Voici un nouveau chapitre pour célébrer le début des vacances de Noël!
Mais avant une petite mise au point spécialement adressée à ce lecteur ou cette lectrice qui réclame les chapitres sur un ton qui frise l'impolitesse. Merci LovePara pour ta réponse que je cite ici:
Je ne sais pas qui tu es, mais tu es insupportable à réclamer le prochain chapitre comme ça à chaque fois. La personne qui écrit cette fanfiction le fait par pure passion et sur son temps libre. Si elle doit mettre 1 mois à écrire un chapitre, alors elle mettra un mois à le faire, que ça te plaise ou non. Et puis quitte à te plaindre, fais le en écrivant à peu près correctement, un élève de 6ème ferait moins de fautes.
Voici ma réponse:
J'ai promis que je terminerai cette fanfiction et je le ferai. Maintenant, cela dit, j'ai deux cursus d'études plus un travail, ajouté à une maison à entretenir. Avec des semaines de 70 heures, le temps et l'énergie me manquent souvent pour avancer comme je le voudrais. Je publierai les chapitres à mon rythme, malgré ces commentaires pas très agréables. Et accessoirement, je trouve ça gonflé de demander que je passe du temps à poster quand tu ne prends même pas la même de t'identifier...
Cela dit, je tiens à remercier tous mes lecteurs qui me suivent parfois depuis des années!
Bonnes fêtes à tous!
Chapitre 118 La Bataille 2
Lorsque la porte se fut refermée derrière Harry, Kécile s'effondra en sanglotant. Désemparée, Ludivine lui caressait les cheveux. Elle voyait son père, la tête baissée qui cachait son visage pour dissimuler ses larmes.
Elle se sentait insupportablement impuissante. Son père envoyait à la mort son petit-fils. Sa fille perdait celui qu'elle aimait sans pouvoir l'avouer. Et lorsque Hermione et Ron allaient savoir, ils allaient être dévastés eux aussi.
Mais elle ne pouvait rien faire.
Elle avait un mince espoir pourtant. Elle savait que la Mort était bien moins absolue qu'on le croyait. La Magie était encore plus puissante. Mais elle ne pouvait pas leur dire, sous peine de leur donner de faux espoirs. Pire, elle ne pouvait pas le dire à Harry, sous peine de voir sa dernière minuscule chance s'évaporer.
Alors elle restait là, silencieuse, à caresser les cheveux noirs de jais de sa fille qui n'avait même pas la force de la repousser et à couver du regard son père qui devait affronter cette nouvelle épreuve et supporter le poids de cette nouvelle culpabilité.
- Il faut y aller, finit-elle par dire. Nous allons avoir des troupes à rassembler, des combattants à qui redonner espoir, et un mage noir à surprendre.
A sa grande surprise, Kécile se redressa aussitôt et essuya ses yeux d'un geste rageur.
- Nous avons un monstre à détruire.
Et elle s'enfuit en courant à travers le passage secret que dissimulait le portrait d'Arianna.
- Elle l'aime… murmura Ludivine.
Albus redressa brusquement la tête et dit d'une voix blanche.
- Merlin lui épargne cela…
- C'est trop tard pour prier Merlin.
Elle le vit fermer les yeux et elle eut l'effrayante impression de voir le vieil homme se retenir de ne pas craquer.
Elle l'obligea à se lever et le prit dans ses bras.
- Courage, Papa. Nous sommes prêts du but.
- A quel prix… murmura-t-il d'une voix épuisée.
- Fumsec ! Appela Ludivine.
Aussitôt l'oiseau apparut en tournoyant dans les airs et vint se poser sur l'épaule de son Maître avec un roucoulement. Le vieil homme vint poser sa joue contre le flanc du phénix qui ne bougea pas d'un centimètre.
- Reste avec lui, demanda Ludivine. Il va en avoir besoin.
Ça va aller, ma chérie, dit Dumbledore en rouvrant les yeux. Il le faut.
Derrière ses lunettes en demi-lune, le regard était particulièrement grave.
- Allons clore ce combat et déplacer notre dernier pion. Echec et mat pour Tom Jedusor.
Le parc était sinistrement silencieux. Tous les mangemorts et autres combattants de Voldemort étaient partis à l'appel de leur Maître en laissant une sourde angoisse aux soldats de l'autre camp. Ils pouvaient sentir que ce n'était pas l'heure de la victoire.
Les valides déambulaient entre les décombres pour retrouver des survivants, tandis que dans le hall et la Grande Salle, les blessés se faisaient soignés pour ceux dont l'état ne nécessitait pas un envoi d'urgence à Sainte-Mangouste.
Et puis il y avait tous les cadavres. Ceux pour qui c'était déjà trop tard. On voyait des parents, des enfants, des amis, pleurer sur les corps sans vie de ceux qu'ils aimaient.
Pour eux, la guerre était peut-être déjà fini. Peut-être déjà perdue. Ils n'avaient plus rien d'autre à perdre.
Kécile serra son poing convulsivement sur sa baguette. Elle allait se battre jusqu'au bout pour ceux qui avaient encore quelque chose à perdre.
- Kécile !
Elle se raidit en reconnaissant l'appel d'Hermione. Elle ne pouvait pas le leur annoncer. Elle n'en avait pas la force.
Elle se retourna juste à temps pour être enserrée dans l'étreinte d'Hermione qui la pressait contre elle avec soulagement.
- Tu vas bien ? Tu n'as rien ? Où est Harry ?
Elle vit par dessus la tignasse de son amie Severus approcher.
- Où est Ron ? Interrogea-t-elle brusquement alarmée de ne pas le voir dans les environs.
Hermione eut un sanglot sur son épaule.
- Il est dans la Grande Salle avec les autres Weasley… C'est Fred…
- Fred ?… Il est mort ?! S'exclama Kécile choquée.
Hermione hocha la tête tandis qu'elle ne parvenait pas à réaliser. D'entre tous, les jumeaux lui avait semblé, pour une raison obscure, la perte la plus improbable.
- Où est Harry ? Réitéra Hermione.
Severus qui allait probablement poser la même question referma la bouche et la regarda fixement. Elle ne put contenir un sanglot étouffé et Hermione se dégagea vivement de son étreinte pour la regarder, les yeux grands ouverts d'effroi.
Au même instant, des exclamations et des cris retentirent dans le hall.
Ludivine et surtout, Albus Dumbledore, venaient de surgir en haut des escaliers à l'ahurissement général.
Pendant quelques minutes, ce fut une cohue sans nom. On tenta de les intercepter alors qu'ils dévalaient les escaliers pour se dirigerdroit vers Severus, Hermione et Kécile.
Cette dernière en profita pour ne pas répondre son amie. C'était au-dessus de ses forces. Elle se détourna, entendant de loin les exclamations et les conversations surexcitées autour d'elle. Mais elle perçut nettement le cri douloureux d'Hermione que les nouveaux arrivants avaient rejoint.
Elle savait maintenant.
Kécile refoula ses larmes et allait passer les portes béantes qui menaient au parc lorsque le bras de Severus la retint.
Il ne dit pas un mot. Mais jamais elle n'avait vu autant de commisération dans le regard de son austère professeur. Elle lutta de toute sa volonté pour ne pas se laisser aller au désespoir contre lui. Elle savait qu'elle ne pourrait pas continuer sinon. Elle s'effondrerait après. Seul son regard désespéré répondit à la question muette de Severus et elle se dégagea du bras qui la retenait pour aller prêter main forte à ceux qui pouvaient avoir besoin de son aide.
Elle fuit ainsi la confusion qui régnait au château. Elle ne pouvait pas supporter les scènes de liesse qu'elle entendait quand on découvrait que le directeur de Poudlard était bel et bien vivant. Elle ne pouvait pas voir Hermione, Ron… et tous leurs autres camarades quand ils apprendraient que Harry était parti se sacrifier pour eux.
Elle attendait simplement. Voldemort allait revenir. Après avoir tué l'Elu. Elle devait être prête. Rester forte.
Elle ne savait pas combien de temps elle resta à fixer la lisière du parc de Poudlard lorsque quelqu'un vint se mettre à ses côtés.
Elle tourna brusquement la tête pour voir Neville, livide et couvert de crasse et de sang se tenir auprès d'elle.
- C'est horrible.
Kécile ne répondit pas.
- C'est horrible que ça doive finir comme ça. Je suis désolé. On voudrait tous pouvoir le retenir.
- Je te remercie, Neville. Mais personne ne peut le retenir. Il y serait allé de toute manière.
- Oui. Il est comme ça, Harry. Il mérite bien son titre d'Elu. Il me détesterait de dire ça… mais c'est un héros.
- Oui, répondit Kécile en écho. Un héros.
Ils restèrent silencieux un moment chacun perdus dans leurs propres souvenirs avec Harry lorsque Kécile réalisa qu'elle avait oublié quelque chose de primordial.
- Toi aussi, tu as été héroïque tout à l'heure.
Neville devint immédiatement rouge sous le noir de son visage.
- Ne dis pas de bêtises. J'ai juste eu de la chance.
- Je ne dis pas. Mais ça n'est pas forcément incompatible. Tu as sauvé notre mission. Sans toi, on ne serait jamais arrivé à mettre la main sur ce foutu serpent. Et tu as probablement sauvé nos vies par la même occasion. Merci Neville.
- De rien, marmonna-t-il embarrassé.
- Comment as-tu fait pour arriver exactement au bon moment ?
- Je vous ai vu foncer vers le saule cogneur. Je vous ai suivi. Je venais d'apprendre par Drago que Voldemort se cachait dans la cabane hurlante. Il n'y avait pas besoin d'être brillant pour comprendre ce que vous alliez faire.
- Non, il fallait juste être sacrément courageux pour nous suivre… ou aussi inconscient que nous…
Neville eut un sourire gêné et changea de sujet.
- Alors comme ça ta mère n'est pas morte, finalement...
- Ouais…
- Comment tu gères, Kécile ? Demanda-t-il avec compassion. Ça doit être horrible d'avoir tes deux parents dans deux camps opposés ?
Elle n'avait jamais vu ça sous cet angle à vrai dire. Elle fronça les sourcils. Pour le coup, ça la laissait assez indifférente.
- En fait, comme je ne considère vraiment ni l'un ni l'autre comme mes parents, je m'en fiche… avoua-t-elle à voix haute.
Oui, décidément, ça aurait été beaucoup plus difficile si elle avait eu Severus d'un côté et Albus de l'autre. Une autre histoire, vraiment...
Elle se raidit tout d'un coup alors que son regard se focalisait sur la lisière de la forêt, rapidement imitée par Neville qui avait lui aussi perçu du mouvement au bord des arbres.
Tout son corps se glaça.
Elle ne pouvait pas le reconnaître d'aussi loin. Mais elle savait. C'était Voldemort.
La sombre silhouette s'avançait telle un détraqueur, suivie de son armée. Plus il avançait et plus elle pouvait distinguer la masse informe qui avançait de concert avec lui. Son coeur se souleva. Tous des criminels. A abattre jusqu'aux derniers, sans pitié.
Elle sentait confusément autour d'elle les occupants du château qui s'amassaient. Severus vint se poster auprès d'elle et elle agrippa désespérément son bras.
Ils voyaient tous le même spectacle, avec la même conscience incrédule.
A quelques pas de Voldemort, marchait le pas lourd et le corps secoué de sanglots Hagrid, prisonnier de chaînes que tenaient des mangemorts à la mine réjouie. Non loin, Bellatrix sautillait et ricanait, complètement folle.
Des hurlements d'horreurs retentirent dans les rangs des élèves. Par-dessus tous, Kécile entendit le cri de douleur de Ginny qui fit écho à celui qu'elle retenait et qui lui serra encore un peu plus le coeur, noyant ses yeux de larmes et brouillant sa vision.
Comme tous les autres, elle avait reconnu le corps sans vie que tenait Hagrid entre ses bras comme un petit enfant.
Et puis, alors qu'ils pouvaient distinguer sans mal les yeux rouges brûlants de la victoire du Seigneur des Ténèbres, le sinistre cortège s'arrêta.
- Harry Potter est mort ! Lança le mage noir, la voix magiquement amplifiée.
Un tonnerre d'éclat de rire, de cris de joie et d'applaudissements enfla derrière lui tandis qu'un silence de tombe lui répondait de l'autre côté.
- Harry Potter est mort ! Votre Sauveur n'est plus ! Rendez-vous et grâce vous sera accordée. Lord Voldemort n'aime pas faire couler le sang des sorciers et sait reconnaître le courage. Soumettez-vous et Lord Voldemort pardonnera.
Pas un geste, pas une parole ne fut prononcée.
Et puis, lentement, Kécile s'avança.
- Tu viens demander ta grâce, mon enfant ?
Un court instant, elle se demanda s'il en serait sérieusement capable. La grâce valait-elle pour Severus et elle également ?
Une bouffée de haine l'envahit comme jamais elle n'en avait ressenti. Elle ne savait pas qu'il était possible de haïr ce point.
- Je n'en veux pas.
- Alors tu vas mourir, toi aussi, Kécile. C'est fini.
- Pas tout à fait, non… Avada Kedavra ! Hurla-t-elle à la stupeur des mangemorts.
Le Seigneur des Ténèbres dévia son sort et il fit un signe de la main à ses serviteurs pour leur ordonner de ne pas intervenir.
- Je ne t'aurais jamais cru capable d'oser par deux fois lancer ce sort à ton Père et Maître.
- Il y a longtemps que vous avez perdu ces titres. Vous m'avez donné cette force. Vous m'avez donné cette audace. Vous aviez tort toutes ces années. L'amour rend plus fort.
- L'amour rend fou. Tu vas mourir pour avoir aimé.
Il leva sa baguette et Kécile resta stoïque, comme détachée de son propre corps. Elle se sentait plus proche de Harry ainsi. Elle était folle, oui, c'était vrai.
- Allez-y. Vous avez tué celui que j'aime. Je le rejoindrai, lança-t-elle avec défi.
Cela eut le mérite de stopper Voldemort dans son élan.
Il la regarda un instant, ses abominables yeux rouges écarquillés dans un simulacre de surprise avant qu'il n'éclate d'un rire affreusement strident et sifflant.
- Voyez- vous qui j'ai évité comme gendre !
Des rires gras lui firent écho.
- Mais alors, très honoré de te rendre ce service, Kécile. Je te souhaite mes meilleurs vœux !
Et il leva sa baguette une nouvelle fois. Kécile ne fit pas un geste. Elle avait juste son regard bleu fixé sur celui rouge de son père. Elle allait mourir. Mais elle ne parvenait pas à bouger un orteil. Elle était clouée par la peur. Et par le défi. Le défi de ne pas céder devant Lord Voldemort. Pas cette fois.
Alors qu'elle se sentait trembler de tous ses membres pour se retenir de fermer les yeux et qu'elle voyait déjà l'incantation sur les lèvres de son père, trois événements eurent lieu simultanément qui arrachèrent des cris et des hurlements de part et d'autre des deux camps.
D'abord, elle entendit la voix de Severus tout d'un coup bien plus proche lancer le sortilège de la Mort contre le Seigneur des Ténèbres, mais celui-ci l'évita. Au même instant, dans un flamboiement Dumbledore et Ludivine surgirent entre Kécile et Voldemort. Et surtout le corps que tenait Hagrid tomba au sol, roula et se releva prestement.
Dumbledore, Kécile et Severus restèrent ahuris alors qu'Harry venait le plus naturellement du monde se planter à ses côtés.
- Potter ! Ercuta Severus en fixant le Survivant (et il méritait décidément ce nom plus que jamais).
- Oui, Professeur ? Répondit celui-ci placidement.
-Vous êtes sensé être mort !
- Cachez votre joie, professeur, cachez votre joie…
- Mais l'horcruxe…
- Est détruit, coupa Harry.
- Mais comment… fit Kécile d'une voix blanche.
- J'en sais fichtre rien, avoua-t-il.
De son côté, Voldemort ne savait plus où donner de la tête. Tout d'un coup venaient d'apparaître devant lui 3 fantômes qui étaient diablement réels. Dumbledore… Dumbledore à la rigueur, c'était bien son genre. Mais Potter ! Par Salazar ! Potter ! Et Ludivine ! 18 ans qu'elle était morte et enterrée ! Elle aurait dû être bouffée par les vers depuis longtemps.
- Tu ne vas pas tuer ta fille, Tom, disait cette dernière.
- C'est fini, maintenant, Tom, dit Dumbledore. Tous tes horcruxes ont été détruit. Tu n'es plus rien qu'un simple mortel.
- En fait, pour être exact, tu es même moins qu'un être mortel, avoua Ludivine que cette pensée ne semblait d'ailleurs pas réjouir.
- Comment avez-vous pu ? Siffla Voldemort, qui même dans l'urgence de la situation ne pouvait lutter contre l'irrépressible besoin de comprendre. Qui ?
- Gwendoline, qui d'autre ?
- Je l'ai tuée, siffla le mage noir. Ne me dis pas qu'elle est vivante elle aussi !
- Non, répondit tristement Ludivine. Mais c'est grâce à elle que je le suis. C'est fini, Tom, dit-elle doucement, comme à regret. C'est fini.
- Jamais ! Hurla-t-il.
Et il déchaîna toute sa puissance dans un souffle qui balaya absolument tout sur son passage. Severus attira à lui Kécile et Harry pour les protéger en les plaquant au sol. Seuls Dumbledore et Ludivine qui avaient contre-attaqué avaient pu résister à la puissance de la fureur du Seigneur des Ténèbres.
Et puis la bataille reprit, plus violente que jamais. Les mangemorts se jetèrent avec des hurlements de bêtes sauvages sur leurs ennemis alors que le directeur et sa fille engageaient un combat avec Voldemort.
Severus ne vit rien venir. Tout d'un coup, Harry et Kécile d'un même mouvement échappèrent à sa prise et se ruèrent vers Voldemort. La jeune fille avait une nouvelle fois le sort de mort sur les lèvres mais elle sentit un bras l'arrêter. C'était Ludivine. Elle secoua doucement la tête.
- Je peux le faire, gronda Kécile.
- Tu ne dois pas le faire. Il reste ton père.
- J'ai tué des gens qui méritaient vingt fois moins de mourir que ce monstre.
- Alors ne rajoute pas le poids de cette mort à ta culpabilité. Il va mourir. Mais pas de ta main Kécile. C'est contre la Magie. Cela finirait par te poursuivre plus que tu ne peux l'imaginer maintenant.
La jeune fille finit par accepter de baisser le bras et fut sidérée de voir alors Voldemort, Albus et Harry, s'observer en chien de faïence. Le vieil homme la regarda et elle se joignit à eux.
Quel étrange conseil de famille….
- Alors nous y voilà… dit Harry avec un calme étonnant. Les quatre possesseurs des baguettes de phénix réunies. Dommage que tu n'aies pas la tienne, Tom.
- Je n'en ai pas besoin. Celle qui est en ma possession est beaucoup plus puissante.
- Comme quoi la persuasion peut être bien aveuglante, murmura Dumbledore.
- Ce n'est pas la baguette de sureau que tu as là, Tom, expliqua calmement Harry. Cette baguette là appartient à celui à qui tu l'as volée. Et il est temps que tu la rendes à son légitime propriétaire.
Dans une synchronisation parfaite, comme une danse savamment orchestrée, on vit Harry et Voldemort lever leurs baguettes respectives et hurler :
- Avada Kedavra !
- Expelliarmus !
Les deux rayons vert et rouge se frappèrent en plein vol. Comme au ralenti les regards suivirent le choc qui arriva et virent contre toute attente le rayon rouge poursuivre sa course jusqu'à sa cible tendit que l'autre se retrouvait déviée de sa trajectoire et projetée en arrière par l'impact. Voldemort eut tout juste le temps de réaliser ce qui lui arrivait avant que son propre maléfice ne le frappe en pleine tête.
On le vit s'effondrer sous le choc du double sort.
Le silence s'abattit sur le parc. Un silence incrédule. On attendait que la silhouette se redresse. Mais elle ne le fit pas.
Jamais.
Le Seigneur des Ténèbres était mort.
