La plupart des personnages ne m'appartiennent pas (ils appartiennent à Akira Amano).

Cependant, l'histoire m'appartient.


L'explication que délivra Tsunayūki à ses amis n'avait dû durer qu'un quart d'heure au maximum. Cependant, cela avait été les quinze minutes les plus difficiles de Tsuna pour parler correctement et mettre ses idées en place. En face, ses amis la fixant durant tout ce temps et ne l'interrompit pas une fois - ce qui ne l'arrangea pas, d'ailleurs -.

Elle leur parla alors de ces hommes en manteaux arriver avec ce portail. Qui ils seraient. Quel serait leur rôle. La destinée qu'ils réservaient à Mukuro et les autres. Et de ce lien que celui-ci partageait avec l'apprentie exorciste.

- Voilà… vous savez à peu près tout ce que je sais…, finit-elle en expirant.

- C'est pour ça qu'ils ont embarqué Lancia à l'extrême limite ! s'exclama Ryohei. Ça serait pour le punir ! Mais il n'a pourtant rien fait de sa volonté : on peut pas le condamner comme ça !

- D'autant plus que si ces hommes sont ceux qui maintiennent l'ordre du monde, ils doivent d'abord passer par un procès, et seulement après condamner l'accusé ! argumenta Gokudera. Franchement, il y a une anguille sous la roche…

- On est d'accord là-dessus, se rassura la jeune femme.

- Par contre, je n'ai pas compris pourquoi vous n'en avez pas parlé extrêmement avant, s'ils sont louches, ces Mangeurs !

- Vengeurs, crâne de gazon !

- C'est Irugorn qui leur a demandé de ne pas en parler, expliqua Yamamoto. Ça serait pour que ça n'éveille pas de soupçons quant au lien entre Mukuro et Chrome : on aurait pu en déduire le malaise de Chrome ses derniers jours. En plus, si Ryuko l'apprenait, ça serait la catastrophe pour lui, et Chrome par la même occasion. Par contre, là où je ne comprends pas, c'est pourquoi ne pas nous avoir mis au courant après le départ de Yuko : c'est toujours mieux de savoir qui ils sont s'ils débarquent du jour au lendemain devant nous…

- Je n'ai pas compris, moi non plus, avoua Sawada avec une certaine gêne. Lorsque Irugorn-san nous en a parlé la dernière fois, Reborn l'a accusé de cacher des informations. Maintenant que j'y pense, je me demande si ce n'est pas…

- TSUNA-NEE ! TU VIENS JOUER AVEC NOUS ?!

Lambo fit claquer la porte en rentrant, surprenant tout le monde qui était plongé dans une ambiance calme et sombre. Pas longtemps après lui, I-Pin arriva à son tour et envoya sur le stupide bovin une mini-explosion qui provoqua l'hilarité de Hayato. L'homme au fédora et le dragon débarqua derrière elle. Iru avait l'air d'avoir couru dans tous les sens avec ses cheveux pétardés.

- Il m'énerve, ce yokaï, fit-il savoir aux autres pendant que le concerné s'enfuit par la fenêtre ouverte. Mais bon, avant qu'on parte de nouveau à sa poursuite, il faut qu'on parle d'un truc.

- De… ?

- Ce que vous étiez en train de parler. Des Vendicare.

Sawada comprit pourquoi les deux garçons avaient l'air plus sérieux qu'à l'habitude : elle venait de parler d'une chose qu'ils s'étaient promis de ne rien divulguer. Sans en leur parler. Elle regarda le sol, embarrassée de se retrouver aussi rapidement dans cette situation. Mais heureusement, ses amis la soutinrent.

- En effet, Tsuna vient de nous en parler, approuva Takeshi. Et je pense qu'il n'y a pas de regret à avoir là-dessus.

- Oh, très bien, se réjouit ironiquement le dragon. Et on en fait quoi, de la promesse qu'on s'était fait ?

Il fit mal là où ça faisait le plus mal : maintenant qu'elle y pensait, c'était la première fois qu'ils s'étaient promis quelque chose. Et elle ne l'avait pas tenu. Lui feront-ils de nouveau confiance ?

- Tsuna-sama a d'abord pensé à notre sécurité au lieu de garder tout ça pour vous, fit savoir le chat-garou.

- Pas besoin de me jeter des regards meurtriers, participa Reborn. Ça aurait été que moi, je n'aurais rien promis : si vous voulez des réponses, merci de vous adresser à notre compagnon préféré, finit-il en désignant Iru.

- Alors pourquoi ça, Irugorn ? demanda Ryohei.

- Pour éviter que ça s'ébruite, que vous vous mettez à paniquer et à devenir parano comme vous êtes en train de le devenir, répondit Irugorn. Vous savez maintenant que ces types peuvent vous choper n'importe quand au moindre travers et vous emmener droit aux enfers sans retour possible : et alors, qu'est-ce que vous allez faire contre ça ? Ne cherchez pas la réponse, je vous la donne : rien. Alors profitez de la pause que nous avons et ne songez plus à ça. Et oui Tsuna : je te pardonne.

Les dernières paroles donna chaud au cœur de la Chérubienne enfin rassurée, mais les autres ne lui plurent pas : elle n'arrivait plus trop à savoir si ce qu'elle avait fait était bien ou pas, ou même quoi faire à partir de maintenant sur tout cela.

- Iru, il faudrait pas que t'ailles surveiller « le truc » qui est en train de tout détruire en ce moment ? remarqua l'homme au fédora quand ils entendirent un vase se casser dans le couloir.

- Pourquoi moi ? demanda le dragon.

- Parce qu'il me semble que tout à l'heure, on a fait un bras de fer pour nous décider et que tu t'es fait battre à plate couture.

- Génial, je m'amuse…

Iru partit de la chambre. Il ne resta plus que Reborn qui restait debout en face des quatre autres, toujours assis sur les deux lits. Tsuna n'osait pas relever la tête : elle se doutait pourquoi il est resté ici.

- Vous allez en rajouter sur Tsuna-sama, c'est ça ? en déduit Gokudera, comme la jeune femme.

- Vous me prenez vraiment pour un être sans cœur, répliqua-t-il avec un ton blessé.

Tsuna le voyait avancer vers elle avec les pieds, puis s'arrêter devant elle. Qu'allait-il faire ? Quand elle s'attendait au pire, le Dragonnier lui colla un mouchoir sur son visage, essuyant avec discrétion une larme qui s'était échappée de la vigilance de l'ange.

- Vous êtes peut-être forts pour m'accuser à tort, mais vous êtes pas foutu de remarquer votre amie en train de chialer, remarqua Reborn à l'intention des garçons qui paniquèrent de suite après.

- Je ne chiale pas, répliqua Tsuna en se mouchant le plus discrètement possible.

- Bien sûr. Grâce à mes pouvoirs, j'ai réussi à deviner que tu avais un excès de morve dans ton nez.

- La ferme.

Derrière son mouchoir, un petit sourire étira ses lèvres. Cependant, quand elle finit de se moucher, elle redevint aussi sérieuse qu'elle était avant l'arrivée des garçons.

- Tu veux parler de quoi, Reborn ? Par rapport aux Vendicare, j'imagine.

- Oui. Mais je ne suis pas là pour vous faire la morale, rajouta-t-il avant que les autres ne s'emballent. Je suis même plutôt d'accord avec l'initiative de Dame-Tsuna.

- Hein ? Comment ça ?!

Tsunayūki ne savait pas trop sur quoi interrogeait Hayato : que Reborn partageait son avis ou qu'il l'ait encore appelé Dame-Tsuna ?

- Je vous ai entendu en parler par la fenêtre, reprit-il : par chance, Iru ne vous a pas entendu à la fin de votre discussion. Et lorsque je vous ai entendu, eh ben… ça m'a comme… éclairé l'esprit.

Peut-être par gêne, il commença à tirer sur sa rouflaquette tout en détournant du regard - et Tsuna le trouva étonnement mignon -. Mais ce signe de faiblesse ne dura pas longtemps car il n'eut plus son tic -.

- Et maintenant, j'ai pris conscience qu'Iru a assurément embrumé mon esprit.

- Embrumer l'esprit ? répéta Tsuna alors que Gokudera fut le seul à tressaillir. C'est quoi, ça ?

- On dit que c'est lorsqu'un esprit suggère à un autre de faire telle chose sans que cela ne soit jamais réellement dit. Mais pour moi, c'est juste de la manipulation dans la partie inconsciente de l'esprit.

- Co-comment ça ?! Irugorn t'a donc…

- Oui : il m'a « invité » à ne pas en parler aux autres en passant dans la partie inconsciente de l'esprit pour qu'on ne puisse pas le remarquer de nous-mêmes. Il n'a pas dû le faire sur Tsuna, pensant qu'une simple promesse réussirait à la faire taire. Il faut que ce soit un élément extérieur pour éclaircir les idées.

- Donc, elle a doublement bien fait de nous en parler ! conclut le zombie pendant que l'ange rougit.

- Exactement.

- Mais donc, encore une fois, pourquoi Irugorn met tous ces moyens pour qu'on ne sache pas à l'extrême limite ?! répéta le cyborg.

- J'ai ma petite idée là-dessus.

Il fixa l'ange, attendant que celle-ci ait une réaction, et elle comprit. Alors comme ça, ce qu'elle redoutait était vrai…

- Irugorn-san nous cacherait des informations sur eux ? devina-t-elle.

- Affirmatif. J'ai un peu mené mes recherches de mon coté et Iru bloque bel et bien des souvenirs pour que je ne puisse pas avoir accès. Et vu comment il s'y met, il veut vraiment pas qu'on le sache.

- C'est si important pour lui qu'on ne sache rien ? interrogea Yamamoto. En tout cas, ça a sûrement une certaine valeur…

- C'est sûr, affirma le chat-garou. En tout cas, il ne faut pas éveiller ses soupçons si on enquête dessus : il faudra être discret.

- Ça veut dire qu'on ne va pas directement lui demander à l'extrême limite ?

- Non, Ryohei : on va pas lui demander au risque de se prendre un joli coup de poing dans la gueule, répondit l'homme au fédora patiemment.

Dans son coin, Tsuna soupira de soulagement : savoir que presque tout le monde était de son avis la rassura.

Elle jeta un coup d'œil à l'horloge de la chambre et constata que c'était midi moins dix. Elle se mit alors à paniquer : elle se leva d'un bond et se dirigea à toute vitesse à la porte pour en sortir.

- Qu'est-ce que vous avez, Tsuna-sama ?! hurla Hayato qui sortit en catastrophe pour intercepter la Chérubienne.

- J'ai un rendez-vous ! dit-elle en levant la main en guise d'excuse. À plus !

- Hein ? Avec qui ? se demanda Yamamoto qui rejoignit un Gokudera statique et fulminant avec les autres.

- Ça doit assurément être Haru Miura, répondit le Dragonnier. Je crois qu'elles se sont données rendez-vous à un restaurant qui est à l'est de la ville.

- Raaaah ! Mais ça va pas du tout ! s'emballa le chat-garou. La Jūdaime ne doit pas fréquenter une folle comme elle !

- Bah, pourquoi ne pas la laisser tranquille pour une fois ? intervint le dragon par derrière qui surprit presque tout le monde. De toute façon, ça va être nos derniers instants de tranquillité.

- Pardon ? Tu veux dire quoi à l'extrême limite ? demanda Ryohei.

- Eh ben, dans bientôt, on ne sera plus tranquille. Et c'est mon instinct de dragon qui me le dit : raison de plus d'y croire, non ?

...

Un quart d'heure plus tard, Tsunayūki arriva enfin devant le petit bar que Haru avait indiqué la veille. Sur une des tables dehors, elle vit sa nouvelle amie l'attendre et agiter la main pour se faire voir. L'ange accourut et salua Miura :

- Sa-salut, Haru-chan ! Je suis désolée d'être en retard, s'excusa-t-elle pendant qu'elle reprenait son souffle.

- Hahi ! Pourquoi tu as couru, Tsuna-san ? Il ne fallait pas ! Viens t'asseoir pour te reposer.

- Mer-merci...

La Chérubienne s'installa lourdement sur le siège que lui proposa son amie et remarqua après la boisson que lui tendait Miura.

- Tiens ! En attendant qu'elle arrive, autant commencer à profiter du bar, hm ? lui sourit-elle. J'ai pris un smoothie au chocolat : ça ne te dérange pas, j'espère ?

- Non non ! T'as même bien fait, merci ! remercia chaleureusement Sawada avant de s'attaquer au chocolat. En fait, tu as dit qu'on attendait quelqu'un d'autre ?

- Oui ! Nous sommes meilleures amies, mais nous nous voyons pas souvent puisque nous sommes pas dans le même lycée... Mais comme je suis en période de vacances scolaires et qu'elle passe une semaine à Charwān avec sa classe, je me suis dit que c'était sûrement l'occasion ~ ! enchaîna-t-elle tout à la suite. Et toi, tu es à quelle école ?

- Euh... disons que ça fait un petit bout de temps que je fais l'école buissonière... déclara Tsuna en détournant du regard, gênée.

- Ah, elle est là ! Ouh ouh ! Kyoko-chan ! On est là !

- Haru-chan ! rejoignit son amie. Et... Tsuna-chan ?!

- KYOKO-CHAN ?!

Tsunayūki faillit être renversée de sa chaise tellement elle était surprise. Comment aurait-elle pu deviner que la meilleure amie de Haru n'était autre que la sœur de Ryohei qu'elle avait rencontrée il y a une semaine ? Elle fut extrêmement choquée de la revoir ici, mais avant tout, c'était la joie qui prédominait : remise de son choc, elles se jetèrent dans les bras de l'autre.

- Tsuna-chan ! Je ne m'attendais pas à te voir aussi tôt ! s'exclama Sasagawa.

- Ben moi non plus ! répliqua celle-ci avec un grand sourire.

- Hahi ! Vous vous connaissez déjà ?! percuta Haru.

-Oui ! répondit sa meilleure amie. Tu te rappelles de Mochida, celui qui n'arrêtait pas de tourner autour de moi ? Eh ben, grâce à Tsuna-chan, je suis tranquille, maintenant !

Tsuna se força à sourire, mais au souvenir qu'elle avait de lui depuis la dernière fois, c'était soit lui rouer de coup la prochaine fois qu'elle le verrait, soit être un minimum inquiet pour lui après que Ryohei lui ait explosé la tête. Mais c'était cette dernière pensée qui l'emporta.

- En fait... il va bien, j'imagine ? osa-t-elle demander à Kyoko.

- Oh, oui ! Il a maintenant un bandage autour de sa tête et une minerve car son cou a été mystérieusement cassé, mais ce n'est pas ça qui l'a rendu moins populaire : au contraire, il a l'air d'attirer plus de filles, comme ça !

- Tant mieux pour lui, j'imagine, rigola Miura. S'il suffit de le frapper pour le rendre célèbre, il aurait dû toquer à ma porte : il serait mondialement reconnu !

Les deux filles rigolèrent bien que l'ange trouva cet humour légèrement tordu.

- Enfin bref : il faut à tout prix que vous m'expliquez tout ça ! ordonna Miura.

- Bien sûr ! affirma Sasagawa. On va faire du shopping ?

- « Yes sir ! » Tsuna-chan, tu viens avec nous ?

- Oui oui ! se pressa Sawada de finir son smoothie avant de rejoindre ses amies qui partaient.

Dans sa tête, elle s'était jurée de ne pas se décoller d'elles d'une semelle si elles devaient parler de « l'Affaire Lawn ».

En tout, elles ont vagabondé dans les allées pendant presque une heure, jusqu'à la fermeture des magasins pour la pause déjeuner. Tsuna n'a fait que regarder avec des étoiles dans les yeux les différents vêtements affichés, mais sa tirelire lui rappelait sans cesse que le coût de la vie dans la capitale était plus élevé que n'importe où ailleurs. Cependant, à côté d'elle, les deux amies se donnaient à cœur joie d'acheter tout ce qui se passaient sous leurs mains et qui leur plaisaient : les vendeurs semblaient même être amies avec elles.

Pour conclure ces achats, elles se dirigèrent vers une petite pâtisserie que Tsuna n'aurait jamais remarquée tellement elle était recluse. Pourtant, les petits gâteaux qu'ils servaient étaient inégalables, autant par l'apparence que pour le goût. Même, ça a fait réveillé chez la jeune femme les souvenirs de chez elle avant de partir, quand sa mère lui préparait parfois des choux à la crème pour lui remonter le moral quand les choses n'allaient pas...

Elle renifla avant d'essuyer son visage pour éviter des larmes de faire leur apparition.

« Courage, Tsuna ! Tout ça va bientôt se terminer ! » se rassura-t-elle. « Je serai de nouveau à la maison avec au moins l'impression d'avoir fait quelque-chose de ma vie. Et puis... j'aurai aussi fait des rencontres, malgré tout... »

Au souvenir de ces nouveaux amis et compagnons de voyage, elle retrouva le sourire : elle était maintenant sur la ligne droite, elle devait tenir juste les derniers mètres avant la fin !

Aussi étonnant que cela puisse paraître, ça ne se passa pas exactement comme ça.

Une explosion se produisit au loin. Des gens hurlèrent et partirent tous dans une même direction. Haru et Kyoko ne le remarquèrent pas de suite, mais Tsuna, si : quelque-chose de grave était en train de se dérouler.

- Oh, bonjour Haru et Kyoko : vous allez bien depuis la dernière fois ?

Les filles lâchèrent un cri de surprise avant de se retourner vers Reborn qui les salua en soulevant son chapeau comme tout bon gentleman - sauf que l'ange trouva pas si gentleman d'apparaître comme par magie par derrière et faire peur à des demoiselles comme elles -. D'ailleurs, à part son apparition des plus étranges, Tsuna alla s'énerver pour autre chose.

- Dis donc, Reborn, tu ne m'aurais pas suivie jusqu'à maintenant, par simple hasard ? demanda-t-elle. Parce que ça serait vraiment la plus grande coïncidence qu'on se retrouve au même endroit au même moment. Surtout que la pâtisserie n'a jamais été ton fort...

- Hahi ! Comme ça serait romantique ~ ! roucoula Haru.

- Euh... non..., désespéra Sawada. Je trouverai surtout effrayant, pour ma part...

- Irugorn-san avait pressenti qu'il y aurait un nouveau danger dans la ville, expliqua Gokudera qui arriva à son tour, en compagnie de tous les autres. Nous avons alors cherché dans toute la ville où ça pouvait être, et c'est juste dans le quartier d'à côté !

- Et comme j'ai prouvé dans le passé que : « au moindre fait divers qui sortait de l'ordinaire, Tsuna est toujours dans le coin », je n'ai pas spécialement eu besoin de te suivre en filature « romantiquement » pour savoir où t'étais, finit le Dragonnier avec un rictus.

Sawada se mit à gonfler les joues en guise de bouderie - et elle remarqua du coin de l'œil que son amie semblait être tout aussi déçue qu'elle -. Quant à Kyoko, elle se leva et se jeta dans les bras de son frère.

- Onii-san ! Que se passe-t-il ?

- Oh ! Ce sont de grands-vilains-pas-beau qui préparent un feu d'artifices, c'est tout ! expliqua Ryohei. Et il faut au plus vite que vous vous mettiez à l'abri pendant qu'on s'occupe d'eux !

- Mais qu'est-ce qu'il raconte encore, celui-là ?! pensa tout le monde.

- Onii-san ! Pourquoi ça doit être vous, spécialement ? Ce ne sont pas les policiers, normalement ?

- Mais... enfin ! Nous sommes en formation pour devenir policiers, et c'est là notre toute première mission !

- Oh, je comprends mieux !

- Mais on assiste à un véritable sketch avec ces deux-là !

- Bon, je pars les accompagner, se proposa le Dragonnier. Vous, soyez prudents de votre côté, ok ?

Le trio finit par rejoindre la foule qui s'écarta.

Quand il y avait plus personne pour les retenir, nos héros allèrent par là où les explosions se firent de plus en plus nombreuses. De là où elle était, Tsuna ressentait d'ici les multiples flammes de dernière volonté en train de s'affronter. Il n'y avait alors plus de doute : il y avait bel et bien un affrontement entre Élus ! Chacun accéléra et se cachèrent derrière les seuls murs qui les délimitaient de la bataille. Après avoir fait un plan rapidement grâce à la télépathie d'Irugorn, chacun se mit à sa place à zéro.

3...

Lambo, I-Pin et Yamamoto resteraient en retrait du combat. Si deux d'entre eux étaient trop jeunes pour y être mêlés, le troisième n'avait pas d'arme pour se battre. Ils feront de leur mieux pour dissuader les gens qui passeraient par là de s'écarter au plus vite.

2...

Gokudera et Ryohei seraient en première ligne. Leur but sera d'empêcher les combattants de s'en prendre à l'ange et au dragon, qui auront la partie la plus importante.

1...

Grâce à leur rapidité, Tsunayūki et Irugorn devront vérifier s'il n'y a aucune victime en dehors des combattants.

0 !

Hayato, Sasagawa, Sawada et Iru partirent d'un bloc dans l'avenue où il y avait ce combat. Là-bas, ils virent alors seulement deux personnes se battre : un adulte aux longs cheveux argentés et un garçon brun avec une flamme cyan sur son front. Heureusement qu'il n'y avait personne dans les alentours à part les combattants, car Tsuna n'aurait pas réussi à se concentrer. Elle voyait les habits que portait l'adulte et elle reconnut à quel groupe il faisait parti. Elle n'arriva pas à retenir un frisson d'horreur se propager dans son corps. Ensuite, elle vit le jeune homme qui se défendait plutôt, en réalité. Enfin, « jeune homme », la vérité c'était « jeune elfe ».

Soudain, l'elfe se fit catapulter par l'autre et atterrit avec fracas sur la Chérubienne. Ce fut à ce moment-là que les deux combattants se rendirent compte qu'ils n'étaient plus seuls.

- VOOOIIII ! hurla l'adulte. Tu es enfin là, soi-disant « Princesse d'HeavenGard » ! C'est l'heure de voir si tu mérites ton titre !

- Sa... Sawada-dono ! s'exclama l'elfe qui se releva immédiatement. Allons-nous en de suite !

- Hein ?!

Sous le regard interloqué de ces amis, Tsuna se fit emmené de force par l'elfe. Les garçons allèrent de jeter à leur poursuite - qui savait si ce garçon voulait du bien à l'ange ? -, mais ils furent interceptés par l'adulte aux cheveux argentés qui se mit en travers de leur chemin. Apparemment, il n'avait plus l'air de s'occuper de l'elfe : peut lui importait qui se trouvait devant lui tant qu'il pouvait se battre.

- Vooiii ! Vous croyez m'échapper alors que vous êtes de filature avec cette maudite ange ?! La bonne blague !

- Je rigole pas moi, déclara tranquillement Irugorn.

Celui-ci avait réussi à effacer sa présence pour passer derrière l'adulte. Celui-ci lâcha un grognement alors que paradoxalement un sourire apparut.

- Ryohei, Gokudera, occupez-vous de lui : je pars chercher Tsuna, ordonna le dragon.

- Très bien, Irugorn-san ! accepta le chat-garou qui montra ses griffes. Vous avez intérêts à retrouver la Jūdaime !

- La Jūdaime, hein ? répéta l'adulte aux cheveux argentés. Alors c'est bien elle…

Du côté de Tsunayūki, celle-ci se faisait toujours tirer par son ami d'enfance. Par chance, ils se dirigèrent droit sur Takeshi et les enfants ; ceux-ci n'eurent aucun mal à les voir passer et à les poursuivre de suite. La Chérubienne fit de son mieux pour ralentir le rythme, mais toujours l'elfe courait pour s'enfuir.

- Basil-san ! Ralentis, je t'en prie ! pria-t-elle. Ou dis-moi au moins ce qui se passe !

Basil jeta un regard derrière lui avant d'enfin s'arrêter : pour lui, ils étaient maintenant loin du danger. Il semblait faire attention à la jeune femme que maintenant et ces yeux s'adoucirent en même temps que sa flamme. Le zombie et les enfants les rejoignirent quelques secondes après.

- Sawada-dono, je suis vraiment heureux que vous alliez bien, se réjouit-il entre deux respirations. Mais nous n'avons pas le temps de parler : il faut à tout prix que vous preniez ça et que vous vous enfuyez le plus loin possible.

Suite à ces paroles, Basil sortit de sa poche une grande boîte qu'il tendit à Tsuna. Yamamoto regarda plus attentivement le couvercle : toute noire, il y avait par-dessus un emblème compliqué qui marchait en système de symétrie : sur un coquillage des fusils et des rubans s'entrecroisaient. Takeshi ressentait que ce qu'il y avait à l'intérieur de cette boîte était d'une grande importance… et possédait une puissance effroyable. Tellement que Tsuna tomba sur par terre sur les genoux, paralysée.

...

- Reborn-san, il ne se passe rien de grave, tout de même ?

- Ne t'inquiètes pas, Haru. On va faire un petit tour tranquille, le temps qu'il y ait moins de chahut, puis on ira les retrouver, ok ?

- Dis, Reborn-san, Onii-san et les autres ne craignent rien, non ?

Là, le Dragonnier allait répondre moins honnêtement qu'à l'instant. C'était vrai qu'il allait les surveiller jusqu'à que les autres canalisent les combattants, mais dire qu'ils ne risquaient rien…

- Ne t'inquiètes pas, Kyoko, ils ont le matériel pour se protéger, finit-il par assurer. Vous avez envie de voir quelque-chose en particulier ?

- Et bien… il y a une charmante dame qui vend des beignets qui sont dé-li-cieux ! déclara Miura. On peut toujours y aller, non ?

- Oui, bonne idée ! Qu'est-ce que vous en pensez, Reborn-san ?

L'homme au fédora eut alors une désagréable sensation d'être épié, espionné. Il avait beau regarder autour de lui pour chercher un coupable, mais les gens ne faisaient que passer pour s'écarter du danger qu'il y avait. Il n'y avait donc aucun danger immédiat.

Enfin, c'était ce qu'il pensait.

Quand ils passèrent devant une ruelle mal éclairée, la sensation qu'avait le Dragonnier était à son paroxysme. Pas besoin d'être un dragon ou avoir l'hyper intuition de Tsuna pour savoir que quelqu'un était en train de le fixer sans retenue dans cette ruelle. Et qu'il était assurément trop dangereux pour être laissé en liberté. Reborn s'y arrêta quelques instants, pour essayer de discerner la personne dans la ruelle, mais il ne pouvait distinguer que la contour d'un homme musclé. Même, c'était assurément un Élu.

- Vous savez quoi, les filles ? finit-il par se décider avec le sourire. Allez-y sans moi : j'ai encore une petite affaire.

- Ah bon ? fit la moue Sasagawa. Nous pouvons faire quelque-chose pour vous ?

- Hm… pourquoi pas me dénicher la meilleure cafétéria du coin ? Parce que, personnellement, je préfère le café aux beignets.

Puis il partit dans la ruelle après s'être assuré que les filles restaient ensemble et ne se retrouveraient pas seules dans aucun des cas.

Plus il s'enfonça dans la ruelle, plus Reborn commençait à s'habituer à la faible luminosité. Lorsqu'il jugea être assez loin des humains qui étaient sur la rue principale, il leva les yeux au ciel, se doutant que l'Élu était dans les parages.

Bon, tu veux bien venir maintenant ? se fatigua-t-il avant d'essayer de se montrer plus poli. S'il te plaît ?

L'Élu fit son apparition.

C'était la première fois que Reborn le voyait. L'homme voulait assurément se montrer le plus imposant possible car il n'hésita pas à déployer ses deux grandes ailes blanches. Il portait un costard et était rasé de frais. Chacun de ses pas se répercutaient avec élégance et puissance dans la ruelle et dégageait une aura d'un roi. Le Dragonnier comprit alors très facilement à qui il avait affaire. Pas tout le monde avait des ailes aussi blanches - la couleur des ailes étaient héréditaires -. Et il avait un charisme et des yeux chocolats doux - s'il n'y avait pas cette haine constante dans le regard - qui lui rappelaient que trop bien une amie.

Il en déduit alors qu'il n'était pas dans la merde - ou pas seulement -.

Mais juste devant la dernière personne avec qui il devait se trouver dans une situation pareille.

- Laisse-moi deviner… tu es le père de Tsuna, c'est ça ?


Moi : Bonjour tout le monde !

Tout le monde : T'ES ENCORE VIVANTE TOI ?!

Moi : Mouah ah ah ! Oui. Mais je viens juste poster ça avant de retourner dans ma looonnngue hibernation ^^'

Reborn : Ne crois pas qu'on va te féliciter pour ça !

Moi *l'ignore* : J'espère que vous allez tous bien en ces temps… particuliers. Comme je fais l'école depuis la maison, j'ai pu en profiter pour écrire ce petit chapitre - mais disons que c'est trèèèès ponctuel XD -.

Mais trêve de bavardages ! J'ai plusieurs annonces à vous faire !

Gokudera : Que tu as changé le titre de l'histoire, par exemple ?

Moi : Oui !

Yamamoto : Mais… à par l'avoir traduit en japonais, ça change réellement quelque-chose ?

Irugorn : Elle se la pète, c'est tout.

Moi *colère* : Vous ne savez pas reconnaître la véritable beauté de cette langue ! Et puis, je trouve plus classe "Saigo no Kibō" que "Un Dernier Espoir" - j'avais songé à mettre le titre en anglais, mais je préfère quand même le japonais XD -

Tsuna : Tout ça parce que c'est plus… classe ?

Moi *l'ignore* : Et aussi autre chose : je sais pas si vous avez vu, mais j'ai maintenant j'ai un compte instagram où je publie des dessins - et où il va donc m'arriver de dessiner les personnages de cette petite histoire ~ -

Tout le monde : ET TU OSES VENIR FAIRE DE LA PUB EN PLUS DE CA ?

Moi *les ignore du mieux que je peux* : C'est mis dans ma bio ; donc n'hésitez pas à venir me faire un petit coucou ^^.

Reborn : Ok. Je vais t'étrangler.

Moi : TOI TU VAS ME FOUTRE LA PAIX, COMPRIIIS ?!

Reborn : VIENS PAR LA QUE JE REGLE TON COMPTE !

Tsuna : … ça y est, le confinement les a rendus dingue.

Irugorn : Même si on est en phase de déconfinement, continuez à prendre soin de vous et… ne vous frappez pas trop entre vous.

Ryohei : On fait quoi ? On les laisse se disputer à l'extrême limite ?!

Tsuna : … ils s'arrêteront bien un jour.

Ils partent sans Reborn et moi.

...

Merci encore à ceux qui continuent de lire mon/mes histoires malgré mon absence, à ceux qui laissent un petit commentaire d'encouragement à mes chapitres, ou même à ceux où ces histoires leur permettent de rêver ne serait-ce que quelques minutes.

On est dans une période difficile - tragique pour certains - et j'espère de tout cœur que tout cela ne sera plus qu'une page du passé. En attendant, restons soudés pour qu'on puisse créer un avenir meilleur. Ensemble.

Ciao ciao,

Aūtor.