Bonjour, Bonsoir

Mia : Encore une personne d'une gentillesse incroyable. Je suis contente que mon histoire te plaise et j'espère qu'elle continuera jusqu'à la fin. Ne t'inquiète pas le drama arrive sinon ce n'est pas drôle, je risque d'ailleurs d'en faire rager beaucoup… Des petits préférés hein ? C'est qui ? Dis-moi ? C'est quiiiiiii ? En tout cas, comme je l'ai dit plutôt j'espère que cette histoire continuera à te plaire. Mira sait tout, tous les temps, avant tout le monde, je ne pouvais pas passer à côté dans cette histoire. D'ailleurs, moi aussi je sais tout, mais chut.

Deb : Je suis désolé pour le couple Levy/Gajil, je n'ai pas vraiment précisé, ils sont bien en couple. Je pensais que c'était logique par rapport au déroulement, mais en fait non, he he sorry. J'ai vraiment voulu marquer le coup avec ce Noël, c'est vrai que c'est des cadeaux magnifiques, ils en ont de la chance ! Et oui un cadeau pour Natsu, j'avais le choix entre l'écharpe d'Ignir et Happy. J'ai vite fait mon choix pour le petit chat bleu.

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Chapitre 13

Ils avaient fait la fête chez des amis et avaient basculé en boite de nuit. Certains se trouvaient dans leur élément comme Juvia, Mirajane et Grey, et d'autre se sentaient très mal à l'aise comme Levy, Luxus, Jellal et Erza. C'est pourquoi ils passèrent la soirée en duo, à parler, à rire, mais surtout à danser. Juvia devait reconnaître que Grey dansait bien, même très bien. Il semblait être à sa place dans une ambiance pareille, mais Juvia vit plus de faux-semblant qu'autre chose. Elle grimaça en aillant pareil pensé, elle décida de se chercher un autre verre, qu'elle but d'une traite. Le pianiste s'approcha d'elle et lui dit :

-Depuis tout à l'heure, tu me regardes danser, pourquoi tu me rejoins pas ?

-Impossible, si je danse avec toi, je tombe amoureuse, ironisa-t-elle.

-Bah viens, on sait jamais, la suivit-il.

-Dis pas des trucs comme ça. Il s'arrêta de sourire en voyant le changement d'air de Juvia. Celle-ci comprit qu'elle avait gaffé et attrapa la main de Grey pour aller danser. Il la suivit sans rien dire et les deux passèrent toute la fin de soirée sur la piste ensemble.

De leur côté, Erza et Jellal étaient restés assis à discuter. Ils n'aimaient vraiment pas ce genre d'ambiance, mais les autres avaient tellement insisté qu'ils ne purent refuser. Leur soirée allait se terminer bientôt, alors Erza proposa à son camarade de discussion d'aller danser. Le batteur ne raffolait pas de la danse, mais il fit une exception pour la rousse. La musique était entrainante, « Dance Monkey » de Tones and I. Mais bientôt les deux ne firent même plus attention à la musique, ni à la musique, ni à l'endroit, et encore moins aux gens autour d'eux. L'ambiance était étrange, cet instant ne semblait pas réel, ni pour l'un ni pour l'autre. Une alchimie rare se dégageait de ces deux danseurs qui ne réalisaient pas un seul instant à quel point se contacte les avaient liés. Concentré l'un par l'autre, durant quatre minutes exactement, le monde s'arrêta, et ils profitèrent ensemble, d'une éternité entière. Lorsque la musique s'arrêta, ils se regardèrent fixement, ne réalisant toujours pas la portée de cet instant. Les autres n'avaient rien manqué de ses quatre minutes, chacun les observait, là, au centre de la piste, pétrifié. La situation ne les fit pas sourire, non, ils étaient tous inquiet, d'une inquiétude qu'ils n'arrivaient pas à décrire. Le temps s'était arrêté, pour eux comme pour les deux danseurs. Les huit spectateurs comprirent une chose qui allait tout chambouler à l'avenir. Ce fut Luxus qui se réveilla le premier de ce rêve sans sommeil, il chuchota à l'oreille de Mirajane et lui demanda de récupérer Erza, lui s'occuperait de Jellal. Il croisa ensuite le regard de chacun des membres du groupe et leur firent comprendre qu'il fallait y aller. Ils acquiescèrent après le message silencieux de leur manager et prévinrent leurs cavalières. Par chance, ils avaient pris deux voitures, mais dans chacune d'elles, le silence était pesant. Ce silence dura même lorsque chacun se réfugia dans sa chambre.

Erza et Juvia s'étaient tout de suite allongé sur leur lit, trop fatigué pour faire quoi que ce soit d'autre. La fatigue était peut-être là, mais chacune savait qu'elles ne trouveraient pas le sommeil. Juvia détestait ce silence, alors elle prit son courage à deux mains et demanda :

-Tu penses à lui hein ?

-À qui ?

Juvia leva les yeux au ciel et poursuivit : -Bah de Luxus voyons.

-De Luxus ?

-Question stupide, réponse stupide Erza, je parlais de Jellal.

-Ah, alors oui, je pense à lui.

-À Luxus ?

-Juvia !

-Relaxe, je plaisante.

-Je sais même pas quoi dire. Il est incroyable.

-Ça, c'est certain. Le gars t'a forgé une épée, rien que ça. Des fois, j'ai l'impression qu'il sort d'un animé. Juvia prit bien soin de ne pas mentionner leur danse.

-Il est tellement inaccessible, soupira la rousse.

-N'importe quoi.

-Je parle sérieusement Juvia. J'ai toujours l'impression que je ne le rattraperais jamais.

-Si tu penses ça, c'est que tu es stupide. Erza tu te rends même pas compte à quel point tu es extraordinaire. Tu es forte, pleine de vie, aimantes, et tu réussis tout ce que tu fais. Crois-moi, tu es aussi céleste que lui.

Erza plaça ses mains sur son visage et dit frustré : -Il me fait perdre tous mes moyens.

-Rectification, il te fait perdre la tête. Je pense que cette journée te la fait réaliser.

-C'était si flagrant ?

-Oh ma chérie, c'est flagrant depuis un moment déjà, rigola Juvia.

-Je ne sais même pas quoi faire.

-Tu ne peux rien faire et tu le sais. C'est peut-être difficile, mais maintenant, tu dois attendre. Déjà pour savoir si tu es sûr de ce que tu ressens, mais surtout savoir si lui est capable de le faire.

-Je n'aime pas y penser. Je vois qu'une fin et elle n'est pas jolie.

-Laisse le temps, y'a que ça à faire.

Le silence se fit, puis Erza se releva sur ses coudes :

-Et pour toi ?

-Nop, pas moyens.

-Trois mots et tu prends déjà la fuite.

-He ! C'est un record.

-Juvia.

-Qu'est-ce que tu veux que je te dise ? J'y arrive pas, c'est aussi simple que ça.

-Tu te rends compte que tu en rate tellement ?

-Constamment. Mais je peux pas changer, pas maintenant.

-Pourquoi ?

-Parce que si je LE laisse entrer, il prendra la fuite. Et vous aurez une Juvia définitivement vide.

-Grey n'est pas si insensible.

-Il est comme moi, à la différence que lui a trouvé son équilibre. J'en mourrait Erza. Je le sais, je me connais. Encore une fois et je suis fini.

Erza n'osa pas poursuivre, elle se rallongea et dit une dernière fois :

-On est fichu.

-Tu l'as dit. De tous les apollons sur cette terre, on a dû tomber sur ces deux-là.

Grey était allongé et dormait paisiblement. Il s'était couché très tard avec les autres, car il fallait régler des détails sur leurs nouvelles chansons. En effet, le groupe avait encore augmenté leur charge de travail sur leur musique, car, à la surprise de personne, leur disque avait fait un carton. Les gens se l'arrachaient et se bousculaient lors des concerts. Heureusement que Luxus avait pris les choses en mains, sinon le groupe n'aurait plus eu de répits. Les médias les avaient invités à plusieurs reprises, et ils s'y étaient rendus quelques fois. Mais dans cette nouvelle notoriété, la seule chose qui avait vraiment changé, ce fut leur charge de travail qui avait pas mal augmenté.

Donc, en ce début de printemps, Grey prenait de droit les heures de sommeil qu'il méritait. Mais bien sûr, ce repos ne dura pas et il entendit son téléphone sonner. Il se releva d'un coup et plissa des yeux pour voir qui dérangeait son sommeil :

-Oh, j'y crois pas ! Je vais la tuer ! Allô !

-Yo le glaçon, crie pas Jellal dors, fit décontracté Juvia au bout du fil.

-Juvia, il est trois heures du matin, qu'est-ce que tu me veux ? Il baissa le ton en se rappelant de son voisin de chambre.

-Viens me chercher, je suis devant le bar en ville.

-Quel bar ?

-Oh oui pardon, « La Photte D'Aurthograffe ». J'adore ce bar, il est magique.

-Ça va, bouges pas.

-Merchi.

Grey raccrocha et s'habilla en pestant. Elle allait le rendre dingue. Il prit la voiture et se rendit au bar. Elle l'attendait devant et fit un léger sourire lorsqu'elle le vit arriver. Le garçon comprit rapidement qu'elle avait bu, mais pas assez pour ne pas être cohérente. Juvia monta dans la voiture et il repartit direction la maison.

-Toi t'es en colère, commença-t-elle avec un sourire.

-Évidemment que je suis en colère, est-ce que tu as vu l'heure ? Et puis tu ne sais même pas ce qu'il aurait pu t'arriver.

-Oh, mais c'est qu'il s'inquiète. En plus de base, je devais même pas t'appeler, le premier numéro sur mon téléphone est celui de Gajil, il ne m'a pas répondu alors je t'ai appelé toi.

-Pourquoi moi ?

-Ne te fais pas de film, si tu es le deuxième de mes favoris, c'est parce que dans l'ordre alphabétique, il y a Gajil puis toi.

Grey soupira puis dit : -Juvia il va vraiment falloir que tu arrêtes tout ça.

-De quoi je me mêle ? Tu as aucun droit de me faire la morale, on a aucun lien.

-Ça me regarde à partir du moment où tu me réveilles en pleine nuit. Et puis il faut que tu arrêtes de penser que tu es toute seule. Tu es mon amie, ainsi que celle des autres. Tu vois pas que ça les rend malheureux de te voir comme ça ? Ta vie ne se limite pas à toi, elle prend en compte toutes les personnes qui tiennent à toi.

-Tu sais quoi Grey, je me dis que ta place est définitivement en philosophie. Ne t'en fais pas, je te supprime de mes favoris dès qu'on rentre. Comme ça plus de longues nuits pour toi et moins de remontage de bretelle pour moi.

-Tu sais, tu auras beau te cacher derrière l'alcool, la débauche et l'humour, sache que je saurais toujours ce qu'il en ait réellement. Tu n'es pas seule parce qu'on est des millions à ressentir ce que tu ressens. Il y a juste des différences à comment on y fait face.

-Lesquelles ?

-Ma musique et le groupe. Tes peurs et l'alcool.

-Je n'ai pas peur Grey, ne fais pas celui qui comprend et qui sait.

-Et pourtant, je sais, je te vois, je te vois réellement et ça aussi ça te fait peur. Tu me repousses et me lances tout un tas de remarque humiliante ou sarcastique. Mais jusque-là, la seule chose que tu as vraiment réussi à faire, c'est me faire me soucier encore plus de ton cas.

-Jt'en prie Grey, il y a de meilleurs moyens de draguer. Tiens va droit au but, qui sait peut-être que j'en serais touché, rigola-t-elle.

-D'accord.

-Quoi ? Comment ça d'accord ?

-Bah d'accord. Il se racla la gorge : Juvia ?

-Mhh mhhh ?

-Sors avec moi.

Juvia resta interdite un moment, elle mettait beaucoup plus de temps à comprendre ce qu'il se passait qu'à l'ordinaire. Elle se remit à respirer et dit : -Tu veux bien me le redemander demain, s'il te plaît ?

-Pourquoi demain ?

-Parce que je suis saoule et que quoi que je dise, je n'assumerai pas totalement. Alors que je veux être en pleine possession de mes moyens lorsque je te répondrai.

-Je te trouve bien méticuleuse pour une simple demande, sourit le garçon.

-Oui et bien tu vois ce n'est pas une simple demande pour moi.

Ce fut au tour de Grey de bloquer sa respiration. Il n'avait aucune idée de ce qu'elle était en train de lui dire, mais une partie de lui savait que c'était important. Et s'en savoir pourquoi, il se mit à sourire bêtement, ce qui provoque un détournement de regard de Juvia, qui préféra admirer sa fenêtre. Sachant que la conversation n'irait pas plus loin, Grey demanda une dernière chose :

-Tu peux faire une chose pour moi ?

-Mh ?

-Ne m'enlève pas de tes favoris.

Comme promis, Grey invita Juvia à sortir, et elle accepta dignement. Ils avaient posé leur rendez-vous un samedi, et les deux ne l'avoueraient jamais, mais ils étaient beaucoup trop impatients que ce jour arrive. Les garçons avaient eu un concert le vendredi, c'est pourquoi le rendez-vous était prévu dans l'après-midi.

Juvia ne laissait rien paraître, mais elle avait prévu d ce qu'elle mettrait. Elle prit bien soin de choisir des vêtements simples, mais assez élégant pour être dans le thème d'un rendez-vous. Elle sortit et prit le bus pour se rendre au restaurant. L'un comme l'autre, étaient d'accord pour partir séparément, ils voulaient absolument faire comme s'ils ne vivaient pas ensemble. Elle arriva en avance et le prévint par message, puis passa son temps sur son téléphone.

Un bruit sourd. Encore un. Un mal de crâne énorme. Une voix ? Oui une voix. Celle de Jellal.

-Gr…

-Quoi ? Qu'est-ce qui a ?

-Gre ! Grey !

Grey se releva d'un coup. Il s'était endormi. Non ! Non ! Il est quelle heure ? Juvia !

-J'ai pas fait ça ?

Jellal le regarda tristement. Le pianiste se leva de son lit précipitamment. Il courut et descendit les marches quatre à quatre. Elle était là, appuyée contre un mur, un verre à la main, et avec une expression qui fendit le cœur du garçon : la résignation.

Il ne bougea pas de sa place, alors c'est elle qui s'avança. Et en passant à côté de lui, avant même de monter les marches pour rejoindre sa chambre, elle dit dans un murmure que Grey perçu distinctement :

-Évidemment.