Chapitre 5

Les cinq garçons se trouvaient dans leur appartement, dans le salon Jellal et Luxus s'affrontaient sur la PlayStation, Gajil sur le canapé regardait son téléphone, Grey jouait du piano dans sa chambre, quant à Natsu, il se précipita dans le salon en demandant inquiet :

-Les gars, je suis bien comme ça ?

Les garçons tournèrent la tête vers lui, puis retournèrent rapidement à leur occupation. C'est après quelques secondes, qu'ils réalisèrent, se retournèrent une seconde fois vers Natsu et partirent en fou rire.

Agacé par le bruit de ses colocataires, Grey sortit de sa chambre et cria pour se faire entendre :

-Vous n'avez pas besoin de crier ! Grey observa Natsu qui s'était retourné vers lui, et sans perdre de temps rejoignit les autres dans leur hilarité. Natsu était en fait habillé d'une chemise bleu marine avec des points blanc, d'un nœud papillon orange, d'un jean marron clair et de basket rouge.

-Les gars s'il vous plaît, j'ai besoin de vous ! Paniqua Natsu.

Jellal réussit à se calmer et demanda : -Et tu vas où habillé comme ça ?

-J'ai un rencard, répondit-il mal à l'aise.

Cette phrase causa l'arrêt soudain des garçons, ils restèrent en silence plusieurs secondes, digérant l'information et attendant que Natsu continue.

-Et alors tu vas nous dire avec qui ? Brusqua Grey.

-J'y... J'ai un rencard avec Lucy, Natsu parla doucement, mais les autres l'entendirent. Ils sourirent tous à pleine dent et poussèrent Natsu vers la chambre de Jellal et Gajil.

-Mec, c'est génial ! Lucy est super et en plus, on va vivre ensemble, commença Grey.

-Ouais comme ça, je ne serai pas le seul en couple dans notre baraque, sourit Luxus.

-Donc maintenant tu dois assurer, et faire bonne impression, c'est-à-dire pas habillé comme ça, se moqua Jellal.

-Je te préviens l'allumette, tu gâches cette chance, je t'écrabouille, termina Gajil.

-Mais... Mais où vous m'amenez ? Demanda perdu Natsu.

-Voir le dressing de Jellal, c'est lui qui s'habille le mieux, fit remarquer Luxus.

Après trente minutes, Natsu portait un jean bleu très foncé, un t-shirt noir en col V sous un blazer noir et des chaussures blanches.

-Eh bah voilà, tu ressembles à quelque chose maintenant, dit satisfait Gajil.

-Merci les gars, je dois y aller pour ne pas être en retard, remercia Natsu.

Il prit ses clés et son portefeuille puis partis.

-Je vais sortir moi aussi, j'ai rendez-vous avec quelqu'un pour acheter un nouveau piano, annonça Grey.

-Tu as trouvé une bonne occasion ? Demanda Luxus.

-J'espère, honnêtement, je commence à décourager, mais ces trucs coûtent tellement cher, soupira Grey.

-En tout cas, bonne chance vieux, salua Jellal.

Grey sortit à son tour, et Gajil se tourna alors vers les deux autres :

-Dites-moi combien nous pouvons mettre pour la maison ?

-Gajil on avait convenu qu'en-dehors de Luxus, aucun de nous ne devait savoir, rappela Jellal.

-Oui, je sais, mais je crois que j'ai trouvé la maison idéale, le truc, c'est que même si elle est vraiment, mais vraiment géniale, elle coûte très, très cher. Et donc je voulais savoir si nous avions une chance, s'enthousiasma le bassiste.

-Si elle est si géniale, cette maison, vois avec le propriétaire, je crois que nous allons visiter notre première maison, annonça Luxus.

Le lendemain Luxus, Jellal et Gajil rejoignirent l'agent immobilier du propriétaire. De l'extérieur, la maison était magnifique, il y avait de grande baie vitrée qui contrastaient parfaitement aux bois foncés des murs. La visite avait comblé les trois garçons, la maison était très grande et lumineuse, le salon et la cuisine - se trouvant dans la même pièce - étaient élégantes et modernes, au grand bonheur de Gajil. Il y avait cinq chambres, trois salles de bains et un garage, le garage étant complètement vide, ce qui permettait d'en faire ce qu'ils voulaient. Ils finirent la visite par le jardin, les garçons qui étaient déjà impressionnés par l'intérieur, furent d'autant plus surpris. Le jardin était très grand, il y avait une terrasse en bois avec une table et des chaises d'extérieur, il y avait une longue piscine sur le côté droit, et de l'autre - à l'immense satisfaction de Jellal - assez de place pour un terrain de basket, le panier étant déjà accroché.

Après la visite complète, les trois garçons et l'agent discutèrent encore un peu.

-Alors la maison vous plaît ? Demanda l'agent.

-Honnêtement, je me demande qui ne l'aimerait pas, elle rentre vraiment dans nos critères, commença Jellal.

-Écoutez, j'ai parlé au propriétaire, je lui ai dit qui vous étiez, et il se trouve qu'il vous apprécie beaucoup, donc il m'a chargé de vous dire qu'il veut vraiment vous vendre sa maison, avoua l'agent.

-Si cela ne tenait qu'à nous, nous accepterions tout de suite, mais nous sommes dix à devoir prendre la décision. Pouvons-nous revenir demain ? Comme ça vous aurez votre réponse dans quelques jours, demanda Gajil.

-Oui, naturellement, vous êtes les prioritaire pour l'achat, prenez le temps qu'il vous faudra, à bientôt alors.

Les garçons saluèrent l'agent immobilier, puis rentrèrent chez eux prévenir tout le monde pour la visite de demain.

La visite avec le reste du groupe dura un peu plus longtemps, les filles étaient minutieuses, et n'eurent que peu de réaction. À la fin de la visite, ils s'installèrent tous dans le salon de la maison, l'agent immobilier attendant dehors.

-Je ne vous ai pas trouvé très enthousiaste, commença Gajil.

-Moi, j'ai kiffé, je ne me sentirais mal à l'aise dans une autre maison, admit Natsu.

-Pareil que la barbe à papa, confirma Grey.

-Alors les filles, trop de suspense tue le suspense, Luxus commençait sérieusement à s'impatienter.

Mirajane décida de répondre : -Je ne comprends vraiment pas votre choix de nous avoir présenté cette maison.

-Assurément, cette magnifique maison est au-dessus de nos moyens, poursuivit Lucy.

-Et puis en plus d'être très belle, elle correspond à tous nos critères, c'est comme si on s'y voyait déjà, continua Levy.

-Les gars, vous ne pouvez pas nous montrer ça et attendre que l'on vive dans moins que ce palace, dit Juvia mi-amusé mi-agacé.

Tout le monde attendait la réaction d'Erza, celle-ci ayant les yeux fermés, les bras et les jambes croisé.

-J'espère pour vous que cette visite n'était pas une blague honteuse. Parce que si maintenant vous nous dites que le prix n'est pas dans nos moyens, je doute que vous puissiez encore exercer le métier de musiciens et d'agent.

Les garçons grimacèrent, à l'exception de Luxus qui paraissait étonnamment calme.

-Dites-nous au moins le prix, s'impatienta Natsu.

-Neuf mille cinq cent cinquante euro, annonça simplement Luxus.

-Ouais, c'est bien ça, tu nous présentes Obama et tu nous dis vote pour Trump, et je te préviens, je déteste Trump, s'énerva Juvia.

-Je ne comprends vraiment pas Luxus, s'interrogea Mirajane.

-Et si vous le laissiez finir, hésita Grey.

-Je suis d'accord, Luxus ne ferait pas ça sans raison, acquiesça Natsu.

-Merci les gars, je pensais que j'allais me faire allumer encore longtemps. Luxus inspira puis déclara : c'est vrai, vous avez raison, nous ne pouvons pas nous permettre d'acheter cette maison, par contre...

-… Moi je, le peux, coupa Jellal. Il continua après l'approbation de son ami blond : pour la première fois de ma vie, j'ai regardé mon compte bancaire, contenant mon héritage. Je peux vous dire que j'ai l'argent nécessaire pour acheter ce « palace ». Je sais ce que vous vous dites, mais ce n'est pas négociable, je veux vivre ici, tout autant que vous. Je ne fais rien de mon argent, mais aujourd'hui, j'en ai besoin pour vivre avec vous. Ne vous inquiétez pas non plus, bien sûr que vous allez me rembourser, mais c'est sans intérêt et sans minuteur, c'est d'ami en ami.

-Je ne sais pas quoi dire Jellal, c'est trop généreux, remercia Lucy.

-Non du tout, c'est plus égoïste qu'autre chose, les autres le regardèrent bizarrement, cet argent ne m'appartient pas, il appartenait à mon père, et je l'utilise pour la première fois, pour pouvoir vivre avec mes amis, c'est pourquoi je rembourserai cet argent moi aussi.

Les garçons sourirent et les filles regardèrent le batteur, admiratives. Après un moment, Natsu percuta la situation :

-Eh ! Mais alors ça y est, je veux dire nous sommes colocataires dans cette maison parfaite, avec mes potes parfaits et ma copine parf..., Natsu mit sa main devant sa bouche et ouvrit grand les yeux.

-Natsu, tu viens de te balancer et de balancer Lucy, alias ta copine, bravo, c'est de mieux en mieux. Désolé Lucy, tu sais maintenant dans quoi tu t'embarques, se moqua Grey, pas réellement surpris.

-Désolé Lucy, je ne suis vraiment pas doué pour ça, s'excuse Natsu.

-Ne t'en fais pas, on vit ensemble maintenant, ils l'auraient su de toute façon, sourit Lucy.

Sur ce moment évident pour tous, les amis signèrent le contrat, faisant d'eux tous des colocataires officiels.