La plupart des personnages ne m'appartiennent pas (ils appartiennent à Akira Amano).

Cependant, l'histoire m'appartient.


Le lendemain, le petit monde préféra partir tôt le matin afin d'arriver à leur objectif final en fin de journée : Chārwan. Ce n'était pas que Tsunayūki ne voulait plus partir là-bas, mais elle ne voulait pas partir de suite non plus. Lors des adieux, elle n'avait pas vu Chrome avec Ryuko. Au-delà du fait qu'elle ne comprenait pas pourquoi elle ne voulait plus les revoir une dernière fois - était-ce qu'elle leur en voulait tant que ça de l'avoir fait vivre tant de choses ? -, l'ange était surtout inquiète : elle ne l'avait plus revue depuis la dernière fois, quand ils étaient rentrés de Kokuyo Land. Elle n'était plus ressortie de sa chambre depuis ; le Bosatsu lui apportait les repas lui-même. Il assurait alors Tsuna que Dokuro allait l'air d'aller bien, mais qu'elle lui cachait évidemment quelque-chose et que c'était ça qui la rongeait de l'intérieur. L'ange fut tentée plus d'une fois de lui dire ce qu'elle savait : mais comment réagirait-il quand il apprendrait que Nagi et Mukuro se connaissait depuis toujours, si ce n'était qu'ils étaient amis ou au-delà ?

Au départ, Ryuko serra la main de tout le monde.

- Faites attention à vous, recommanda-t-il à chacun.

- Merci de nous avoir aidé, remercia Reborn en retour.

- Oh, ce n'est rien, ce n'est rien ! Entre copains, il faut bien se serrer les coudes ! blagua-t-il en donnant une tape amicale dans l'épaule.

- S'il vous plaît, prenez soin de Chrome, demanda l'ange quand vint son tour. Je suis sûre que vous êtes là personne la plus proche pour pouvoir se confier.

- … je l'espère, sourit tristement Ganka.

- Dites-lui de ma part que je reviendrai la voir quand nous aurons terminé notre affaire de notre côté.

- Hm ? Vous n'avez pas encore terminé de voyager, alors que vous venez de vous taper un gros morceau ?

La jeune femme se retourna vers ses compagnons. Chacun s'échangea un sourire à l'autre.

Oh non. Il n'avait pas encore fini ce qu'ils avaient commencé.

- Ce qu'on a fait, ces derniers jours, ce n'est rien comparé à ce qu'on prépare depuis le début.

- Oh ! Eh ben… bonne chance ne sera pas de trop !

Ryuko les vit alors partir, s'éloignant de l'académie de Yoko.

Quand il n'arriva plus à les distinguer dans l'horizon, il se décida de rentrer et de ranger son manteau. En laissant échapper un bâillement de sommeil, il pianota un message à son ami qui l'avait appelé hier.

« Ils viennent de partir pour Chārwan. Comme tu l'avais deviné. »

Ensuite il posa le téléphone sur la table basse et se prépara un café pour mieux se réveiller. Tout en sirotant la boisson, il songea à l'apprentie exorciste. On pourrait croire qu'elle se sent à l'extérieur de toute chose, mais il savait qu'elle était très sensible ; il l'avait élevée, après tout. Il se doutait donc que son petit séjour chez ces tortionnaires l'avait profondément ébranlée. Il se décida qu'après sa prière, il ira lui parler et faire de la psychologie avec elle. Il ne supportera pas la voir ainsi trop longtemps.

Un peu de temps passa depuis, puis il alla dans la chambre de Chrome pour la réveiller et lui apporter à manger.

Il ne s'attendait pas à ça.

- Chrome, où es-tu ?

Il songea un premier temps qu'elle était au toilettes ; ce n'était pas le cas. Elle avait aussi passé l'âge de jouer à cache-cache, mais Ganka n'eut rien d'autre à faire que de la chercher dans la chambre. Cependant, tout était en ordre et rien n'indiquait sa présence dans les lieux : l'armoire ordonnée, la salle de bain propre, le lit fait, tout montrer que c'était comme si personne n'avait habité ces lieux depuis des jours. Désespérément, il poursuivit sa recherche dans les autres pièces de l'académie, là où elle aurait pu être.

Mais elle était nulle part.

Dans un dernier effort, Ryuko retourna dans la chambre. Il n'avait pas vu le premier coup, mais son cache-œil était par terre avec un papier, près du bureau : le vent qui s'engouffrait dans la chambre par les fenêtres avait subitement dû les faire tomber. Il ramassa la feuille avec précaution entre ses doigts. Le temps se figea autour de lui. Juste ces quelques mots écrits dessus suffit à faire comprendre tout ce à quoi a pensé l'apprentie exorciste ce dernier jour.

« Ryuko-san,

Merci beaucoup pour tout ce que vous avez fait pour moi.

Chrome Dokuro. »

C'était fini. Chrome venait de fuguer.

...

En chemin pour la capitale, Tsunayūki aurait pu se plaindre en trouvant le temps long, assez longtemps pour commencer à faire picoter ses jambes de fatigue. Cependant, elle était presque du genre à s'en réjouir : à côté des journées de stress qu'elle avait subi, elle profita pleinement de cette marche aux côtés de ces amis, qui étaient tous de bonne humeur - peut-être car ils pensaient à la même chose qu'elle -. Peut-être même que la marche allait être trop courte, si elle savait ce qui allait se passer à Chārwan…

Finalement, la petite troupe arriva à la capitale d'Ancester. La Chérubienne préféra largement l'air propre et le grand espace libre de Lawn ; à Chārwan, elle avait presque du mal à respirer tellement c'était lourd et chaque rue avec un peu de commerces grouillait de monde. Mais à comparaison avec Zanju, ici ce n'était pas invivable non plus : la ville était tellement grande que la population était dispersée sur une plus grande zone.

Le plus curieux du groupe était Yamamoto : il n'arrêtait pas de prendre des petites ruelles inconnues de tous avant de toujours ressortir pile devant nos héros. On aurait dit un enfant dans son terrain de jeu préféré. Tsuna ne put en déduire que deux choses par rapport à ça : soit, il avait énormément de chance de toujours les retrouver au final, soit...

- Dis-moi, Takeshi, tu as connu cette ville ? finit par demander Reborn quand le zombie s'arrêta de partir dans tous les sens.

- Eh ben... c'est là que j'habitais, avant, sourit le concerné. Et je me rends compte qu'il n'y a pas beaucoup de choses qui ont changé... oh ! La statue sur la place ! passa-t-il du coq à l'âne.

Sur la place où ils venaient d'arriver, il y avait une petite fille en cuivre rouille verte qui mesurait trois mètre de haut. Elle portait une robe en dentelle et portait un globe dans ses bras comme une mère porterait son enfant.

- Mais... elle est connue dans le monde entier ! s'exclama Gokudera. On n'a pas réussi à la dater, mais on raconte qu'elle date d'il y a plus de trois cents ans !

- Je confirme ! sourit Yamamoto. J'ai même assisté au casting pour savoir quelle fille serait prise pour modèle : elle avait mon âge. Au départ, celle qui a été sélectionnée était toute timide ; mais après le début de la construction, le succès lui est monté à la tête et on l'a retrouvé quelques années plus tard morte à cause d'une overdose.

- C'est... c'est parfaitement ça ! s'étonna le chat-garou.

- Eh ben... que de culture ! pensa Tsuna en désespérant en songeant à la sienne.

- Takeshi, pour revenir à notre affaire : ça signifie que tu pourrais réussir à nous guider là-dedans ? revint au fait l'homme au fédora.

- Les doigts dans le nez !

- Parce que maintenant, il faut qu'on trouve deux choses : de un, chercher la gare où il y aurait ce nouveau TGV - Train à Grande Vitesse - ; ensuite, s'il n'y a aucun départ dans la journée, il faudra qu'on trouve un hôtel où on pourra dormir.

- On partirait à Groad de suite ?! s'exclama Sawada.

- S'il y a un train, oui. Une fois là-bas, tu nous guideras, Dame-Tsuna, à HeavenGard : au plus tôt on arrive là-bas, au plus vite cette histoire de guerre se réglera, non ?

- Hm... oui.

Ça lui faisait bizarre de dire que le voyage qu'elle avait commencé avec Reborn et Irugorn se terminait déjà : qu'est-ce qu'ils allaient faire, après ? Et elle ? Elle ne préféra ne pas penser à l'avenir et, au contraire, profiter de l'instant présent.

- HeavenGard... songea Yamamoto qui fit couper Tsuna dans ses pensées. Ça fait bien longtemps que je n'y suis plus allé...

- Quoi, HeavenGard ?! Mais t'as déjà pu y aller, à l'extrême limite ?! s'exclama Ryohei. Mais je croyais que les entrées sont hyper surveillées !

- Il n'y avait pas la guerre à ce moment-là. Sinon, je connais plusieurs hôtels dans la ville qui avaient du succès, mais je ne sais pas s'ils sont encore ouverts. Quant à la gare, je ne suis pas plus renseigné que vous...

- Lambo-san veut voir le train ! rigola le yokaï. Tchou tchooouuu !

- Lâche mes cheveux, stupide bovin ! s'énerva Hayato.

- J'accompagnerai Lambo, se proposa le cyborg. Parce que je veux aussi aller voir le train à l'extrême limite !

- Personnellement, j'aimerai me reposer au plus tôt, bailla Tsunayūki. Si on a rien d'autre à faire...

- Normalement, non, répondit Reborn. J'irai avec Takeshi, aussi : comme c'est moi qui a la caillasse, c'est plus pratique si on réserve des chambres...

- Je vais dans l'autre groupe, alors, déclara le dragon : comme ça, on pourra se communiquer par télépathie s'il y a un problème. Il faudrait d'ailleurs qu'on ait aussi de l'argent, si on veut prendre des places dans le train.

- Ah oui.

Le Dragonnier hésita alors à sortir l'argent de sa poche pour le donner à Iru. Après une mûre réflexion, il se dirigea vers le chat-garou.

- Gokudera, ça te dérangerait d'accompagner ces trois-là et de prendre l'argent en même temps ? lui murmura-t-il comme si c'était un secret. Pas que je leur fasse pas confiance : mais avec un qui est en mode « je-m'en-foutiste » avec l'argent - il fixa le dragon qui avait trouvé une pièce sur le sol et qui le grignotait juste par curiosité -, l'autre qui m'a l'air très souvent distrait - Ryohei se mit à hurler « Où est ma vise ?! » avant de se rendre compte qu'elle était juste dans sa tête -, et le troisième qui est... - Reborn et Hayato s'échangèrent un regard dégoûté : aucun mot ne pouvait décrire ce qu'ils ressentaient pour le yokaï -, je crois que tu es la personne la mieux qualifiée pour garder l'argent.

- Bien sûr, Reborn-san, je vous comprends parfaitement, accepta le chat-garou.

- Vous êtes aussi désespérants l'un que l'autre, remarqua Tsuna sans se cacher.

- Bien, si les groupes sont faits, donnons-nous rendez-vous ici pour faire le point, ok ?

- Ouais !

...

De leur côté, Reborn et Tsunayūki faisaient de leur mieux pour suivre Takeshi dans les grandes rues. Parfois, ils arrivaient à emprunter des petites ruelles où il y avait moins de gens, mais c'était dans de rares occasions malheureusement. La plupart du temps, Tsuna n'avait que la place pour faufiler entre les gens et réussir à suivre les deux garçons devant elle - comment faisaient-ils pour avancer sans que personne ne semble les gêner ? -.

Mais par un malheureux accident, une fille a foncé sur le Dragonnier et est tombée à la renverse avec un petit « Hahi ! ». Elle portait dans ses bras des piles de boîtes remplies de vêtements et d'accessoires qui arrivaient jusqu'à ses yeux ; elle ne pouvait donc pas voir devant elle. La plupart du contenu s'en déversa par terre avec un petit tintement de clochette.

Le zombie et la Chérubienne s'approcha de la fille pour vérifier que tout allait bien. C'était une jeune fille brune avec des yeux assortis. Tsuna trouva qu'elle pouvait un peu ressembler à elle : elle avait tout l'air d'une fille banale qui ne faisait pas remarquer - à part à cause de sa maladresse -. Cependant, elle voyait aussi qu'elles n'étaient pas pareilles non plus : elle semblait beaucoup plus coquette que l'ange, ne serait-ce qu'en voyant le petit chouchou fantaisie avec lequel elle avait attaché ses cheveux en queue de cheval, ou sa petite tenue légère avec un débardeur blanc et une jupe jaune flottante. Elle semblait aussi beaucoup attachée aux vêtements, et elle commença à s'énerver envers l'homme au fédora :

- Dis donc ! Vous ne pourriez pas faire attention où vous marchez ?!

- Euh… elle se rend compte que c'est surtout elle qui devrait faire attention, non ? pensa Tsunayūki.

- Je suis désolé, s'excusa Reborn en s'accroupissant et en faisant attention à bien cacher son œil gauche sous le revers de son chapeau. Vous acceptiez bien que je vous aide ?

- … hahi ?

La jeune fille leva les yeux vers l'homme, et soudain, ses yeux s'illuminèrent et ses joues s'empourprèrent comme par magie. Avec un regard blasé, Tsuna se douta alors qu'un Cupidon venait de passer dans les parages - les Cupidon étaient des frères jumeaux qui pouvaient se rendre invisible et qui avaient eu la drôle passion du tir à l'arc, alors même que leur vue était pire qu'une taupe -.

- Bref, tout ça pour dire que la malheureuse fille venait de tomber amoureuse de Reborn - il fallait dire qu'il ne faisait pas non plus d'effort de son côté pour paraître le moins séducteur possible -.

- Je… je voulais dire… je suis désolée de m'être énervée ainsi, balbutia-t-elle. Ce ne sont que des vêtements après tout…

- Je comprends votre comportement, lui rassura-t-il en un doux sourire. Ça ne doit pas être tous les jours que vous percutez quelqu'un.

- Hé hé… non, c'est vrai.

- Bon sang, c'est pas le moment de jouer les Don Juan, Reborn ! voulut faire rappeler Tsuna à l'ordre.

Voyant que ça allait prendre des plombs avant qu'ils ne se remettent en marche - en plus que Yamamoto était en train de lire un panneau touristique de vingt pieds de long -, elle décida qu'elle devait prendre les choses en main. Perdant patiente, elle frappa le haut de la tête du Dragonnier comme celui-ci lui faisait les trois-quarts du temps.

Grave erreur.

Elle reçut de suite un regard noir, mais pas de la personne qu'elle s'y attendait. Ce n'était pas l'homme qui la tuait à coups d'yeux furibonds ; non, c'était la brune. Elle semblait s'être métamorphosée en une bête sauvage de la nuit en un instant - ce qui déconcerta légèrement la jeune femme puisqu'elle ne savait même pas pourquoi cette réaction -.

- Dis donc, on ne t'a pas appris qu'on ne frappe pas les gentilshommes ?!

- Les… gentil…hommes ?

Tsuna fut sur le point d'éclater de rire. D'autant que le terme n'était plus utilisé depuis un certain, elle ne considérait pas forcément Reborn comme un gentilhomme.

Elle venait d'empirer la situation encore plus qu'à l'instant.

- Qu'est-ce que tu as, à rire maintenant ? demanda la fille.

- C'est que… je ne sais pas trop si on peut le considérer comme un gentilhomme, fut-elle remarquer honnêtement.

Le coup qui vint ne fit pas particulièrement mal à Tsunayūki, mais la fit surtout sursauter.

La fille en face d'elle venait de la frapper sur la tête. Peut-être commençait-elle à perdre patiente avec la Chérubienne : ses joues étaient gonflées de bouderie et d'indignations.

- Et en plus, tu es impolie envers eux ! scandalisa-t-elle. Discourtoise !

Finalement, elle finit de rassembler ses affaires en bric à brac et reprit son chemin, non sans un petit sourire vers l'homme au fédora qui lui rendit. Ça commençait sérieusement à fatiguer Sawada. Elle sentait le regard du Dragonnier sur elle : elle prit son courage à deux mains et leva les yeux sur lui. Il n'y avait que son sourire si atypique sur son visage.

- Qu'est-ce que t'as à me regarder comme ça ? demanda finalement Tsuna. Je n'aurai pas dû de te frapper, c'est ça ? Et t'es en train d'imaginer comment tu pourrais te venger ?

- Hm… non, pas particulièrement, réfléchit-il. Je me disais que tu étais incapable de mentir à qui que ce soit, et qu'un jour, ça va te retomber dessus et tu ne sauras pas d'où ça vient.

- Bien sûr, affirma-t-elle sans réel conviction. En attendant, il faut qu'on aille à l'hôtel puis retrouver les autres, à la place de draguer toutes les filles sur ton chemin.

- Hm ? Qu'est-ce que tu racontes ? Je n'ai fait que mon devoir de gentleman, sourit-il en ré-arrangeant le bord de son chapeau.

- Ah ah, très drôle, monsieur le gentilhomme : ça serait bien maintenant que tu arrêtes de faire le « gentleman » pour qu'on ne perde plus de temps.

- Bien sûr, madame la Discourtoise ~.

Tsuna allait lui répliquer quelque-chose, mais le zombie venait de finir de lire et les rejoignait : ce n'était pas le moment de se disputer, d'autant plus que s'il fallait expliquer la situation a Takeshi, ils n'arriveraient pas à l'hôtel d'aussitôt. Ils reprirent alors la marche de bonne humeur, si ce n'était que Reborn s'amusait à lancer des pics sur la Chérubienne juste pour le plaisir.

...

- Ah ah ah ! Ça a bien changé depuis tout ce temps, on dirait…

Tsuna s'abstint de répondre à Takeshi. Tout simplement car elle en serait incapable pas.

Finalement, ils étaient arrivés devant l'hôtel. Enfin, un hôtel… une petite auberge, plutôt. Tsuna s'attendait à ce moment-là à un truc de géant avec des murs blancs étincelants dans une telle ville, mais pas à un minuscule gîte avec même des trous dans la façade. Yamamoto eut un petit rire gêné : il ne devait absolument pas s'attendre à ça. Seul Reborn avait un visage impassible devant l'auberge. Ils restèrent bien dix minutes sur place à fixer le bâtiment. Bizarrement, si l'ange avait le choix, elle choisirait maintenant de prendre le train au plus tôt.

- Bon, on retourne voir les autres quand ? s'impatienta le Dragonnier.

Les autres ne le contestèrent pas et ils partirent rechercher les autres.

Après un petit détour dans la capitale, ils finirent par retrouver l'autre petit groupe. Alors que Ryohei et Lambo continuaient de brailler comme lorsqu'ils s'étaient séparés, des cernes étaient apparues sur le visage du chat-garou, montrant sa fatigue physique et morale pour avoir surveiller les deux autres. Quant à Irugorn, il avait toujours l'air aussi songeur qu'à l'habitude.

- Alors, c'est pour quand, le prochain train ? demanda l'ange, pleine d'espoir.

- De ce que j'ai compris, pas de suite, répondit l'homme au fédora en fixant le dragon.

Celui-ci approuva de la tête. Il avait sûrement dû dire au Dragonnier pour quand c'était - mais Reborn devait préférer ne rien dire pour garder le suspens -.

- Ah. C'est pour quand, alors ? questionna le zombie.

- Ça serait pas avant après-demain, Tsuna-hime, répondit Gokudera en évitant de répondre à Takeshi.

- Bon... ben il faudra retourner à l'hôtel et réserver des chambres, alors, s'avoua vaincu la Chérubienne dans un soupir.

- En fait, il est comment l'hôtel ?! intervint Sasagawa. Cool à l'extrême limite ?!

Petit silence où les personnes s'échangèrent un petit regard embarrassé.

- Euh... tu risques d'être un peu déçu, Onii-san... se força à sourire Tsuna.

- Ce n'est pas le mot que j'emploierais, commenta Reborn. Je dirai surtout... rustique.

- Ouais, il m'a surtout l'air bien démonté, la baraque, fit remarquer Irugorn.

- Mais non, mais non ! S'il est toujours là depuis quatre cent ans, c'est que ça tient bien ! assura Yamamoto avant de se montrer intrigué. Hm ? Tu as quelque-chose, Gokudera ?

Tout le monde se tourna alors vers Hayato. Celui-ci s'était écarté du groupe et était accroupi. Il agissait de façon étrange : il reniflait le sol et se dirigeait même inconsciemment aux portes des habitations. Il garda ce comportement bizarre jusqu'à qu'une bonne femme sorte au même moment de chez elle et que Sawada l'écarte au plus vite de la maison avant que la propriétaire ne se pose trop de question.

- Euh... tout va bien, Gokudera-kun ? s'inquiéta Tsunayūki.

- Cette ville est vraiment mal fréquentée, déclara Hayato qui continuait d'observer les alentours. Il y a pleins de chats, ici.

- Euh... c'est ça dans toutes les villes, Gokudera-kun.

- Oh ! Un chaton tout mignon ! s'exclama Lambo.

Le yokaï courut droit sur un petit chat bicolore qui se promenait seul dans la rue. Il avait un petit collier avec une clochette accrochée.

- Je ne parle pas de chat comme ça, Tsuna-hime...

Deux ombres sortirent d'une ruelle adjacente et embarquèrent le chaton en moins d'une seconde. Lambo s'était arrêté dans son élan. Tout le monde avait vu la scène et n'osait pas parler de suite.

- …je parle de chat comme ça, finit de parler le chat-garou.

- Heeeiiin ?! Où est le chaton tout mignon ?! Lambo-san voulait jouer avec lui ?! râla le petit garçon.

- Euh... des chats qui capturent d'autres chats... ça se peut, ça ? demanda la jeune femme.

- Ces chats ne font pas que s'attaquer à ses congénères, informa Gokudera. Ils peuvent s'attaquer aussi à des êtres humains ou des Élus...

- Quoi ?! Mais pourquoi ?!

- Très souvent, ces chats sont attirés par le bruit des clochettes, souffla le chat-garou. Enfin, plus exactement, ça les rend fou de rage.

- Ah... tu dois parler des Cath Palug, déduit Irugorn.

- Oui, c'est exactement ça, Irugorn-san !

- Vous dites que le bruit de clochette les attirent... ? répéta Tsuna.

- Oui, approuva le dragon. Ils ont d'ailleurs une assez bonne oreille pour l'entendre dans toute la ville, je pense. Et dès qu'ils l'entendent, ils courent le chercher puis le déchiqueter.

- Qu-quoi ?! Mais alors... !

Elle ne savait pas comment elle arrivait à s'en souvenir, mais elle avait mémorisé que la fille qu'ils avaient rencontré à l'allée, Reborn, Takeshi et elle, avait acheté une clochette en plus de sa montagne de vêtements. Et s'il était arrivé malheur à cette fille à cause de ça ?

- Il y a quelque-chose, Tsuna-hime ? demanda le chat-garou.

- Oui ! De un : arrête de m'appeler comme ça ! De deux : on a vu une fille qui avait une clochette et...

- Tu parles de Haru Miura, n'est-ce pas ? intervint Reborn.

- Que... hein ? Qui ?

- De la fille dont tu parles. Tu n'as pas remarqué son prénom écrit sur les boîtes de chaussures ?

- Non, je ne remarque pas ce genre de choses ! pensa la jeune femme.

- Bref ; tout ça pour dire qu'il faudrait qu'on parte à sa recherche au plus tôt : elle avait une clochette avec elle.

- Personne n'a son adresse ? demanda le dragon avant que chacun lui objecte.

- Alors il faut chercher les Cath Palug ! conclut Gokudera. J'arrive à sentir leur odeur : on peut peut-être la trouver par la même occasion !

- On a alors intérêt à faire vite : parce que ça signifierait qu'ils l'ont retrouvée avant nous, remarqua l'homme au fédora. Et d'ailleurs, on devrait pas tous y aller, non plus : si on y va tous ensemble, ça risque de nous ralentir.

- Allez-y tous les trois, alors, déclara Yamamoto. De notre côté, on va réserver les places pour l'hotêl : qui sait, peut-être que ça va leur plaire !

- Ça m'étonnerait, mais bon...

Sans plus attendre, Tsunayūki, Reborn et Hayato coururent à la recherche de ces ombres.

...

De son côté, Haru rentrait chez elle joyeusement. Elle pourra enfin essayer tous les vêtements qu'elle avait commandé : elle avait très hâte.

Soudain, sur son chemin, apparurent trois petits chatons. Leur pelage reflétait un noir de jais très profond et leurs yeux lançaient comme des éclairs tout autour d'eux. Mais Miura les trouva seulement mignons - et pas terrifiants... -. Ces chats en question s'avançaient d'ailleurs vers elle.

- Hahi ! Vous êtes trop mimis, les minous ~, les câlina-t-elle.

Les chatons commençaient à vouloir monter sur ses genoux et à essayaient d'atteindre les boîtes de vêtements. Haru songea à sortir les petites cloches qu'elle avait achetées spécialement pour jouer avec ces petits animaux quand elle voulait passer du temps avec eux. Elle les sortit des boîtes et les montra aux chatons : leurs yeux scintillèrent davantage.

- Eh eh ~, peut-être que vous voulez vous amuser avec ça, hein ?

Elle sentit alors que les chats devenaient soudainement de plus en plus lourd sur ses jambes : elle s'écroula en arrière avant de s'écarter de ces animaux. Maintenant, les Cath Palug étaient devenus des monstres de un mètre de haut avec leur fourrure devenue beaucoup plus épaisse. Il y avait comme une sorte de grimace sur leur visage, où de la bave commençait à sortir de leur bouche. Haru frissonna de tout son corps en les voyant sous leur véritable forme.

- … hahi ?

En tenant toujours le petit bourdon dans ses mains, Miura voyait avec horreur ces bêtes s'approchaient d'elle de plus en plus, alors que ses propres échappatoires disparaissaient. Personne ne se trouvait dans les alentours ; crier à l'aide ne servirait donc à rien. Mais est-ce qu'elle voyait une autre solution ?

- Au... Au secours ! hurla-t-elle.

- Baisse-toi !

Elle obéit sans trop réfléchir à l'ordre avant qu'elle ne sente comme une tornade passer au-dessus de sa tête : c'était un Cath Palug qui venait de donner un coup de griffe. Le prochain allait inéluctablement atteindre la jeune fille si elle ne bougeait pas ; mais elle n'eut pas besoin de faire le moindre geste qu'elle se fit porter comme une princesse. En levant les yeux, elle constata alors que c'était la fille qui accompagné l'homme avec son chapeau de tout à l'heure ! Cependant, des choses avaient changé : d'abord, ses yeux étaient devenues oranges - elle était assurée que la première fois qu'elle l'avait croisé, ses yeux étaient marrons -. Et les éléments qui la fit la plus tiltée étaient une flamme orange sur son front et deux grandes ailes blanches - mais bon, on n'était plus à ça près avec les gros chats noirs -. Au loin, elle reconnut deux hommes courir vers elles ; elle reconnut l'homme de tout à l'heure, accompagné d'un garçon aux cheveux argentés qui ne tarda pas à gueuler.

- Jūdaime ! Lancez la clochette dans l'eau !

En effet, pas loin d'eux une rivière traversait toute la ville. L'ange déposa Haru doucement sur le sol avant de s'envoler au-dessus du courant : là, elle lâcha le petit objet. Les Cath Palug s'empressèrent de se jeter à leur tour dans l'eau : à leur stupéfaction, les grosses ombres d'à l'instant se sont transformées en des poisson-chats - au sens propre du terme - : un corps de poisson et une tête de chat. Les trois animaux se laissèrent emporter par le courant et on ne les revit plus.

La Chérubienne se déposa sur le sol et désactiva son mode dernière volonté, puis Reborn et Gokudera la rejoignirent.

- Euh... comment ça se fait qu'un Cath Palug se transforme en... poisson-chat ? demanda-t-elle.

- C'est dans leur nature, expliqua le chat-garou : leur élément a toujours été l'eau. Mais lorsqu'ils échouent sur le sol, ils se métamorphosent en chat et continuent leur vie.

- Beau sauvetage, avoua le Dragonnier : par contre, si tu ne veux pas que d'autres personnes te fixent avec des yeux ronds comme Haru, enfile ta cape et cache tes ailes.

Tsunayūki se mit à rougir, comme si elle ne remarquait que maintenant qu'elle était nue devant du monde, puis prit le vêtement que lui tendait l'homme au fédora et s'habilla : grâce à l'illusion qui était approvisionnée dessus, on ne vit pas la bosse que faisaient les ailes. Par contre, ça avait beau les cacher de son mieux, si on savait qu'il y avait des ailes ici, la cape ne permettait pas d'hypnotiser ceux qui étaient au courant. Miura la fixa pendant une éternité, sans aucune émotion sur le visage. Tsuna ne savait pas comment réagir : quelle allait-être sa réaction ? Elle allait peut-être dire à tout le monde qu'elle avait vu un ange ?

Cependant, Miura se mit à s'exciter sur place.

- TROP BIIEEENNN ! C'était in-cro-yable ! Des chats qui deviennent géants avant de se transformer en poisson ! Et j'ai même rencontré un ange ! C'est génial !

- … elle ne va pas bien, fut la seule réaction de Hayato, blasé.

Sawada ne savait pas plus quoi faire. Mais en tout cas, elle était reconnaissante qu'il y avait personne dans cette ruelle à ce moment-là.

- Euh... tu réagis... bien, je trouve..., bégaya-t-elle, ne savant pas quoi répondre à ça.

- Bien sûr que c'est super ! reprit de plus belle Miura avant. J'ai toujours cru que des fées ou les licornes existaient, mais personne ne m'a jamais cru : alors quand je vois un ange en face de moi, pour de vrai... c'est tout simplement... magique.

- Si vous voulez, je m'occupe de faire distraction : vous, profitez pour partir, murmura le chat-garou à ses collègues.

- Gokudera-kun ! réprimanda Tsuna.

En face, la jeune fille était devenue toute timide lorsqu'elle tendit la main à Tsuna.

- En fait... je suis désolée qu'on se soit disputées, tout à l'heure..., s'excusa-t-elle avec un petit sourire. Et puis, merci de m'avoir sauvée à l'instant. Je veux dire... j'espère qu'on repartira sur de meilleurs bases, maintenant. Je m'appelle Haru Miura... et toi ?

Malgré les protestations silencieuses de Hayato, la jeune femme serra à cœur joie la main d'une nouvelle amie.

- Tsunayūki Sawada. Enchantée !

...

- Comment ça, on n'a pas de chambre ? répéta Reborn, blasé.

De retour à l'hôtel, tout le monde s'est réuni dans le salon. Avec le sourire, Yamamoto avait assuré que si la façade avait changé, ce n'était pas le cas pour l'intérieur. Étrangement, Tsuna aurait souhaité l'inverse. La décoration était un peu... démodée : tout était en bois, et la plupart des meubles étaient maintenant rongés.

Bref, lorsqu'il a quitté Haru, le trio a rencontré le reste du groupe. Gokudera avait bien eu les clés de sa chambre, mais ni la Chérubienne, ni le Dragonnier.

- Eh ben... si on s'est bien mis d'accord, parla Ryohei avec gêne, Irugorn avait dit qu'il s'occuperait de réserver les vôtres, mais...

- Il y avait un papillon qui n'arrivait plus à voler, dehors, enchaîna Iru avec décontraction. J'ai donc essayé de le faire voler de nouveau pendant tout ce temps.

- Et ? demanda l'homme au fédora comme si ça le passionnait follement même si ses yeux le trahissait.

- En fait, le papillon était en fin de vie.

Alors qu'une partie du groupe se retenait de rigoler, et l'autre qui était au bord de la dépression, plus rien n'allait.

- Sérieux..., soupira le Dragonnier. Il va falloir un jour que tu te comportes un peu plus comme un humain sous cette forme, Iru.

- Ça fait une moyenne avec toi, contesta Irugorn. Tu ne te conduis pas assez comme un dragon.

- Pour la énième fois, je ne suis pas un dragon.

- Bon... et si on réservait nos chambres maintenant, non ? interrompt Tsuna.

- … mouais, bonne idée.

Reborn se leva, suivi de Tsunayūki, pour se trouver devant le bureau d'accueil. Le dragon resta sur le canapé et écouta la discussion. La demoiselle qui tenait ce poste semblait être assortie avec l'époque de la pièce : elle avait les cheveux tirés dans un chignon serré, ce qui la vieillissait malgré son jeune âge, et elle portait un carmagnole rouge et une robe blanche par-dessous. Avec ses lunettes rondes sur son petit nez qui étaient rayées, Tsuna eut l'intuition que la demoiselle de l'accueil n'était pas dégourdie de ses mains - sans que ce soit de la mauvaise volonté -.

- Euh… bonsoir, messieurs et madame : que puis-je faire pour vous ? bégaya-t-elle.

Le Dragonnier et la Chérubienne se fixèrent, perdus : « messieurs » ? Après réflexion, Tsuna pensa que c'était à cause de ses lunettes cassées qu'elle voyait double. Ce qui n'allait pas faciliter la tâche qu'on allait lui donner.

- J'aimerais réserver deux chambres, s'il vous plaît, demanda Reborn.

La demoiselle le fixa quelques instants, le temps d'assimiler l'information, puis chercha dans le registre. Ils patientèrent un petit bout de temps avant que la dame de l'accueil ne lève la tête.

- Je suis désolée, mais il ne reste plus qu'une chambre.

L'homme au fédora soupira et redevint aussi expressif que lorsqu'il parlait avec le dragon à l'instant. Quant aux joues de Tsuna, ils prirent un teint rougeâtre.

- He-Hein ? rougit-elle.

- Tant pis ; il faudra qu'on se dispatche dans les chambres des autres, déclara-t-il simplement.

- Hm ? Vous voulez vraiment faire chambre part ? intervint innocemment la demoiselle.

- Quoi ?!

Tsunayūki ne put se retenir de lâcher un cri de surprise et de devenir rouge de la tête au pied. Même Reborn se retourna soudainement vers la concierge, un sourcil haussé - c'était un signe qu'il était bel et bien étonné -.

- Pardon ? dit-il simplement, mais ça signifiait tout avec lui.

- J'ai lu quelque part que faire chambre à part n'arrangeait pas le couple : au contraire, ça le détruit ! enchaîna-t-elle, sûre qu'elle fasse une bonne action. En plus, c'est un lit double : vous aurez la place pour dormir ensemble !

- Dormir ensem… !

Tsuna plongea son visage dans ses mains. Il lui était dorénavant impossible de faire une phrase correcte. La demoiselle croyait que… elle et Reborn… ils sont…

- Impossible de pouvoir y penser convenablement ! paniqua Sawada.

- Écoutez ! insista la demoiselle avec le sourire. Je suis convaincue que vous devez dormir ensemble : je vous fais même à moitié prix la chambre, s'il le faut : tenez, voici les clés !

Et elle donna les clés à l'homme au fédora qui n'avait dit qu'un seul mot. La dame de l'accueil souriait de toutes ses dents, assurée qu'elle ait fait la meilleure action de la journée. Tsuna, elle, elle était tout bonnement incapable de faire le moindre geste de contestation tellement elle était pétrifiée d'embarras. Et la gêne s'accentua davantage lorsque le dragon annonça clairement la situation aux autres, suivi du cri d'indignation de Gokudera.


Bonne année à tout le monde, et tous mes meilleurs vœux ! Alors, ce début d'année commence bien pour vous ~ ?

Gokudera : Non ! Je vais la tuer, la dame de l'accueil !

Tsuna : Go-Gokudera-kun ! Calme-toi, s'il te plaît !

Reborn : Mouais, ça va. Mais toi, tu commences mal : ça doit faire un mois que t'as plus publié. T'as pas peur que tes lecteurs aient marre que tu sois tout le temps en retard sur tes publications ?

Yamamoto : C'est peut-être sa résolution de l'année ~ !

Moi : Arrêtez d'être aussi cruels avec moi T~T! Et non, ce n'est pas une résolution : c'est juste que j'ai été pas mal malade la semaine où j'ai dû publier l'histoire ; et la semaine d'après, j'étais à fond sur mes devoirs. Désoléééeee !

Irugorn : Ne crois pas que donner des justificatifs t'excusera pleinement.

Moi : Je… je vais faire de mon mieux pour cette année !

Ryohei : Woaw ! T'es chaud à l'extrême limite !

Lambo : Meuh ah ah ! Il y a quelqu'un qui a laissé un commentaire...

Moi : Oui, c'est Tsuki Banritt : merci beaucoup, d'ailleurs ! En fait, c'est même le 50ème commentaire de l'histoire ! Ca vous dit qu'on la lise ensemble pour fêter ça ?

Tout le monde : Il vaut mieux ne pas la contrarier. Ouiii.

"Reborn et Tsuna son trop mignons !"

Gokudera : COMMMEEENNNTT ?!

Tsuna : *rougit*

Reborn : Eh oh ! Ce genre de commentaire est à bannir !

Moi *frappe Reborn* : T'arrêtes de dire n'importe quoi ?! J'aime bien, moi : ça me fait toujours sourire jusqu'aux oreilles ^^.

Ryuko : Qu'est-ce que je vous disais ? C'est toujours attendrissant de les voir dormir ensemble. Comme l'autre...

Reborn : Bon ! Est-ce qu'on peut passer à la suite du commentaire ?!

"Je suis contente qu'il y est une histoire derrière le nom de "Reborn"..."

Reborn : ... ok, j'ai compris : je me prends tout dans la tête, c'est ça ?

Tsuna : En fait, tu me dois toujours une explication, d'ailleurs...

Reborn : On le fera plus tard, d'accord ?

Moi : Personnelement, dans le manga "Reborn !", je me suis toujours un peu doutée que Reborn soit son véritable prénom (ça fait un peu bizarre, d'avoir un tel prénom ^^'), donc j'en ai profité dans cette histoire de trouver une véritable raison... et aussi de lui faire un background plus complet, par la même occasion. Mais je suis contente de ne pas être la seule à penser ça ^^

"Fûta s'en va... j'espère que l'on va le revoir !"

Tsuna : sniff... j'espère aussi. Il me manque déjà.

Yamamoto : C'est vrai. Il nous a mis vaguement au courant hier soir, mais ce n'est que ce matin qu'on s'est réellement rendu compte qu'il n'était plus là.

Irugorn : Bah, vous vous rappelez de ce qu'il a dit ? " Je te promets que nous nous reverrons, et qu'il y aura une aussi grande fête que celle-là : plus grande encore, même. Un jour." Plus qu'à espérer que ce jour-là arrive.

Moi : Et ça, seuls vous peuvent nous amener à ce jour. Alors courage !

Merci d'être toujours là pour les suivre ! A bientôt !