Bonjour, Bonsoir, ce chapitre arrive plus tôt que les autres. La raison est simple, le neuf était beaucoup trop court. Eclatez-vous et bonne lecture.
****************************************...****************************************
Chapitre 10
Gajil arpentait les rayons du magasin sans but réel, ou du moins dans le but d'assister une certaine crevette.
-Levy, ça fait deux heures qu'on y est, je suis mort moi, se plaint-il à moitié avachie sur le cadi.
-Nous sommes dix et vous êtes des ogres, il faut nourrir toute la tribu, répondit-elle tout en comparant les prix des céréales.
-Pourquoi j'ai dû venir ? Fit-il plus pour lui que pour elle.
-On a fait un programme, les autres travailles, c'est donc à nous de faire les courses.
-Tu as toujours réponse à tout ?
Elle se tourna vers lui et avec un sourire elle dit :
-La plupart du temps.
Il ne dit rien, amusé par l'assurance de la jeune fille et continua à la suivre à travers les rayons. Il se stoppa net lorsqu'il entendit :
-Tiens, mais c'est pas MacGarden là ?
-Si je crois bien, bravo.
Les deux colocataires se retournèrent et aperçurent deux garçons. Ils étaient grands de taille et plus ou moins musclés. Les deux ne se préoccupèrent nullement de Gajil et s'approchèrent de Levy.
-C'est la première fois qu'on te croise en dehors de la fac, c'est un plaisir.
-Qui n'est pas partagé Yomazu, rétorqua Levy sans gêne.
-Pas la peine d'être sur la défensive, on discute calmement, entre amis, fit le second.
-Ne jouez pas à ça avec moi, nous ne sommes pas amis. C'est à peine si je m'adresse à vous à la fac. Alors merci de vous en allez, nous n'avons rien à nous dire.
Un combat de regard débuta entre les deux garçons et Levy, combat qui dura quelques secondes, puis le dénommé Yomazu abdiqua :
-Dommage pour toi MacGarden. Allez, viens Kawazu, une prochaine fois.
Levy observa les deux s'en aller, et expira bruyamment :
-Qu'est-ce qu'ils m'énervent avec leurs grands airs.
-Ils sont avec toi ?
-À la fac oui, mais pour être honnête ils y sont uniquement parce qu'ils ont la flemme de faire des études et que pour eux la littérature ça vaut rien. Ils m'ont épuisé, j'ai envie de rentrer maintenant.
-Comme tu le sens.
Elle le regarda et lui dit reconnaissante :
-Merci de ne pas être intervenu.
-J'aurais servi à rien, tu te débrouilles très bien. Mais je préfère te prévenir, s'ils avaient encore insisté, j'aurais fait quelque chose.
-Oui, je sais et je pense qu'eux aussi l'ont compris.
Les deux se sourirent et rentrèrent chez eux.
…
Mirajane regarda l'heure sur l'horloge du salon, elle n'avait pas eu de nouvelles de Levy de toute la journée et elle commençait à s'inquiéter. Elle se mit au pied de l'escalier et cria :
-Quelqu'un a eu des nouvelles de Levy !?
Tout le monde sorti de sa chambre, et se tint sur la rambarde pour regarder Mirajane.
-Aucune pour ma part, fit Grey.
-Moi non plus, fronça des sourcils Lucy.
Le silence se fit, personne n'avait eu de nouvelle et dans un froncement de sourcils, Juvia dit :
-Les gars, j'ai un mauvais pressentiment.
Et alors que chacun allait réagir, on entendit un claquement de porte. Mirajane se retourna brusquement, alors que les autres descendirent en trombe.
-Gajil y est allé, on a plus qu'à attendre, fit Luxus encore plus sérieux qu'à l'accoutumé.
Gajil marcha très vite. Levy travaillait jusqu'à 18 heures à la bibliothèque du quartier. Il était 19 heures, elle n'était toujours pas rentrée et Juvia avait un mauvais pressentiment. Juvia ne se trompait jamais, c'est pourquoi, il n'avait pas attendu une seconde de plus pour sortir de la maison. Arrivé, il essaya d'ouvrir la porte du bâtiment, mais celle-ci étant fermé, il commença à faire le tour tout en l'appelant :
-Levy ! Levy !
Il entendit un léger bruit et s'en approcha. Levy se soutenait à un arbre tout en toussant. Plus Gajil s'approchait d'elle, plus il vit sa lèvre fendue, ses vêtements sales et sa difficulté à respirer.
-Levy ! Il courut jusqu'à elle et essaya de la soutenir de son mieux. Qu'est-ce qui s'est passé !? Qui t'as fait ça !?
-Doucement Gajil, je suis tombé, c'est tout.
-Et tu oses me mentir pour un truc aussi grave !
Levy le fixa tout en reprenant son souffle avec un air presque suppliant. Gajil sentit la colère monter, il attrapa délicatement la jeune fille et la porta jusqu'à chez eux.
Lorsque Juvia ouvrit la porte, Gajil se précipita sur le canapé et déposa Levy. Il se releva et alla chercher de quoi la soigner. Il s'accroupit devant elle et nettoya sa lèvre et son genou. Personne n'osa bouger ou parler, ils étaient abasourdis par l'état de leur amie ainsi que par la réactivité de Gajil. Lorsqu'il finit, il dit calmement :
-Tu as une heure de retard, une fêlure à la lèvre, ton genou écorché, et des marques apparentes sur le cou, signe de strangulation. Et tu dis être tombé ? Qui t'as fait ça ?
-…
-Comprends une chose, personne dans cette pièce ne bougera avant de savoir qui t'a fait ça, la menaça le bassiste toujours aussi calme.
-Cette histoire ne vous regarde pas, lâcha Levy.
-Si c'était une fille, on s'en serait occupé toutes les cinq. Mais ici, il ne s'agit pas de fille, n'est-ce pas Levy ? Sinon tu en aurais parlé, en déduit Erza.
-Et donc un gars s'attaque à toi et toi, tu ne veux pas qu'on s'en mêle ? Bouillonna Natsu.
-Ce sont juste des gars frustrés parce qu'il existe des personnes plus intelligentes qu'eux, c'est tout, ça s'arrête là, dédramatisa la blessée.
-Ils !? Parce qu'ils étaient plusieurs !? S'indigna Grey.
-Oh mon dieu Levy ! Ne me dis pas que c'est Yomazu et Kawazu !? Paniqua Lucy.
-…
-C'était donc ça, les têtes de chèvre et de poulet, fit Gajil plus pour lui que pour les autres.
Un silence s'installa et petit à petit la tension redescendit, Luxus annonça alors :
-Les filles, vous devriez dormir toute ensemble pour rassurer Levy. On en discutera demain, je pense qu'on est tous fatigué.
Après les mots du blond, tout le monde monta dormir se reposant ainsi après les derniers événements.
Levy se réveilla avec douleur, toutes ses blessures la faisaient souffrir. N'arrivant plus à dormir, elle décida de se lever. Les filles dormaient à poings fermés, alors elle fit le moins de bruit possible. Il devait être 10 heures, et les garçons devaient toujours dormir, mais lorsqu'elle sortit de la chambre, elle vit toutes les chambres des garçons ouvertes. Levy comprit très vite ce qu'il se passait, et n'attendit pas une seconde pour prévenir les filles :
-Lucy ! Mira ! Les garçons sont partis !
Les filles se réveillèrent en sursaut et après avoir émergé, elles se levèrent précipitamment pour faire le tour de la maison.
-J'y crois pas, ils sont vraiment partis, resta bouche bée Lucy.
-Oh, ce Luxus va m'entendre ! S'énerva Mirajane.
-Tout ce qu'on peut faire, c'est attendre qu'ils rentrent maintenant, laissa tomber Juvia.
-Ces salauds sont partis sans moi. Je les retiens, fit Erza frustré.
Levy se mordit la lèvre, elle détestait cette situation et espérait que les garçons n'aient rien.
Elles attendirent deux heures, lorsqu'enfin les garçons franchirent la porte. Les filles se relevèrent d'un coup pour les accueillir. Grey entra le premier tenant un mouchoir imbibé de sang contre son nez, suivit par Natsu avec un œil au beurre noir guidé par Jellal écorché aux coudes. Et enfin, Luxus seulement avec les vêtements sales et abîmé, soutenant Gajil, certainement le plus blessé de tous. Il avait plusieurs bleus et plusieurs écorchures, du sang perlait légèrement aux coins de sa bouche. Luxus le transporta directement sur le canapé, et s'en que personne ne s'en rende compte, Levy s'approcha du blessé et le gifla. Ils furent tous abasourdit par l'action de la jeune fille, mais Mirajane se reprit et attrapa l'oreille de Luxus et Grey :
-Vous deux avec moi.
-Aïe ! Aïe ! Firent-ils.
-Allez viens Natsu, ne m'oblige pas à agir comme Mirajane, menaça Lucy en montant les marches.
-Hay, Natsu ne se fit pas prier pour la suivre.
-Quant à toi Jellal, tu vas nous expliquer ce qui s'est passé, partit à son tour Erza, suivit du batteur et de Juvia.
Maintenant seuls dans le salon, Levy et Gajil se fixèrent sans faillir. C'est Gajil qui parla en premier :
-Pourquoi tu me gifles moi ?
-Parce qu'ils ne seraient jamais partis comme ça si tu n'avais pas insisté, répondit-elle d'une traite.
-Tu commences à bien me connaître fillette, sourit-il.
Elle ne dit rien et alla chercher de quoi nettoyer ses plaies, comme lui l'avait fait la veille.
-Pendant que je nettoie ça, tu vas tout m'expliquer, ordonna-t-elle.
Il soupira puis commença :
-Lorsque vous êtes allé dormir, on s'est rejoint dans le garage pour en parler.
Flashback
« -J'arrive pas à croire que des gars se soient abaissé à tabasser une fille comme Levy, fit en colère Natsu.
-Pour être honnête ça ne m'étonne pas. Gajil poursuivit en voyant l'air interrogateur de ses amis : Levy ne le montre pas, mais c'est une grande gueule. Et même si elle est frêle, je peux vous dire qu'elle peut être intimidante et qu'elle a beaucoup de répartie.
-Elle les aurait cherchés ? Demanda Jellal.
-Je ne pense pas, elle est peut-être audacieuse, mais nullement stupide. Ses gars sont déjà venus lui chercher des noises, à la différence que les autres fois elle n'était pas seule, expliqua Gajil.
Après un petit silence, Grey demanda :
-Alors on fait quoi ?
-Je ne compte pas les laisser s'en tirer comme ça, laissa tomber Gajil.
-Enfin, un peu de baston, s'excita Natsu.
-Le lycée ça remonte, on est un peu rouillé, s'étira Grey.
-Qu'est-ce que t'en penses toi ? Se tourna Jellal vers Luxus.
-Il est claire que si nous allons nous battre, les filles vont nous crucifier, mais… Mais ils ont tabassé Levy, Gajil a raison, on peut pas les laisser s'en tirer comme ça.
Ils sourirent tous, puis Jellal demanda :
-Tu as un plan Gajil ?
-Je vais appeler Loki.
-Mais t'es complètement malade ! Ce type est super lourd et s'il apprend que nous vivons avec des filles, il va taper l'incruste, se plaint le guitariste.
-Pas besoin de lui en dire trop. Mais il connaît beaucoup de monde, qui connaissent eux-mêmes beaucoup de monde. Il saura où les trouver rapidement, c'est une très bonne idée, en déduit Jellal.
C'est dans la nuit que les garçons reçurent une réponse sur l'emplacement des agresseurs de Levy. Ils se levèrent tôt et se rendirent dans le bar que Loki leur avait indiqué. Gajil entra le premier et les chercha, ils étaient au fond du bar, entouré par d'autres idiots de la même espèce.
-Oy ! Vous deux ! C'est vous qui avez attaqué Levy hier soir ?
Les deux relevèrent la tête difficilement à l'entente du prénom de la jeune fille.
-Tu parles de MacGarden ? Je vois pas en quoi ça te regarde. Ne me dis pas qu'elle est allée se plaindre à la police ? Elle sait pas se la fermer, même avec la gorge broyée, commença confus Kawazu.
-Hmm, surement. En tout cas, ça m'étonnerait pas du microbe, rétorqua l'autre dans le même état.
-La ferme, tous les deux. Gajil avait pris un ton froid, à tel point que tous ceux autour de lui eurent des frissons. Vous allez me suivre dehors, et nous allons régler ça dans les règles. »
Fin du Flashback
-On est sortie, ils m'ont suivi, fin de l'histoire, termina d'expliquer Gajil.
-Prends moi pour une idiote. Vous êtes tous les cinq rentrés en piteux état, alors qu'ils ne sont pas si fort physiquement.
-… Gajil ne dit rien, alors Levy appuya sur l'un de ses bleus ce qui le fit grimacer : T'es malade !
-Je ne plaisante pas.
-Y'a rien à dire Levy, ils étaient juste plus nombreux que prévus, capitula-t-il.
-Combien ?
-Ma parole, tu lâches rien. Ils étaient dix d'accord ! Fin de l'histoire. Elle ne répondit rien et fronça des sourcils. Il fit de même et demanda : Je rêve, tu m'en veux ? Vraiment ?
-Tu as déconné.
-Moi ? Moi, j'ai déconné ? Tu te fous de qui, je t'ai aidé.
-Aidé ? Tu te rends compte que ça aurait pu être pire ? Tu aurais pu être à l'hôpital !
-Je t'en prie Levy, regarde-moi et les quatre autres. Ces types, dès le début, n'avaient aucune chance.
-Ça ne me fait pas rire, il y a d'autre façon d'arranger un conflit.
-Et bien, tu vois, je n'ai que mes poings, je n'ai toujours eu que mes poings. Alors quand je vois qu'on s'en prend à toi, je fais la seule chose que je sais faire, je me bats. Désolé de ne pas être ce que tu attendais, désolé de ne pas maîtriser les mots comme tu le fais. Mais saches que jamais je ne m'excuserai d'être moi.
-Et tu penses que c'est ce que je te demande !? Tu crois qu'en étant quelqu'un d'autre, je t'aimerai plus ? Non Gajil, j'ai eu peur ! Peur qu'il t'arrive quelque chose de sérieux. Alors ne recommence jamais, car crois-le ou non, mais si ça arrive encore, je te ferai mal, très mal.
-Attends, attends, qu'est-ce que tu as dit ?
-Quoi ? Ça t'étonne ? Tu ne m'en crois pas capable ?
-Non pas ça, l'autre truc.
Levy fouilla dans sa mémoire et comprit où Gajil voulait en venir :
-Je… Je…
-J'y crois pas, et tu me menaces ? Non Levy, c'est embarrassant, beaucoup trop embarrassant.
-Tu… T… Tais-toi, bafouilla-t-elle, ne fais pas celui qui l'ignorait. Arrête de rire, je suis en colère contre toi, alors arrête de rire.
-Ah non mais vraiment, la pire déclaration de ma vie. Levy frustré, appuya encore sur une de ses blessures et il grimaça tout en continuant de rire. Il se calma ensuite et en voyant sa mine renfrognée, il l'enlaça : ne t'en fais pas crevette, je vais bien et ces crétins ne viendront plus jamais te chercher des noises.
D'abord réticente, Levy se détendit et l'enlaça à son tour. Cette histoire était enfin finie.
