Bonjour, Bonsoir, séquence reviews :

Katy : Patience jeune amie, vous en saurez plus sur notre Jellal national bientôt. J'ai vraiment aimé écrire ce Secret Santa, et c'est vrai que ce sont des cadeaux exceptionnels. Mais pour ma défense, ils travaillent tous (oui, je sais, je ne le spécifie pas bien) et donc juste pour Noël, ils ont sorti leurs portefeuilles. Après Jellal et Juvia ont eu beaucoup de chance he he. Et oui j'en poste un par jour, l'attente est trop longue sinon et je tiens à la vie. Je suis contente que le 13 t'ait plu (c'est un secret, mais c'est l'un de mes préférés).

**************************************….*****************************************

Chapitre 14

L'ambiance n'était pas au beau fixe dans la maison. Une tension pesante s'était installée, et chacun faisait de son mieux pour alléger, ne serait-ce qu'un peu, le moral de Grey et Juvia. Celle-ci ignorait royalement le garçon et ne trouvait même plus plaisir à lui envoyer des piques sarcastiques, elle sortait beaucoup et paraissait toujours irritée. Quant à lui, il s'en voulait tellement qu'il n'avait pas osé lui expliquer ce qu'il s'était passé. Les autres étouffaient sérieusement, mais aucun ne voulait se mêler et empirer les choses. Natsu avait émis l'idée de les enfermer dans une chambre, ainsi ils pourraient s'expliquer. Quant à Gajil, lui proposa de tabasser Grey pour sa stupidité. Résultat les deux garçons finirent avec une bosse sur la tête, causée par leurs copines respectives, et une situation toujours aussi floue.

Ils étaient tous à table et mangeaient dans un silence de mort. Juvia était toujours autant sur les nerfs et le moindre truc la faisait péter les plombs. Mais surtout, sa consommation d'alcool devenait déraisonnable et à chaque verre qu'elle s'enfilait, tous, sans exception, fronçaient les sourcils un peu plus. Elle termina le peu de nourriture qu'il y avait dans son assiette et quitta la table, sans un regard pour personne. Grey ne mit pas longtemps à se lever en basculant sa chaise, il se frotta la tête en soupirant et partie faire un tour. Les huit autres s'arrêtèrent de manger, l'attitude de leurs amis leur avait coupé l'appétit.

-J'en ai marre. Ça me gonfle, commença Gajil.

-On est tous de cet avis, fit Luxus.

-Faut vraiment qu'on fasse quelque chose, j'aime pas du tout l'allure qu'ils prennent, continua Mirajane.

-Mira à raison, si on n'agit pas ça va mal finir, Erza était plongé dans ses pensées.

-Tu as une idée ? Demanda Jellal à la rousse.

-Natsu ? Je pense que tu dois lui parler, affirma-t-elle.

-Que l'allumette parle à Grey ? Erza on parle de cet imbécile, je ne pense pas que ça soit une bonne idée, se renfrogna Gajil.

-Je vais le faire, dit déterminé Natsu.

-Natsu tu es sûr que ça ira ? Vous finissez toujours par vous battre. Encore plus maintenant qu'il… Comment dire ? N'est pas au meilleur de sa forme, s'inquiéta Lucy.

-Ne t'en fais pas Luce, je ne le montre peut-être pas, mais je sais parler avec cet idiot. Il appuya ses dires en lui caressant la joue, ne vous inquiétez pas, je m'en occupe.

Natsu préféra attendre le soir pour parler à Grey. Happy dans ses bras, il le rejoignit dans la salle de musique improvisé, celui-ci appuyait sur une touche du piano, sans but. Cela fit rire le guitariste, alors il fit, amusé :

-On dirait un gosse de quatre ans.

-Tu parles, t'as vue comment tu prends soin de ton chat ? Tu veux quoi ? Grey se releva et croisa les bras.

-Pas grand-chose, te remonter le moral peut-être.

-Il n'y a rien à remonter.

-Mais bien sûr. Je pensais que tu n'aimais pas mentir.

-Laisse tomber Natsu. J'ai tout gâché, y'a rien à dire de plus.

-Alors quoi, tu vas jeter l'éponge parce que tu as merdé une fois ?

-Elle ne veut plus me parler.

-Et alors ? C'est ça qui va t'arrêter ? Vraiment Grey ? Tu serais plus crédible en disant qu'elle en vaut pas la peine.

-Dit pas de connerie, c'est pas elle.

-Alors c'est quoi ?

-C'est moi ! C'est toujours moi ! Je le savais, il suffisait d'une fois, une seule fois Natsu ! Une fois et j'arrive même pas à assurer.

-T'es vraiment un abruti fini, tu le sais ça ? Elle est là, elle est en train de clamser et toi, tu restes encore sur cette histoire débile.

-Je me suis endormi Natsu. Je me suis endormi alors qu'elle m'attendait. Elle est fragile et je le savais. Et puis c'est facile pour toi, tout va bien avec Lucy, t'as jamais eu de problème.

-C'est uniquement ce que tu crois. Je peux pas t'en vouloir, tu te concentrais sur Juvia et c'est normal. Mais t'as raté pas mal de chose Grey. Être avec quelqu'un ça n'a rien de facile, et ça l'est encore moins lorsqu'on vit avec. Lucy est géniale et je fais vraiment de mon mieux, chaque jour, mais des fois les choses se compliquent et il faut faire des concessions. J'ai dû grandir malgré moi, parce que réagir comme un enfant, je ne pouvais plus me le permettre. De son côté, elle devait apprendre à s'ouvrir complétement à quelqu'un, et même montrer sa vulnérabilité. Les choses ne sont pas simples, et avec Lucy, on est passé par des moments compliqués, mais je n'ai jamais regretté d'être avec elle, pas une seule seconde. Et encore, je parle de Lucy et moi, mais tu ne sais pas pour Gajil et Levy, ces deux-là passe leur temps à se contredire. Ni pour Luxus et Mirajane, mon dieu, j'en ai des frissons rien qu'en y pensant. Et tu veux qu'on mentionne Erza et Jellal ? Non toi-même, tu sais ce qu'il en ait. Tu dois te reprendre. Arrête de penser que les choses vont toujours mal, et essaye de t'imaginer les bons moments que tu pourrais passer avec elle.

-Mais et si…

-Non ! Non ! Il n'y a pas de « mais ». Grey, j'ai fait un discours de la mort qui tue, tu peux pas sortir de « mais ». Alors maintenant, tu vas monter voir Juvia et tu vas t'expliquer. Tu n'as rien à craindre et crois moi, tu te sentiras beaucoup mieux après.

-Tu sais que ça m'énervera vraiment si t'as raison.

-Ouais, je sais. Mais pour cette fois, je ne te le rappellerai pas.

Grey remercia son ami de la tête et inspira bruyamment. Il se leva et se dirigea vers la chambre de Juvia, il vit Erza sortir et elle lui lança un regard de courage. Devant la porte, il eut l'impression d'avoir été convoqué chez le proviseur. Il toqua une fois, puis une deuxième, aucune réponse. Il commençait à penser qu'elle avait des pouvoirs psychiques pour avoir deviné que c'était lui. Encore une fois, il toqua, mais toujours rien. Il vit Natsu, qui montait les escaliers, celui-ci lui dit : Depuis quand on demande la permission ? Il sourit et entra dans sa chambre.

Grey sourit lui aussi et après avoir pris une grande inspiration, il entra en trombe dans la chambre de Juvia et ferma la porte à clef pour être sûr que personne ne s'enfuirait, pas même lui. Il se tourna et la vit, elle était sur son lit, les cheveux attachés en queue-de-cheval, un crayon sur son oreille, elle était en train de réviser. Elle ne releva même pas la tête et continua à écrire comme si de rien n'était.

-Juvia. Toujours rien, il insista : Juvia, je voudrais qu'on parler.

-Et moi, je voudrais travailler en paix.

-S'il te plaît, c'est important.

-Oh, c'est important, elle ricana.

-Je ne partirais pas tant qu'on n'aura pas parlé.

-Écoute Grey, c'était une mauvaise idée d'accord. Toi et moi, s'était impossible dès le début.

-C'est vraiment ce que tu penses ? Tu vas me faire croire que ton comportement n'est pas dû à cette histoire ? Je sais pas si tu mesures la dangerosité de ton train de vie, à croire que tu te laisses mourir, s'emporta-t-il.

Juvia se leva avec colère et cria presque :

-Tu n'as aucun droit de juger ma manière de vivre ! Aucun ! C'est ma vie Grey ! La mienne ! Elle ne te concerne pas !

-Et tu vois, je suis sûr qu'on a déjà eu cette conversation Juvia ! Tu te fourres le doigt dans l'œil jusqu'au coude ! Ta vie ne t'appartient pas uniquement, elle concerne aussi ceux qui t'aiment ! Alors c'est toi qui n'as aucun droit de la mettre en danger ! Te faire du mal, c'est nous faire du mal, lorsque tu souffres, nous souffrons ! On peut peut-être pas comprendre ce qui t'arrives, mais tu te dois de te battre pour nous ! Un devoir Juvia, par respect pour toi, mais aussi pour nous, ainsi que pour la personne que tu deviendras ! Tu es un être humain bon sang ! Ta vie compte tout autant que celle des autres ! Alors si tu te refuses de vivre pour toi, entretiens au moins ton existence pour nous ! Tu nous dois bien ça ! Et j'ai la prétention de dire qu'on le mérite ! Grey respira très fort, il venait littéralement de hurler, mais au moins il lui dit ce qu'il pensait.

Elle ne mit pas longtemps à lui répondre, mais cette fois-ci elle parla doucement, dévoilant uniquement sa vulnérabilité :

-Tu dis tout ça comme si c'était simple. Je ne peux plus me contenter de m'accrocher. Grey, je suis malade, et je suis seule à affronter mon mal. Je me suis moi-même entraîné dans une impasse, et je n'ai aucune idée de comment me soigner.

-Moi je sais, Grey avait lui aussi baisser de volume. Il la regarda fixement, avec une détermination glaciale.

-Non Grey, je… Je n'y arriverai pas.

-J'y suis arrivé, alors que j'avais mis un point d'honneur à ne jamais m'attacher plus que de raison. Mais j'ai appris ensuite à vivre avec mes meilleurs amis et aujourd'hui je suis convaincu qu'ils seront toujours là pour moi. Mais ma position sur l'affection amoureux, sur Être amoureux, n'avait pas cessé d'être catégorique. J'avais décidé de ne pas aimer, pour arrêter une bonne fois pour toutes de souffrir, ce que j'avais fait. Puis tu débarques dans ma vie, avec un vécu qui t'avais gelé le cœur. Il n'était plus qu'un petit morceau de glace, se refusant tout sentiments ou émotions. Mais ce que tu ignorais, c'est que tu croyais que cela te rendait plus forte, plus apte à affronter les épreuves de la vie. Je t'ai tout de suite vue comme naïve, car au contraire, il suffit à un objet recouvert de glace, qu'un léger effleurement pour qu'il se brise. Je t'ai regardé Juvia, tu étais brisée. Et alors il se passa la seule chose que je m'étais interdite de faire, je suis tombé amoureux de la personne qui s'était juré exactement la même chose. Alors voilà Juvia, je suis dans une impasse, parce que je n'ai jamais été aussi proche de te perdre toi, de souffrir encore plus, d'abandonner une bonne fois pour toute la chose qu'on a jamais eue la chance de vivre. Maintenant ça dépend de toi, décide de sombrer et dans ces cas-là, je te laisserai faire. Ou guérie, guérie avec moi Juvia.

Juvia pleurait, elle pleurait depuis le premier mot qu'il sortit. Mais ses larmes au début triste, se transformèrent en larmes d'apaisement. Juvia se sentit, pour la première fois de sa vie, apaisé. Elle aperçut, ne serait-ce qu'un instant, un avenir heureux avec Grey. Plus d'alcool, de débauche, plus de résignation, de douleur, juste de l'apaisement. Alors, elle plongea, juste pour cette seconde, elle décida de tout abandonner, et de laisser Grey guérir son cœur lacéré.

-Grey, je crois que je me sens, bien.

-Juvia, je crois que moi aussi.

Ils se sourirent l'un l'autre, puis Grey s'avança et l'enlaça. Ils restèrent un moment comme ça, au milieu de cette chambre, puis Juvia renifla et dit en se séchant le visage :

-Je pense qu'il faudrait les remercier.

-Toi aussi, tu as compris qu'ils écoutaient ?

-Évidemment, je ne sais pas qui de Natsu ou d'Erza fait le plus de bruit.

Grey ouvra la porte, et en effet les autres étaient là, la mine gênée de s'être fait prendre. Mais bientôt, ils sourient en comprenant que cette histoire était bel et bien terminée. Chacun fit le serment d'aider Juvia à guérir, ce qu'ils firent.

Quelques mois passèrent et l'été arriva enfin. Ils allaient bientôt fêter le premier anniversaire de la coloc' et se penchèrent sur quoi faire pour marquer le coup. C'est Lucy qui émit l'idée de partir dans un chalet à la campagne. Ils firent des recherches, et trouvèrent rapidement l'endroit parfait. Un chalet assez grand pour tous les dix, avec un lac tout proche et une vue incroyable. Le départ était prévu dans une semaine pour un séjour de cinq jours. Mais un changement de programme s'invita, et ils devaient prendre une décision. En effet, Jellal avait - personne ne savait comment - attrapé un virus qui l'avait cloué au lit.

-Je vais rester avec lui, comme ça vous pouvez profiter, annonça Luxus.

-Mais non Luxus voyons, on peut pas partir sans vous, fit Mirajane.

-C'est vrai, des vacances sans vous c'est pas de vacances, suivit Levy.

-Jellal ne peut pas se déplacer, il doit se reposer. Je parle sérieusement, ne vous privez pas de ce séjour, rassura le manager.

-Si c'est comme ça, c'est moi qui reste m'occuper de lui, contredit Erza.

-J'ai dit que c'était pas la peine, se tourna le blond.

-Et moi, j'ai dit que je le ferai. Luxus c'est toi qui mérites le plus de vacance et en plus de ça, j'ai vraiment pas envie d'entendre Mira dépérir pendant cinq jours. Vous êtes tous ensembles, en couple je veux dire. Je pense que je me sentirais de trop, alors je vais m'occuper de notre batteur national. Croyez-moi je me sentirais mieux ici, que là-bas, insista la rousse.

Luxus la fixa, puis capitula. Il se dit que c'était peut-être mieux de la laisser s'occuper de lui. Et puis les laisser seules, ça ne pouvait pas leur faire de mal. Ainsi, les huit partirent pour le chalet, laissant Jellal et Erza chez eux.