Voici le sixième et dernier défi de la soirée ! J'espère qu'ils vous auront plu.
- Mot au pif : flûte
- Qualité : l'honnêteté
Le gardien du soleil Vongola était un homme très simple. Lorsqu'il avait quelque chose à dire à quelqu'un il le lui disait, certes en hurlant un peu mais il le lui disait. Quand il n'aimait pas quelqu'un, il le faisait comprendre assez facilement également. Et pour les pauvres mafieux qui déclenchaient son courroux d'une manière ou d'une autre… et bien disons qu'ils avaient interêt à courir vite parce qu'aucun pacte de non-agression ne pouvait retenir Sasagawa Ryohei.
Ce n'était pas comme si quelqu'un essayait d'ailleurs. En vieillissant il avait pris quelques centimètres et une masse de muscles assez conséquente, ce qui faisait qu'il regardait tout le monde de haut. Tsuna aimait beaucoup le prendre avec lui dans les réunions si ennuyantes de l'alliance car il n'y avait rien de plus efficace que de voir le colosse s'agiter un peu pour que les trois quarts des Boss décident de faire une « petite pause histoire de s'éclaircir les idées et puis de calmer votre gardien du soleil au passage hein ».
Cet état d'esprit était venu avec une réception donnée au manoir Vongola, la première ou tous les gardiens étaient réunis depuis plus de trois mois de mission ininterrompue. Tout avait bien commencé, les plus sociables d'entre eux avaient échangé les nouvelles de leurs petite amies respective pendant que les associals mordu de combat se regardaient en chien de faïence, bloqué par l'ordre de Tsuna. Ce n'était pas tant un ordre qu'un avertissement en fait mais compte tenu de la dernière punition du 10ème Boss lorsque Mukuro avait fait exploser la chapelle Sixtine lors d'une de ses missions, simplement parce qu'il n'avait pas aimé le son de la flute qu'un vendeur ambulant lui avait fait acheter, tout le monde se tenait à peu près à carreau.
Comme à chaque fois, Ryohei avait essayé de faire venir Hibari dans le groupe, avait failli se prendre un tonfa dans l'oeil, et avait hurlé un extrême qui avait rendu à moitié sourd toute la réception.
Donc la fête battait son plein lorsque le gardien du Soleil avait remarqué une irrégularité dans la façon dont les choses se déroulaient. Déjà Kyoko, sa si chère Kyoko avait l'air épuisé et son intuition de grand-frère protecteur tirait une sonnette d'alarme. Ensuite, Tsuna, le si vertueux et fidèle Tsuna était en train de quitter la salle réception, trainé par une des filles de Boss qui lui tournaient perpétuellement autour.
Le sang de Ryohei tourna. Quelques mots à Mukuro et une coupe de vin récupérée plus tard, il monta sur l'estrade qui avait été mise en place pour le discours de son Boss en début de soirée. Quelques jets de lumière balayant toute l'estrade pendant 10 secondes (Vive Hayato et son talent pour faire marcher toute machine en moins de deux secondes), et tout les regards étaient fixés sur lui et sur la jeune femme qui se débattait vainement, le bras fermement bloqué dans la poigne ferme du boxeur.
Et Ryohei parla ; il parla de la jalousie de la jeune femme dirigée contre sa petite soeur, il parla du plan qu'elle avait mis en place pour récupérer de force Tsuna, il parla de la trahison qu'elle voulait lui faire faire, il parla de la drogue employée, il parla des manigances de son Boss de père pour mettre la main mise sur les Vongola…
Il parla et il parla, et au fur et à mesure que ses paroles crues mais tellement vraie était enregistrées par l'assistance, une indignation collective prenait graine, tant et si bien qu'à la fin de son discours, la jeune femme ne rêvait que de se cacher sous le sol et son père était tout à coup entouré de nombreux hommes en costard très, très hostile.
- Tout de même Ryohei, tu aurais pu y aller un peu moins fort.
- J'ai dit la vérité à l'extrême, Tsuna. Elle voulait faire du mal à ma soeur.
- Ne t'inquiète pas pour ça, je m'en suis déjà occupé.
- Ah ?
- Eh bien, il semblerait que le Boss des Cardilo ai eu une dizaine de maitresses, dont certaines ont accouché avant son épouse, qui ont tout à coup refais surface. Ce qui veut dire que…
- Ce qui veut dire que cette crétine n'héritera de rien puisqu'elle n'est même plus en lice pour la succession. Et après, c'est moi qui ai été trop honnête !
