est ?

Sourire mystérieux.

- Je préfère garder cette idée pour moi.

Chacun laissa un soupir de déception. Mais ce n'était pas pour autant l'heure de se reposer.

- Il a dit qu'il retenait Chrome à Cocoyo à l'extrême limite ! rappela le cyborg.

- Kokuyo, tête de gazon, corrigea Gokudera.

- Il y a sûrement Hibari qui est retenu avec elle, alors, non ? devina le zombie alors que derrière lui, Hayato et Ryohei se disputaient. On pourra faire "une pierre deux coups" !

- Je l'espère... murmura l'ange.

- C'est bien d'avoir le nom de leur planque, mais quelqu'un c'est où ça se trouve ? demanda Bianchi. Parce qu'on peut nommer son quartier général comme en veut : tant qu'on ne sait pas dans quelle ville c'est, on ne risque pas d'avancer rapidement.

- Kokuyo Park... je crois que j'y suis déjà allé une fois, là-bas, annonça Reborn en pleine réflexion.

Tsuna le regarda avec méfiance.

- Et tu comptes nous dire encore une réponse tout aussi mystérieuse ou tu vas enfin nous dire quelque-chose ? releva-t-elle.

- Auparavant, ça s'appelait Kokuyo Center. C'était un parc d'attractions ; il y avait une zone réservée aux manèges, et une autre pour des spectacles avec des animaux. Par contre, j'ai entendu dire qu'un typhon a provoqué un éboulement de terre et qu'il a dû fermer ses portes pas longtemps après que j'y sois allé.

- T'es allé à quel âge ?

- Quatre ans.

Tsunayūki fut estomaqué qu'il ait gardé autant de souvenirs malgré son jeune âge.

- Par contre, je ne me rappelle plus du chemin qu'on avait pris pour y aller. Tss... ma mémoire me joue des tours...

- Non non, c'est totalement normal de ne pas se souvenir de tout quand on a seulement quatre ans... pensa tout le monde.

- Il suffit juste de sonder les souvenirs, alors, apparût le dragon.

- Iru !

Irugorn descendit les escaliers et s'assit sur la table, à côté de Bianchi. Apparemment, ça ne servait à rien de lui résumer la discussion jusqu'à maintenant : il avait dû être tenu au courant mentalement par le Dragonnier.

- Que... que voulez-vous dire par "sonder des souvenirs", Irugorn-san ? demanda Gokudera avec des étoiles dans les yeux.

- Ben... genre, analyser, décortiquer les souvenirs pour essayer de retrouver le chemin, répondit simplement le dragon alors que Tsuna se demandait seulement si c'était seulement possible. Et comme il a un cerveau bien fait - il donna une pichenette à la tempe de l'homme au fédora, qu'il répliqua immédiatement par un coup de poing dans l'épaule -, ça a été fait facilement.

- "Ça a été fait" ? répéta Ryohei, hébété par l'emploi du passé.

- Ben oui. Je l'ai fait à l'instant. Je dirai qu'il doit avoir une journée de marche en prenant le cap qu'on doit suivre : celui de Chārwan.

Nos héros sourirent intérieurement : en même temps que de sauver Dokuro et Kyoya, ils s'approchaient de leur objectif. Ce coup-là, Tsuna se fit la promesse solennelle de ne laisser plus personne derrière elle.

En même temps, le docteur Shamal et Ganka descendirent à leur tour. Tout le monde leur fit un rapide rappel de ce qui venait de se dire. Le Bosatsu se montra soucieux.

- Alors, pas de temps à perdre : il faut qu'on parte tout de suite ! décida-t-il.

- De pleine nuit ? rappela Gokudera. On ne risque pas de voir devant nos pieds. Attendons quelques heures pour nous reposer, puis allons-y : ça sera largement plus efficace.

Le chat-garou avait évidemment raison, et Tsuna était d'accord avec lui, mais...

- Je n'ai pas particulièrement l'esprit à me reposer, maintenant, protesta le Bosatsu. Et je ne crois pas que ce soit aussi le cas pour les autres. De plus, nous profiterons de l'effet de surprise lorsque nous arriverons dans la nuit, et non dans la journée. Et puis, la prochaine nuit est celle de la nouvelle lune : qui c'est ce qu'il pourrait préparer à ce moment-là ?

Étant attaché à tout ce qui est lié à l'occultisme, les autres comprirent que le Bosatsu était pointilleux sur ce genre de détail.

- Bon, alors, on part le plus tôt possible, reconnut Hayato. Sauf qu'il y a toujours le problème de visibilité : on va pas marcher à l'aveugle, non ?

- Je n'en ai aucune idée, hélas, déclara-t-il avec regret. Vous n'avez pas une idée, Reborn ?

Le Dragonnier fixa quelques instants Ryuko avant d'approuver de la tête.

- Si : Dino.

- Oh ! Tu penses qu'il pourrait nous prêter de nouveau les diligences ? comprit Tsunayūki. Mais après l'incident, tu crois qu'il voudra toujours... ?

- Je pense que oui..., sourit mystérieusement l'homme au fédora.

En entendant le Dresseur, Gokudera lâcha un petit grognement : l'ange comprenait qu'il ne le portait pas particulièrement dans le cœur. La première fois qu'ils s'étaient rencontrés, ça ne s'était pas bien passé pour lui ; pas mieux lorsqu'il leur avait prêté les chevaux.

- Mais... vous croyez qu'on peut le réveiller à cette heure-ci ? rappela Yamamoto.

- Je crois qu'on n'a pas besoin d'aller voir chez lui, sourit Irugorn.

- Ohé ! Il y a quelqu'un, dans cette maison ?! cria une voix d'en haut.

Deux secondes après, le Dresseur fit une entrée fracassante : il se retrouva avec une bosse sur le front. Sawada remarquait qu'il avait d'autres bleus partout sur son visage - preuve que l'accident à l'instant n'était pas que de la mauvaise chance -.

- C'est la tournée des guignols, ici... bouda le docteur Shamal. À part vous, mes anges ~, se reprit-il en regardant les deux femmes qui le fusillaient du regard.

- Allons allons, Shamal, je suis juste venu prendre une potion pour brûler un peu mieux la crinière, dit Dino avec le sourire.

- Brûler... une crinière ? répéta stupidement Tsuna, les yeux tout ronds.

Le blond lui adressa un sourire et le Dragonnier se réjouit silencieusement encore plus, le bord de son chapeau cachant ses yeux.

- Mais oui ! Tu sais, lorsqu'un cheval fantastique revient à la vie, il faut lui donner un maximul de feu, donc rien de mieux qu'un produit inflammable...

- Comment ça, quand un cheval fantastique revient à la vie ?! s'exclama Tsuna, comprenant enfin ce qui se passait. Ça signifie que... le cheval décapité... est encore vivant ? déclara-t-elle en ayant les larmes aux yeux. Et toi, t'étais déjà au courant : tu pouvais pas nous le dire ?! s'énerva-t-elle envers le Dragonnier qui continuait de sourire.

Après ce petit moment, ils mirent au courant le Dresseur et l'aide qu'il pourrait fournir : il ne prit pas une seconde de réflexion avant de leur répondre :

- Quelle question ! Bien sûr que je vais vous aider ! affirma-t-il. C'est ce que ferait tout bon ami entre eux, non ?

Tsuna se sentit alors rassurée et heureuse d'avoir le Dresseur comme ami : elle avait l'impression de n'avoir rien fait pour lui, et pourtant, il leur rendait service sans en attendre en retour. Peu de gens étaient comme ça.

- Vous allez être combien pour le voyage ? demanda-t-il.

- Eh ben... il va avoir Dame-Tsuna, le Petit...

- La ferme, Chibi.

- Gokudera, Yamamoto, Bianchi, Ryohei, Ryuko et moi. Huit en tout.

- Désolé... mais je ne crois pas que je serai d'une très grande utilité, avoua Sasagawa.

Le concerné montra alors sa jambe plâtrée. Maintenant qu'elle faisait plus attention, Tsuna voyait à certains endroits des bouts de fils s'échappaient de son corps. Elle ne chercha pas en détail à quoi cela pouvait lui servir, sachant qu'il vivait à moitié d'électricité.

- Mais je vous encouragerai de là à l'extrême limite ! hurla Ryohei qui n'avait cependant pas perdu de sa niaque. Je sais que Sawada et les autres savent très bien se défendre sans moi !

- Montre plus de respect quand tu parles de la Jūdaime, crâne de gazon !

- Ta gueule, tête de poule !

- Et Fūta ? déclara le Bosatsu.

Tout le monde se retourna vers lui, interloqués. Même Hayato et Sasagawa s'arrêtaient de se disputer. Ça ne serait venu à l'esprit de personne d'emporter l'étoile avec eux.

- On ne va pas emmener Fūta-kun avec nous ! réprimanda l'ange. Il en a assez vécu comme ça pour qu'il en voit d'autre !

- Je sais que ça peut paraître bizarre, et surtout dangereux pour lui, mais vous vous rappelez de ce que dit le message qu'ils vous ont laissé ? "Et laissez-vous guider par l'astre qui vous conduira vers l'Élu enchaîné". Qui nous dit qu'une fois là-bas, on n'aura pas besoin de lui ? Si vous voulez, je me porterai garant de sa sécurité.

- Chacun d'entre nous peut le surveiller, assura l'homme au fédora.

- Bon... je monte le réveiller ? se proposa Tsuna après une minute de silence.

Chacun acquiesça de la tête et Tsunayūki partit de suite.

Pourtant, pour elle, c'était inacceptable d'entraîner un petit garçon comme lui dans cette aventure ! Il lui semblait si jeune pour être confronté dans une situation pareille... et même, s'il refusait ? Elle ne sentait pas la force de le faire venir de force.

Pendant qu'elle réfléchissait à un quelconque mensonge, elle se retrouva devant la porte de la chambre des enfants. Elle voyait de la lumière passait sous la porte et elle redouta que Lambo, qui n'avait plus sommeil, vienne embêter Fūta. Elle ne fut pas surprise alors de voir c'est deux-là s'amuser à pleins poumons, et elle se força à prendre un ton autoritaire, comme sa mère quand elle le grondait car elle avait cassé un verre.

- Dis donc, Lambo, tu n'aurais pas exprès réveillé Fūta ? gronda-t-elle du mieux qu'elle pouvait.

- Si ! Et Lambo fait de tout façon ce qu'il veut ! affirma-t-il sans culpabilité.

- Ne t'énerves pas, Tsuna-nee, rassura l'étoile. Je n'arrivai pas à dormir, donc ça me dérange pas de jouer avec lui !

Tsuna passa de la colère à la tristesse : elle s'installa sur le rebord de son lit avec lenteur. Elle soupira un peu avant de passer une main dans les cheveux de Fūta ; celui-ci commençait à s'inquiéter à voir l'ange avec son visage déconfit.

- Tsuna-nee ? Il y a quelque-chose ?

- Eh ben... nous partons bientôt pour aller là où ils retiennent Chrome et Hibari, informa-t-elle, et... les garçons pensent qu'il est nécessaire que tu viennes.

- Et moi, Tsuna-nee ? Lambo-san ne vient pas avec vous ? demanda le petit yokaï qui arrêta d'être casse-pied pour une fois. Je vais m'amuser avec qui, alors ?

- Il vaut mieux que tu restes ici, Lambo, conseilla l'ange. Et puis... il y aura Ryohei qui restera avec toi. Peut-être que Dino voudra bien peut-être jouer, aussi.

- Oh ! Alors, je vais vite préparer mes affaires ! dit Fūta avec un ton joyeux. Quelque-chose d'autre ne va pas ? C'est parce-que on va pas pouvoir se reposer ?

- Mais... enfin ! Là où on va, c'est très dangereux ! Ce sont ceux qui t'ont retenu !

C'était vrai qu'elle n'aimait pas dissuader les gens par la peur, mais elle ne voyait pas d'autre recours à ce moment-là.

- Je ne veux pas laisser d'autres gens souffrir comme moi ! annonça Fūta delle Stelle, convaincu. Je viens avec vous ! Comme ça, je pourrai vous aider et faire pleins de classements !

Il rajouta cela avec un petit sourire pour rassurer l'ange. Même si elle lui répondit un sourire à son tour, elle ne savait pas trop quoi en penser...

Cependant, pas le temps à chacun de préparer les affaires : cinq minutes plus tard, Gokudera débarqua dans la chambre pour les prévenir qu'ils partaient de suite - enfin, ils partirent pas réellement immédiatement comme aurait espéré l'équipe car le chat-garou essayait de décoller un stupide bovin de sa jambe -.

Finalement, il y eut deux diligences de quatre places - pile le bon nombre, heureusement -. Mais Tsuna se demanda si ça n'aurait pas été mieux qu'il n'y ait qu'une seule diligence pour encombrer le moins possible, et elle se rappela de la première fois qu'elle avait pris et qui avait huit places.

- Oh oui, ça... rigola le Dresseur quand elle le lui demanda. Eh ben... peut-être que les chevaux fantastiques peuvent revenir à la vie, mais pas les charrettes. Quoique, je préfère ça que l'inverse...

Après de nouveau mille excuses de l'ange, il y eut la répartition dans chacune des charrettes qui se fit dans la bonne humeur malgré l'heure tardive.

- Bon, si ça vous dérange pas, je préfère que Fūta reste avec moi, commença Tsuna. Et si on pouvait avoir une charrette... tranquille.

Elle osait pas trop regarder le duo Yamamoto-Gokudera dans les yeux.

- Ok, on va les accompagner, Iru et moi, se désigna le Dragonnier. Bianchi, Ryuko, surveillez bien ces deux-là : ça serait dommage qu'ils réveillent tout le monde à cette heure-là.

- Si tu veux, Reborn, sourit Ganka.

- Si tu me le demandes, Reborn ~, accepta sans peine la succube.

- He-Hein ?! s'exclama Hayato. Attendez, c'est pas lui qui décide !

- En effet, ce n'est qu'une proposition, acquiesça l'homme au fédora bien qu'on se doutait qu'il ne le pensait pas réellement. On n'a cas demander aux autres, dans ce cas. Ça n'a pas l'air de déranger Ryuko et Bianchi, déjà. Les autres ?

- Moi, c'est bon ! hocha de la tête Takeshi.

- Je suis rassuré si je suis avec Tsuna-nee et Reborn-nii ! accepta l'étoile. Mais avec vous aussi, Irugorn-san ! assura-t-il quand il vit le regard de biais du dragon.

- Eh ben... je crois pas qu'ils vont être très bruyants, donc c'est bon, sourit Tsuna sous le regard désespéré du chat-garou.

- Je m'en fous un peu, en fait, rit Iru quand tout le monde attendait son avis. Moi, à vous voir comme ça, ça me fait juste penser à des gamins qui veulent être à côté d'une même fille à la cantine. J'ai pas raison ?

Tsuna le fixa, perdue dans la situation - elle ne comprenait pas l'image qu'il venait de faire -, alors qu'elle voyait que les autres montraient presque une certaine gêne et sifflaient dans leur coin et que Reborn et Hayato assassinaient le dragon à coups de regards meurtriers. Mais Iru ne se lassa pas de sourire et s'approcha du chat-garou.

- Bah, tout ça pour dire qu'il ne faut pas faire tout un plat - il s'assura d'employer la bonne expression en jetant un coup d'oeil au Dragonnier qui hocha de la tête -. De toute façon, durant le trajet, on pourra changer de places, enchaîna Iru avant de chuchoter indiscrètement à l'oreille de Gokudera, un grand sourire aux lèvres. Et puis, il faut te dire un truc : Reborn est atteint d'une possessivité maladive incurable.

- Pardon ?! lâcha le concerné, les joues légèrement écarlates.

- Ah ! Je vois ! Désolé de m'être mépris ! sourit Gokudera en prenant la main du Dragonnier comme s'il venait de conclure une affaire. Si c'est une maladie, il vaut mieux que vous soyez dans les meilleurs conditions ! Allons-y, alors !

Tsuna fut sans voix que ce soit Gokudera qui donne le top départ, autant plus qu'il sache qu'il ne sera pas à côté d'elle. Elle jeta un coup d' oeil à l'homme au fédora, ne comprenant pas d'où venait cette histoire de maladie incurable dont son intuition disait que quelque-chose clochait. Cependant, elle distingua un sourire narquois sur son visage l'espace d'un instant avant de s'énerver de nouveau contre le dragon qui ait dit ça.

Après tout ce remue-ménage, Tsuna laissa l'étoile se poser contre elle et se reposer durant le trajet. En face d'elle, le Dragonnier et le dragon, complices, sourirent et se cognèrent les poings amicalement.

- Il va falloir me dire d'où t'es venu cette idée de maladie, se retint de rire Reborn.

- J'ai toujours eu de bonnes idées, remarqua-t-il. Plus les mensonges sont gros, plus ça passe.

- Attendez... la maladie, c'était du flan ? intervint l'ange.

Fūta delle Stelle se redressa pour être plus concentré sur la discussion. Les deux autres garçons sourirent d'autant plus en regardant la jeune femme.

- Bien évidemment, tu crois sérieusement qu'il a une maladie ou un truc du genre ? demanda Irugorn en montrant son collègue du pouce. Il est tellement con qu'il serait incapable d'en chopper une, de toute façon.

- Qu'est-ce que t'as dit ?! protesta l'autre en donnant un coup dans l'épaule.

- Il est pas particulièrement débile... se dit Tsuna en fixant les garçons se chamailler et Fūta rigoler. En fait, j'aurai été avec les autres, ça aurait été aussi bruyant...

Mais en tendant l'oreille, elle arrivait à entendre Gokudera, Yamamoto, mais aussi Bianchi se disputaient eux-aussi, alors même que Reborn et Iru parlaient en même temps. Non, en fait, elle était très contente d'être là et eut une minute de silence pour le Bosastu qui devait supporter tout ça.

- En fait, pourquoi vous avez dit n'importe quoi, tout à l'heure ? se rappela-t-elle.

- Il fallait trouver un moyen pour que je puisse parler avec toi, répondit Reborn qui reprit tout son sérieux. Et si Fūta peut entendre deux mots de ce que j'ai à te dire, ça ne lui fera pas de mal.

- Hm ? À moi ? Mais pourquoi ?

- Parce que t'es pour l'instant la seule à qui je peux avoir totalement confiance.

Tsunayūki se pointa stupidement du doigt, alors qu'elle rougissait en même temps. Elle n'arrivait pas à comprendre. L'étoile pencha la tête, perdu.

- Oh, à toi aussi, Fūta, t'inquiètes pas, assura-t-il par la suite.

- Et... c'est pour nous dire quoi ?

- Pour vous mettre en garde.

- ... hein ?


Eh voilà, nous nous approchons du dernier combat...

Reborn : Et surtout de la mort des lecteurs ! T'as vu la taille de ce chapitre ?!

Moi : Ah oui... désolée si c'est "un peu" plus long que d'habitude... ^^'

Irugorn : Le tout, c'est qu'il y ait une fin au bout d'un moment...

Moi : Eh oui !

Merci à Dark Ry' 1998 pour le follow ^^ et à Tsuki Banritt et à Nephlim-Diafire5 pour les commentaires.

Question : 1 an déjà... quel effet ça te fait, pour toi ?

Moi : Hm... déjà, je n'aurai jamais cru l'histoire durerait aussi longtemps - dans ma tête, c'est pas beaucoup ; mais à écrire, c'est autre chose ! XD -. Mais en même temps, j'aime tellement cet univers avec Reborn, Tsuna et Iru & CO que je n'ai pas envie que ça finisse de suite non plus. Et je peux vous dire que, si j'arrive à écrire tout ce que j'ai en tête, l'histoire ne va PAS, mais PAS DU TOUT se terminer de suite ! X'D - sans vouloir décourager certains ! -. Et j'espère que vous apprécierez autant que moi tout ces personnages et vous voudrez toujours suivre leur aventure.

Maintenant, passons aux résultats du vote du personnage ! - si vous voulez toujours voter, n'hésiter pas ! ^^ -.

Tsuna : 1 vote

Tsuna : Oh ! Je pensai pas qu'on voterait pour moi. Merci beaucoup, Tsuki Banritt-san !

Hibari : 1 vote

Hibari : Tss, d'où tu votes pour moi, Dephlim-Diafire5 ? Je vais te mordre à mort.

Moi : Ah non ! Tu vas pas mordre les lecteurs !

Reborn : 1 vote

Tout le monde *goutte de sueur*: Euh... attendez. Aūtor, vous avez commenté votre propre histoire ?

Moi : Ben... j'ai dit que tout le monde pouvait voter. Je fais partie de ce monde, n'est-ce pas ?

Tout le monde : Oui, mais...

Moi : Donc j'ai voté pour mon perso préféré : Rebooorn ~ !

Reborn : Raaaah ! Mais lâche-moi, espèce de pot de colle !

Moi : J'adore ses marques d'affections ~ ! Allez, ça ne sert à rien de développer plus : à la prochaine ^^.