Bonjour! Alors comme d'habitude: je ne possède pas Saint Seiya et ne détient aucun pouvoir sur les personnages et l'histoire originale.
J'avais envie d'écrire un Univers Alternatif avec des fantômes et Camus qui se trouve des embrouilles tout seul, comme un grand et sans l'aide de Milo (oui, j'ai souvent ce genre d'envie bizarre). Je tiens aussi à prévenir que j'ai toujours eu un goût pour les shippings un peu bizarre donc bref... Je pense que vous voyez où je veux en venir. Voilà! Voilà!
Ad Vitam Æternam
Entre le monde des humains et celui des esprits, il y avait une bien fine limite à tel point que parfois, certains esprits venaient se balader dans le monde des hommes. Si certain d'entre eux se révélaient inoffensifs, d'autres cependant attendaient patiemment dans l'ombre leur heure.
Camus referma la fermeture de son manteau et grimaça alors que quelques mèches bleus s'y coincèrent. Il les défient rapidement avant de se saisir de son sac et de sortir de son appartement, prenant bien soin de fermer à double tour derrière lui.
Ce matin là, il avait rendez-vous avec un ami à lui. Il marcha rapidement dans la rue, les mains dans les poches. Il faisait frais mais rien de trop anormal pour un mois de Janvier et rien de trop insupportable pour lui. Il connaissait bien Aiolia, les deux jeunes hommes avaient après tout vécu ensemble dans le même orphelinat et se voyaient encore régulièrement. Cependant, ces derniers temps, Aiolia lui semblait stressé, tendu. Naturellement, Camus avait rejeté ça sur la grossesse de sa compagne, une rousse au fort caractère appelé Marine. Maintenant il avait la conviction qu'il s'agissait d'autre chose.
Camus descendit les marches du parc, esquivant habillement deux inconnus qui semblaient croire que l'allée leur appartenaient. Si il faisait plutôt bon, le vent ce jour là était particulièrement froid et le jeune homme commença à regretter de ne pas avoir prit son écharpe. Ni de s'être attaché les cheveux quand il sentit des mèches lui fouetter le visage. Il jura dans sa barbe et essaya tant bien que mal de les chasser de devant ses yeux.
Il espérai pouvoir en finir avec ce travail le plus vite possible, quitte à bosser, autant le faire chez soi loin de ce vent infernal. Surtout quand des tonnes de commandes l'attendaient encore et s'empilait dans sa boutique. Il avait tant à faire : faire l'inventaire, s'occuper des commandes, ranger les nouveau produits en rayon... Poussant un soupire, il se demanda comment diable il allait devoir procéder aujourd'hui. Sans parler de son déjeuné avec son meilleur ami!
Il lui fallu dix bonnes minutes pour enfin arriver devant la maison de son ami, reprenant son souffle quand un frisson le parcouru. Camus plissa le nez effectivement, il y avait quelque chose ici qui n'allait pas, il pouvait littéralement le sentir. Il pouvait même le voir, ce qui était en soit pas une bonne chose.
Une odeur lourde et nauséabonde se dégageait des effluves noirâtres et épaisses qui s'échappaient des interstices de la porte et tout autres passages possibles. Il constata d'ailleurs au passage que la maison d'Aiolia était très mal isolé, il devra lui en parler... L'odeur, celle d'un fruit pourri et d'humidité, le ramena bien vite à lui : elle était insupportable et le jeune homme n'eut d'autre choix que masquer son nez de sa main. Mais trop tard, cette senteur l'avait déjà prit à la gorge et il toussa bruyamment plusieurs fois. C'était vraiment une infection !
Camus ne sut pas si c'était une coïncidence ou si Aiolia l'avait entendu tousser mais son ami ouvra la porte et se retrouva face au triste spectacle de l'homme en train se s'étouffer tout seul. Camus n'en doutait pas, il devait avoir l'air ridicule. Le blond le regarda quelques instants avant de percuter et de poser une main sur son l'épaule.
« Ça va ? » demanda-t-il concerné.
Le concerné hocha rapidement de la tête, la main toujours plaqué contre son nez et Aiolia sourit, désolé. Il n'avait pas vraiment eu conscience de l'ampleur que cette histoire avait prit. Le pire dans tout ça, ce n'était pas le fait qu'il y avait quelque chose dans sa maison, non, c'était à la vitesse auquel cette chose grandissait. Le blond n'avait plus eu d'autre choix que d'avoir recourt à Camus, c'était le seul à pouvoir faire quelque chose. Enfin, c'était surtout le seul qui n'allait pas le traiter de fou.
« Ouai... Ouai ça va... »
Non, il n'allait pas bien. Il étouffait, l'air que cette... chose dégageai lui brulait les poumons et il s'attendait déjà à passer une journée avec un mal de crâne monstrueux, mais il ne pouvait pas laisser ça chez Aiolia. Encore moins quand Marine attendait un enfant.
« On ferait mieux d'y aller le plus tôt on s'y met, le plus tôt ce sera terminé. », fit Camus à son ami en prenant une dernière bouffé d'air frais.
L'air à l'intérieur était épais, brumeux et étouffant, semblable à une dense fumée noire. L'odeur cependant, si de l'extérieur était celle d'un fruit pourrie, était bien pire à l'intérieur. C'était un mélange de pourriture, de cendre de cigarette et d'un parfum âcre qui aurai tourné. Étrangement, Camus décela un arôme de grenade mêlé à ce mélange écœurant. Il eut un haut le cœur, répugner par ce trop plein d'odeur et fit de son mieux pour ignorer l'atmosphère qui l'entourait.
« Mon dieu Aiolia... Mais qu'est-ce que tu as laissé rentrer chez toi ?
-Désolé ?... »
Camus ne lui répondit qu'en plissant le nez et en fronçant les sourcils. À l'inverse de son ami, Aiolia ne pouvait rien voir, sentir ou entendre peu de personne y arrivait en réalité. Il avait été quelque peu intrigué quand son ami l'avait appelé à l'aide lui criant que sa maison était hantée. Il comprenait désormais comment le blond, plus que certain que le paranormal n'était que des enfantillages avait soudainement changé d'avis et l'avait accessoirement réveillé à 4h du matin.
Les deux hommes s'avancèrent dans le couloir, leurs pas feutré par le tapis rouge. Des volutes noirâtres rampaient délicatement sur le sol et long des murs. Elles passaient seulement, s'étendant dans les pièces avec une lenteur telle la brume. Il y avait quelque chose d'étrange dans leur façon de se déplacer.
Les effluves semblaient venir de partout et de nul part, ce n'étaient que des présences tranquilles mais l'odeur qui s'y accrochait était si immonde. Elle touchait même ceux qui n'avaient pas le pouvoir n'y l'envie de la sentir.
Camus se tourna vers le blond, peu à peu accoutumé à l'odeur nauséabonde.
« Y-a-t-il une pièce dans laquelle tu ne te sens vraiment pas bien ? »
Aiolia se stoppa un instant et prit le temps de réfléchir. Il passa en revu chacune des pièces de sa maison, de sa chambre au premier où il faisait parfois étrangement froid jusqu'à la salle de bain du bas où il avait cette étrange et dérangeante sensation d'être observé. Si il devait répondre sincèrement, il dirait qu'il ne se sent pas à son aise dans toutes pièces de la maison... Ça n'allait pas vraiment aider Camus et le médium semblait déjà bien affecté. Ce dernier toussa d'ailleurs, faisant de son mieux pour ne plus faire attention à peu importe ce qu'il y avait chez lui.
« La cuisine. », finit-il par dire. « J'ai toujours l'impression que quelqu'un m'observe et me souffle dans le dos. C'est vraiment flippant tu sais. »
Camus hocha seulement la tête avant de se diriger vers la pièce au cœur de la maison. La cuisine était petite mais fonctionnelle. Certes, certains appareils commençaient à être sérieusement à être âgé et le four n'en faisait qu'à ça tête cependant, il avait toujours trouver qu'il y avait quelque chose dans cette cuisine qui était chaleureux, comme dans le reste de la maison du blond.
Rapidement, la brume noire devint de plus en plus épaisse alors qu'ils s'approchèrent de la cuisine. Camus constata à regret que plus il s'approchait, plus ce quelque chose de chaleureux disparaissait pour laisser place à un grisâtre insipide et ennuyeux.
Il s'arrêta net devant la porte, le blond derrière lui trébuchant légèrement sur ses pieds. La porte suintait cette brume nauséabonde, c'était presque comme si les volutes s'échappait directement du bois.
« Dis moi que tu n'as pas encore cuisiné...
- Camus ! Ce n'est pas le moment de plaisanter ! »
Camus sentait le stress dans la voix d'Aiolia mais il ne pouvait s'empêcher de ce rappeler les rares fois où le blond avait tenté de cuisiner. Autant dire que la maison fini enfumée toujours et la nourriture... Eh bien... Même un bout de charbon semblait plus appétissant.
Camus sourit un instant avant de reprendre tout son sérieux. Bien, au moins il n'y avait plus de doute, il y avait bien quelque chose dans la cuisine d'Aiolia. Après, ce que cette chose faisait ici était cependant une autre histoire... Il aurait tout le temps de s'occuper de ça plus tard, quand il se serait assurer de pouvoir aider son ami.
« Je vais devoir te demander de rester derrière moi..., souffla Camus.
- Pourquoi ? C'est dangereux ? »
Le médium lui lança d'abord un regard agacé avant de soupirer et de s'adoucir légèrement. Il devait concevoir que ce genre de situation était nouvelle pour Aiolia.
« Je ne vais pas te mentir mais pour l'instant, je n'ai aucune idée de ce qu'il peut avoir derrière cette porte et je doute que ce sois l'âme de la lasagne que tu as carbonisée la dernière fois. Il faut mieux être prudent dans ce genre de cas. »
Le blond devint soudainement silencieux il comprenait ce que Camus voulait dire. Même si tout ceci restait abstrait pour lui, il commençait à concevoir la réalité de sa situation.
« Quoi que, elle est peut être venue ce venger de ce que tu lui a fait subir : l'abandonner dans ce four...
-Camus ! Ce n'est pas marrant ! »
Camus prit le temps de prendre une grande bouffé d'air avant de poser la main sur la poignée de laiton. Celle-ci était glacial, lui arrachant un frisson. Le jeune homme compta alors jusqu'à trois dans sa tête avant d'ouvrir brusquement la porte.
Là, devant le lavabos, drapée de brume noirâtre et enveloppée de la lumière du jour, un jeune garçon se tenait là. Il était légèrement penché au dessus du robinet alors que ses doigts serraient le rebord en métal. Ses cheveux blonds étaient en batailles, ses vêtements couverts de peintures et de terres étaient déchirées par endroit. Derrière lui, flottant au dessus de sa tête comme un nuage d'orage, les volutes noires s'enroulaient autour de lui, atours de sa gorge pâle et de ses poignets. Ça caressait ses joues et ses longues mèches.
Camus resta incertain un instant. Un garçon, un simple garçon qui créait tout ça... Certes, à part l'odeur et la sensation d'oppression, la chose n'avait pas semblée réellement hostile mais il s'attendait à quelque chose de plus impressionnant qu'un garçon. Ça aurait put être quelque chose de plus puissant qui avait prit une forme enfantine pour les duper mais ce n'était pas le cas. Il s'agissait seulement d'un garçon. Un garçon et une masse noire...
Ça faisait mal en quelque sorte, de voir ce garçon face à lui. Quel âge avait-il ? Il semblait être aussi jeune qu'Isaac et Hyoga... Il ne devait pas avoir plus de 14 ans ! Qu'est-ce qui avait bien put lui arriver ?... Un enfant ou un adolescent était quelque chose dont il n'aimait pas faire face. Ils n'avaient après tout pas eu le temps de savourer la vie comme elle se doit avant qu'elle ne leur soit repris, parfois de force. Oui, c'était toujours triste de devoir faire face à l'esprit d'un enfant. C'était simple de se débarrasser d'eux mais c'était cependant toujours plus douloureux. Il aurait presque préférer un démon...
Quant à la masse noire, il n'arrivait pas à déterminer de quoi il s'agissait... De la rancœur, des sentiments refoulées surement. Peut-être les souvenirs douloureux du garçon... Ça ressemblait à une sorte de verre astral cependant, les verres astraux ne venait vampiriser que les vivants étant donné le manque cruel d'énergie vital des morts. Ce qui est logique d'ailleurs pour les mort, vue qu'ils sont... morts. Et puis, cette nuée était bien trop vaste, trop épaisse...
« Alors ?, couina presque Aiolia. C'est grave ? Tu peux t'en occuper ? »
Il sentit en lui une vague d'irritation qu'il ravala avec peine. Camus avait toujours haït cette façon dont les vivants voulaient se débarrasser des esprits sans même comprendre ce qui leur était arrivé mais il devait les comprendre. Vivre avec un fantôme n'était pas la meilleure expérience au monde...
« Oui, fit-il en posant son sac par terre et en sortant diverses objets. Ce sera d'ailleurs rapide... »
Il pouvait faire partir le garçon et il se doutait que la masse suivrait le mouvement. Il priait pour que la masse suive le mouvement.
Sans un mot de plus, il se saisit d'une amulette : un simple pendentif pouvant renfermer une photo. Il n'avait pas besoin de beaucoup plus que ça, l'esprit était faible. Même si la tristesse et ses regrets de cet adolescent se répandaient partout dans la maison, il restait très faible. Camus passa son amulette autour du cou, s'agenouilla légèrement et avança dans la cuisine lentement.
« Hey... »
Le garçon se tourna vers lui, perdu. Qui était cet homme qui s'avançait doucement ? Il n'arriver pas à discerner ses traits mais il y avait quelque chose en lui de familier. Il y avait quelque chose de chaleureux, de vivant qui força le garçon à le regarder. Il y avait autre chose, une sorte de tristesse sourde qui résonnait en lui. Il était différent des ténèbres, il était vivide et vibrant. Très vite, les mains de ce jeune homme étrange entouraient les siennes. Leur chaleur fit tressaillir le garçon et le fit sortir de sa torpeur.
« Qui êtes-vous ? », chuchota-t-il dans un souffle.
L'homme lui adressa un sourire doux, très doux qui lui rappelait sa maman.
« Je me nomme Camus. Et toi ? »
Il se sentit soudainement mal. Son nom ? Il n'en avait aucun souvenir. L'homme allait être en colère contre lui. Il allait être en colère contre lui comme la femme et l'homme qui vivaient ici. Il allait crier lui aussi, lui crier de partir comme ils l'avaient fait. il allait perdre l'homme, Camus, comme il avait tout perdu avant.
Camus posa sa main sur son épaule et le secoua légèrement, un autre sourire doux sur ses lèvres. Il y avait quelque chose dans le regard de l'homme, quelque chose d'humain qui le rassura et plutôt que de fondre en larme comme il l'aurait fait, le garçon releva un peu la tête vers lui.
« Hey...
-Je... Je ne sais pas.
-Ce n'est pas grave. »
Camus se releva et le garçon paniqua pendant un instant pour se calmer au moment où on lui tendit la main. Il regarda l'homme, puis sa main tendu devant lui puis l'homme de nouveau. Plusieurs secondes passèrent durant lesquelles le garçon ne sut quoi faire, ne sut ce que Camus voulait de lui.
« Viens., finit par souffler Camus gentiment.
-Où ?
-N'importe où. Je te promets de t'emmener où tu veux. »
Il ne comprenait pas... Qui était ce Camus réellement ? Il était différent des autres vivants, il était compréhensif mais il y avait cette chose en lui. Un vivant, c'était un vivant mais il y cette chose dans son regard qui le rendait indescriptible. Que voulait-il ? Pourquoi ce vivant l'aidait-il ?...
« Je ne me souviens de rien.
- Ce n'est pas grave.
- Et je ne sais pas pourquoi je suis ici.
- Ce n'est rien, je m'en moque. »
Le yeux du garçon se voilèrent un instant. Peut être que cet homme n'avait aucune raison de l'aider. Et peut être que la seule chose qui le rendait spécial était sa faculté à le voir, l'entendre, lui un simple fantôme, mais c'était amplement suffisant. Il regarda derrière Camus, son regard embrumé se posant sur les épaules de l'autre vivant.
« Tu viens pour me chasser ?
- Non. Je suis venu pour toi et seulement toi. Je serai venu ici même si on ne me l'avait pas demandé. »
Le garçon le regard, troublé. Il avait l'impression que l'homme lui mentait, il voulait presque que l'homme lui mente mais il n'en senti pas la moindre trace. C'était ça, cette chose étrange en lui : aucune trace de malveillance, de perfidie, un peu comme cette chose qui passait son temps au dessus de lui. Le garçon baissa doucement la tête, se sentant soudainement vide.
« Pourquoi voulez-vous m'aider ?, murmura le garçon. Pourquoi ? Ça n'a aucun sens... Lui aussi veut m'aider. »
L'homme le regarda curieusement un instant, puis releva doucement les yeux et observa la masse avant de nouveau observer le garçon.
« Lui ? Tu parles de cette chose qui flotte au dessus de toi ? »
Il désigna la dite chose d'un coup de menton et attendit que le garçon lui réponde. Cependant l'adolescent n'en fit rien, incapable de réellement dissocier ses pensées.
Camus releva sa tête gentiment du bout des doigts, le forçant presque à le regarder dans les yeux pourtant il le fit avec une douceur sans pareil. Comme si le garçon était une précieux pour lui. C'était une sensation étrange, se sentir précieux pour quelqu'un...
« Qui que tu sois, qui que tu ai été, il y a quelqu'un qui tenait à toi. Cette chose tient à toi, non ?
- Je... Je n'en sais rien. Et si personne ne tenait à moi ?
- Alors je tiendrai à toi. Tu n'es pas seul. »
Le garçon aurait pouffer autant de rire que de peine à ses mots, il l'aurai fait mais à la place, il devint muet pendant un instant. Seul. Il était seul. Il avait toujours était seul. Pourquoi avait-il était seul ? Même quand il était vivant, même quand il était avec lui, il était seul. Il sentait en lui qu'il tenait la réponse. Ses souvenirs avaient toujours été tenus seulement par un voile qu'il pouvait presque atteindre. Un voile qui se dérobait sous ses doigts chaque fois qu'il pensait enfin s'en saisir. Seul. C'était ça la réponse. Pour la première fois depuis deux cents ans, le voile s'envola.
« Alone... Mon nom est Alone. »
Un sourire éclaira ses traits alors qu'il se saisit de la main toujours tendu de l'homme. Tout devint clair autour de lui alors que chaque souvenirs lui revinrent. Sa famille qu'il connu peu, ses amis qui avaient essayé de l'aidé. Il n'y avait plus seulement que sa mort douloureuse mais la joie qu'il avait put connaître. Sa passion pour la peinture. Qui il était. Il était tant plongé dans ses souvenirs qu'il ne fit pas attention au monde autour de lu qui peu à peu s'effaçait. Il redécouvrait le monde et la paix.
Pour la première depuis des siècles, il était heureux.
« Repose en paix, Alone. », entendit-il tel un écho lointain.
Il pouvait partir à présent, il était libre. Il avait cherché pendant tant de temps dans les ténèbres, il y avait erré des siècles durant et maintenant que son nom, son identité lui était rendu, il n'y avait plus rien qui le retenait ici. Il était enfin lui-même, plus personne pour lui souffler ce qu'il devait être, ce qu'il devait faire. Oui, il était enfin libre.
Camus s'agenouilla doucement par terre, fatigué et perdu. Il vit Aiolia le regarder étonné derrière le chambranle de la porte, incertain. L'esprit était-il parti ? L'air dans la maison semblait soudainement beaucoup moins lourd. Il semblait que les volutes s'évaporaient doucement et que l'air devenait plus supportable. Le garçon, Alone avait disparu et la masse qui flottait au-dessus de lui se dissipaient lentement. Cependant, une senteur de grenade resta accrochée bien qu'effacée.
« C'est bon, il est parti. »
Aiolia se détendit : le cauchemar était enfin fini pour Marine et lui. Ils allaient pouvoir reprendre leur vie tranquille et ne plus avoir à s'en faire pour leur enfant. Même si cette histoire de portes qui claquent et de soudain froid polaire allait encore demeurer un bon bout de temps dans leurs esprits, ils pouvaient enfin souffler.
« Ce fut rapide...
- Pour toi oui, pour lui... Qui sait combien de temps il a erré avant d'être en paix. »
Camus se releva, ses genoux étaient douloureux et ses jambes engourdies mais rien de bien grave. Cette histoire l'avait fatiguée bien plus qu'il ne l'aurait cru, mais au moins il avait réussi. Il enleva doucement ce qui lui servait de talisman et le remit dans son sac. Il était possible de ne pas réussir à sauver un esprit et bien que lui même n'ai lui-même jamais échoué, Camus savait que ça pouvait avoir d'horribles conséquences...
Bien, maintenant il n'avait plus qu'à se concentrer sur le reste de sa journée et sur comment faire rentrer autant de rose sécher dans si peu de pots...
« Oh ! Aiolia, pendant que j'y pense : tu n'aurais pas un élastique à me prêter ? »
Il n'était pas question qu'il refasse face à un vent pareil sans attacher ses cheveux !
