Bonjour, Bonsoir, je voulais répondre aux reviews qui m'ont fait extrêmement plaisir :

Deb/deb : Merci beaucoup à toi qui as laissé le premier commentaire (qui m'a fait littéralement sauter de ma chaise), et qui a continué à le faire pour chaque chapitre. J'aime aussi beaucoup le personnage de Jellal, et je compte bien vous faire plein de surprise 😉. J'écris toujours mes histoires avant de les poster, pour être sûr d'être toujours à l'heure. Mais vraiment merci à toi, avoir des commentaires, c'est comme avoir du carburant et là, je suis partie pour écrire encore. Je ne dis rien, mais je préviens au moins, les chapitres vont monter crescendo, je pense qu'il va être difficile pour vous de choisir votre préféré.

Katy : Et encore une qui m'a ravie. Merci fois mille, parce que toi aussi, tu as pris le temps de commenter chaque chapitre. Ça me fait vraiment plaisir de voir qu'on aime ce que j'écris et ça me donne envie de le faire encore plus. Pas de panique, je réserve encore plein de surprise pour chacun, je croise les doigts pour que ça vous plaise. Merci à toi fidèle lectrice, je posterai comme prévu tous les jours don't worry.

Eclatez-vous et bonne lecture.

***************************************...*****************************************

Chapitre 12

La fin des grandes vacances arrivait à grand pas et neuf d'entre eux jouaient au Monopoly dans le salon. En effet, Jellal était absent depuis tôt le matin. Aucune des filles n'osaient poser plus de questions à ce sujet, les garçons eux-mêmes affichaient des têtes songeuses. C'est pourquoi l'ambiance n'était pas au rendez-vous. Juvia ne supportant plus ce silence morbide, se leva d'un coup et cria :

-Vodka time !

-Juvia, c'est pas trop le moment pour boire, fit doucement Gajil.

-C'est toujours le moment pour boire, répondit-elle en se servant un verre.

-Et voilà l'alcoolique refait surface, ça faisait longtemps, ou pas en fait, rétorqua Grey.

-La ferme et rhabille toi.

-Fait ch… Grey remit son T-shirt et son pantalon, puis se leva et dit : Dit Juvia, tu comptes arrêter un jour ? Non sérieux, tu me rappelles une meuf de la fac, vous savez les mecs, Kanna, je crois.

-Je suis sûr que c'est une personne charmante, sourit-elle l'air de rien.

-Oh ça ! En tout cas la différence, c'est qu'elle, elle boit par plaisir. Ce qui n'est pas tout à fait ton cas, n'est-ce pas ? Grey jubilait, car il savait comment l'énerver. Juvia s'approcha de lui, tenant toujours son verre. Elle s'arrêta à quelques centimètres, avec un sourire très (trop) faux, puis sans gêne lui versa sa vodka grenadine sur la tête.

Les autres toujours assis, étouffèrent leur rire face à l'audace de Juvia. Celle-ci le regardait toujours avec un sourire, et à la surprise de tous Grey sourit à son tour. Avant même que Juvia ne puisse faire quoi que ce soit, il l'attrapa et la porta sur son épaule. Il ouvrit la baie vitrée et sauta dans la piscine avec sa victime.

L'énième dispute permis de détendre l'atmosphère et les autres leurs en furent très reconnaissant.

Erza n'arrivait pas à dormir, elle se posait beaucoup de questions sur où se trouvait Jellal à cette heure. Et puis, Juvia s'était rendu à une fête, elle savait donc dans quel état elle rentrerait. Elle se releva en entendant un bruit sourd, elle sortit de sa chambre et descendit en direction du garage. Elle tendit l'oreille, pas de doute, quelqu'un jouait de la batterie. Erza entra le plus rapidement possible, pour ne pas diffuser le bruit de la percussion. Jellal était bien là, il agitait les baguettes comme si sa vie en dépendait. Sa concentration était maximale, Erza le vit bien, car le batteur ne remarqua pas sa présence. Il était en sueur, et à l'étonnement d'Erza, le garçon paraissait triste. Il tapait, tapait, et tapait encore, comme s'il combattait un ennemi invisible. Erza était impressionné par la profondeur du son qu'émettait cet instrument si singulier. Jellal au travers de sa batterie, communiquait ses émotions au quotidien camouflé. La jeune femme percevait distinctement sa passion, sa tristesse, sa reconnaissance, mais surtout sa mélancolie. Elle l'écouta encore une dizaine de minutes, où à aucun moment, il ne faiblit. La fin de ce combat intérieur se stoppa prématurément, et il se mit à respirer très fort, épuisé par tant d'effort. Il releva la tête et aperçu la rousse, elle le regarda avec des yeux attendrissants, c'est pourquoi il n'eut pas peur de la voir.

-Tu es rentré depuis longtemps ? Commença-t-elle doucement.

-Je ne sais pas, répondit-il presque absent.

Le silence s'installa et Jellal redouta les questions d'Erza. Il se prépara mentalement et se concentra sur elle lorsqu'elle demanda :

-Pourquoi tu ne joues pas beaucoup du violon ?

Le garçon ne s'attendait pas du tout à cette question, c'est pourquoi il mit un moment à répondre. Erza ne s'en formalisa pas et patienta, il finit par dire :

-On m'a imposé l'apprentissage du violon. Même si j'adore en jouer, des souvenirs me revienne rapidement et je n'y arrive plus.

-Alors comment en es-tu venu à jouer de la batterie ?

-J'avais le choix à un second instrument. Lorsque j'en ai essayé plusieurs, c'est la batterie que j'ai préférée.

-Pourquoi ?

-Car chaque son qu'elle émet, est en parfaite symbiose avec les battements de mon cœur. Exactement comme chaque dribble d'un ballon de basket.

Erza comprit à cet instant une chose qui lui fit mal : Jellal vivait une vie qu'elle ne pouvait atteindre à cet instant. Et tout en se jurant de le rattraper, elle lui dit :

-Ne pars plus jamais sans avertir personne, rentre à une heure descente et ne joue plus jamais aussi tard. Lorsque toutes ces conditions seront remplies, essaye de te concentrer sur nous, plutôt que sur les battements de ton cœur. Je suis persuadé que tu te sentiras mieux. Maintenant, tu vas prendre une douche et tu vas dormir.

Avant même que Jellal puisse répondre, Juvia entra brusquement décoiffer, et dit tout en titubant :

-Bonsssoir people ! Que faites-vous en cette magnifique soirée ? Attendez ! Juvia plissa des yeux en regardant sa montre au poignet, puis continua en pouffant : Correction, que faites-vous en cette magnifique matinée ?

Gajil arriva à cet instant et fit fatiguer :

-Désolé, je vais la coucher.

Jellal le coupa juste avant qu'il s'en aille :

-Ça allait ce soir ?

Gajil soupira : -Pas du tout, mais elle a réagi avant que ça empire.

-Je viendrais la prochaine fois, Jellal avait repris tous ses esprits et parlait très sérieusement.

-N'fais pas s'te tête Jellal, regarde j'pette la forme. Ah ! Juvia poussa un cri lorsque Gajil la porta sur son épaule.

-Je vous laisse, salua le bassiste.

-J'trouve qu'on m'porte beaucoup aujourd'hui. C'est congénital chez les musiciens ? Crrrr ! Congénital, ce mot est trop drôle, éclata de rire Juvia.

L'été s'était très bien finit et le début de la reprise se passait encore mieux. Chacun avait repris les cours, mais plus encore les garçons avaient enregistré leurs titres. C'est pourquoi lorsqu'ils arrivèrent en décembre, leur impatience pour sa sortie devenait incontrôlable. Les quelques mois entre le début de la colocation et les périodes de Noël, avaient été semés d'embûche. Les dix compagnons étaient devenus une véritable famille, car ensemble, ils avaient vécu de merveilleux moment, comme des moments très difficiles. Ce fut notamment le cas du décès de Makarof, le grand-père de Luxus. Cette épreuve fut très difficile, et demanda du temps et du soutiens, mais personne ne se démonta et ils surmontèrent ensemble la perte de cet homme d'exception. Les choses avaient aussi changé au sein de la maison, en effet Lucy et Natsu ainsi que Levy et Gajil avaient décidé de prendre des chambres en couple. Situation qui amusa beaucoup Grey et Mirajane qui en profitèrent pour les embêter à ce sujet.

Les périodes de Noël arrivant, les dix colocataires avaient prévu d'organiser un Secret Santa. Le but était de tirer au hasard le nom d'une des personnes, puis lui offrir un cadeau anonyme qu'elle n'ouvrira qu'à Noël. L'identité de chacun sera révélée lorsqu'ils auront tous ouvert leurs cadeaux.

Le matin même de la fête, tous se levèrent précipitamment pour enfin pouvoir ouvrir leurs cadeaux tant attendus. Jamais ils ne mangèrent aussi vite leurs petit-déjeuner, provoquant l'étouffement de Natsu et Grey. Le moment fatidique arriva enfin, les dix s'assirent dans le salon et soudain une question se pose : qui commençait ?

-J'imagine qu'on tire au hasard, se résigna Luxus.

Les autres acquiescèrent et ce fut Lucy qui ouvrit la première son cadeau, celle-ci avait toujours eu une chance monstre.

Lucy récupéra un paquet avec son nom écrit dessus. C'était une grosse boite, très bien emballée. Elle prit soin de bien le déballer, et récupéra délicatement l'objet à l'intérieur. Lucy sourit de toutes ses dents très émues : une personne anonyme lui avait offert une splendide machine à écrire. La blonde avait depuis longtemps l'envie d'écrire un livre, et aujourd'hui elle eut comme une approbation pour débuter son projet fou. Aucun son ne put sortir de la bouche de Lucy, elle chercha du regard qui avait pu lui faire un tel cadeau, et c'est Erza qui lui fit un clin d'œil. Elle lui sauta dans les bras à la vitesse de la lumière ce qui la fit basculer.

Vint le tour de Mirajane qui ne vit aucun paquet à son nom. Elle fronça les sourcils, lorsque Grey se leva et monta à l'étage. Il redescendit quelques minutes plus tard avec un immense ours en peluche blanc. Le garçon dit gêné après avoir déposé la peluche :

-Je me suis vraiment cassé la tête, mais j'ai préféré faire simple. C'est vrai toi-même tu l'es, et tu es aussi douce, alors j'ai pris quelque chose à ton image. Mirajane s'approcha du brun et lui ébouriffa les cheveux, elle lui fit ensuite un sourire de remerciement et se blottie dans les bras de l'ours géant.

Jellal était le troisième du classement, il ouvrit son cadeau et reçu un lot d'objet. Des baguettes, des baskets et un nouveau ballon pour son sport de prédilection. Jellal sourit légèrement et remercie de la tête son ami blond qui lui répondit de la même manière.

-Attends-tu savais que s'était Luxus !? S'étonna Mirajane.

-Évidemment, il sait toujours de quoi j'ai besoin. C'est le cadeau parfait pour moi, répondit le batteur.

-Mon tour ! Mon tour ! Cria Natsu en se précipitant sur sa boite.

-Fais attention Natsu ! C'est fragile ! Paniqua presque Mirajane.

-Alors c'est toi mon Santa Mira ? Trop bien ! Natsu se calma et prit son cadeau avec une délicatesse rare. Il ouvrit la boite et en sortie un petit chaton bleu. Natsu admirait son nouveau compagnon comme un trésor et le caressa doucement.

-Il est né il y a quelques jours. Il n'a pas de nom, je te laisse lui en donner un, lui expliqua Mirajane avec un sourire attendrissant.

-Je vais l'appeler comme l'émotion que tu viens de me faire ressentir Mira. Les amis, je vous présente Happy, Natsu tendit le petit chat avec son éternel sourire chaleureux.

Après que chacun ait admiré le nouveau membre de la petite famille, Juvia s'approcha de sa boite. Le cadeau était petit comparé aux autres, alors elle ne put s'empêcher de faire une remarque :

-Je vous préviens, le radin qui m'a offert ça, va mordre la poussière.

-Et si tu l'ouvrais au lieu d'ouvrir ta bouche, rétorqua Gajil.

Elle lui sourit et découvrit deux places pour une journée nage avec dauphins.

-Ga… Gajil, tu as vraiment…. Commença-t-elle.

-Ouais, j'ai osé. Je sais que tu veux devenir vétérinaire pour les animaux marins, je me suis dit que tu devais d'abord en rencontrer. Donc ça va être toi, moi et des dauphins pendant une journée entière.

Juvia observa son cadeau un moment, puis dit avec désinvolture :

-T'es vraiment un salaud. On va faire tache avec nos cadeaux maintenant.

-Guihi… Rigola le bassiste fier de lui. Ils se tapèrent la main et ce fut à Luxus de se lever.

Le paquet était très mal emballé, le pauvre manager mit plusieurs minutes à enlever tout le scotch, ce qui l'énerva légèrement. Mais sa colère fut vite remplacée par une soudaine surprise, une expression que ses amis de tous les jours ne voyaient que rarement. Il prit en main l'ancienne mallette de feu son grand-père, elle été en parfait état malgré son ancienneté. Il réussit à articuler :

-Comment ?

-C'est là que j'interviens. Il y a quelques années, on avait aidé le vieux à ranger son grenier et j'avais trouvé cette mallette. J'ai lui avait demandé si je pouvais la prendre parce qu'elle était vraiment cool. Il m'avait répondu qu'il avait prévu de te la passer, mais vue que tu te dirigeais vers le management de notre groupe, il n'en avait pas eu l'occasion. Comme un idiot, je l'avais prise quand même sans jamais m'en servir. Et puis je me suis souvenu de son existence à la mort du vieux en me promettant que je te la rendrai, Natsu parla avec un sérieux jamais vu.

Luxus mit un moment avant de se tourner vers son camarade, il lui dit ensuite :

-Tu n'es pas complètement un imbécile, Natsu Dragneel. Merci beaucoup, Luxus était très reconnaissant.

-À ton service, répondit le chanteur.

Levy ouvrit à son tour son cadeau, elle comprit tout de suite qui était son Santa. Elle avait reçu des livres en latin, livre qu'elle se ferait un plaisir à traduire en plusieurs langues.

-Tu as compris que je n'avais plus de livres à traduire, tu m'impressionnes Lucy, commença-t-elle.

-Bien sûr ! Je te connais et puis tu as une soif de livres incommensurable. J'ai eu beaucoup de chance de tomber sur toi, répondit la blonde.

-Tu plaisantes, il n'y a que toi qui puisse savoir quels sont mes styles de livres préférés, c'est moi qui aie eu de la chance. Les deux meilleures amies s'étreignirent puis retournèrent s'asseoir.

Lorsque Gajil prit une boite encore plus petite que celle de Juvia, il dit :

-Ah ouais, d'accord, je comprends ce que tu as ressenti. Juvia lui fit un clin d'œil de compassion et il poursuivit : Bon ou on me demande en mariage, dans ce cas vous devez passer par Levy. Ou vous ne m'aimez pas, dans ce cas on règle ça avec les poings.

Il ouvrit la boite et en sortie des clés. Levy se leva à cet instant et attrapa la main de son compagnon. Elle le guida jusqu'au garage, les autres les suivants intrigués. À la surprise de tous, excepté Levy, en plus des instruments se trouvait une moto en piteuse état. La jeune femme responsable du cadeau de Gajil expliqua :

-Je me suis renseigné sur différents véhicules en sale état. Je me suis dit que retaper une moto par exemple serait un bon passe-temps pour toi, qui est secrètement passionné de mécanique.

-Tu… T'es vraiment incroyable, fit-il choqué.

-Je suis soulagé, je ne savais pas si ça te plairait ou pas, soupira Levy rassuré.

-Me plaire ? Levy, j'adore, c'est le meilleur cadeau que j'ai eu de ma vie, il l'embrassa tendrement et lui sourit.

-Bon, il reste Grey et Erza. Juvia et Jellal vous avez dû avoir beaucoup de challenge, rigola Natsu.

-Tu l'as dit mon pote, ils sont tombés sur ceux qui fêtaient leur anniv' en décembre. Pas de chance les gars, surenchérit Gajil.

-Je vois pas pourquoi tu dis ça, pour ma part ça a été plutôt simple, sourit malicieusement Juvia.

-L'idée était là, trouver la chose beaucoup moins, se gratta l'arrière de la tête Jellal.

-Bon bah, je commence alors, se leva Erza. Elle récupéra le paquet à son nom, qui était assez imposant. Elle le déposa sur le sol et l'ouvrit. Elle en sortie un magnifique sabre japonais, d'un acier puissant et d'une légèreté surprenante.

-Elle s'appelle Benizakura, elle a été forgée par un homme qui ne tient pas à être connu. Je l'ai vraiment cherché partout, mais par chance, il ne logeait pas très loin. Je l'ai vue la forger tout du long, lorsque j'avais du temps. C'est un travail extraordinaire. Lorsque nous sommes arrivés à parler paiement, j'étais prêt à en mettre le prix. Mais il m'a simplement demandé quel genre d'épéiste tu étais, je lui ai dit que tu étais la meilleure, alors il m'en a fait cadeau.

-Cadeau ? Erza avait posé cette question dans un murmure.

-Il m'a remercié de lui avoir prouvé qu'il existait encore des gens capables de comprendre son art. Il m'a dit que ce sabre était le meilleur qu'il n'ait jamais confectionné, et que s'il avait mis autant de passion c'est parce que la personne, à qui devait revenir cette arme, en était l'image. Je n'ai vu qu'une fois ce type d'homme dans ma vie, ce bon vieux Makarof. Il m'a fait un grand honneur et c'est grâce à toi, merci beaucoup.

-C'est toi qui me remercies alors que tu m'as offert cette merveille. Jellal tu ne sais pas un seul instant ce que ça représente pour moi. Erza se mit à verser des larmes, elle continua : Jellal, tu es à la hauteur de cet homme qui a mis tout son cœur dans la fabrication de ce sabre, ainsi que celle de Makarof. Merci à toi.

Le garçon et la fille se regardèrent un long moment dans les yeux, ils étaient tellement absorbés l'un par l'autre que Juvia se racla la gorge plusieurs fois. Ils reprirent leurs esprits ensuite et retournèrent s'asseoir l'air ailleurs.

-Bon l'exhibitionniste, comme tu le vois, c'est moi qui t'ai pioché pour ce Secret Santa, commença Juvia.

-Sur toutes les personnes ici présente, il a fallu que ça soit toi, soupira-t-il.

-Pourquoi tu pars défaitiste, tu sais même pas ce que c'est, Juvia avait un petit sourire qui ne rassura pas le pianiste.

-Pour être honnête, avec les autres on était super curieux de savoir qui était la victime de Juvia, d'autant plus qu'elle passe après Jellal, sourit Natsu.

-Quoi qu'il arrive vous êtes pas prêt. Juvia sourit de toutes ses dents en voyant la lueur de panique dans les yeux de Grey. Elle augmenta la tension en lui disant : Maintenant tu vas aller dans ta chambre et tu redescendras dans trente minutes.

-Que j'aille dans ma chambre ? Et puis quoi encore ? S'indigna-t-il.

-Allez, joue le jeu, insista-t-elle.

Grey soupira puis prit la direction de sa chambre. Il fit comme sa colocataire le voulait et il attendit trente minutes. Il sortit et se posta à la rambarde demandant :

-C'est bon !? Il ne reçut aucune réponse, alors il décida de descendre, lassé d'attendre.

D'aussi loin qu'il se souvienne, Grey n'avait jamais été euphorique sans alcool. C'était d'ailleurs pour ça qu'il sortait souvent boire, pour ressentir cette euphorie. Mais à cet instant, alors qu'il regardait le magnifique piano à queue ornant dorénavant le salon, Grey la ressentie encore plus intensément que sous l'effet de l'éthanol. Il resta pétrifié un moment, se remettant peu à peu de l'effet de cette surprise. Les autres le regardaient avec amusement et Juvia fit moqueuse :

-Si on avait décidé de faire un classement pour le meilleur cadeau, je crois que j'aurais gagné haut la main juste avec sa tête.

Ils rirent face à la remarque très juste de Juvia. Ces rires permirent à Grey de se ressaisir, et il se redressa en inspirant. Il détacha son regard de son nouvel instrument, et s'approcha de Juvia le regard doux. Il s'arrêta d'abord devant elle, elle coupa sa respiration en même temps que tous les autres, puis il rapprocha délicatement son visage du sien et lui embrassa la joue. Ce geste fut d'une délicatesse infinie, alors qu'avec un paradoxe étrange, il broya la poitrine de la jeune femme. Grey se recula ensuite et d'une voix rauque, il lui dit :

-Merci. Il s'installa ensuite derrière son cadeau et caressa les touches doucement. Fronçant les sourcils, il demanda : Comment tu as pu t'en procurer un ? Même d'occasion, tu en as pour minimum 10 000 euros.

Juvia était resté à son exacte place, Gajil prie rapidement les devant pour épargner son amie :

-Avant de mourir, les parents de Juvia lui ont laissé un box. Elle a décidé de jeter un coup d'œil au cas où elle trouverait un truc pour toi et à son immense surprise, il y avait ce bijou. Elle a juste dépensé en rénovation pour le faire briller, sinon il était en parfait état.

-C'est dingue. Mais comment tu as su que j'en voulais un nouveau ? Se tourna le pianiste vers Juvia.

Celle-ci était redescendue et reprit du poil de la bête, elle répondit alors : -Jt'en prie Grey, il fallait être aveugle, ton tel' est remplis d'annonces sur des pianos. Et puis un piano à queue ! Même pour moi, qui sais pas jouer une note, je rêvais dans un avoir un. Ce truc claque, et maintenant, tu vas pouvoir nous régaler de bon morceau.

Grey sourit et réfléchie un instant, puis il plaça ses doigts sur les touches et commença à jouer. Les notes de Una Mattina de Ludovico Einaudi résonnèrent dans la grande maison, marquant la fin en apothéose de la remise des cadeaux de Noël.