Chapitre 7
Le jour s'était levé depuis un moment déjà et tous les dix s'étaient endormis à leur place de la veille. Ce fut Grey qui se réveilla en premier, il émergea difficilement, mais réussi à se lever sans peine. Il fit une inspection visuelle de la pièce et ce qu'il vit le fit sourire d'amusement. Les autres ayant eux aussi bu le soir dernier, ils n'étaient pas au meilleur de leur forme, mais surtout, se fut leurs positions endormit qui le poussa à immortaliser l'instant en photo. Il y avait donc Luxus la tête sur l'accoudoir, celle de Mirajane contre son épaule, et Levy contre celle de Mirajane. Les trois faisant une sorte de domino géant. En face de lui, Lucy était allongée complètement sur le canapé avec ses jambes sur celle de Natsu, celui-ci ayant la tête vers l'arrière. Au sol, sur les poufs, il y avait Erza en position assise légèrement affalé, ainsi que Jellal dormant maladroitement sur ses genoux. Sur sa droite, il vit un Gajil complètement allongé sur un pouf servant à la fois de matelas et d'oreiller. Et enfin, caché par la table basse, il vit Juvia allongé sur le tapis en bas du second canapé. Ce fut elle qui le fit le plus rire, il n'arrêtait pas de la voir tomber durant la nuit sans qu'elle ne s'en rende compte. Lorsqu'il eut fini la séance photo, il se dirigea vers la cuisine boire un verre d'eau. Se laissant porté par la beauté de la vue qu'il voyait de la fenêtre de la cuisine, il ne remarqua pas Juvia entrer dans la pièce. Il entendit ensuite un raclement de gorge et il se tourna :
-Alors bien dormi ? J'ai vu que tu avais fini ta nuit au sol, ça va ? Pas de bobo ?
Juvia ne se préoccupa nullement de la moquerie du brun et avant de répondre - tout en gardant son éternel sourire en coin - elle plaça sa main sur sa hanche :
-J'imagine que tu n'as pas complètement décuvé, dommage, moi qui pensais que tu étais un dur.
-De quoi tu parles ?
-Oh, mon pauvre Grey, Mira va te tuer. Voyant que le garçon ne comprenait pas, elle le pointa de la tête. Il suivit son regard et remarqua, à sa plus grande stupeur, qu'il s'était débarrassé de ses vêtements, finissant en boxeur.
-Non ! Non ! Non ! Quand est-ce que c'est arrivé ?! S'indigna-t-il contre lui-même.
-Je ne sais pas. Juvia continuait de sourire légèrement et termina de l'achever : ne panique pas, avec un peu de chance Mira succombera à ton corps d'Apollon. Qui sait peut-être qu'elle te laissera la vie sauve. Et elle sortit de la cuisine fière d'elle, laissant Grey en panique.
…
Deux semaines que les dix étudiants avaient emménagées ensemble, et en ce dernier matin de vacance pour les garçons, on trouvait assis à table pour le petit déjeuné : Juvia et Erza buvant un jus, Levy lisant et Mirajane discutant avec Natsu et Gajil. Lorsque Juvia eu fini de manger elle dit avec un sourire des plus machiavélique :
-Bon ! Jellal ne va pas tarder à sortir de la douche, il est temps pour moi d'aller y jeter un coup d'œil.
À ces mots Erza faillit recracher son verre de jus puis intervint paniquer : -Mais t'es malade ! Tu ne vas quand même pas y aller ?
-Et pourquoi pas ? C'est extrêmement amusant et puis ça m'intrigue aussi, répondit Juvia songeuse.
-Mais ça ne se fait tout simplement pas et puis qu'est-ce que tu cherches à le voir sortir de la douche ? Fronça les sourcils la rousse.
-Erza je t'arrête tout de suite, Jellal et moi, c'est impossible, sourit Juvia en lançant un coup d'œil complice à Gajil et Mirajane.
-Pourquoi ? Fit incrédule son interlocutrice.
-Mais voyons Erza, c'est l'évidence même.
-Attendez une seconde, Jellal est gay !? S'écria Erza.
Toute la table, sans exception, la dévisagea. C'est Mirajane qui intervint l'air désespéré :
-Oh seigneur Erza, c'est de pire en pire.
Ils se levèrent tous de table, laissant une Erza perdu et sans réponse, ainsi qu'une Levy plongée dans sa lecture.
-Tu peux m'expliquer ? Demanda Erza à cette dernière la voyant comme son seul espoir.
-Je ne vois rien, je ne sais rien, lui répondit Levy sans relever la tête de son livre.
Et alors que l'étudiante rousse soupirait de frustration, on entendit un gros bruit sourd suivit d'un cri de Juvia. Toute la maison se précipita vers la salle de bain.
Erza n'y croyait pas, on pouvait voir Jellal, une serviette autour de la taille, par terre à se masser la tête, ainsi que Juvia criant complètement surprise : -Mais, c'est dingue ! Tu es super bien foutu toi aussi ! Tu cachais, mais alors là, super bien ton jeu. Les filles, c'est officiel, nous vivons avec des célébrités taillées comme des dieux grecs. Natsu ! Gajil ! Enlevez vos T-shirt pour voir !
Les garçons étaient pliés de rire face à la réaction de Juvia et à la tête honteuse de Jellal. Les filles de leur côté, légèrement amusées, soupirèrent devant leur amie, dire que cette colocation débutait bien.
…
De retour sur scène, le groupe devait travailler sur leurs nouveaux titres. Mais un problème s'opposait à cela, en effet les garçons ne vivaient plus seul. Ainsi, Lucy et Levy proposèrent d'utiliser leur garage vide en tant que salle de répétition. Ils avaient fait alors le nécessaire : installer des plaques acoustiques, ainsi que tous les instruments.
-Voilà tout est installé, fit satisfait Luxus.
-Super, on va pouvoir s'y mettre, sourit Jellal.
-Alors qu'allez-vous faire ? Interrogea Levy.
-En général, tout le monde s'exerce de son côté, après on joue certaine de nos anciennes chansons, et enfin, on commence les nouvelles, expliqua Gajil.
-Ça prend combien de temps environ ? Demanda à son tour Lucy.
-Trente minutes d'exercice en solo, quarante pour les anciennes et une bonne heure pour se familiariser avec les nouveaux sons.
À la suite de l'énumération de Natsu, les colocataires se tournèrent vers Grey qui s'était placé derrière son piano. Il avait tout naturellement commencé à jouer, son instrument lui ayant trop manqué. L'air de la musique était doux, et se simple son avait réussi à apaiser la pièce, à apporter une sérénité nouvelle. Sans s'en rendre réellement compte Natsu, Gajil et Jellal trouvèrent un instrument adéquat à ce nouveau son, se fut une guitare acoustique pour Natsu et Gajil, Jellal pris, pour sa part, son violon rangé depuis longtemps dans son étui. Luxus sourit devant ce spectacle beau et rare. Les filles, elles, restèrent émerveillées par tant de prestance. Le grand blond murmura alors :
-Et voilà mesdames, vous assistez aujourd'hui à un moment unique et précieux, ces salauds sont en train d'improviser.
