Le titre de ce chapitre est inspiré du mot anglais pour les sanctuaires : "shrine". Sauf que ma prononciation est tellement catastrophique que la première que j'ai osé l'utiliser à l'oral, j'ai juste assassiné de rire l'amie à qui est dédiée cette fiction. Du coup il restera comme ça.
Chapitre 3 - Shraïne
Kah'ge n'était absolument pas enchanté. A dire vrai, il était juste mort de jalousie. Le Héros avait passé une journée entière avec un Piaf inconnu. Il les avait vu échanger, comme si le mutisme de l'Hylien n'était pas un handicap. Pire encore, c'était juste frustrant de ne pas… comprendre. Il lui avait fallu du temps pour réaliser que l'autre ne parlait pas avec sa voix mais avec des signes. Le problème ? Il n'y comprenait rien ! Il avait beau l'étudier de toute ses forces, leurs sens lui échappaient profondément.
Alors qu'un inconnu, sorti de nulle part puisse comprendre le Héros sans aucun mal, c'était péniblement frustrant. Kag'he était… frustré, jaloux et énervé. Ce n'était pas juste que ce Piaf sache et pas lui. Alors quand le Héros s'était absenté et que le Piaf était resté seul, il l'avait assassiné du regard. Il le détestait ! Juste… pour comprendre des mots dans des gestes ! C'était péniblement injuste ! Il était avec le Héros en permanence (en tout cas aussi souvent que possible, malheureusement, il avait aussi ses obligations de sous-fifre et il devait rendre des comptes régulièrement). Mais il ne comprenait pas ses mots.
Il l'avait déjà vu signer dans le vide. Comme s'il… voulait parler. A qui, Kah'ge n'en savait rien. Puisqu'il ne comprenait pas. Et le Piaf ne semblait pas facilement intimidable ! Il n'avait pas apprécié sa tentative de contrer ses menaces silencieuses, s'étonnant même que son attitude change aussi soudainement. Le forçant à s'éloigner, craignant qu'il ne sache qui il était et ce qu'il voulait. A cause de cela, Kah'ge était donc éloigné du Héros et n'avait plus le loisir de l'observer en douce. C'était devenu une occupation à plein temps !
Il n'avait pas encore abandonné toute initiative de se confronter à lui, prenant malgré tout un certain plaisir à croiser le fer avec ! Juste qu'il abandonnait avant que l'un ou l'autre ne se blesse, laissant à chaque fois un cadeau dans sa fuite. Il adorait voir le Héros profondément perplexe alors qu'il récupérait les rubis ou les bananes lames qu'il laissait exprès pour lui. Il acceptait sa pitié et sa fuite sans se poser de question et prenait toujours soins des fruits qu'il obtenait de sa part.
Oui, bon, c'était totalement du sens unique ! Kah'ge était conscient qu'il… était un peu trop obsédé par ce Héros en carton. Il avait bien essayé de faire « autre chose », de le laisser tranquille. Mais il s'ennuyait ferme. Juste… sa vie n'avait plus aucune couleur ni aucun sens quand il ne pouvait pas juste aller enquiquiner le Héros. Et il ne comprenait pas très bien. Ah… si seulement il pouvait le recruter. En faire un Yiga. Ce serait plus simple ! Déjà, il le forcerait à lui apprendre ce langage avec les mains ! Il voulait comprendre tout ce que ces gestes signifiaient !
Comprenant que sa session d'espionnage était compromise pour le moment, Kah'ge décida de retourner auprès de ses camarades. L'est d'Akkala n'était pas la région la plus proche des mont Géminés mais Kah'ge se lança joyeusement dans son voyage retour, sautant de téléportation en téléportation. Ses talismans virevoltaient autour de lui jusqu'à ce qu'il arrive à destination au bout d'un moment : même comme ça le voyage était assez long mais il n'avait pas éprouvé de lassitude.
Il tomba souplement aux côtés de Fuh'ma. Ce dernier sursauta, ne s'attendant pas à ce qu'il arrive de nulle part (d'autant plus qu'il s'entraînait à l'arc, visant un fruit que Narh'su avait posé sur sa tête). Le trait parti sans précision et se plantant près de la tête du support (aka Narh'su) avant que Fuh'ma ne se tourne vers lui et ne lui claque l'arrière du crâne.
- Abruti ! râla le Yiga. Ça te prend souvent d'arriver en douce ?!
- Tout le temps, répondit joyeusement Kah'ge.
Il récupéra la flèche et la pomme avant de relever son masque, juste ce qu'il faut pour croquer le fruit et fredonna l'air de cet imbécile de Piaf (il était doué, ce qui l'exaspérait encore plus !). Fuh'ma croisa les bras sur sa poitrine, sceptique alors que Narh'su se redressa et fixa avec étonnement Kah'ge. Il pencha la tête : depuis un moment, l'attitude de Kah'ge était incompréhensible et… intraduisible :
- Tu as l'air de bonne humeur, souligna l'aîné des sous-fifres.
- Ah bon ? Je suis normal, répondit Kah'ge.
- Les Yigas normaux ne chantent pas, répondit Fuh'ma. T'es allé voir une fille ?!
- Pourquoi faire ? s'étonna sincèrement Kah'ge.
Les deux autres se jetèrent un coup d'œil rapide au travers de leur masque avant qu'ils ne viennent s'installer en tailleur près du cadet. Ce dernier les dévisagea curieusement, s'étonnant de pourquoi ils le collaient. Narh'su passa son bras autour de ses épaules et ramena sa tête vers la sienne, leur masque s'entrechoquant dans le mouvement. Fuh'ma, quant à lui, passa sa main sur son front, comme s'assurant qu'il n'était pas malade. Vexé et agacé, Kah'ge les chassa en se débattant furieusement et instaura une forte distance entre eux, notamment en se planquant sur une branche d'un arbre : ce n'était pas assez pour distancer des Yigas mais le message était assez clair pour qu'ils n'insistent pas !
- Quoi ?! râla Kah'ge depuis son perchoir.
- Tu m'inquiètes, répondit Fuh'ma. Tu chantonnes, tu as l'air tout content. Je sais que le règlement n'interdit pas d'être… hmm… tu vois, quoi !
- Non je vois rien du tout !
- Ce que Fuh'ma essaie de dire c'est que tu as l'air amoureux. Rien n'interdit des Yigas d'être amoureux mais c'est… compliqué. Surtout pour les sous-fifres, ça peut être mal vu.
Silence. Fuh'ma et Narh'su eurent juste le temps de voir Kah'ge tomber de son perchoir avant de se téléporter et de tomber sur l'aîné. Ce dernier le réceptionna maladroitement alors que déjà le cadet le tenait par le col (dans la mesure du possible, vu leur tenue moulante).
- JE NE SUIS PAS AMOUREUX !
- M-Merci, mes oreilles, soupira Narh'su. Je ne te juge pas, Kah'ge. C'est normal que de tomber amoureux, surtout à ton âge. Ça n'a rien de bizarre. Juste… que c'est un peu amusant de te voir aussi « joyeux »…
- N-Non, je ne suis pas amoureux, je n'aime personne !
- Mais oui, mais o…
Narh'su ne termina pas sa phrase, alors qu'il caressait la tête de Kah'ge dans l'unique but de l'infantiliser. Mais il cessa son mouvement avant d'attraper ses cheveux et de tirer dessus sans douceur. Le concerné protesta vivement avant que son aîné ne lui fasse remarquer un problème : il avait du blanc dans sa tignasse. Et ce simple constat fit pâlir d'horreur Kah'ge derrière son masque. Sans aucune hésitation ou tendresse de sa part, il repoussa violemment son aîné avant d'instaurer à nouveau une certaine distance entre eux.
Il passa nerveusement sa main dans sa couette (coupe réglementaire de sous-fifre), n'ayant rien sous la main pour s'assurer de l'étendue du problème. A la place, Fuh'ma passa dans son dos et se pencha pour voir ce qui n'allait pas, n'ayant pas compris leur manège. Il confirma les craintes de Kah'ge : ses cheveux avaient poussé et le blanc de ses racines était en train de se voir !
- Calme-toi, soupira Fuh'ma. Ta teinture a juste besoin d'être renouvelée.
- Sa teinture ? s'étonna Narh'su.
- Kah'ge a encore ses cheveux de sheikah. Ils sont totalement blancs là-dessous, expliqua Fuh'ma. Et comme ça fait tâche, il se les teint depuis qu'il est devenu sous-fifre.
- Et t'étais au courant ? siffla l'aîné, contrarié.
- Ouaip. Je l'aide avec. Il est super angoissé quand on lui fait la remarque. Une fois, c'est l'officier d'une autre division qui l'a remarqué et il a cru que Kah'ge était un traître. Tu comprendras qu'il aime pas trop que ça se sache ou que ça s'voit. Viens-là, dit Fuh'ma. Je vais teindre ça rapidement.
Kah'ge s'installa sagement en tailleur alors que Fuh'ma se mit en quête de ce qu'il fallait pour faire une teinture noire. Il détestait vraiment ces épisodes dans sa vie et encore plus quand quelqu'un qui l'ignorait le découvrait. Avec dégoût, il détacha les sangles qui maintenaient son masque, laissant Fuh'ma glisser ses mains sur sa cagoule pour la retirer de sur sa tête alors qu'il maintenait son masque en place : pas question qu'ils voient sa tête en plus !
Narh'su siffla d'admiration en découvrant qu'effectivement, sous sa tenue, Kah'ge avait actuellement les cheveux bicolores. Les racines étaient d'un blanc parfait alors que le reste était d'un noir profond. Fuh'ma s'occupa de détacher ses cheveux puis de les démêler avant de commencer à appliquer une mixture malodorante et poisseuse sur la tête de Kah'ge. Ce dernier n'appréciait clairement pas l'exercice et prit énormément sur lui pour ne pas détaler en vitesse. Il se passa de longues minutes, pendant lesquelles le cadet devait supporter l'application de la nouvelle couche pour que ses cheveux redeviennent bien noirs alors que l'aîné les regarda faire, partagé entre scepticisme et étonnement.
Scepticisme partagé par Fuh'ma : visiblement, il n'avait pas été en mesure de respecter quelque chose et Kah'ge fût mis en garde. La teinture n'allait pas tenir très longtemps, juste ce qu'il fallait s'il devait retourner au repaire, mais il devait faire attention. Encore plus parce qu'elle n'était pas bien appliquée. Le cadet nota l'information et le remercia pour son aide avant de réenfiler sa cagoule et de réarranger ses cheveux. Une fois son masque en place, Narh'su s'écrasa sur sa tête et l'enquiquina en jouant avec ses cheveux. La couleur resta sur ses doigts et Kah'ge le frappa pour qu'il arrête ses conneries.
Les trois n'eurent pas le loisir de discuter plus longtemps, sursautant de concert quand leur officier apparut soudainement dans un éclair orange, ses talismans virevoltant tout autour d'eux.
- Vos rapports, déclara-t-il. Fuh'ma, tu commences.
Ce dernier se tint aussi droit que possible et fit son rapport. Puis Narh'su. Et enfin Kah'ge. Il lui tendit des feuilles, bien moins remplis que les fois précédentes. Son officier les regarda d'un air critique et commença les étudier longuement. Avant de s'arrêter sur l'une d'elle.
- Le phare d'Akkala ? déclara-t-il d'une voix neutre.
- O-Oui. Il y a des chercheurs sheikah qui s'y sont installés. Ils semblent étudier les gardiens, répondit Kah'ge. S'ils parviennent à rompre l'emprise de notre seigneur et qu'ils les retournent à nouveau contre lui, ce… ce sera problématique, non ?
- … En effet. Mais tu… ce n'est pas sous ma juridiction, soupira l'officier. Arrête de fouiner là où tu ne devrais pas être.
- Mais c'est important ! s'indigna le sous-fifre.
- Ce n'est pas de mon ressort. Ta mission est de tuer le Héros. Point.
Kah'ge se mordit furieusement la lèvre derrière son masque, détestant le profond sentiment d'impuissance qui l'étreignait. Le Héros… toujours le Héros. Il n'y avait pas que lui dont il fallait se méfier, Kah'ge, dans son for intérieur, hurlait de détresse. Ils devaient, en tant que Yiga, regarder au-delà de ce qui leur était demandé. Mais non. On lui demandait d'être une parfaite petite recrue et de faire ce qu'on lui demandait sans réfléchir à autre chose. Il s'abstint de débattre avec son officier, connaissant très bien les règles, pourquoi elles existaient et leur importance pour eux tous. Comprenant qu'il n'avait pas le choix, il se résigna et s'en alla, n'ayant pas besoin d'ajouter autre chose.
Sa frustration d'un peu avant refit surface. Cet étrange sentiment entre colère, jalousie et désespoir dansait dans son ventre sans qu'il n'explique pourquoi, ni comment. Il frappa rageusement un arbre, regrettant très vite son geste quand le choc remonta son bras. Il s'assit en tailleur dans l'herbe et se mit à arracher cette dernière pour se passer les nerfs. Bon sang, il n'aimait pas ça. Il n'aimait pas ce sentiment. Il releva ses mains et les regarda longuement. Puis essayer d'imiter de mémoire les signes du Héros, cherchant leurs sens. Pourquoi devait-il être si bête ? Pourquoi ne pouvait-il pas comprendre ce qu'ils voulaient dire !?
- Je ne pensais pas que tu étudiais le langage des signes Hyliens…
Kah'ge releva la tête et trouva son officier pas loin. Il détourna la tête, son ventre se nouant sous la violence de sa frustration. Il grogna sourdement et ramena ses mains contre lui alors que son chef s'approcha pour s'assoir à côté de lui.
- Tu connais ce truc avec les mains ? demanda-t-il, maussade.
- Pas beaucoup, je me débrouille. Je suis plus familier de celui des sheikah.
- Hmm…
- Mais je sais dire « je t'aime » en langage des signes sheikah ! plaisanta l'officier en exécutant des gestes.
- Super, ça va pas trop me servir !
Un léger silence s'installa. Trop court pour être gênant mais assez long pour être inconfortable. L'officier gesticula, mal à l'aise, cherchant à poursuivre la discussion de façon amicale et cordiale :
- … La personne que tu as choisie est muette ?
- Choisie ?!
- Narh'su et Fuh'ma ont l'air de dire que tu es amoureux. Que tu chantonnais et que tu avais l'air très joyeux. C'est sans doute de ton âge, ce genre de c…
- JE NE SUIS PAS AMOUREUX ! s'énerva Kah'ge en se relevant d'un bond. J'AI PLUS LE DROIT DE CHANTER UN TRUC COMME CA SANS QUE CA SOIT INTERPRETE ?! C'EST QUOI VOTRE PROBLEME AVEC L'AMOUR ? J'AIME PERSONNE ! ET JE N'AIMERAIS JAMAIS PERSONNE ! L'AMOUR CA SERT A RIEN !
Profondément vexé, Kah'ge saisit ses talismans et disparut avant même que qui que ce soit ne parvienne à le retenir. Il sauta ainsi de téléportation en téléportation, mû par de la colère, de la haine et un savant mélange de douleur. Son devoir n'avait rien à voir avec l'amour. Ses études comportementales aussi ! Ce n'était rien de tout ça ! C'était… de la curiosité, de l'interrogation, un brin d'intérêt et autre chose. Un peu d'émerveillement, de surprise, de l'étonnement, un peu de fascination et une grosse dose d'amusement ! Il s'écroula sur un rocher, à bout de souffle. Cavaler de la sorte, c'était épuisant. Il inspira profondément et essaya de respirer normalement. Pourquoi les autres décidaient à sa place de ce qu'il éprouvait ou pas ? Il… il n'aimait pas. Il ne pouvait pas aimer. Ce n'était… pas le but de sa mission.
Il essaya de calmer les tremblements de ses mains avant de continuer son chemin à pied, pestant et jurant derrière son masque. Le plateau du prélude était une région désolée. Plus personne n'y allait et vu comment il était surélevé, impossible d'y avoir accès « facilement ». C'était pour cela que Kah'ge avait choisi cet endroit. Il s'élança dans une escalade périlleuse et pénible jusqu'à atteindre une certaine corniche. Il se glissa sur cette dernière, surtout dans l'étroite ouverture qu'elle contenait et se faufila jusqu'à sa planque. Il retira rageusement son masque et sa cagoule avant de regarder son reflet dans un miroir, constatant qu'en effet sa teinture était de piètre qualité.
Il s'écroula sur le sol rocheux et fixa le « Shraïne ». C'était son sanctuaire à lui. Son petit paradis sur terre. Il y avait collecté des trucs et des machins. Concernant le Héros. Que ce soit un vêtement, une arme, n'importe quoi qu'il eût pu utiliser (une flèche, un couvert), il avait tout rangé et déposé sur un autel qu'il entretenait soigneusement. Il ne venait pas régulièrement, toujours inquiet que son officier ou ses potes découvrent sa légère obsession sur le Héros. Une obsession…
Kah'ge roula sur le sol, désespéré : oui, c'était de l'obsession. Il n'arrivait pas à l'expliquer. Il se souciait de détails, de trucs et de machins. Il notait et observait tout concernant le Héros. Mais c'était pour pouvoir le piéger et accomplir sa mission : le tuer. Et l'empêcher de se dresser contre leur seigneur. Pas pour… qu'il sache des trucs que personne ne savait. Pas pour… avoir un lien exclusif avec… Pourquoi faire ? Il devait mourir ! Et les morts n'avaient pas de lien spécifique ! Ils étaient… morts !
Il releva ses bras au-dessus de sa tête et plia ses doigts. Avant de bêtement imiter les signes de son officier. Il n'était pas certains d'avoir tout mémoriser. Puis de rougir jusqu'à la racine de ses cheveux et de plaquer ses mains sur son visage, mort de honte :
- J'ai un problème ! jura-t-il.
Et pas qu'un peu ! Il voulait… que le Héros le regarde lui, lui petit sous-fifre Yiga sans aucune sorte d'importance. Il voulait être les yeux qu'il regarde avec haine, il voulait être le seul à tout savoir sur ses petits secrets, savoir tous ces détails sans sens ni logique ! Il crevait d'envie qu'il puisse le remarquer, qu'il surprenne son espionnage et qu'il engage le combat. Qu'ils se battent jusqu'à épuisement et qu'il… allume dans ses yeux bleus cette lueur de haine, cette flamme spéciale qu'il ne lui avait jamais trouvée. C'était le propre de tout ennemi, non ? D'avoir des yeux brillant de haine pour l'autre…
Et parce qu'il voulait tout ça… il n'était toujours pas capable d'avouer qu'il suivait le Héros en permanence, mentant à ses comparses et son officier. Pour… juste garder… un peu plus longtemps… son exclusivité.
- Héros sempai, se lamenta Kah'ge en soupirant et jouant distraitement avec un couvert qu'il avait porté à sa bouche. Notice me… !
Le "Héros sempai" et le "notice me" viennent de ladite amie. C'est partie d'une bêtise et je l'ai retravaillé pour ce chapitre. Si le "notice me" est resté en anglais, c'est parce que j'ai demandé à mon amie si je devais le traduire ou pas. Elle a préféré garder la version originale. Oh et le mot "Shraïne" restera pour chaque fois que Kah'ge évoquera son autel dédié. Merci d'avoir lu (si vous avez eu ce courage XD). Prochain chapitre : on introduit enfin Sidon !
