Disclaimer: Saint Seiya, ses personnages et son univers ne m'appartient pas.
Milo ouvrit doucement la porte de son appartement, poussant un long soupire avant de la refermer derrière lui dans un geste automatique. Il alluma rapidement la lumière et manqua de trébucher sur un tee-shirt rouge trainant sur le linoléum beige. Le scorpion grogna, une main sur son mur blanc avant de se frayer un chemin parmi le bazar qu'il appelait chez lui. Un magazine échoué par terre, une chaussette sale abandonnée dans un coin du couloir : aucun doute que Saga et Camus le tueraient si ils voyaient l'état de l'appartement. Peu importe...
Le voyant retira son bomber noir qu'il balança distraitement sur son canapé avant de rentrer dans sa cuisine. Il était crevé, et encore ! C'était peu dire ! Cette nuit fut un véritable enfers, que se soit au moment où Shun était possédé ou lorsque Camus était littéralement tombé dans le coma. Il ouvrit son petit congélateur, sortant une pizza qu'il mit rapidement au four. Dire qu'ils n'avaient même pas prit le temps de manger avant d'y aller ! Il finit par échouer sur une chaise, presque coincé entre son frigo blanc et la table ronde qui occupait beaucoup trop d'espace dans sa petite cuisine. Il aurait du faire comme Camus et se servir de son comptoir mais non. Il avait fallu qu'il mette une table ici... Et puis on y logeait qu'à deux en plus !
L'homme passa une main dans ses cheveux en bataille, grognant un peu lorsque ses doigts se retrouvèrent emmêler avant de finir par les défaire. Il aurait bien besoin d'une bonne nuit de sommeil, d'autant plus que la pleine lune approchant, les animaux seraient déchaînés à la boutique. C'était bien sa veine tient ! Le seul jour de cette semaine où il devait faire l'ouverture ! Le scorpion fixa durant longue minute sa nourriture avec l'espoir un peu bête qu'en l'observant, elle cuirait plus vite, mais non. Bon...Bah tant qu'à faire.
Milo se releva et quitta sa cuisine, allant d'un pas trainant jusqu'à sa salle de bain. Une bonne douche ne lui suffirait pas à se réveiller. Il se doutait même qu'il somnolerai d'autant plus mais il devait après tout être au travail dans deux heures à peu près. Passant par son salon, il repéra son ordinateur portable du coin de l'œil. Si il était 5h30 ici, il devait être à peu prêt 21h30 au Mexique, ou un truc du genre... Et si ?...
Rapidement, il franchit l'espace qui le séparait de l'appareil, ne faisant même pas attention à ce qui trainait par terre. Il grimaça d'ailleurs en entendant le grincement d'une jaquette de DVD sous son pied. Le voyant espérait qu'il ne s'agisse pas d'un film barbant de son meilleur ami qu'il aurait promis de rendre en parfait état. Manquait plus que ça, un Camus en furie sur les bras ! Quoi que vue l'état du Camus en question, il avait pas grand chose à craindre pour l'instant...
Il oublia rapidement cette pensée et alluma son ordinateur avant d'attendre quelques instant que l'écran ne s'illumine. Ses yeux dérivèrent vers l'extérieur éclairé par les lumières diffuses de la ville. C'était peut être stupide, peut être étrange mais il avait besoin de parler, tout de suite. Milo n'était pas celui qui avait le plus souffert de cette soirée, loin de là, pourtant il avait besoin de partager avec quelqu'un d'autre. Pas Camus, non, le pauvre médium devait probablement être en train de dormir profondément. Pas Aphrodite ou Aiolia non plus il ignorait pourquoi mais l'idée même d'évoquer la nuit avec eux l'agaçait ça rendait les choses un peu gênant entre eux. Il fallait que ce soit quelqu'un d'extérieur à tout ce bordel.
Il ne pleuvait plus mais les nuages demeuraient, teintés de l'orangé que les éclairages projetaient sur eux. Milo aimait Camus, pas d'un amour romantique bien sûr mais il aimait le médium et il savait que c'était réciproque. Ils avaient passé tant de temps ensemble, ils étaient pratiquement frère et l'un comme l'autre aurait sans hésité donné sa vie pour l'autre. Cependant, encore une fois, il avait prit conscience des inégalités entre lui et le verseau. C'était vrai, après tout lui était un simple voyant. Bon, ok, il était un voyant absolument génial ! Seulement... Son ami était médium qui avait la fâcheuse tendance à attirer tout un tas de truc pas cool - entre autre : fantômes, démons et indien avec les chevilles qui enflaient- et surtout à s'en débarrasser en moins de deux. Enfin, en général.
Milo sursauta, tiré de ses rêveries par le bruit strident de sa session qui avait enfin décidé de s'ouvrir. Il aurait peut être mit un mot de passe à son ordinateur si il n'avait pas été quelqu'un d'impatient par nature. Rapidement, il fit passer sa souris sur son fond d'écran -qui était peut être ou peut être pas un gâteau au chocolat aussi appétissant que magnifique- et cliqua rapidement sur le logiciel de communication à distance. La fenêtre s'ouvrit rapidement, bien plus rapidement que sa session et il vit alors l'icône de chargement. Quelques instants après, il était connecté et passant sur ses contacts, il soupira en voyant celui à qui il voulait parler déconnecté. Déçu, le voyant soupira légèrement mais laissa cependant un simple message à son correspondant.
« Appel moi dès que tu peux. »
Milo se leva tout doucement, presqu'au ralenti et traversa la salle dans un silence religieux. C'était rare, mais il était découragé. Il n'avait pas envie d'aller s'occuper de ses amis à quatre pattes ni même de sortir de chez lui. Tout ce qui voulait c'était enfin pouvoir vider son sac...
Dans sa salle de bain, il retira rapidement son pull bleu, puis son tee-shirt inspectant rapidement ses bras. La lumière des néons faisaient ressortir les marques rouges de griffures, gentil cadeau d'Isaac lorsque le garçon s'était rendu compte de l'état dans lequel se trouvait le médium. Il ne lui en voulait cependant pas, ayant lui même réagit avec violence, criant dans le téléphone à Shaka qu'il avait intérêt à vite venir sous peine d'être recouvert de ses propres sceaux. Se débarrassant du reste de ses vêtements, il allait vite dans sa douche et referma avec force son rideau de bain, celui-ci craquant légèrement. Ok, si ça continuait il allait finir par le déchirer.
Là, il laissa l'eau couler sur sa peau de longues secondes, la tête contre les froids carreaux blancs. Milo fixa le sol, absent et incapable d'oublier cette soirée. Lorsque Camus et Hyoga n'étaient pas ressortis, il ne pouvait décrire la panique qui l'avait prit. Pour lui, tout ceci s'était passé si vite, en un clin d'œil seulement. Un minute, il avait dit une minute à Shaka mais il savait aussi bien que les autres qu'il fallut bien plus de temps à Hyoga pour sortir. Le voyant serra les poings et se retint de frapper de frapper le mur. À la place, il se détendit légèrement et attrapa son gel douche en soupirant.
Après avoir prit une longue douche brûlante et s'être habillé chaudement, le scorpion sortit de sa salle de bain tout en frottant ses longs cheveux d'une serviettes sèche. Une odeur de cramé l'assaillit alors et sans même prendre le temps de réfléchir, Milo s'élança dans sa cuisine. Il éteignit son four puis l'ouvrit, chassa la fumée noire qui s'en échappait et manqua de se brûler plus de trois fois. Génial... Sa pizza était digne d'Aiolia. Avec un grognement, il referma la porte de l'appareil qui claqua brutalement. Il devait lui rester un peu de jambon dans son frigo, ça et un bout de pain, ça devrait le faire.
Il eut à peine temps de s'approcher de son frigo qu'une sonnerie familière résonna dans son appartement. Il mangerai plus tard ! Très vite, le scorpion traversa l'appartement, s'assit devant son ordinateur et accepta l'appel entrant, un sourire fatigué sur le visage. Enfin ! Sourire qui s'effaça dès lors que la connexion vidéo fut établie.
« Hey ! Milo !
- Kanon..., souffla ce dernier, déçu.
- Merci, quel accueil ! J'en attendais pas moins de toi ! »
Il vit son interlocuteur rire, se regard légèrement moqueur. Il l'avait fait exprès ! Milo en était sûr ! L'homme repoussa ses cheveux bleu passé, se penchant un peu plus au dessus de son écran tout ça dans des gestes saccadés. Milo espérait que ça ne venait pas de sa connexion internet : il avait déjà changé sa box deux fois, il serait heureux de ne pas devoir le faire une troisième fois.
« Relax, Saga arrive. Il a juste un léger truc à réglé avant avec Shura. Tu t'imagines par quoi il s'est fait possédé cette fois! »
Milo ne répondit rien, laissant pestiférer son ami qu'il commençait à voir en pixélisé. Dans un sens, il était heureux de voir que même loin de chez lui, tout ne tournait pas rond. Il posa son coude sur sa table écoutant attentivement l'homme déblatérer alors que lui même commençait malgré lui à s'endormir. Parfois, le discours qu'on lui tenait était entrecoupé alors que l'image était gelée pendant un quart de secondes.
« Tu as l'air au bout du rouleau. »
La voix de Kanon fit sursauter Milo, le sortant de sa torpeur. Il regarda longuement l'homme plus âgé que lui, prenant un peu de temps à comprendre ce qu'on venait de lui dire. Effectivement, il s'était vu tout à l'heure dans son miroir et il était loin d'avoir bonne mine. Au contraire ! Bah... Au moins il n'était pas narcissique comme Aphrodite.
« Si tu savais...
- Quoi ?, fit l'homme en gigotant légèrement. Il s'est passé quelque chose ? »
Le scorpion détourna le regard un court instant. Comment lui expliquer ? Et surtout, par où commencer ? Cette histoire... C'était vraiment du n'importe quoi. Il passa ses mains sur son visage et prit une profonde inspiration sous le regard plutôt inquiet de son ami. Puis, il joint ses mains avant dit poser son menton dans une expression ennuyée.
« Dis moi Kanon, commença-t-il au bout de longues secondes. Tu t'y connais en invocation ? »
L'homme recula dans sa chaise, levant les yeux au ciel avec consternation. Non mais il se moquait de lui ou quoi ? Qu'il lui demande si il s'y connaissait dans l'art de faire de la peinture sur soie, ok. Mais sur les invocations ?
« Je suis Invocateur Milo, c'est mon boulot. Bien sûr que je m'y connais. Pourquoi ? »
Le voyant ne répondit rien, jeta un regard distrait vers l'extérieur puis de nouveau sur son interlocuteur. Son regard était perdu, troublé même et Kanon se trouva confus certes, Milo aimait bien faire des farces mais c'était rare de le voir ainsi. Enfin, il décroisa les doigts.
« Est-il possible pour quatre adolescents d'invoquer un démon avec un bout de carton ?
- Euh... Il semble que tu ai eu une nuit mouvementée, répondit-il avec un ton qui se voulait amusé mais qui ressortait bien trop tendu à son goût. Seiya a fait quoi cette fois ? »
Un maigre sourire se dessina sur les lèvres du scorpion. C'était vraiment amusant de voir que tout le monde pensait à Seiya dès qu'une catastrophe arrivait.
« Il a eu la bonne idée de s'essayer au spiritisme. Avec un carton de pizza comme planche de ouija et des bougies chauffe-plat ainsi qu'un cercle de craie comme protection.
- Vraiment ? Je suis étonné qu'il ai réussit à invoquer quoi que se soit ainsi.
- Ils ont pourtant réussi... Et tu aurais vu ça !, Milo frissonna légèrement. Énorme, une chose sans véritable forme. Ça-ça ressemblait à une épaisse fumée noire qui montait jusqu'au plafond et qui dégageait une odeur dégueulasse de pourriture ! »
Il accompagna ses paroles de gestes, mimant la chose qui s'était élevé dans le salon d'Aiolia il y a quelques heures. Kanon le regarda faire, perplexe, pourtant il voyait bien que l'on ne se moquait pas de lui. Pourquoi les trucs cools se passaient toujours lorsqu'il était à l'autre bout de la planète ?
« Et ses yeux..., fit Milo avec horreur. Il avait des yeux rouge, totalement rouge. Tu sais, du même genre que les monstres dans les films d'horreurs sauf que là ! Là c'était pour de vrai !
- À ce point là ?...
- Crois moi Kanon, je préfèrerais encore avoir à faire aux ombres plutôt qu'à ce truc !
- Pourquoi parlez-vous d'ombres ?», demanda une troisième voix.
Milo vit alors un visage se pencher sur son écran, exactement le même que celui de Kanon, si ce n'était pour ses cheveux d'un bleu plus profond et ses yeux eux aussi plus foncé. L'homme avait un air sérieux accroché au visage, intrigué par le peu qu'il avait entendu. Saga, l'ainé de Kanon et comme lui invocateur, connu pour être bien plus terre à terre que son frère. Ça et aussi se faire posséder au moins une ou deux fois par semaine à côté, Camus n'en menait pas large.
« Bonjour Saga !, fit le scorpion qui semblait avoir retrouvé un court instant sa joie de vivre.
- Bonsoir Milo. Alors, pourquoi parliez-vous d'ombres ? Ne me dis pas qu'ils y a une nouvelle invasion.
- Malheureusement, si. Nos amis traqueurs hantent les bois et aucun d'entre nous n'est prêt à s'y risquer. »
Le plus âgé grimaça alors que Kanon soupira avec fatigue. Ils savaient quoi faire en rentrant, débarrasser les forêts et les bords de routes de ces vermines qui avaient trop tendance à apparaître de nul part ces derniers temps.
« J'imagine que ce n'est pas pour cette raison que tu m'as demandé de t'appeler., fit Saga.
- Non effectivement, répondit Kanon à la place de son ami. Il semblerait que Seiya est encore fait une connerie. Il aurait réussit à invoquer un démon.
- Je n'ai jamais dit qu'il s'agissait de Seiya.
- Tu ne l'as pas réfuté non plus. »
Milo ne trouva rien à répondre au plus jeune des invocateurs, parce qu'au fond, ils savaient tous qu'il n'y avait que l'adolescent pour se mettre dans de pareilles situations. À ce point là, c'était presqu'un don.
« Un démon ?
- Oui, un démon Saga. Un démon tout ce qu'il y a de plus démoniaque. Avec explosion d'ampoule, possession et trainées résiduelles ! »
Les deux jumeaux tiquèrent sur un mot, se lançant un regard inquiet. Ok, que des fantômes ou des démons trainent, pas de quoi vraiment s'inquiéter mais des possessions, ça devenait plus grave.
« Tu... Tu as dit que c'était qui qui s'était fait possédé ?, demanda Kanon, les sourcils froncés.
- Uh... D'abord Shun. Aiolia l'a retrouvé sur son lit, blanc comme un linge et apparemment en train de lutter contre le démon. Puis Camus qui est carrément tombé dans le coma.
- Domaine démonique ?, supposa cette fois l'ainé.
- Oui. Il y est resté près de cinq heures, c'est Shaka qui l'a tiré de là. »
Saga se pinça les lèvres il savait ce qu'était une possession, il en vivait tellement. Un domaine démonique cependant, il en avait vécu une il y a quelques années et pouvait désormais affirmer qu'il s'agissait de l'expérience la plus désagréable et effrayante qu'il ait vécu. Il tendit la main et tira une chaise sur laquelle il s'assit alors que Kanon tourna légèrement l'écran pour qu'ils puissent y rentrer tout les deux. D'ailleurs, sans lui, tous ignoreraient encore l'existence de telles dimensions, ce n'était que peu après son petit voyage dans un de ces mondes qu'ils commencèrent sérieusement à faire des recherches sur ces phénomènes et ce qu'ils avaient découvert n'avait rien de sympathique. Quel âge avait-il déjà ? 16 ans peut-être ?...
« Comment va-t-il ?
- J'en sais rien..., souffla Milo en passant une main dans ses cheveux. Quand il s'est réveillé, il semblait si... faible. Pâle, grelottant... Les yeux ternes... »
Les jumeaux virent alors leur ami baisser la tête avec défaite. Il y avait un souvenir particulier, une image auquel il n'aimait pas particulièrement repensé.
« Comme lorsqu'il était à l'hôpital... »
Saga lança un léger regard à son frère se dernier grimaçait légèrement en entendant les mots du scorpion. Cette soirée avait due être bien dure, pour chacune des personnes présentes...
« Il était glacial, mais encore plus que d'habitude et même Shaka était anxieux. On est resté pendant trois longues heures à l'aider et quand son âme était enfin de nouveau dans son corps, il a rejeté Shaka. Puis il a dormi pendant trois autres heures avant de seulement cligner des yeux.
- Il a rejeté Shaka ? Tu veux dire quoi par là ?, demanda Saga intrigué.
- Oui parce que bon, ce mec est plutôt dur à se débarrasser, qu'il soit ou non dans la tête de quelqu'un.
- Et pourtant..., le scorpion réfléchît un instant avant de finalement sourire avec malice. Il lui à même plus ou moins vomit dessus. »
Il vit ses interlocuteurs écarquiller les yeux, se demandant franchement si il s'agissait d'une blague et pourtant.
« Oui, enfin vomit, c'est pas tout à fait ça. En faite, quand Camus s'est réveillé, il était dans les vapes et bien sûr, Shaka s'est précipité vers lui. Résultat, il a rejeté tout ce que son âme avait ramené du domaine et ça a finit sur les genoux du bouddhiste. En bref, Shaka été couvert de ce truc visqueux et noir... Un petit cadeau du démon je pense. »
Les jumeaux se regardèrent, pas sûr de comment réagir exactement. Dans un sens, c'était plutôt amusant mais ça restait quand même répugnant. Et puis, Kanon était le dernier à pouvoir se moquer : combien de fois cela lui est arrivé quand son cher frère était possédé ? Ce genre d'expérience était vraiment loin d'être agréable mais avait au moins le chic de remonter le moral du scorpion. Alors pourquoi semblait-il aussi vulnérable ?
Assit sur cette chaise, seul dans un salon clairement sans dessus-dessous, l'homme souriait malicieusement mais ses cernes pesaient sur ses grands yeux azur. Ses rêves étaient hantés par les figures du passé et du futur, s'enchainant chaque fois qu'il fermait les paupières dans un bordel infernal. Même si il était le premier à jurer qu'aucunes de ses divinations ne lui venaient en dormant, il ne pouvait nier que parfois, l'avenir se dessinait en ses songes.
« Kanon, le ton de Saga sembla tomber de plusieurs octaves. Peux-tu allé voir ce que Shura est en train de faire ? »
Milo releva la tête légèrement vers l'écran, s'attendant à voir le cadet protester à travers le filtre pixélisé, signe de mauvaise connexion internet. Cependant, Kanon n'en fit rien il se contenta de lancer un coup d'œil étrange à son frère avant de vivement se lever et de quitter la pièce. L'ainé le suivit du regard, attendant quelques instants avant de nouveau tourner la tête vers son ordinateur. Là, il regarda Milo, ses yeux éclairés par un rayon de lumière étrange, le soleil était depuis longtemps couché au Mexique... Il y eut alors quelque chose de singulier, de curieux dans l'ambiance qui lentement s'installait entre les deux hommes.
« Alors, commença Milo crispé. Catemaco, c'est toujours auss-
- Milo. »
Le voyant se tut, coupé par la voix sombre de son ami. Il ne semblait pas près à parler de son petit séjour, ni même de la mésaventure qu'il avait vécu le jour même. Non, l'homme avait cet air cruellement sévère -Milo se doutait que Camus avait hérité le sien de Saga, ce dernier les ayant pratiquement éduqué lorsqu'ils étaient enfants-.
« Dis moi la vérité. »
Le scorpion resta interdit et fronça légèrement les sourcils. Mais de quoi voulait-il parler ? La vérité ? Il ne lui avait jamais menti. Et puis, ce n'est pas son genre à lui de cacher des trucs, déjà parce que d'une, il détestait les mensonges et de deux, parce que chacune de ses pensées étaient facilement lisibles sur son visage.
« Je sais que quelque chose te tracasse. Dis moi la vérité. »
Cette fois, Milo détourna la tête, gêné et incapable de le regarder plus longtemps. Houlà, non, il n'avait aucune envie d'aborder ce sujet Encore moins par internet ! Nope ! Plutôt faire face à l'autre indien de pacotille que ça !
« Et ne pense même pas à me faire le coup de plus d'internet.», lui dit soudainement Saga avec tout son sérieux.
Et zut.
Une sonnerie... Puis deux... Puis tr-
« Allo ? » fit une voix endormi et quelque peu énervée.
Aphrodite gigota légèrement sur son siège, son portable entre ses doigts fins. Son appartement était plongé dans le noir, éclairé seulement par les lumières de la ville. Une tasse de thé était disposée devant lui, sur sa table mais il se contenta de la regardé refroidir.
« Je... Désolé, je t'ai réveillé... »
Il entendit l'autre homme légèrement grogné à l'autre bout du téléphone, sachant très bien lui même qu'il n'était pas réellement désolé seulement... Seulement Aphrodite était le seul à s'être rendu compte qu'ils auraient put tous mourir cette nuit.
« Je te jure tu as intérêt à avoir une bonne raison pour me réveiller à 5h du matin !
- Désolé Angelo... » souffla-t-il de nouveau.
Il n'avait pas la force de prétendre que tout allait et quand bien même il essayait, Angelo verrait au travers, n'est-ce pas ? Car c'était ce que faisait les meilleurs amis, voir au travers des mensonges de l'autres. Ne rien ignorer et connaître chaque sentiment de son ami... Ils étaient de bien piètre amis...
« Quelques choses est arrivé ? », fit l'autre homme avec ce qui semblait de l'inquiétude.
Aphrodite rigola nerveusement, son bras libre contre lui.
« Oui, en quelques sortes.
- Que s'est-il passé ? »
Le poisson ne répondit rien. Les volutes de fumées qui s'échappaient de sa tasse retinrent son attention, lui rappelant la boisson qu'il semblait avoir oublié depuis de longue minute déjà. Son appartement était silencieux, malgré le bruit de la circulation à l'extérieur. Son appartement était obscure malgré la lumière qui s'y engouffrait. Il était seul, malgré la voix de son ami. Mort, il aurait put être mort à leur qu'il était et il devait avouer que cela lui faisait peur. Il aurait put être mort et Angelo l'aurait ignoré.
« Aphrodite ? Arrête tu commences à me faire flipper là !
- Désolé... Je voulais juste entendre ta voix.
- Tsss... Je sais que je suis irrésistible mais quand même ! »
La remarque fit légèrement pouffer le sorcier, faisant sourire Angelo. Il ne pouvait pas le voir bien sur, mais il savait que son ami souriait, il pouvait pratiquement le sentir. Le poisson ramena ses pieds sur les barreaux de sa chaise et se redressa légèrement, masquant dans sa manche son rire léger. Non, il n'en avait pas honte, il sentait seulement déjà sa gorge se serrer de douleur alors qu'il menaçait de pleurer.
Angelo et lui avaient toujours été très proches mais pour une raison inconnu, lorsqu'ils étaient séparés l'un de l'autre, il pouvait se passer des semaines voir des mois avant qu'ils ne s'envoient qu'un simple message. Aphrodite aurait put arrêter de vivre ce soir et son ami aurait put l'apprendre un mois après. Si cette simple pensé faisait frissonner le poisson, c'était l'inverse qui l'inquiétait d'autant plus. Si il arrivait quelque chose à son ami, au bout de combien de temps s'en rendrait-il compte ? Il ne voulait pas ça... Il ne voulait pas ça...
« Eh... Quand est-ce que tu reviens en Grèce ?... »
Aphrodite détestait lorsque sa voix sonnait aussi faible, aussi fragile. Lui qui respirait la confiance en lui, le voici à 6 heure du matin, au bord des larmes. Angelot n'était pas stupide, il savait très bien que quelque chose ne tournait pas rond et se doutait que cela avait quelque chose à voir avec le coup de fils qu'il reçu le soir de la part de Mü.
« Eh bien, comme l'atlante et le buddha de platine ont décidé de me faire faux bond, je me disais qu'une petite visite en Grèce serait à considérer. »
Le sarcasme dans sa voix était à peine voilée, arrachant un sourire désabusé au poisson tant qu'il voulait bien faire tout le chemin jusqu'ici, c'était le principal. Il se moquait du reste, si sa signifiait qu'il pouvait voir son meilleur ami. Cependant, cela ne suffisait pas pour Aphrodite, il tremblait encore pratiquement de la rencontre qu'il avait fait cette nuit. Ces yeux rouges continuait de le hanter, quand bien même il essayait de garder son esprit distrait, il finissait toujours et inlassablement par en revenir à ces yeux rouges.
« Aphrodite ?, murmura inquiet Angelo à l'autre bout du téléphone.
- Je... Je suis toujours là.
- Bon allez arrête, dis moi ce qu'il va pas. T'as encore un de tes rosiers qui est mort ? C'est ça ? »
Le poisson posa alors bruyamment son coude sur la table avant de tenir sa tête, son portable toujours dans les mains. Le bruit fit réagir son ami mais Aphrodite n'y prêta pas attention. Il n'était pas comme ça, il n'était pas aussi futile que les autres le croyait et Angelo le savait très bien. Il ne dormait pas dans des draps de soie et de dentelles, il ne vivait pas dans un cocon rose bonbon et malgré son attitude positive, il lui arrivait de pleurer.
« Aphrodite ? Ça va ?
- Je suis désolé Angelo, je suis vraiment désolé.
- De quoi tu parles ?... Tu pleures ? Aphrodite qu'est-ce qui se passe à la fin ?! »
Il passa sa main sur ses paupières avant d'y faire reposer son front, laissant finalement tomber le combat qu'il menait avec lui même depuis quelques minutes déjà. Il sanglota alors, la voix de son meilleur ami cherchant à le réconforter d'une manière ou d'une autre. Il n'y arrivait, cette nuit il avait besoin de craquer car trop choses étaient arrivées tout à coup. Cette histoire de démon, la possession, cette stupide fille qui lui accaparait Angelo et tout ce qui allait avec. Il n'y avait pas moyen de vivre tranquillement ? Non, il fallait toujours que quelque chose se passe, il fallait toujours se battre pour le peu qu'on avait acquit.
« Aphrodite... Allez arrête quoi... Dis moi quelque chose... Comment tu veux que j't'aide si tu me dis rien ?
- Viens. Je t'en pris Angelo prend le train, l'avion ou même viens à la nage mais par pitié viens. »
Camus mit sa barquette d'escalope de veau dans son petit panier vert avant de refermer la porte vitré du réfrigérateur. Il frotta légèrement ses cheveux attachés, faisant de son mieux pour se souvenir de ce qu'il avait bien put marquer sur sa liste de course. Liste qu'il avait oublié sur sa table verte, ce dont il c'était rendu bien sur compte qu'une fois arrivé à la supérette. Le voici désormais, à 19h30, seul au milieu d'une allée mal éclairée, avec un client louche qu'il le regardait du coin de l'œil. Il n'y fit guère attention, il avait déjà bien du mal à se concentré si en plus il devait s'inquiéter de gens bizarres qu'il croisait.
Le verseau poussa un loin soupire, se trainant jusqu'aux fruits et légumes en faisant de son mieux pour ne pas trébucher sur ses jeans aux bas effilés. Il était là, à déambuler tel un zombie ce à quoi il ressemblait d'ailleurs, avec ses cernes et son visage pâle. Camus avait passé la journée à dormir, dans l'espoir de récupérer un peu d'énergie, ce qui ne fut pas le cas. Ses pensées étaient alors brouillon, allant de questions stupides en questions encore plus stupides. Il s'arrêta devant les salades et les fixa d'un regard vide.
En quoi était fait les paniers des supermarchés ? Les industries qui fabriquaient ce genre de truc devait vite faire faillite, vu que les magasins en achetaient qu'une fois tout les dix ans. Le médium secoua la tête de droite à gauche, chassant ses pensées parasites avant d'enfin se saisir d'une laitue -ou une batavia d'après ce qu'Aphrodite lui avait dit une fois- avant de la mettre dans un sac plastique. Puis il se tourna un court instant vers les tomates et le fixa avec le même regard que les salades quelques secondes auparavant.
Il ne devait pas en prendre... Pourquoi déjà ?... L'homme fronça légèrement les sourcils et frotta de nouveau ses cheveux en se concentrant. Mince ! Il pouvait pratiquement sentir les cernes peser sous ses yeux et la lumière crue des néons lui brûlait pratiquement la rétine. Il adorait les salades de tomates alors pourquoi diable ne devait-il pas en prendre ? Cette histoire était tout bonnement ridicule ! Il finit par vivement attraper une barquette de tomate qu'il laissa tomber dans son panier, écrasant le paquet de salade.
La musique entrainante qui hantait les rayons de la superette lui donnait l'impression de se moquer de lui, lui jetant à la figure un air entrainant et des paroles aussi profondes que ses propres réflexions ce soir là. Camus se retourna, manquant de se prendre quelqu'un pourquoi fallait-il que les gens soient aussi envahissant ?
« Désolé... », grogna-t-il sans y penser.
Déjà, il se dirigea d'un pas nonchalant vers le rayon des produits laitiers il n'ouvrirait pas la boutique cette semaine alors autant faire quelques choses de ses mains et vue qu'il était plutôt un bon pâtissier... Cependant, il y avait quelque chose d'étrange, une impression bizarre qu'il n'arrivait pas à oublier. Il jeta un coup d'œil sur l'homme qu'il venait de bousculer, ce dernier se tenant avec autant de vie que lui devant les légumes. Ses mains étaient vides, pas de paniers avec lui... Le verseau détourna rapidement le regard ce n'était pas ses affaires, l'homme voulait peut être prendre une pomme et c'est tout. Qui diable aurait besoin d'un cadi pour acheter une pomme ?!
Camus mit sans grande cérémonie deux plaquettes de beurres dans son panier vert, suivit bientôt par une brique de lait et alors qu'il allait se saisir des œufs, quelque chose le stoppa. Il respira profondément, les yeux rivés sur les cartons grisâtres face à lui mais ne bougea plus, restant parfaitement immobile. On l'observait, on le détaillait lentement non pas dans une approche remplie de promesse vide et de chaleur qui ne durait que le temps d'une nuit. Non, on scrutait tout au fond de son âme. Doucement, Camus se saisit de la boite d'œufs et avec la même lenteur, il se tourna vers l'homme.
Bien sur que quelque chose n'allait pas avec lui il dégoulinait, sa veste de cuire noire était griffée et des algues foncées y étaient par endroits collé. Son jean couvert de vase n'était pas dans un meilleur état quant à son visage... Gorgé d'eau et putride par endroit avec des yeux semblable à ceux des poissons morts.
Il y avait quelque chose d'expressif chez lui, une sourde peine et un appel à l'aide que le verseau pouvait pratiquement entendre. L'homme se tenait là, à quelques pas de lui et tentait de tendre la main vers lui. Camus détourna alors son attention et posa naturellement la boite d'œufs avec ses autres courses.
« C'est ton frère qui t'as noyé. Lui et ta femme avait une liaison. »
Il entendit un léger grognement, qui lui rappela un sanglot seulement il fallait des yeux pour pleurer. Ou peut être pas, Camus l'ignorait et au point où il en était. Cet homme n'avait pas eu de chance, il aurait put être heureux mais fut la victime d'une histoire digne d'une scène de théâtre de boulevard hormis le fait que l'amant dans le placard n'était personne d'autre que son frère. Triste et stupide scène, ainsi allait la vie.
« Je suis désolé..., murmura Camus en passant à côté du mort. J'aurai voulu que cela se passe autrement pour toi. Repose en paix »
Le verseau marcha alors lentement vers la caisse, laissant derrière lui le fantôme seul dans cette allée mal éclairée. Il déposa lentement ses articles sur le petit tapis avec la seule envie de rentrer chez lui au plus vite, ce qui ne passait pas inaperçue. La jeune caissière lui lança un regard rapide avant de scanner silencieusement ses produits elle avait l'habitude des gens étrange, elle en voyait tout les jours défiler devant elle et celui-ci n'était pas une exception.
Camus ne la remarqua pas vraiment, il essayait toujours de lutter contre le sommeil qui ne cesser de l'assaillir et une grisante tristesse qu'il ressentait à cet instant. Un à un, il rangea ses affaires dans un sac de tissus rouge, son regard se perdant parfois vers l'extérieur. Le soleil s'était couché, les lampadaires éclairaient la fine pluie qui tombait telle un rideau brumeux et pour une raison qu'il ignorait, ça lui faisait mal. Le médium mordit légèrement sa lèvre intérieur sous le regard devenu quelque peu suspicieux de la caissière.
« Ça fera 25 euro et 98 centimes s'il vous plait. » fit-elle sans grande émotion.
Il paya sans un mot, ses yeux dérivant encore et encore dans la nuit noire. Ça faisait mal... Tellement mal... Toute cette pluie qui tombait sans discontinuité, cette obscurité qui cachait les nuages sombres et orageux. La jeune femme lui tendit sa monnaie et son ticket qu'il dépêcha d'enfourner dans ses poches il mettrait tout ça dans son portefeuille plus tard, n'ayant aucune envie de rester plus longtemps ici.
« Merci, en revoir.
-En revoir. »
Sa réponse fut brève, chuchotée entre ses dents alors qu'il se dirigeait déjà vers la sortit. Il n'en pouvait plus de cette lumière, de cette jeune caissière qui méritait une meilleure vie et de cet esprit qui tournait sans aucun doute en une chose affreuse avant d'avoir seulement put voir la lumière.
Camus renifla, légèrement amusé. La lumière... C'était comme ça qu'on appelait l'autre monde en général. Un monde emplie de lumière qui serait offert à tous ceux qui auraient mené une vie paisible et vertueuse.
Il fut tiré de ses pensées lorsqu'il manqua de se prendre une vitre dans la figure. Le verseau grogna alors légèrement, lança un regard noir au détecteur des portes automatiques : ces dernières demeurèrent fermées. Il recula et ressaya, sans grand succès avant de recommencer une troisième fois. Enfin les portes le laissèrent passé, ce qu'il fit rapidement. Ce genre d'accident ne lui arrivait que trop souvent... Lorsqu'il fit accueilli par la fraicheur soudaine de l'eau qui continuait de tomber.
D'un geste automatique, il rabattu la capuche de son sweat sur ses cheveux sans même s'en faire du froid ambiant : c'était bien le cadet de ses soucis. Il avança sous la pluie, l'éclat des décorations de Noël imprégnait l'obscurité par flash régulier et éclairait la frêle silhouette de l'homme. La plupart des guirlandes installées n'avaient pas encore été enlevées par les services de la voirie apparemment, elles rajoutait une touche joyeuse à la ville et n'étaient retirées qu'en début février. Lui ne les aimaient autant qu'il les haïssaient.
Pendant un instant, il resta là, au milieu d'un parking pratiquement désert, sous la lumière des arabesques qui s'enroulaient autours du fer forgé des lampadaires. Pourquoi n'était-il pas capable de ressentir les mêmes choses que les autres ? Il devait avoir quelque chose qui n'allait pas avec lui... Camus pencha la tête légèrement sur le côté. Est-ce que tout ces années à aider les morts l'avait rendu ainsi ou n'avait-il jamais été capable de ressentir autre chose que des sentiments aussi intenses que brefs?
Son regard tomba sur une flaque à ses pieds, assez profonde pour recouvrir le béton mais pas assez pour risquer de se mouiller. Peut être que c'était ça après tout. Un reflet trouble et brouillon qui ne cessait de changer. C'était étrange, la façon dont la lumière claire s'accrochait à son visage, illuminant ses yeux vitreux avant de s'effacer dans l'obscurité. Une seconde, un bref instant qui disparaissait sans même laisser le temps d'être admiré. Il aimerait que ça s'arrête, juste le temps de pouvoir reprendre sa respiration, un court moment seulement car il devait s'avouer perdu et effrayé.
Camus secoua alors soudainement sa tête de droite à gauche : à quoi pensait-il exactement ? Ça n'avait aucun sens, ses phrases qui résonnaient dans sa tête n'avaient aucun sens... Il ferait mieux de seulement rentrer chez lui au lieu de rester sur ce parking avant d'attraper un rhume.
Ses pas résonnèrent dans les rues. Parfois, ils étaient perturbés par une voiture qui passait ou un train qui passait non loin mais le médium continuait de marchait à un rythme régulier. Son sac venait frapper ses jambes à chaque pas qu'il prenait, le faisant grimacer lorsqu'il sentait le coin de la brique de lait s'enfoncer dans sa chair. Les poings serrés dans la poche de son sweat, il était heureux que son immeuble ne soit pas très loin, à quelques rues à peine, malheureusement son esprit trouva le moyen de nouveau se perdre durant ce court trajet. L'étrange tristesse ne tarda pas à revenir le hanter, ajoutant un poids au fardeau qu'il portait.
Les rues faiblement éclairées, la pluie qui tombaient en fine gouttelette et même se stupide vent qui venait de temps à autre lui murmurer dans les oreilles lui semblaient si familiers. Familier mais d'une façon bien singulière. Il n'y avait rien à se rappeler, aucun souvenir cachés ou mémoire effacée et pourtant le sentiment qu'il avait oublié quelque chose ne cessait de l'ennuyer et de le blesser.
Camus arriva enfin au pied de son immeuble et parcouru vite l'allée de graviers qui crissèrent sous ses pieds. Il sauta sur le pas de la porte, tapa son digicode et poussa de l'épaule la porte vitrée. Il ne lui fallut pas moins de quelques secondes avant qu'enfin il ne rejoigne son appartement.
Avec un long soupire, il enleva sa capuche et s'apprêta à poser son sac sur son comptoir sans même prendre la peine d'allumer ses lumières lorsqu'il sentit cette lourde présence... Et accessoirement l'odeur de fruit pourrit dont on ne cessait de lui rabâcher les oreilles depuis quelques temps maintenant. Il ne lui fallu même pas un instant avant de trouver la masse noire.
Acculé entre le coin du mur et son meuble de télévision, l'entité était affalée par terre. Camus pouvait voir ses doigts se crisper avant de tressaillir légèrement il avait mal. Sans perdre un instant de plus, le médium lâcha son sac sur son comptoir et accourra pratiquement devant l'esprit qui décidemment ne voulait pas le lâcher. Camus se mit doucement à genoux, comme pour ne pas l'effrayer et dans la pénombre, il observa l'être face à lui. Ses longs cheveux noirs cachaient encore une fois son visage cependant quelques mèches s'élevèrent à chaque fois qu'il expirait douloureusement. Sa respiration était rauque, et si saccadée...
« Hey... », murmura le médium dans le silence.
Il avança sa main précautionneusement vers le visage de l'entité et releva quelques des cheveux brun pour révéler son visage comme il l'avait fait dans le domaine. Il rencontra alors une expression empreint de douleur et de désespoir, quelque chose qui lui donnait l'impression de regarder dans un miroir. Il n'avait pas peur de l'être devant lui, il aurait dû, c'est évident et pourtant ce n'était pas le cas. Après tout, cet esprit avait créé un domaine démonique, possédé Shun et avait réussit à faire fuir trois hommes adultes qui depuis leur plus tendre enfance avaient connaissance de l'autre monde. Plus un qui c'était toujours borné à ignorer ce genre de chose. Il y avait quelque chose d'humain chez cet entité, peut être était-ce la douleur qui marquait ses traies.
Camus ne pouvait pas le laisser ainsi souffrir. Il laisser les quelques mèches glisser entre ses doigts, voilant le visage de l'entité et laissa sa main effleurer celle de l'être. Il sursauta légèrement en sentant la chaleur pratiquement le brûler était-ce lui qui était glacé ? Probablement, il venait après tout de marcher sous la pluie en plein mois de janvier... C'est alors qu'il sentit l'esprit atteindre faiblement ses doigts, son regard noir jais mi-clos fixait le verseau entre sa chevelure. Il était peut être glacé mais son touché apportait quelque réconfort chez l'être. Alors il s'assit en tailleur et lui tenu la main aussi longtemps que la douleur prit l'esprit. Malgré lui, ses yeux dérivèrent petit à petit sur les sceaux qui ornaient toujours la peau de son hôte, et jura à voix basse. Il fallait lui retirer, ça ne faisait aucun doute que ces satanés bouts de papiers étaient la cause de tant de souffrance.
L'esprit garda ses yeux fixé sur l'humain en face de lui, bien qu'il ne voyait présentement que très peu. Sa peau le brûlait, il sentait avec une incroyable précision le moindre de ses membres et autant il avait cru pendant des siècles n'être rien de plus qu'une conscience flottant dans le néant, autant il avait à présent la conviction d'être de chair et d'os. La douleur était insoutenable, c'était elle qui lui empêchait de voir et de percevoir correctement le monde autour de lui, seul le contact de l'homme lui apportait un certain réconfort. Depuis combien de temps avait-il désiré ceci ? Un instant, juste un court instant durant lequel la souffrance ne serait plus.
Camus se saisit délicatement du poignet de l'entité et le ramena vers lui. Il releva les yeux vers ceux teinté de noir avant de le lâcher et de se relever. L'être geignit piteusement sans pouvoir se relever ou faire le moindre geste. Il regarda seulement l'humain quitter la pièce et se demanda si il lui avait fait peur de quelques façons ou pire : si ce dernier allait juste l'abandonner. Il serait simple pour l'homme de se débarrasser de lui dans l'état dans lequel il était et pour ne pas se mentir, il n'avait aucune envie de se battre.
Camus versa de l'eau froide dans un grand bol, y rajouta quelques glaçons et prit avec lui une serviette éponge avant de retourner dans le salon. L'esprit fut soulager de voir l'homme revenir, il se moquait de ce qu'il pouvait bien vouloir faire, tant qu'il n'était pas seul la douleur semblait bien moins insupportable. Très vite, le médium vint s'installer encore une fois face à lui et prit son poignet dans sa main. Tirant sur son bras, il sentit l'esprit tressaillir lorsqu'il posa la serviette préalablement trempée dans l'eau sur son sceau.
« Désolé... », il lui offrit un sourire maladroit.
Sous ses doigts, il le sentit se détendre et continua ce qu'il avait commencé. Il mit le bout de tissu bleu dans la bol pendant quelques secondes avant de tapoter encore une fois sûr le papier. Les sceaux d'exorcisme drainaient l'énergie des entités avec lesquelles ils étaient en contact, la simple pensée de les enlever causait à l'esprit une souffrance atroce. Par contre, pour Camus et pour toute autre personne d'ailleurs, il ne suffisait que d'un peu d'eau. Ces talismans, aussi puissants soient-ils n'étaient au final que de pauvre bout de papier qui se dégradait très facilement.
« Je m'excuse par avance pour ce que je m'apprête à faire... »
L'entité n'eut pas le temps de comprendre le moindre que de ces mots qu'il sentit sa peau s'arracher, le faisant haleter. C'est alors qu'il sentit son bras et à son grand étonnement, un soulagement sans nom. Il bougea alors le bout de ses doigts librement sur la moquette, sentant véritablement pour la première fois depuis des millénaires.
Camus sourit légèrement, le sceau dans ses mains comme un vieux souvenir. Certes, il en restait au moins une dizaine mais ce n'était pas grand chose à côté de la réaction de l'esprit. Il se fichait de savoir qui avait bien put lui faire ça et pour quelle raison exactement, tout ce qui lui importait à cet instant était de se débarrasser de ces saletés qui entravaient l'être face à lui. Il savait mieux que quiconque quelle torture cela pouvait être.
Plongeant sa serviette dans l'eau, il s'attaqua à l'autre bras, et avec la même rapidité, ce débarrassa du sceau. Il continua sa tache sans un mot, écoutant le bruit des voitures et des trains qui passaient parfois. À ses côtés, un tas de papier commençait à se former à mesure qu'il progressait. Il n'y avait rien de bien dur, il fallait seulement s'assure que le talisman était suffisamment humidifié de manière à en effacer certain caractère, sans quoi le médium risquerai de blesser l'esprit... Et lui même d'ailleurs.
La respiration de l'être s'était calmé et avait désormais un rythme lent et profond. Camus renifla avec amusement : il s'était endormi. Bien, au moins il pouvait l'aider sans être dérangé et permettait à l'être de se détendre un peu. Qui sait depuis combien de temps il subissait ça...
Rapidement, il chassa les longs cheveux bruns de l'esprit et détacha son étrange tunique. Il espérait vraiment qu'il n'y ai pas de sceaux dans son dos : l'être était bien plus massif que lui, il lui serait impossible de le bouger même si il le voulait. Le verseau haussa légèrement les épaules et humidifia les trois talismans sur son torse.
Il continua ainsi jusqu'à s'être débarrassé du moindre sceaux. Il finit par déposé les restes de papier dans le saladier ainsi que sa serviette et se releva. Pour la première fois, le visage de l'esprit n'était pas tordu par la douleur et crispé. Rien, ses traits étaient détendus, quoiqu'il semblait toujours légèrement froncer les sourcils. Camus l'observa encore quelques instants avant que son estomac ne grogne, dérangeant le silence.
C'est vrai... Avec toute cette agitation il n'avait pas mangé. Le verseau déposa son saladier sur le comptoir, juste à côté de son sac, avant d'ouvrir son freezer. Il attrapa un cornet et referma rapidement l'appareil. Bon, maintenant quoi ? Il avait un esprit, probablement un démon d'ailleurs, qui dormait dans son salon et ce qui entravait ses pouvoirs avait été retiré par ses soins. D'accord, maintenant qu'il y pensait ça n'avait pas l'air d'être l'idée la plus brillante qu'il ai eu. Il hocha la tête de droite à gauche, manquant de renverser sa glace. Non, il n'avait jamais été question de le laisser subir une telle torture, ça ne ferait rien de plus que le rendre fou.
Camus alla s'asseoir sur son canapé, ne s'inquiétant même pas de renverser sa glace. Il préféra observer l'être dans le coin. Dire qu'il ai l'air inoffensif serait mentir : capable de créer un domaine démonique, carrure imposante, yeux totalement noir et odeur nauséabonde. Un peu plus et il serait le cliché parfait pour un méchant de série B... Il était simple de penser qu'il s'agissait d'un démon. En même temps, le verseau sentait que quelque chose n'allait pas.
Avait-il fait quelque chose de particulier pour que l'être ne s'attache à lui ainsi ? Certes, il n'avait pas grand chose qui lui affirmait qu'il était apprécié par ce qui dormait dans son salon mais du peu qu'il avait comprit, il l'avait prit pour cible et il était toujours vivant. Les démons n'était pas vraiment connu pour leur clémence. Peut être que ce dernier se servait seulement de lui et qu'il comptait s'occuper de son cas plus tard ce serait assez plausible. Malgré tout, Camus n'arrivait pas à ressentir de la crainte. Quoique, la dernière fois qu'il eu à faire avec un démon, il avait cru qu'il s'agissait d'un simple chien galeux. Il poussa un long soupire : son instinct de survie était vraiment au plus bas.
Une fois sa glace fini, il alla jeter le papier en faisant attention de ne pas faire le moindre bruit. Puis il revint s'asseoir sur son canapé et étouffa un bâillement. L'esprit était toujours plongé dans un profond sommeil et ne semblait pas près à de se réveiller. Le verseau ignorait quelle l'heure il était mais la fatigue avait depuis longtemps drainé tout son énergie. Il jeta un dernier regard vers la silhouette avant de s'allonger sur son canapé et de tirer sa couverture vers lui.
Ses paupières étaient lourdes... Si lourdes. Il les ouvrit avec peine pour les refermer quelques secondes après. Progressivement, il sentit ses forces lui revenir et à son plus grand soulagement, pas la trace de la moindre douleur. Sa tête tomba légèrement sur un côté, entrainant ses longs cheveux avant qu'il n'ai le temps de la redresser. Il aurait put rester ainsi de longues minutes si ce ne fut pour un bruit étranglé qui finit de le sortir de son sommeil.
Il sentit quelque chose se glacer en lui, et dans un geste rapide, il releva son visage. Entre ses mèches et dans la pénombre qui l'entourai, il vit une silhouette noire et brumeuse penchée sur le visage crispé mais toujours endormi de l'humain. Ça n'allait pas se passer comme ça, la rage qu'il avait réprimée déjà montait en lui, tordant son estomac. Il se releva, dans un silence des plus inquiétant sans que la chose ne se rende compte de ce qui était en train de passer. Les ombres n'avaient pratiquement aucune conscience pourtant même ces spectres semblaient paniquer lorsque qu'elles expiraient ce qui, il devait l'avouer, l'amusait à plus haut point à cet instant.
Un sourire cruel apparut sur ses lèvres. Oh comme il appréciait que cette ombre soit venu se perdre ici, il lui en était presque reconnaissant. Il ignorait si avant d'être précipité dans le néant il avait été quelqu'un de particulièrement sadique mais la seule idée d'enrouler ses doigts autours de la gorge nébuleuse de l'ombre lui faisait particulièrement plaisir. Ces choses stupides l'avaient, semblait-il, toujours agacé. D'autant plus lorsque que leur mains était autour du cou de son humain.
Camus laissa échapper un gémissement misérable alors qu'il sentait son souffle lui échapper entre des doigts glacial. Il ne pouvait pas bouger, totalement immobilisé par le spectre qui s'était agenouillé sur sa cage thoracique. Ses jambes tremblaient légèrement, prises de légers spasmes mais pas assez pour déranger la créature qui continuait de lentement le tuer. C'était assez ironique, lui qui pensait ferment que c'était l'entité qui dormait dans son coin qui allait en finir avec lui... Il gémit de nouveau et peut être que ce fut son salut alors que soudainement, il sentit le traqueur le quitter. Un grand fracas et Camus se releva brusquement, observant de ses yeux écarquillés son salon, sa main posé sur sa gorge. Sa respiration était saccadée, sifflante, mais ce n'était rien comparé au bruit semblable à celui du gel sur le verre.
Le traqueur était étalé sur le sol, coincé par une silhouette aussi sombre que lui. L'entité avait littéralement arraché l'ombre de sa victime. De ses mains fantomatique, il chercha à chasser la main de l'esprit qui, autour de son cou, se refermait avec force. Il faisait sombre, quelque raies de lumière d'un orange sombres venaient les éclairer, s'échappant des interstices du volet de plastique. Leur reflet sur la table en verre et ceux qui pénétraient la matière, donnant un éclat passé dans la pièce. La conséquente silhouette de l'entité était penchée sur le démon de brume, comme près à le dévorer. Lui était toujours assit, seul sur ce canapé, ses cheveux collés par ses sueurs froides sur son visage pâle. Si le silence avait régné dans la salle, alors la scène aurait été d'autant plus terrifiante. Et ce fut peut être le bruit qui tira le verseau de sa transe.
Rapidement, lorsque ses jambes avaient cessées de trembler, Camus se leva et s'approcha rapidement des deux êtres qui hantaient son salon. Pas trop cependant, s'arrêtant à deux pas d'eux. Il sentait la peur qui lui prenait les entrailles et les enserrait alors qu'il ignorait quoi faire il les observa. L'entité, elle dégageait une odeur de fruit pourrie. Le verseau pencha légèrement la tête sur le côté, comme hypnotisé par la scène qui se jouait devant lui. Curiosité morbide. C'était la première fois après tout qu'il voyait un traqueur s'agiter ainsi. C'était la première fois qu'il en voyait un seulement bouger.
Cela dura de longue minutes durant lesquelles Camus reprit un souffle calme et régulier, avant que le traqueur ne finisse par être prit de spasmes violant. L'entité retira alors ses longs doigts blancs, toujours à genoux et observa le démon doucement tomber en poussière. Ce n'était rien de plus qu'une poupée, un enveloppe sans âme, une coquille vide. Alors pourquoi le voir ainsi disparaître troubla le verseau.
L'être approcha sa main de la cendre qui s'était déposé sur le sol, juste à côté du pied d'une chaise. Puis il releva la tête brusquement et observa le médium. Entre ses longues mèches de cheveux corbeaux, Camus n'arriva même pas à distinguer seulement le contour de ses yeux. Ok, très bien. C'est bon, là son instinct de survie était bien réveillé et lui criait de partir en courant. Ah-ha, la blague. Son corps lui refusait de faire le moindre geste sinon de fléchir sous le poids du regard qu'on lui adressait.
L'humain le regardait avec de grands yeux, tremblant de peur. Cet idiot... Il pensait vraiment qu'il avait la force de l'attaquer dans son état ? Il se savait impressionnant mais lui même avait des limites. Il se releva nonchalamment sans décrocher ses yeux du visage désormais terrifié de l'homme qui se tenait toujours à quelques pas de lui. Un rayon orange venait trancher son visage en deux, éclairant l'un de ses yeux indigo d'un brun tirant sur le rouge. Sans même sans rendre compte, l'homme avait toujours sa propre main sur son cou, cachant malgré lui la marque qui commençait à se former.
Il essaya alors de s'avancer vers l'humain mais outre le fait que ce dernier recule d'un pas, un terrible mal de crâne vint le prendre. Il fléchit un instant et posa sa main sur sa tête, identifiant immédiatement la cause d'un tel trouble. Cet humain... Il lui ferait éclater sa petite tête blonde à la première occasion... Sans laisser le temps à l'homme de s'approcher de lui, il grogna :
« Le sceau... »
Camus se stoppa, incertain. Il y a quelques secondes l'entité se tenait devant lui, aussi terrifiant qu'impressionnant et le voici de nouveau en proie à une certaine souffrance. Un sceau ? Il était pourtant certain de l'en avoir entièrement débarrassé.
« Dans ta poche. Enlève-le. » continua l'être en voyant le regard confus du médium.
Le verseau s'exécuta alors, plongeant les mains dans les poches de son jean. Il en ressorti en autre sa monnaie, son ticket de caisse et un bout de papier tout chiffonné. Il l'ouvrit rapidement et jura à voix basse. Shaka ! Autant il appréciait son ami autant il commençait vraiment a en avoir marre d'être toujours surprotégé. Et quand est-ce qu'il a eu le temps de glisser ça là ? Non, il refusait de seulement y penser. Il écrasa le bout de papier dans sa main, les yeux de l'entité désormais sur le sceau, avant de le jeter loin d'eux.
Il se détendit légèrement, malgré sa migraine qui continuait de l'assaillir. Il n'aurait pas du déployer tant d'énergie, il n'était après pas totalement remit de la dimension ni des siècles à être restreint par des sceaux. Très rapidement, il finit par s'agenouillé, ne trouvant plus la force de rester debout. Loin du néant, il lui était plus dur de récupérer son énergie et il n'était pas particulièrement familier avec le monde humain.
Camus s'avança à pas de loup, à présent aussi confus par la scène que par sa propre attitude. Il se mit à la hauteur de l'être et se saisit délicatement de son poignet. Il n'avait jamais été quelqu'un de très tactile mais au point où il en était de toute manière...
« Ça va ?...
- Hadès.
- Pardon ?, le verseau fronça légèrement les sourcils.
- Mon nom est Hadès. »
Oh bien sûr, il semblait évident qu'une entité ai une identité. Après tout, la plupart des grands démons avaient un nom et il s'était presque attendu à ce que l'être se décline sous l'identité de Méphistophélès ou Lucifer. Il en semblait bien loin, son nom lui était inconnu et cela le rassura autant que ça l'inquiéta. Si une entité inconnu pouvait faire de telles choses, alors de quoi seraient capables les créateurs ?
« Je me nomme Camus., répondit-il.
- Je sais... »
Le médium ne fit aucune remarque, se contentant de tirer légèrement sur le bras de l'entité pour l'aider à se relever. Lentement, en faisant bien attention à ce qu'il ne trébuche pas, il le mena jusqu'au canapé et le fit s'asseoir. D'un coup d'œil, Camus regarda l'heure sur sa box internet 3h38 du matin... Il n'avait vraiment que ça à faire les traqueurs que de l'attaquer au beau milieu de la nuit ? Et comment est-ce qu'il avait réussi à pénétrer chez lui ? Déjà une entité ça lui suffisait...
Bon, déjà, désolée pour ces 9 semaines d'absence. Non je ne vous ai pas oublié, et non, je n'ai pas eu une panne d'inspiration. Seulement beaucoup beaucoup de boulot. Et pas de connexion internet hormis le samedi. Youpala-Youpi. MAIS JE SUIS DE RETOUR
Pour me faire pardonner de mon absence, les prochains chapitres devraient arriver bien plus rapidement, toutes les deux semaines je pense.
À présent, résumons un peu : on a trois dépressif, un esprit avec des tendances à harceler les gens et des personnages qui tardent à être présenté. Ouai... Voilà. J'avoue hésiter encore entre l'horreur et le fantastique.
Bref, j'espère que ce chapitre vous à plu !
Saany : Merci pour ton commentaire ! Oui, moi aussi j'ignore comment Camus fait pour rester calme, à sa place je serai juste parti en courant en criant 'NOPE'. Pour les bronzes, ils devraient apparaître plus souvent dans les chapitres prochains.
Dollwing : Merci ! Je suis heureuse qu'il t'ai plu ! Je t'avoue que le personnage d'Hadès dans cette histoire va s'avérer quelque peu... Ambigu ? Il pourrait encore nous réserver quelques surprises.
Hemere : Merci beaucoup ! Je dois avouer avoir beaucoup aimé écrire la rencontre entre Hadès et Camus.
