La plupart des personnages ne m'appartiennent pas (ils appartiennent à Akira Amano).

Cependant, l'histoire m'appartient.


Tout se passa très vite devant les yeux Tsunayūki. Trop vite.

Chrome qui était capturée et était la pièce maîtresse du plan machiavélique de ces Kokuyo... M.M avec entre ses mains son arme, comme si de rien n'était...

Et surtout, Ryuko qui poignarda Irugorn dans le dos. Le khakkhara s'enfonça profondément dans le corps jusqu'à en ressortir une partie de l'autre côté. Puis, il le retira brusquement, le blessant de nouveau avec un trident, et le sang se mit à couler à flot. L'ange se jeta près du dragon pour le soutenir et le poser délicatement contre un mur. Il avait du mal à respirer et du liquide rouge s'en échappait en même temps. On voyait qu'il tenait avec sa main l'endroit où il a été mortellement blessé, et une flamme jaune brûlait contre la blessure.

- Irugorn-san ! Répondez-moi, je vous en supplie ! Je peux faire quelque-chose pour vous ?! paniqua Tsuna.

- Je... vais bien..., mentit Irugorn. Ne sous-estime pas un dragon... Tsuna : nous sommes plus coriaces... que n'importe qui. Par contre, fais attention à... derrière toi.

Tsunayūki se retourna et bloqua une nouvelle attaque de Ryuko. En fait, il n'avait plus rien à voir avec le Bosatsu qu'elle connaissait : il avait un rictus machiavélique et la faible luminosité l'empêchait de voir son œil droit. Pourtant, son intuition lui disait que c'était un indice important.

Après l'attaque, Ganka recula et se rapprocha de M.M. Comme son intuition lui disait, Sawada le vit lui passer son khakkhara avant de regarder de nouveau nos héros. Son œil brillait anormalement d'une lueur rougeâtre.

- Qui es-tu ? demanda inutilement Tsuna, car elle se doutait de la personne à qui elle avait affaire.

- Ku fu fu... tu devrais savoir qui je suis, Tsunayūki Sawada. Et Fūta, aussi.

Quand il finit de parler, son corps avait l'air de se décomposer en poussière avant d'apparaître sous sa véritable forme : celui d'un jeune homme aux cheveux indigo et aux yeux vairons.

- Mu.. Mukuro Rokudo ! paniqua l'étoile avant de se cacher derrière la jeune femme.

- Ku fu fu... vous êtes pourtant venu me défier : pourquoi être aussi étonné ? se moqua le Liche. Mais tout ce déroule comme je l'avais prévu sans qu'il n'y ait un doute : normal que vous soyez dérouté.

- Non, coupa Tsuna. Reborn et Irugorn-san nous avaient prévenus qu'il y avait un traître parmi nous.

- Hm ?

Flashback

- Nous... nous mettre en garde ? répéta la jeune femme. Nous mettre en garde... de quoi ?

- La question serait plutôt : de qui ? corrigea Iru.

Tsunayūki continuait de fixer les deux garçons en face d'elle. Ils étaient dans la diligence, en route pour Kokuyo Land et Fūta écoutait à côté d'elle.

- Alors... de qui ?

- Des autres, répondit le Dragonnier. De Gokudera, Yamamoto, Ryuko et Bianchi. Il y a sûrement un traître parmi nous.

- L'ange crut qu'on venait de lui donner plusieurs baffes à la suite - mais encore plus fort que l'homme au fédora faisait -. Il lui demandait de ne plus avoir confiance en ces amis ?

- Mais... enfin : comment tu en es arrivé là ?! demanda-t-elle en pleine panique.

- Crier ne mènera à rien, remarqua-t-il indifféremment. Ce qui m'a mis la puce à l'oreille était le poison qu'on a administré à Lancia pile au bon moment. C'était assuré que ce n'est pas uniquement un coup de chance. J'ai regardé l'heure qu'il était à ce moment : c'était 01h34 ; donc pas une heure précise, ce qui exclu l'idée que ça était programmé. Il restait donc qu'une seconde possibilité : il y avait un des sbires de Mukuro caché avec nous. Maintenant, il ne reste plus qu'à savoir qui ça peut être.

- Oh... euh, c'est très bien, tout ça, mais pourquoi douter d'eux et pas de nous ? constata l'ange.

- Pour toi, Tsuna, je ne t'ai pas quitté des yeux une seconde : ça t'exclu donc qu'on ait pu t'inverser avec quelqu'un d'autre. Pour Fūta, il aurait peut-être pu jouer la comédie jusqu'à maintenant et se révéler être un ennemi qui jouait la victime : mais il ne faut pas oublier qu'il n'était pas là lorsque Lancia s'est fait empoisonné, ce qui fait qu'il n'a pas pu activer le poison. Et pour Iru... ben, je peux communiquer avec lui mentalement ; donc à part si ils ont aussi un dragon-humain avec eux, ce qui m'étonnerait fort, je pense qu'il ne soit pas le coupable non plus.

- Et vous ?

C'était l'étoile qui venait d'intervenir. Les autres le fixaient avec étonnement.

- C'est vrai qu'il y a peut-être un méchant avec nous, mais comment vous pouvez prouver que ce n'est pas vous deux ? expliqua-t-il. Vous dites que ce sont chez les autres qu'il y a un traître, mais vous sous-entendez que ce n'est pas vous : pourtant, vous n'avez aucune preuve. Quand Tsuna-nee a été hypnotisée par la flûte, elle a dit qu'elle n'avait aucun souvenir : ça signifie que c'est là que vous avez pu capturer le véritable Reborn-nii !

- La vache ! C'est beaucoup trop réfléchi de la part d'un petit garçon ! se dit Tsuna.

Le dragon fronça des sourcils qu'on doute ainsi de lui. Reborn continua de le fixer puis, étonnement, hocha de la tête.

- C'est très bien de ta part de garder ta lucidité, commença-t-il, et d'avoir en plus un bon résonnement. Mais là, je n'ai pas trop de preuves à te donner à part : je suis le véritable Reborn et qu'à côté de moi, c'est le Petit. Maintenant, à toi de vouloir douter de plus de personnes : je n'ai fait que vous mettre en garde.

- Ouh là... ça va mal se finir, remarqua le dragon quand il entendit son surnom.

- Ne t'inquiètes pas, Fūta-kun, rassura Tsuna en le serrant contre lui pour qu'il puisse dormir. Je crois que c'est bien eux.

- Hm ? Comment tu le sais, Tsuna-nee ?

- Mon intuition.

Elle se tourna vers les autres et eut un petit sourire. Comme s'il savait que ça terminerait comme ça, le Dragonnier afficha un air satisfait ; quant à Iru, il piqua le chapeau juste pour lui faire chier. Après avoir réussi à récupérer son couvre-chef, Reborn conclut ainsi :

- Tout ça pour dire que s'il y a un traître parmi ces quatre-là, ça signifie qu'il ne faut laisser aucun sans surveillance : qui sait quel coup bas il pourrait faire.

Fin du Flashback

- Ku fu fu... je suis heureux que vous dépassiez mes espérances, rigola le Liche. Cependant, qui sait si tes autres petits camarades ne sont pas non plus des illusions ?

- Je sais que non, car tu n'en avais pas besoin.

Tsunayūki venait d'activer son mode dernière volonté. Une flamme orange brûlait sur son front et à ses gants ; M.M sentit un frisson descendre tout le long de son dos. Elle comprenait maintenant pourquoi elle était une des cibles les plus importantes.

- Hm ? Et pourquoi pas, après tout ? contesta-t-il.

- Plus tu faisais passer tes hommes pour un de mes amis, plus il y avait des chances que vous vous fassiez griller, annonça-t-elle. D'abord, t'as voulu te faire passer pour Ryuko pour récupérer le khakkhara, qui doit avoir une grande importance à tes yeux : je me rappelle que tu nous as demandé, à Reborn et à moi, si on l'avait sur soi et on t'avait répondu non. Mais si ça avait été oui, tu nous aurais assommé par surprise, puis tu te serais enfuit avec.

- Ku fu fu... je ne peux pas le nier. Ça aurait été tellement plus simple.

- Seulement, tu as dû passer au plan B : tu devais réussir à t'introduire chez nous pour le récupérer. Tu aurais pu le faire tout seul, étant même capable de tromper un dragon ; cependant, il y avait un problème dans ton plan : Yamamoto, qui est un zombie, est capable de voir à travers une illusion. Tu as alors mis ce Ken dans la confidence au cas où le plan A n'aurait pas marché. Ce qu'il devait faire était très simple si tout ne se passait pas comme prévu : faire perdre connaissance Gokudera et Yamamoto, puis cacher le corps de celui-ci pour qu'il puisse prendre sa place. Ce qui explique pourquoi Gokudera-kun ne comprenait pas comment Yamamoto avait ses deux bras puisqu'il avait vu celui-ci s'en faire arracher un pendant leur combat. Un faux raccord qui aurait du me mettre sur la route plus tôt...

- Ku fu fu fu ! Je suis étonné que tu découvres tout cela ! À partir de quand en as-tu déduit ?

- À l'instant. Lorsque j'ai compris que tu as capturé Ryuko-san et Yamamoto.

- Oh... voilà donc jusqu'où va ton hyper intuition, que tu as hérité de ton sang de Vongola...

Tsuna le fixa quand elle entendit ce nom.

- Tu... connais les Vongola ?

- Qui ne les connait pas en tant qu'Élu ? remarqua-t-il. Ce sont eux qui dirigent tous les anges, ceux-ci reconnus étant les plus forts Élus qui puissent exister. Ces anges que tu devras, toi, les diriger un jour, Vongola Decima.

Elle sentit son pouls s'accélérer par le stress. Elle ne voulait pas de ce poste et l'avait dit par tous les moyens à son père : pourtant, alors même qu'elle ne l'ait pas encore, tout le monde savait déjà qu'elle héritera de ce poste.

- Co... comment sais-tu ça ?

- Ku fu fu... je dois savoir un minimum sur toi, comme tu seras ma prochaine cible...

- Pardon ?

Elle regarda autour d'elle : la joueuse de flûte vient d'éparpiller le peu de sang du dragon qu'il y avait sur l'arme avant de la rendre à Mukuro. Si elle ne lui parlait pas encore, il risque de l'attaquer à nouveau, et donc de mettre en danger Iru et Fūta.

- Que veux-tu faire de Chrome ?

- Je compte lui récupérer mon pouvoir. Celui que tu as vu l'autre jour. Et pour cela, je vais avoir besoin de tous les ingrédients... M.M, joue-moi cet air, s'il te plaît.

La joueuse de flûte obéit et joua un son que Tsuna n'entendit pas. Mais soudain, près d'elle, elle vit que l'étoile était maintenant hypnotisée par le sang de la flûte. Il se mit alors à luire sans pour autant rendre aveugle, puis il avança vers Mukuro, les yeux dans le vide. Tsunayūki l'arrêta en le retenant par le poignée, mais elle sentit que sa main brûlait sous son gant et une cloque se forma là où elle le retenait. Son mode dernière volonté disparut et ses gants se transformèrent en moufles.

- Ku fu fu... voyons, à qui ça viendrait à l'idée de toucher une étoile qui rayonne ? se moqua Rokudo qui s'avança à son tour vers le petit garçon. Vois-tu, maintenant je n'ai besoin plus que de deux ingrédients pour le rituel : le sang d'un ange... et de la poussière d'étoile.

- De la poussière ? répéta Sawada en retenant le petit garçon une nouvelle fois, au prix d'une nouvelle brûlure.

- Oui. Peut-être ne le sais-tu pas, mais les étoiles font partis des Élus Rayonnants, ce qui signifie que leur corps lui-même émet une chaleur telle qu'elle est visible à nos yeux, comme les fées, par exemple. Leurs veines ne sont alors pas remplies de sang, mais de poussière : et cette poussière n'est accessible que lorsqu'il se met à luire...

Tsuna comprit alors ce qui allait se passer : Mukuro leva son trident, près à embrocher Fūta hypnotisé par la musique. L'ange n'avais plus le choix : elle se plaça entre les deux hommes et poussa le plus fort possible l'étoile : les deux mains qui étaient en contact avec l'étoile brûlèrent terriblement et l'arme toucha son épaule. Elle arriva à se mettre en mode dernière volonté pour s'écarter et tenter d'envoyer un coup de poing dans le visage, mais Mukuro contra son attaque trop facilement et la projeta loin de lui grâce à la manche du trident. À terre, elle regarda ses mains, qui avaient atteint le deuxième degrés de brûlure : toute sa paume était recouverte de cloques, et quelques unes avaient éclaté. Elle avait horriblement mal à certains endroits, et d'autres où elle ne sentait plus rien. Avec un sourire espiègle, Mukuro regarda la petite étoile qui se releva de suite et se rapprocha de nouveau du Liche.

- Non... Fūta-kun... n'y va pas, s'il te plaît... gémit-elle.

- Ku fu fu fu fu ! Crois-tu qu'il va t'obéir, Tsunayūki Sawada ?! Grâce à ton sang et à sa poussière, je vais enfin pouvoir tous vous détruire !

Chrome gigota sur place, voulant l'arrêter, mais attachée et baîllonnée ainsi, elle ne pouvait rien faire. Rokudo et M.M avaient des sourires jusqu'aux oreilles. À côté d'elle, Tsuna regarda le dragon, toujours au sol : il avait l'air de souffrir le martyre et sa flamme jaune sortait toujours de sa blessure comme le sang. Mais quand il sentit le regard de l'ange sur lui, il eut encore la force de rencontrer ses yeux. Et de sourire.

Et inconsciemment, elle sut ce que ça voulait dire.

Au même instant, la poignée de la porte bougea, mais rien ne se passa d'autre car le Liche avait fermé la porte. Sans plus attendre, Reborn explosa la porte et s'introduit tout aussi facilement. C'était la première fois que Tsuna voyait Mukuro perdre son sourire. Mais le Dragonnier ne s'occupa pas de lui de suite.

- D'abord, la joueuse de flûte... murmura-t-il.

M.M n'eut pas le temps de faire le moindre geste que l'homme au fédora était déjà à quelques centimètres d'elle et la frappa dans le ventre sans aucune pitié. Elle perdit de suite connaissance, la douleur trop grande, et la musique s'arrêta alors en même temps. Près de lui, Fūta venait de reprendre conscience, mais il ne s'éteint pas pour autant : il ne pouvait que regarder la pointe du trident foncer sur lui à toute vitesse.

Il ferma les yeux, attendant son heure arriver ; en les ouvrant peu après, Reborn tentait tant bien que mal à empêcher l'arme de les blesser.

- Écarte-toi ! ordonna-t-il. Je ne vais pas tenir longtemps !

L'étoile s'enfuit à toute jambe alors que le Dragonnier, essoufflé, s'écarta rapidement de Mukuro. Celui-ci regarda la joueuse de flûte à terre avant de s'assurer que Dokuro était toujours près de lui, au centre du pentagone. Pendant ce court instant de répit, Reborn courut vérifier si Irugorn allait bien. Tsuna n'entendait pas car la douleur lui bourdonnait les oreilles, mais elle voyait qu'il tenait fort la main du dragon, comme pour lui redonner de la force, puis il demanda à Fūta de rester près du dragon pendant qu'il regardait Tsuna.

- Alors, il paraît que t'as touché une étoile ? remarqua-t-il avec, malgré tout, un sourire aux lèvres. On t'a pas dit que la surface d'une étoile était minimum 3000° degrés Celsius?

- Je n'ai pas trop réfléchi à ça sur le coup, avoua-t-elle.

- Fais voir tes mains.

En les lui montrant, il semblait étonné. La flamme du Soleil se posa sur ses mains ; sur le coup, elle eut mal et ça lui piquait, puis ses mains ne faisaient plus mal.

- Normalement, tu n'aurais dû n'avoir plus de main, si tu as touché Fūta. Comment ça se fait ?

- J'avais mes moufles sur moi. Ils sont plus résistants que je l'aurai cru, répondit-elle.

- Je confirme.

- D'ailleurs, Fūta-kun, pourquoi tu continues de briller ? C'est dangereux pour toi !

- Je... il faut un certain temps avant de me refroidir, déclara-t-il d'une petite voix. Je suis obligé de rester comme ça, désolé...

- C'est pas grave. Nous te protégerons, coûte que coûte.

- Et vous en serez capables ?!

Le Liche fonça sur eux ; mais il fut interrompu par Tsunayūki qui venait de reprendre son mode dernière volonté et qui rendit le coup qu'il lui avait fait : il se tint le ventre quelques instants avant de se redresser avec un air suffisant.

À côté de l'ange, l'homme au fédora se leva à son tour.

- Oh que oui. Et ça risque même d'être fastoche.

- Reborn, il veut essayer de récupérer le pouvoir de Chrome pour détruire les Élus, prévint Tsuna.

- Je sais. Et je ne compte pas le laisser faire. Et toi ?

- Moi non plus.

L'ange se sentait plus rassurée que le Dragonnier soit à ses côtés.

Pourtant, un truc lui chiffona. Mukuro Rokudo se mit à sourire.

...

Flashback

M.M enleva Chrome de sa prison puis l'emmena on ne savait où. Yamamoto soupira avant de regarder tout autour de lui. À quelques cachots plus loin, Hibari continuait de frapper sur sa cage, peut-être en s'attendant que du fer finirait par céder. Et puis, même s'il réussissait à la détruire, il y aurait Birds et les deux goules qui les surveillaient et qui l'arrêteraient facilement. Mais à côté du zombie, Ryuko avait perdu connaissance depuis deux heures : on ne leur avait donné ni à manger ni à boire pendant trois jours : Ganka commençait sûrement à atteindre sa limite. Takeshi avait beau demander de l'eau pour son ami, aucun ne se préoccupa de lui. Pour lui, il n'en ressentait pas le besoin - même s'il sentait sa gorge sèche -, songeant qu'il était un mort-vivant et qu'une part de son organisme en avait l'habitude. Pour Hibari, peut-être parce qu'il était un Élu qu'il n'a toujours pas céder - ou alors, il a juste la rage d'être ici et qui le maintient éveillé -.

Bref, Yamamoto pensa sérieusement à un plan d'évasion pour partir d'ici et empêcher ces malades de faire du mal à Dokuro. En ce moment, celui qui détenait la clé, le vieil homme chelou, était en train de dormir sur une chaise, et les deux autres n'avaient pas l'air très intelligents pour pouvoir agir d'eux-même. C'était presque une situation inespérée pour Takeshi. Cependant, il avait un énorme handicap : il avait perdu son bras contre ce Ken. Pendant ces derniers jours, il s'était forcé à ne pas penser à sa défaite cuisante avec Gokudera. Mais s'il en était pas arrivé là, il aurait pu faire véritablement quelque-chose...

Si seulement il avait encore son bras...

Soudain, il sentit des picotements à sa blessure, puis des flammes bleues en sortirent. Yamamoto ne paniqua pas et essaya de se faire le plus discret pour que personne ne le voie : il savait qu'il possédait la flamme de la pluie, une des sept attributs des flammes de dernière volonté, mais il ne comprenait pas pourquoi ils s'emballaient ainsi.

Et puis, il vit un bras flottait pile devant-lui. Son bras qu'il avait perdu.

Il se retint de lâcher un cri de surprise. Le bras avait lui aussi des flammes de la pluie qui sortait de l'autre côté. Le zombie s'imagina bouger ses doigts et le membre s'exécuta ; il voulut bouger le bras en avant et en arrière et celui-ci s'exécuta. Il ne savait pas par quel miracle ça pouvait se produire, mais il venait de trouver la solution ! Du coin de l'œil , Kyoya observa à son tour le bras flottant et préféra ne pas s'en occuper. Quand les deux goules semblèrent sentir quelque-chose dans l'air, elles allèrent se retourner, mais le vampire se remit à défoncer la porte de toutes ces forces, et les monstres ne s'occupèrent plus de ce qu'elles avaient senti. Yamamoto profita de cet instant pour voler discrètement la clé puis la mit dans la serrure.

Clic !

À cause de la vieillesse de ses prisons, la serrure fut très bruyante quand elle déverrouilla la porte. Trop de bruit pour Yamamoto, hélas.

De suite après, les goules ne s'occupèrent plus du vampire. Birds se réveilla en sursaut et regarda par là où il y avait eu le bruit : Takeshi sortit de sa prison et avait envoyé son bras se coller au plafond par sa volonté. Pour leurrer, il fonça sur le vieillard : celui-ci se mit en position d'attaque dans une posture de karaté. Cependant, Birds ne s'attendit pas à ce qu'une main flottante l'assomme par derrière, et il tomba alors lourdement au sol. Les goules rugirent et se précipitèrent sur le zombie. Celui-ci songea que jamais il pourrait les battre tout seul sans arme, alors il mit ses derniers espoirs sur Hibari et le bras flottant fonça droit sur sa cage pour le libérer.

Mais ça n'a servi à rien, car de suite après, toutes les heures d'acharnement sur la prison finirent par porter ses fruits, et la porte explosa en mille morceaux et fit lever toute la poussière de la pièce. Yamamoto vit dans cette fumée la silhouette du vampire, enfin délivré et prêt à se déchaîner. Il n'attendit pas plus longtemps et Kyoya fonça sur les deux goules : grâce à ses tonfas qu'il venait de reprendre, les deux humanoïdes poussèrent un rugissement de douleur avant de s'effondrer sur le sol, n'étant plus en état de les battre.

Pendant qu'Hibari se mit à boire leur sang jusqu'à la moelle, Takeshi regarda son bras flotter devant lui, puis voulut qu'il revienne à sa place : comme par magie, il retrouva son bras comme il était avant, avec seulement une légère cicatrice de la morsure des loups, là où il a été précédemment sectionné. Il fixa dessus encore quelques instants avant de courir prendre la bouteille d'eau des geôliers et de la porter aux lèvres du Bosatsu. Il ne savait pas si celui-ci buvait réellement, tellement il y avait de l'eau qui s'échappait de sa bouche.

Après avoir vidé à moitié la bouteille d'eau, il s'assura qu'il était toujours en vie : ses battements de cœur était toujours aussi lents et faibles qu'avant. Avec un soupir, il mit une veste sur lui, pour le maintenir au chaud, avant de passer à autre chose. Quand Kyoya finit de boire, Yamamoto fit un effort pour ne pas regarder deux corps qui ne ressemblaient à plus rien - déjà qu'à la base, les goules ressemblaient déjà à rien... - et lui tendit la bouteille d'eau.

- Tu veux boire ? demanda-t-il gentiment.

Vu le regard meurtrier qu'Hibari lui donnait, le zombie se douta qu'il n'avait pas soif et se permit de boire à son tour. En jetant un regard sur le côté, il entendit Birds gémir : ça signifiait qu'il n'était toujours pas mort. Pourtant il voyait deux points rouges sur son cou, signe qu'un vampire était passé par là.

- Hm ? Tu veux pas son sang ? remarqua-t-il avec étonnement. Je pensais que tu mourrais de faim.

Nouveau regard assassin. Yamamoto eut un rire crispé et préféra ne plus rien ajouter.

- Bien sûr que si, j'ai faim, répondit le vampire. Cependant, il m'a coupé l'appétit ; je ne m'attendais pas qu'un humain puisse avoir un sang aussi dégoûtant.

- Ah ah ah ! C'est vrai qu'il doit être pourri jusqu'à la moelle, lui.

Après mûre réflexion, Takeshi l'enferma dans une cage et lui laissa le reste d'eau de la bouteille. De toute façon, elle avait tourné et n'était plus bonne.

- Pourquoi enfermait ce sous-herbivore dans une cage alors qu'on peut le tuer maintenant ? interrogea Kyoya.

- Mah mah ! C'est vrai qu'il n'est pas gentil, mais le tuer serait terrible ! Remarqua Yamamoto avec le sourire. Ce que tu peux être bête, parfois !

- Je vais te mordre à mort.

- A-Attends ! C'était pour rire !

Soudain, ils entendirent une explosion, pas loin d'eux. Ça arrêta Hibari dans son envie de tuer le zombie.

- Ça, c'est signé Gokudera ! reconnut Takeshi. Finalement, ils ont réussi à nous retrouver.

- Tss, ce matou-tête-de-poulpe ? Dans le genre discret, on ne peut pas faire pire.

- Il... il reprend l'expression de Ryohei-san... sourit-il intérieurement. Bon ! S'ils sont là, ils ont peut-être amené de quoi sauver Ryuko : je pars à leur recherche. Tu comptes faire quoi, toi ?

- Ça suffit de croire qu'on travaille par équipe ? rugit le vampire et le zombie eut un nouveau rire crispé. Après ce qu'il m'a fait, je vais bousiller le Liche : et ces histoires de détruire les Élus, je n'en ai rien à foutre, car je mordrai à mort tout ce qui se mettront sur mon chemin.

- Woaw... c'est fort ! Mais c'est quoi, un litchi ?

- Un Liche. Demande à tes camarades herbivores ce que c'est : je commence à en avoir marre de toi. Je m'en vais.

Malgré qu'il a été torturé pendant des journées entières, il avait encore la force de courir et de se jeter tête première dans la bataille.

- Bonne chance, Hibari-san ! encouragea Takeshi.

Lui, il devait d'abord trouver une épée pour pouvoir se battre et rejoindre ses amis. Après avoir fouillé dans tous les recoins, il tomba sur la salle de torture : malgré une forte odeur nauséabonde et des scènes macabres, le zombie se dépêcha de prendre une épée pas rouillée et à rejoindre les autres. Il observa l'arme sous tous les angles et en déduit que c'était un très bon artisan qu'il avait fait.

- Eh ben... combien de fois j'ai changé d'épée, depuis que je suis revenu à la vie ? pensa-t-il. Le Shigure Kintoki me manque...

Mais ce n'était pas le moment de repenser à son arme de prédilection : il devait rejoindre les autres. Au bruit des explosions et des secousses, il arriva rapidement là où Reborn, Bianchi et Gokudera se battaient contre Ken et Chikusa, puis il se mêla à la bataille.


Bonjour tout le monde ~ comment ça va ?

En fait, dans ce chapitre, je voulais mettre le combat Yamamoto/Ken et Bianchi & Gokudera/Chikusa, mais je me suis rendue compte que ça allait être un poil long XD - remarque, j'ai déjà fait pire, mais bon... ^^' -. Ça sera pour la prochaine fois, alors :D.

Merci à skyrayle2021 pour le favori et à la prochaine ^^ !