La plupart des personnages ne m'appartiennent pas (ils appartiennent à Akira Amano).
Cependant, l'histoire m'appartient.
Pour une fois, il n'y avait pas eu d'encombre durant le trajet, à la grande joie du groupe qui avait pu se reposer pendant ce temps. Tsunayūki, malgré elle, trouvait que les choses n'allaient pas vite et elle avait donc tout le temps pour cogiter à l'avertissement de Reborn. Elle réprima un frisson. Et si c'était vrai ce qu'il avait dit ?
Enfin, les chevaux s'arrêtèrent brusquement. L'ange se douta alors que qu'ils venaient d'arriver. Elle jeta un coup d'œil par la fenêtre : c'était la nuit et on voyait bien les étoiles scintillaient dans le ciel. Mais la lune fut plus difficile à distinguer car elle fut tout simplement invisible cette nuit-là. Ils étaient en bord de route délimité par un muret sur chaque bord. Le sentier semblait en bonne état - sûrement car plus beaucoup de personne ne l'a emprunté -. Tsuna ne voyait pas un quelconque parc dans le coin, mais les chevaux avaient l'air de s'obstiner pour ne pas avancer davantage. Ils devront alors continuer le chemin à pieds. En face d'elle, Gokudera s'était endormi contre Yamamoto, assoupi lui aussi. Mais lorsque la diligence s'arrêta si soudainement, ça réveilla les deux garçons et Hayato bondit de son côté pour se décoller du zombie avant de se frotter les mains, craignant qu'il ait de la crème-peinture à la joue. Tsuna rit sous cape avant que Fūta ne se réveille à son tour. Il donnait l'impression de ne pas être inquiet de ce qu'il allait se passer. Pourtant, la jeune femme avait la net impression que les choses allaient encore plus mal tourner qu'à Wimwy...
En sortant de sa diligence, Tsuna vit que les autres les attendaient. Ryuko regardait avec attention son khakkhara et tenait la lanterne pour les éclairer, et le Dragonnier essayait avec douceur de séparer Bianchi de son bras. Au loin, Irugorn regardait un panneau de signalisation : Tsuna alla le rejoindre. Dessus, il était écrit "Kokuyo Healthy Park". Ce qui signifiait "Le parc sain de Kokuyo". Rien que là, Tsuna sentait qu'il n'y aura rien de sain dans cet ancien parc d'attractions.
Pas longtemps après, les autres venaient les rejoindre, puis ils commençaient à longer le petit muret pour chercher ce Kokuyo Park. Ils ne tardèrent pas à distinguer au loin un long grillage. En se trouvant devant celui-ci, ils voyaient enfin ce parc : depuis l'éboulement de terre, la plupart des infrastructures étaient détruites et la nature a poussé par-dessus. Seul un espèce de grand immeuble en verre arrivait encore à se tenir debout malgré toute cette verdure. Ce paysage ne donnait pas une bonne impression à première vue et effrayaient même certains d'entre eux - et pourtant, c'était là-dedans qu'ils allaient devoir s'engouffrer -. Cependant, pile devant eux, le grillage ne semblait pas vouloir leur ouvrir.
- Euh... c'est fermé, remarqua inutilement l'ange.
- Bravo, Dame-Tsuna, ironisa le Dragonnier.
- Ça va, ça va... mais personne n'a la clé. Comment on va faire pour entrer ?
- Ben tu nous portes chacun à son tour au-dessus du grillage, sourit l'homme au fédora.
- N'importe quoi !
- Je peux faire quelque-chose, se désigna Bianchi qui s'approcha de la porte.
- Hein ? Tu vas tous les porter ? paniqua Sawada en se rappelant qu'elle aussi avait des ailes, alors que Reborn tentait de se retenir de se moquer devant elle.
- Non, j'ai plus efficace.
Elle fit apparaître comme par magie un espèce de mochi avec du riz violet ; Tsuna vit à côté d'elle Hayato avoir subitement un malaise. L'ange pensa alors que ce n'était qu'une variété de riz particulière et rare: seulement, la nourriture se mit à "fondre" dans sa main - en tout cas, c'était l'impression que ça donnait à Tsunayūki - jusqu'à devenir une espèce de bouillasse d'où s'échappait une fumée de la même couleur. L'ange se rappela alors que la première fois où elles s'étaient rencontrées : la succube avait fait une omelette qui avait la même fumée. Lorsque Bianchi mit du mochi sur la poignet du grillage, celle-ci se mit à se dissoudre tout simplement.
- Voilà, nous pouvons rentrer, déclara-t-elle en poussant la porte comme si de rien n'était.
Pour ceux qui ne connaissaient pas la technique, c'est-à-dire quasiment tout le monde exceptés Reborn, Irugorn et Hayato - mais celui-ci avait déjà sombré dans l'inconscience -, ils tiraient des têtes de merlan frits.
- C'est... incroyable, comme attaque, finit par dit l'ange. C'est... quoi, comme technique ?
- Elle l'a baptisée le "Sakura Mochi", informa l'homme au fédora. Comme t'as pu le constater, elle permet de dissoudre n'importe quoi qui entre en contact avec. C'est une des nombreuses techniques du Poison Cooking. Qui sont toutes très utiles, d'ailleurs, rajouta-t-il avec un sourire charmeur vers la succube qui se mit à rougir de plaisir.
Tsuna le fixa, suspicieuse. Peut-être lui avait-il avoué qu'il ne ressentait rien envers la femme, il avait cependant l'air d'en tirer profit parfois. Et Tsunayūki n'appréciait guère qu'on manipule les sentiments d'une femme, qui que ce soit. Alors qu'elle allait le lui faire remarquer, elle remarqua du coin de l'œil la main tendue du chat-garou pour se relever. Elle l'aida à se redresser : son teint était plus pâle que jamais.
- Je suis désolé de m'évanouir ainsi, Tsuna-hime, s'excusa-t-il. C'est que... la voir utiliser le Poison Cooking me réveille des maux incontrôlables...
L'ange se rappela alors qu'il était traumatisé par sa sœur et sa cuisine. Elle commençait à comprendre d'où venait son malaise.
- Mais... elle te faisait vraiment... manger ça ? en déduit-elle, alors qu'elle s'imaginait manger ce genre de chose sans survivre par la suite.
- Hm hm... acquiesça-t-il difficilement. Mais elle est incapable de faire de la cuisine comestible. Peut-être que c'est de ma faute... enfin, grâce à moi qu'elle ait autant diversifié sa cuisine.
Prise de pitié pour lui, elle le soutint quelques mètres avant qu'il puisse de nouveau marcher seul, bras dessus bras dessous.
Après, ils suivaient les restes d'un sentier qui devait être en bonne état quand le parc de Kokuyo fonctionnait encore. Parfois il n'y avait plus rien au sol, mais le Dragonnier arrivait à les guider grâce à ses souvenirs. À la grande joie de l'ange, il n'y avait pour l'instant aucun adversaire en vue. Mais elle savait que cela ne saurait tarder...
Au bout d'un moment, ils s'arrêtèrent pour une raison inconnue.
- Ici, c'est une bifurcation, expliqua l'homme au fédora. Pour les recherches, on peut commencer par le zoo - il indiqua sa gauche -, les manèges - il montra sa droite -, ou la zone de restauration, qui fait aussi cinéma, théâtre et tout le reste - c'était le seul bâtiment encore debout en face d'eux -.
Chacun s'échangea un regard entre eux avant d'être rapidement décidé.
- Je pense qu'on peut commencer par aller voir cette zone de restauration, proposa le Bosatsu. C'est là-bas que je sens le plus de... magie noire.
Son intuition disait aussi à Tsuna que c'était sûrement par là. De plus, maintenant qu'ils s'étaient rapprochés, on arrivait très légèrement à voir quelques lueurs à travers le grand immeuble en verre. Les autres étaient aussi de son avis et ils repartirent en hâte vers l'unique immeuble.
Cependant, en arrivant devant le bâtiment, ils constataient que la porte d'entrée était condamnée. Grâce à la petite lanterne, ils voyaient qu'à l'intérieur tout semblait avoir été dévalisé et des escaliers étaient détruits à mi-chemin. Devant cette situation, certains étaient d'avis pour faire rebrousse-chemin. Mais d'autres n'étaient pas d'accord.
- D'abord, on a vu de la lumière en haut : je ne crois pas que ce soit resté éclairé aussi longtemps s'il y avait personne, argumenta Reborn. De plus, si c'était un bâtiment public, ça signifiait qu'il y a forcément des escaliers de secours. Il faut donc aller voir à l'arrière.
Le groupe fit le tour de l'immeuble en verre avant d'apercevoir une porte en bois, camouflée derrière une multitude de lierres grimpants. Celui qui était en tête du groupe, Hayato, ouvrit prudemment la porte et pénétra en premier. À l'intérieur, aucune pièce ne semblait pouvoir être plus dépouillée que celle-ci. Les murs étaient en pierre, maintenant recouverts de poussière, et une ampoule qui n'éclairait déjà presque rien se balançait dangereusement du plafond. La bonne nouvelle était qu'il voyait un escalier en état en face de lui. La mauvaise nouvelle, c'était que, grâce à son flair développé, il sentit la présence d'une personne dans la pièce.
Au bout d'un moment, les autres le poussaient et tout le monde se retrouva dans la petite pièce. Le chat-garou allait se retourner vers les autres pour les prévenir du danger, mais Sawada posa une main sur son épaule pour le garder calme.
- Ne fais aucun signe qui puisses nous trahir, Hayato, pensa Iru. J'ai déjà prévenu tout le monde que quelqu'un nous attendait : j'ai un assez bon flair et Tsuna le pressentait depuis un petit moment. Pour l'instant, nous avons l'avantage que notre ennemi ne se doute pas qu'on soit au courant : on va donc tous courir en même temps pour prendre les escaliers, o.k ?
Gokudera acquiesça de la tête. En jetant des coups d'oeil dans la pièce, il repéra enfin l'homme qui les attendait : avec cette apparence, Hayato se douta alors qu'ils avaient en face d'eux celui qui a affronté Chrome, Ryohei et Lambo...
- Maintenant ! ordonna le dragon.
Le top départ fut donné à tout le monde : chacun s'élança dans les escaliers. En regardant brièvement sur le côté, le chat-garou voyait bien que Kakimoto était désorienté de cette soudaine accélération, mais il se reprenait vite et lança ses pics empoisonnés pour leur barrer la route ; mais heureusement, Tsunayūki, Irugorn, Fūta et Ryuko arrivèrent à prendre les escaliers avant l'attaque. Derrière eux, Reborn, Gokudera, Yamamoto et Bianchi n'avaient pas eu le temps et étaient condamnés à combattre Chikusa. Sawada se retourna vers eux, inquiète, mais Irugorn tira sur son bras pour accélérer le pas.
- On n'a pas de temps à perdre ! rappela-t-il. Peut-être qu'il a déjà donné l'alerte aux autres et ils vont se bouger pour lui prêter main forte ! S'il faut agir à un moment, c'est maintenant ou jamais !
- De toute façon, à un contre quatre, ils auront vite fait de nous rejoindre rapidement ! assura Ganka.
Ils montèrent les escaliers aussi vite que l'étoile le pouvait. Malgré les convictions du Bosatsu, le dragon observa une dernière fois les autres avec appréhension.
- Si seulement... pensa-t-il, en résonance avec les paroles de Ryuko.
Au rez-de-chaussée, chacun se prépara à se battre à sa manière : Kakimoto dégaina ses deux yo-yo ; Gokudera se mit en mode "semi-bestiale" et ses oreilles et sa queue apparurent en même temps que la lueur rougeâtre dans ses yeux ; Bianchi sortit des plats qu'elle a cuisiné au dernier moment ; et Reborn fit craquer ses phalanges tout en fixant sa main droite. Ses deux derniers jours de repos intensifs ont permis à ses écailles de se rétablir, mais qui sait s'ils n'étaient pas plus fragiles qu'auparavant ? D'autant plus qu'auparavant, pendant que Tsuna allait réveiller Fūta, Iru l'avait mis en garde mentalement dans ses combats à venir.
- Tu ferais mieux de redoubler d'attention une fois là-bas, car je ne sais pas si le coup du "je-vide-mes-flammes-en-plus-de-défoncer-tous-mes-écailles" pourra se refaire, avait fait savoir le dragon. Déjà, pour avoir les écailles aussi abîmées que les tiennes l'autre jour, il faut être un sacré obstiné ou même une sacrée tête de mule car je ne savais même pas moi-même si ça pouvait se régénérer.
- Quoi ? Tu me fais croire que t'as jamais eu des écailles cassées ? avait pensé l'homme au fédora avec un petit doute.
- Si, ça m'est arrivé une fois, mais j'avais trois ans, pas vingt-sept ans. De plus, je crois pas que ça puisse se guérir à l'infini, encore plus avec toi qui n'est même pas dragon de base. Ah, et aussi : essaye de vider de nouveau tes flammes jusqu'à la dernière cendre et je te ferai voir du pays, c'est clair ?
Maintenant qu'il se rappelait tout ça plus en détail, ce n'était pas particulièrement des avertissements qu'il lui avait donné, mais plutôt des menaces de morts. À côté de lui, Takeshi ne semblait n'avoir rien préparé pour le combat. Pourtant, l'ombre qui cachait à moitié son visage dissimulait un rictus démoniaque.
Le blasé finit par soupirer de lassitude avant de parler.
- Pff... tout ça me soûle. Ken, si tu veux prendre le plus fort, dépêche-toi de commencer. Sinon, je les bute tous.
- Ne crois pas pouvoir être capable de tuer qui que ce soit, enfoiré ! s'emballa le chat-garou. Et ton fameux "Ken" n'est pas là : ton coup du bluff ne marchera pas sur nous.
- Bien ~, se réjouit une voix familière. Je vais enfin pouvoir m'amuser, bya !
Reborn eut à peine le temps de lever son bras pour se protéger au mieux : il reçut un coup qui l'envoya se cogner jusqu'à l'autre bout de la pièce. Hayato et Bianchi se retournèrent en même temps, choqués : le visage souriant du zombie se transforma en un sourire carnassier pendant qu'il laissait échapper une sorte de fumée de son corps qui lui révéla alors sa véritable apparence : c'était nul autre que Ken Jōshima. Celui-ci continuait de rire en voyant les têtes hébétés de ses adversaires.
- Alors, vous ne faites plus les malins, hein, poils au main ? ricana-t-il.
- Bon sang... pendant tout ce temps, c'était toi ! s'énerva Gokudera alors que la succube tentait de le retenir du mieux qu'elle pouvait.
- Eh oui, et en ce moment, votre ami le mort-vivant s'approche plus de l'état de mort que vivant, à force de croupir dans la prison, bya ! Avoir un bras de moins, ça ne doit pas lui faciliter la vie !
Bianchi se remémora alors qu'il y a deux jours, son frère avait paniqué en disant que Yamamoto avait perdu son bras pendant leur combat contre le blond, mais elle en avait déduit un premier temps que ce n'était qu'une divagation. Alors qu'en vérité, tout cela était vrai...
- Mais alors, comment Irugorn ou Hayato n'ont pas pu te démasquer à l'odeur ? questionna-t-elle. Qui est capable de créer une telle illusion capable de tromper les sens d'un chat-garou et d'un dragon ?
- La réponse vient d'elle-même : c'est Mukuro, poils au dos ! répondit Ken. C'est l'homme le plus fort qu'Ancester n'ait jamais connu, poil au...
- Bon, c'est l'heure de reprendre le combat, Ken, coupa Kakimoto. Tu me soûles déjà à force de toujours parler pour un rien.
- Tu me cherches, Kakinou ?! s'énerva Jōshima.
- Mais Kakinou a raison : tu ferais mieux de te concentrer sur ton adversaire, non ? intervint Reborn qui était déjà à quelques centimètres de Ken.
Il attendit que le blond se retourne pour envoyer un punch dans le visage. Le sang coula à flot de son nez et salit les vêtements de celui-ci : pourtant il semblait prendre un certain plaisir morbide. Le Dragonnier ne se préoccupa plus de lui pendant un court instant et parla à ses deux alliés.
- Prenez le Kakinou, déclara-t-il en insistant bien sur le surnom. Si Chrome, Ryohei et Lambo n'ont pas réussi à faire grand chose, être deux ne sera pas de trop. Quand à moi, je vais refaire l'éducation de ce gosse.
- Hé hé, je sens que je vais m'amuser, bya ! s'excita Ken.
...
Dix minutes avant l'arrivée de Tsuna & Cie.
- Debout la dedans, grosse feignasse ! réveilla brutalement M.M.
Chrome revint violemment à la réalité. Enfin, s'en était d'autant mieux car elle venait de rêver que tous ses amis se faisaient torturer sous les yeux. Cependant, ce qui allait lui arriver n'était pas mieux...
Ça faisait maintenant une journée qu'elle était enfermée ici, et elle ne pensait pas qu'il était possible de faire pire que lorsqu'elle était dans la première cellule. Ici, en plus du sol froid comme espace de vie sans aucun meuble, personne ne venait leur donner à manger ni à boire : ils devaient résister en prenant sur eux.
La fille aux cheveux auburn ouvrit rapidement la porte de la cellule avant de la faire sortir en la saisissant par les bras. Hors de sa cellule, Dokuro voyait alors le vieil homme qui s'appelerait Birds et deux humanoïdes à la peau grise qui la surveillaient de près en plus des autres prisonniers. Elle n'osa pas regarder ses camarades qui étaient enfermés avec elle. Déjà, il y avait Hibari qui était là depuis plus longtemps que tous les autres et qui avait dû souffrir mille tortures : pourtant, il avait toujours la rage de sortir de ce trou. Il y avait aussi Yamamoto qui, malgré qu'il n'ait plus son bras droit, qui arrivait à rester debout. Et puis, il y avait lui : il avait perdu conscience depuis quelques heures, si elle se souvenait bien - même si sa notion du temps semblait un peu froissé depuis tous ces événements... -. Malgré tout, elle tenta de se débattre lorsque M.M la prit, mais en vain : elle fut rapidement emmenée à l'étage, là où elle s'était rendue la veille. La fille aux cheveux auburn verrouilla la porte derrière-elle puis jeta à l'apprentie exorciste une robe blanche légère.
- Enlève tes vêtements de clodos et enfile ça, ordonna-t-elle.
Chrome regarda tour à tour le vêtement et la femme. Elle était perdue.
- Tu veux peut-être savoir pourquoi je te refile un de mes vêtements ? remarqua-t-elle avec une mauvaise volonté. Et ben, comme tu peux t'en douter, je ne l'aurai jamais fait de mon gré : c'est Mukuro qui me l'a demandé. Il dit que j'aurai encore plus d'argent si je te prêtais juste quelques instants ma robe. C'est tout.
Nagi n'eut pas la force de refuser l'offre, et elle s'exécuta machinalement, mais en gardant quand même une certaine pudeur. Elle posa en boule ses vêtements déchirés et salis par le sang qui avait tant coulé... Maintenant qu'elle était dans cette robe, elle se rendit compte à quel point il faisait froid, et elle commençait à grelotter légèrement.
Mais elle ne fut pas au bout de ses peines lorsque M.M lui montra une corde et un bâillon.
- Bien : on va enfin commencer la partie que je préfère ~, chantonna-t-elle.
...
Retour dans le présent
Tsuna, Fūta, Irugorn et Ryuko dévalaient les marches aussi rapidement qu'ils pouvaient. Ils avaient remarqué que la lueur qu'ils avaient vue de dehors provenait du dernier étage, et ils n'avaient donc pas perdu de temps à regarder dans les autres étages s'ils retrouvaient leurs amis. Lorsqu'ils atteignirent ce qui semblait pour l'ange l'avant-dernier étage - enfin, elle espérait surtout -, Iru lâcha un grognement dans sa langue natale.
- Yamamoto... commença-t-il, Yamamoto est le traître ! C'était en réalité Ken, celui qui a affronté Gokudera et Yamamoto, justement...
- C'est affreux ! lâcha la jeune femme.
L'idée d'avoir passé deux jours avec leur ennemi était déjà presque inconcevable pour Tsuna. Mais ce qu'elle trouvait de plus affreux, c'était qu'il n'y avait pas que Chrome qui a été capturée à ce moment-là : Takeshi aussi. Ces malfaiteurs avaient-ils fait encore plus de victime qu'elle ne l'aurait cru ?
Mais avant de se demander s'il y avait d'autres personnes, ils arrivèrent au dernier étage. Il n'y avait qu'une seule porte, où une pancarte était écrite : "Théâtre". Tsuna avait l'impression que son cœur allait exploser tellement son intuition la prévenait d'un danger omniprésent. Chacun se regarda avant d'ouvrir prudemment la porte en face d'eux.
À l'intérieur, Tsuna reconnut l'ancienne joueuse de flûte qui les regardait arriver. Elle avait un drôle de sourire satisfait, pour quelqu'un qui allait se faire accoster par les arrivants. Mais l'ange comprit aussitôt pourquoi ce sourire : d'abord, elle avait encore dans sa main la flûte de Hamelin. Bianchi ne l'avait pas censé détruite ? Mais surtout, le plus important, c'était qu'à ces pieds, Chrome était baîllonnée et ses mains étaient attachées dans son dos. Elle était au centre d'un pentacle blanc avec différents composants que Tsuna ne s'attarda pas à deviner. Elle serra fort Fūta contre elle pour le protéger comme elle le pouvait.
M.M s'avança vers eux, toujours ce sourire qui mettait en valeur ses dents parfaites et d'une blancheur exceptionnelle.
- Tout le monde est enfin arrivé, annonça-t-elle. Je suis contente que vous soyez là.
Et, avant même que Tsunayūki puisse voir le coup arriver, Ryuko enfonça le khakkhara dans le cœur d'Irugorn par derrière.
...
- Non !
Reborn l'avait hurlé malgré lui-même. Il s'agrippa la chemise, là où il sentait que ses battements de cœur redoublaient, comme pour compenser celui qui commençait à en manquer. En face, Ken prenait un sourire sadique alors que Chikusa soupira, non plus de lassitude, mais de soulagement. La succube et le chat-garou se retournèrent vers le Dragonnier, alarmés de le voir pris d'une panique si soudaine.
- Bon sang... pourquoi je m'en suis pas douté ?! se lamenta l'homme au fédora avant d'en parler aux autres. Il n'y avait pas que l'identité de Yamamoto qui a été usurpé ! Ryuko aussi ! Il vient de...
Mais le voyant si perdu, le demi-frère et la demi-soeur se doutèrent qui s'était passé une chose horrible...
- Hé hé... là, vous comprenez à quel point Mukuro est génial, bya ! s'exclama Jōshima, triomphant. J'ai entendu dire qu'il avait encore besoin de sang de dragon et d'anges et de la poussière d'étoile...
- Teme ! En réalité, tu as fait exprès de laisser passer Jūdaime et les autres !
- Oh non ! paniqua Bianchi. Vous n'êtes que des monstres !
- C'est vous, les monstres, bya ! À vous montrer supérieur vers nous, qui ne sommes que des "humains" ! Nous allons prouver au monde entier que même de simples humains peuvent être plus puissants que ce que vous appelez des "Élus" !
- ... bien dit, Ken, ne réprimanda pas pour une fois Kakimoto.
- Bon sang, il faut que quelqu'un aille les rejoindre ! déclara Reborn.
- C'est sûrement pas l'un d'entre vous, en tout cas ! s'interposa Ken.
Le blond empêcha de nouveau l'homme au fédora d'accéder aux escaliers. Cependant, celui-ci ressentait de plus en plus le devoir d'être aux côtés du dragon - les liens entre dragonnier et dragon devinrent plus forts lorsque l'un des deux était en danger - car il sentait qu'Iru utilisait une quantité colossale de flammes pour refermer sa blessure. Pourtant, chaque tentative était vouée à l'échec face au garçon-loup, car il ne recherchait plus la confrontation, mais un moyen pour rejoindre à tout prix Irugorn.
Soudain, quelqu'un réussit à s'infiltrer dans la pièce sans qu'aucun ne le remarque sur le coup avant de frapper directement Ken dans les côtes avec le dos d'une lame. Reborn douta de l'identité de la personne pendant quelques secondes, puis constata que c'était bien lui. En fait, personne ne se doutait que Takeshi ferait son apparition ainsi, d'autant plus qu'il avait ses deux bras.
- Comment t'as fait pour sortir de la prison, poil au menton ?! paniqua Jōshima.
- Ma, ma ! Il faut pas oublier qu'il y avait un vampire de mauvaise poil, avec moi ! répondit le zombie avec le sourire.
- Mais... je comprends pas : tu n'as pas perdu ton bras ? remarqua la succube avec appréhension.
- Eh ben, j'ai découvert que j'avais une super technique, et j'ai pu récupéré mon bras !
Il garda quelques instants son sourire, malgré le doute des autres, avant de se retourner vers le Dragonnier.
- Reborn, il faut à tout prix que tu rejoignes le dernier étage, déclara-t-il. Ils ont emmené Chrome et ils voudraient récupérer son œil pour détruire les Élus. Je me charge de Kan.
- Mon prénom, c'est Ken !
- Attendez ! prévint le chat-garou. Ça peut être une nouvelle fois une illusion, et on risque de se retrouver à deux contre trois !
- Non, c'est le véritable Yamamoto, trancha l'homme au fédora. Rien que dans sa façon de parler ou d'agir, il est plus convaincant que l'ancien. D'autant plus que ces deux-là - ils indiquent du regard les adversaires - qui sont au courant des plans de Mukuro, ne se doutaient pas qu'il apparaîtrait maintenant, en plus de les attaquer. Yamamoto, je te laisse t'occuper de ce morceau : j'imagine que tu le connais mieux que moi ?
- Oui.
Assuré, le Dragonnier s'élança dans les escaliers à la rescousse des autres. Kakimoto allait l'arrêter avec ses épines mais il préféra esquiver en premier lieu un Sakura Mochi avant de se faire griffer au visage par Hayato. Le combat reprit de plus belle.
À côté d'eux, Takeshi avait perdu le sourire face à Ken. Le regard aiguisé, il observait les moindres mouvements du garçon-loup.
- La dernière fois, tu avais les loups à tes côtés, rappela-t-il. Je ne suis pas allé de main forte car j'aime pas blesser des animaux qui n'ont rien fait de mal. Par contre, que quelqu'un blesse et torture mes amis, ça, je ne peux pas laisser passer. Je n'irai pas de main morte.
Jōshima eut un sourire carnassier puis enleva son dentier qui lui conférait ses pouvoirs bestiaux et montra au zombie la dizaine de dentiers qu'il avait en plus.
- Je me disais que t'étais plus sérieux que l'autre jour, bya ! déclara-t-il. Je vais utiliser toute ma panoplie, car ce coup-là, ça ne finira pas uniquement avec des blessures : l'un de nous devra mourir !
Moi : Bonjour la compagnie ! Comment ça va ~ ?
Tout le monde : Ça pourrait quand même aller mieux !
Moi : Ça va nickel de mon côté : j'aime beaucoup le rendu de ce chapitre, et j'ai hâte de publier le prochain ^^ ! Seulement, il ne se fera pas dans deux semaines... mais dans trois !
Reborn : Tu rallonges encore ton délai ? Tu manques pas d'air ! Et c'est pourquoi, ce coup-là ?
Moi : Eh ben... je pars au Japon ! Enfiiiiiinnn !
Tout le monde : Tu vas te prélasser pendant qu'on souffre ?!
Moi : Ben ouais XD.
Tout le monde boude.
Moi : C'est bon, c'est bon : on change de sujet. Arrêtez de faire la tête. Il y a eu un nouveau vote pour "Quel personnage vous préférez ?".
Moi (Aūtor) : 1 vote
Moi : ... OOOOOOOHHHHHH ! MAIS C'EST TROP GENTIIIIL !
Tsuna : Vite, il faut lui apporter des glaçons : il y a ses chevilles qui enflent à vue d'œil !
Moi : Merci, Tsuna. Et merci beaucoup à Nephlim-Diafire5 pour le vote ^^ (je m'y attendais absolument pas !)
Résultats :
Aūtor : 1 vote
Hibari : 1 vote
Reborn : 1 vote
Tsuna : 1 vote
Tout le monde : ... c'est serré.
Moi : N'est-ce pas ? X'D.
Allez, à la prochaine ^^
