Merci d'être toujours aussi nombreux à lire cette fanfiction :3 Je vous en remercie :o ! Puisse-t-elle toujours vous divertir et vous ravir !
Chapitre 19 - Attente
Revali avait coupé son lien avec Mipha avant qu'elle n'exprime ses regrets. Il… n'était pas prêt à les entendre. Il était sorti de sa torpeur en entendant les cris de Vah Ruta et s'était extrait du terminal central afin de voir de ses yeux ce qu'il se passait. Garder l'apparence qu'il avait de son vivant l'épuisait alors il restait souvent fusionné à Vah Medoh pour se reposer. Le souci, c'était que dans cet état, il était totalement aveugle. Il ne voyait plus rien et n'éprouvait plus grand-chose. C'était une façon de se sauvegarder.
Il brossa ses plumes, même si c'était un geste totalement inutile et s'envola : le désavantage d'être dans Medoh, c'était qu'il ne pouvait pas voler non plus. Il y avait beaucoup de contraintes à rester fusionné avec sa bête divine mais si elle lui évitait de disparaître, il s'en contenterait. Il fit quelques tours, autour de Medoh : la sensation de vol (il doutait qu'il volait réellement, vu qu'il n'avait plus de corps) était une des choses qui lui manquaient le plus. Il battit des ailes, ne sentant plus le souffle du vent ou la chaleur du soleil sur ses plumes. C'était déprimant.
Au loin, il entendait le fracas de Naboris, quelque part dans le désert Gerudo. Ainsi même Urbosa la grande avait péri ? Cette femme aussi forte qu'incroyable avait succombé au Fléau. Revali regrettait presque sa présence. Elle avait été une… personne très franche. Elle ne s'était pas laissée duper par son manège et ses manières, n'hésitant pas à le menacer de lui briser une aile s'il ne se reprenait pas. Effrayante aussi, elle l'avait corrigé plus d'une fois. Beaucoup tendaient à oublier le jeune âge de Mipha et de Revali. Bien que talentueux, ils restaient de jeunes gens n'ayant pas tout éprouvé de ce que la vie avait eu à leur offrir. Daruk comme Urbosa, les deux s'étaient faits tuteurs et guides. Revali n'avait pas été proche d'eux.
Daruk avait préféré Link. Et Urbosa avait son passif avec la princesse Zelda. Cela ne l'avait pas aidé à se sociabiliser. Et même avec Mipha, leur relation n'avait pas été évidente. Le Piaf sentit une pointe de remord le transpercer et il essaya de la chasser. Il ne se souvenait plus de comment il en était venu à tomber amoureux de la princesse des Zoras. Sans doute parce qu'elle soignait la moindre de ses blessures avec une dévotion qui lui broyait ce qui lui restait de cœur. Même devenu Prodige, Revali n'avait jamais arrêté de s'entraîner. Sa maîtrise de son don s'était faite sur l'exercice. Et il continuait d'être éjecté par ses courants s'il ne faisait pas attention.
Il soupira : tout cela était vieux. Il allait rentrer se reposer dans sa bête divine quand il repéra un Piaf rôdant autour de Vah Medoh. Les Piafs ne s'approchaient pas de Medoh. Et celui-là était anormalement proche. Il le regarda s'envoler pour atteindre le dos de la créature et chercher il ne savait quoi. Curieux, Revali le suivit. Il ne le voyait pas de toute façon. Le plumage de ce Piaf était d'un bleu vibrant, souligné par de l'orange dans ses ailes et du blanc dans ses pattes. C'était un plumage très voyant. Sa tenue n'évoquait rien de celles des guerriers Piaf comme Revali les connaissait mais peut-être qu'en cent ans, leurs tenues avaient évolué, qu'est-ce qu'il en savait ? Enfin il n'avait ni lance ni arc alors peut-être avait-il une autre vocation qu'il ne connaissait pas… ?
Revali se posa près de son étrange visiteur quand ce dernier se posa sous Medoh. Il avait l'air tellement désespéré, ses yeux d'or exprimant une grande inquiétude.
- M-mon jeune ami, j'ignore si tu entends ma voix… mais je te cherche encore, fit le Piaf d'une voix désespéré. Cela fait maintenant plusieurs semaines que Vah Medoh s'est enfin calmée mais tu ne m'es pas encore revenu… es-tu coincé à l'intérieur ? Puis-je te venir en aide… ?
Est-ce que… est-ce qu'il cherchait Link… ? L'âme le scruta avant de croasser d'exaspération : Link n'avait pas pu monter seul sur Vah Medoh ! Il lui avait forcément fallu l'assistance d'un Piaf ! Mais comment le prévenir, vu qu'il n'était pas visible par le commun des mortels ? Avant de réaliser sa pensée : pourquoi devait-il aider cet inconnu ? Ils ne se connaissaient pas et même s'il semblait chercher une connaissance commune, Revali n'avait aucune raison d'essayer de lui venir en aide. Alors il s'envola, s'éloignant rapidement de cet homme malheureux et retourna dans le terminal de Vah Medoh.
Au moins ici, personne ne viendrait l'ennuyer et ses émotions tendaient à être moins vives. Plus diffuses. Vu la masse de Vah Medoh, c'était comme si la créature mécanique ne pouvait pas retranscrire avec toute l'intensité possible ses sentiments. Ce qui était tant mieux. Le Piaf posa son aile sur Medoh et Revali sursauta : il… il avait l'impression de ressentir ce contact. Ce qui était techniquement impossible, Medoh était mécanique pas organique, elle n'avait pas de nerfs. Non. Ce n'était pas le contact qu'il éprouvait. C'était… les sentiments de cet inconnu.
- Hylia, je vous en conjure… s'il est parti d'ici… s'il est sauf… faites que ses pas le mènent à moi… c'est certainement très égoïste car… il est votre volonté mais… je… s'il vous plaît… je veux juste… juste qu'on me dise qu'il va bien… Je l'attendrai… jusqu'à la prochaine pleine lune… si je ne le revois pas d'ici là, je… devrais me résoudre à sa perte…
Revali l'ignora simplement. Il n'était pas un pigeon voyageur et il n'avait aucune obligation de venir en aide à cet inconnu. Même s'il savait où se trouvait Link ce n'était pas comme s'il pouvait lui dire. Et pour faire quoi ? Une bonne action ? Très peu pour lui. Il était reconnaissant à Link d'avoir sauvé son âme mais ils n'étaient pas amis pour autant. S'il avait décidé d'inquiéter inutilement les gens, c'était son problème ! Pas le sien !
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- Vous avez du nouveau ?!
- N-Non mon prince. Nous avons fouillé tout le lac du barrage est, de fond en comble, jusque dans les profondeurs atteignables par nos meilleurs nageurs, nous n'avons rien trouvé… Certains ont tenté d'approcher Vah Ruta mais la créature est inaccessible. Nulle trace du Prodige Hylien.
Sidon passa sa main sur son menton, profondément perplexe. Où était passé Link ? Quand Gaddison s'était précipitée dans la salle du trône en annonçant, dans une grande panique, que l'Hylien était parti apaiser Vah Medoh seul, le prince des Zoras avait senti son cœur cesser de battre sous la surprise et la peur. Car comment l'Hylien allait faire face à la créature alors qu'il pouvait l'aider à se déplacer sur l'eau ? Et pourquoi y était-il allé seul ? N'avait-il donc pas assez confiance en eux pour l'aider ? Avant de raviser son jugement hâtif : si Link avait décidé d'y aller seul, c'était sans doute pour ne pas exposer un seul Zora dans cette épreuve.
Cependant le danger restait énorme. Aussi, avec l'aval de son père, Sidon avait recruté quelques gardes et s'était précipité au barrage. Il avait été fortement contrarié de trouver Bazz sur place mais n'ayant pas le temps de s'interroger sur sa présence, il avait simplement demandé à ses hommes d'assister l'Hylien s'ils le trouvaient dans la mesure de leurs moyens. Pendant deux longs jours, les Zoras avaient patrouillé autour de la créature sans que personne ne trouve l'Hylien. Deux jours pendant lesquels les hurlements de Vah Ruta eurent le mérite de mettre les nerfs de tout le monde en pelote : ses lamentations ressemblaient à des cris d'agonie. Ce qui était particulièrement éprouvant pour le moral des troupes.
D'une façon ou d'une autre, chacun trouva le moyen d'entendre dans ces grincements, la voix de leur adorée princesse et de ressentir sa souffrance ! Sauf que ses lamentations résonnaient dans tout le domaine : les gardes n'étaient pas les seuls affectés. Le peuple aussi souffrait de ces pleurs incessants ! Sidon dû revoir son plan, demandant à ce que des rondes régulières soient effectuées et que ceux sur place soient relayés le plus souvent possible.
A l'aube du troisième jour, un vent de panique souffla à nouveau quand Vah Ruta s'immergea dans le lac. Les plus vieux des Zoras se souvinrent de quand la créature était partie s'endormir de la sorte et tous crurent qu'elle recommençait. Avant qu'ils ne l'aperçoivent perché dans le réservoir situé entre le pont de Laruto et Orlène. Tous crurent au retour de la princesse Mipha, la seule à savoir piloter la créature de l'eau. Dorephan le premier, Sidon juste après. Tous attendirent avec impatience, de voir le Prodige Hylien revenir avec leur princesse.
Mais le temps passait. Et bien que la créature soit apaisée et prête à accomplir son devoir… ni Link, ni Mipha de réapparurent. Et personne ne l'expliquait. Sidon ne doutait pas : ils étaient probablement en vie, Vah Ruta ne se serait pas retournée contre Ganon d'elle-même ! Peut-être qu'ils avaient été emportés par les courants quand elle avait plongé ? Ou bien étaient-ils encore à son bord, piégés à l'intérieur pour une raison qui lui échappait ? Dans tous les cas, le prince refusait de croire à leur mort. Tant que personne ne rapporterait leur corps, il refuserait obstinément d'admettre qu'ils étaient partis.
- Sauf votre respect, mon prince, vous devriez prendre du repos. Cela fait à présent cinq jours que vous êtes sur le terrain, déclara le garde, tête basse.
- Les vies de ma sœur et de mon ami sont en jeu, je ne peux pas me permettre de me reposer !
- Vous devriez écouter vos sujets quand leurs conseils sont sages, rétorqua Muzu en s'approchant du prince. Votre père m'envoie vous chercher. Pour vous éloigner quelques temps du barrage.
- Mon père ? P-Pourquoi donc ?
- Vous tyrannisez vos hommes sans vous en rendre compte. Je suis aussi inquiet que vous sur le sort de notre bien-aimée princesse mais ce serait un drame plus grand de vous perdre également car vous n'aurez pas su prendre soin de vous. Si la princesse nous revenait mais que vous tombiez grandement malade, elle ne se le pardonnerait pas. Est-ce là le retour que vous lui souhaitez ?
Sidon détourna la tête en pinça fermement ses lèvres : non. Il voulait revoir Mipha et Link sans qu'aucun des deux n'aient de regrets du fait qu'il n'ait pas su prendre soin de lui. Il soupira faiblement et indiqua qu'il allait suivre le conseil de ses sujets, se retirant pour la journée. Il remercia le garde d'avoir eu le courage d'affronter sa mauvaise humeur et lui demanda de passer le message aux autres : tout le monde se retirait pour le moment. La situation n'allait pas changer en aussi peu de temps, tous avaient le droit au repos. Muzu approuva sa décision et indiqua s'occuper du reste. Laissant Sidon retourner au domaine.
Il se dirigea vers les dortoirs. Ce n'était pas l'endroit où il dormait en temps normal mais ayant refusé de reconnaître son état de fatigue, il ne se voyait pas retourner dans ses quartiers. Puis vu l'heure, il n'y avait personne pour occuper les bassins. Aussi, il se glissa dedans et nagea jusqu'à trouver un coin assez confortable pour sa grande stature. C'était aussi une des raisons pour lesquels il ne dormait pas aux dortoirs : il était bien trop grand ! Il pencha sa tête en arrière et ferma les yeux. Cela lui paraissait impossible de dormir mais il devait avouer qu'il n'était pas au meilleur de sa forme. Il somnola, ses inquiétudes toujours à la surface de son esprit, l'empêchant de totalement lâcher prise. Il releva la tête et ouvrit grand la bouche, baillant silencieusement à la surface de l'eau avant de se replonger dans l'eau, en quête de sommeil.
- Tottika ! Lâche-moi !
- Il en est hors de question ! Vous avez enchaîné deux jours de relève d'affilés sans dormir ni même manger ! Alors vous allez me faire le plaisir d'aller dormir !
Sidon ouvrit mollement les yeux et se tourna pour voir deux gardes se disputer à l'entrée. Il reconnut sans mal Tottika, la recrue et son capitaine, Bazz. Le prince tiqua légèrement et nagea jusqu'au bord. Sans sortir de l'eau, juste en croisant les bras sur les marches qui permettaient aux Zoras d'entrer et sortir de l'eau, il les observa. La recrue tenait fermement la lance de son capitaine et était en train de le pousser dans le bassin d'à côté. En temps normal, jamais Bazz n'aurait perdu un tel duel mais même sans être un expert, Sidon voyait clairement que le capitaine de la garde flanchait sous l'insistance de sa recrue. Avant d'être jeté au sol, provoquant la confusion de Tottika et qu'il ne commence à s'excuser, catastrophé.
- Capitaine Bazz, écoute donc ta recrue et viens donc dormir !
Les deux sursautèrent avant de voir le prince. Bazz se releva d'un bond et les deux se tinrent en garde à vous. Sidon balaya leur attitude d'un geste de la main et indiqua le bassin où il se trouvait. Comprenant l'invitation, Bazz masqua très difficilement son appréhension mais la recrue poussa son capitaine en insistant sur le fait qu'il ne devait pas désobéir au prince et qu'il avait clairement besoin de repos.
Le capitaine fût donc introduit dans le bassin où son prince était et il n'eut pas le choix de nager dans un coin afin de dormir. Tottika lui assura qu'il s'occupait de la ronde d'aujourd'hui et qu'il n'aurait besoin de s'inquiéter de rien. Il lui promit même un repas quand il se réveillerait et Bazz plongea sa tête dans l'eau pour ne plus l'entendre. Sidon salua la recrue qu'il s'en alla joyeusement, satisfait de savoir son capitaine entre de bonnes mains.
Sidon reporta son attention sur Bazz. Ce dernier avait les yeux ouverts sous l'eau, l'observant clairement sous la surface. Difficile de lire son expression avec tous les reflets qui dansaient sur l'onde claire. Le prince lui indiqua de sortir de là-dessous et Bazz obéit. Il n'avait pas l'air ravi de le voir. Il avait l'air épuisé. Mais au-delà de l'épuisement, Sidon remarqua l'état de ses nageoires et de ses écailles. Comme s'il ne s'était pas hydraté régulièrement ou exposé inutilement à un air sec et froid. Sans parler des traces brûlures qu'il essayait de cacher derrière ses mains.
- Tu es blessé, fit Sidon. Je n'ai pas souvenir que la surveillance du domaine t'exposait à ce point. Ta recrue avait l'air en bonne santé.
- J'ai juste… cherché sur les hauteurs, du côté de la pointe Risque-Tout. Je me disais que j'aurais probablement une meilleure vue de là-haut.
- La pointe Risq… il faut traverser le Mont de la Foudre pour ça. Et surtout passer sur le territoire du Lynel qui vit sur nos hauteurs. Ce n'était pas une idée judicieuse.
- Je sais, murmura Bazz.
Il se détourna une expression de peine peinte sur son visage alors qu'il s'installa pour se reposer. Sidon ne sut quoi dire ou faire. Il y avait ce malaise permanent entre eux, depuis la fois où il s'était permis de le remettre à sa place. Oh, il avait été vexé au début, qu'un garde se permette ce genre de commentaires. Avant de se dire que c'était un ami cher à Link et que s'il faisait quoi que ce soit contre lui, l'Hylien serait profondément peiné. Alors il avait mis de côté sa rancœur et essayait de repartir sur de nouvelles bases. Mais c'était difficile…
- Pourquoi risquer ta vie sur ce Lynel ? demanda Sidon.
Bazz ouvrit les yeux et le regarda avec une certaine perplexité. Il bascula sa tête en arrière et regarda le plafond, cherchant ses mots.
- Pour tout vous avouer, mon prince… le Lynel n'était pas sur le Mont de la Foudre. Il s'est déplacé. Le combat de maître Link dans Vah Ruta l'a affolé ou cela a provoqué quelque chose chez ce monstre qui l'a poussé à se rendre à la pointe Risque-Tout. Je patrouille tout autour du domaine pour m'assurer que le comportement des monstres n'a pas changé et que nous ne soyons pas menacés.
- Pourquoi ne pas m'avoir prévenu ?!
- J'ai… essayé. Mais vos recherches sur la princesse Mipha et maître Link… vous ont empêché de m'entendre. Moi ou un autre.
- Et donc ? demanda Sidon, agacé, balayant son reproche, inquiet de ce qu'il entendait. Est-ce qu'il y a quelque chose qui représente une menace pour le domaine ?!
- Le chemin est toujours encombré de Lezalfos, leurs habitudes et attitudes n'ont pas changé. Le Lynel semble chercher à étendre son territoire ou en tout cas, il occupe à présent la pointe Risque-Tout, qui surplombe le barrage est. Un Hinox a élu domicile sur le chemin au sud de la cascade de Sera. L'abondance de poissons de ce côté le tiendra éloigné du domaine mais s'il y a une carence en nourriture, il pourrait se diriger par ici…
Le capitaine de la garde réprima un bâillement avant de rougir légèrement. Sidon écarquilla les yeux avant de répondre à son tour par un bâillement. Les deux s'observèrent, perplexe. Avant de comprendre leur état de fatigue réciproque. Entre l'un qui avait refusé de dormir et de manger, veillant à ce qu'aucun monstre n'envahisse le domaine et l'autre qui avait veillé jours et nuits pour essayer de retrouver la princesse Mipha et le Prodige Hylien… il n'y en avait pas un mieux que l'autre. Bazz ferma ses yeux, ne demandant qu'à dormir. Sidon l'imita, lui aussi ayant besoin de recouvrer des forces pour reprendre de plus belle les recherches.
- Capitaine Bazz… pourquoi ne t'es-tu pas porté volontaire pour le sauvetage de Link… ? demanda faiblement Sidon.
- Parce que vous vous en occupiez. J'ai beau… ne pas apprécier votre attraction pour maître Link… quand vous promettez quelque chose… vous faites toujours tout pour réussir. Vous avez au moins mon respect pour cela… à défaut de ma confiance…
- Insolent…
Sidon eut un léger sourire amusé alors qu'il se sentait partir dans un sommeil sans rêve. Il sentait qu'il pouvait parvenir à s'entendre avec Bazz. C'était une question de temps. Il ne le rejetait pas entièrement. Il voulait gagner sa confiance, lui faire comprendre et savoir qu'il n'avait aucune mauvaise intention envers son ami. Mais tout cela… attendrait plus tard.
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- Vu ton état, je ne peux pas te garantir que mon don saura te soigner entièrement, avoua Mipha alors qu'elle venait de céder son pouvoir à Link. La propagation a l'air sévère. Tu pourras toujours sacrer de l'eau et essayer d'en limiter la portée mais cela reste dangereux…
Mipha serra ses mains entre elles, espérant que cela soit suffisant pour aider Link. Son âme était libérée de la corruption et elle ne ressentait plus l'interminable douleur qui l'avait torturée pendant si longtemps. Link plaça une main sur sa poitrine, cherchant en lui le pouvoir de son amie. Il ferma les yeux et se concentra. Avant qu'il ne sente une grande chaleur se diffuser dans sa poitrine alors qu'il eut la sensation d'entendre une prière au loin. Les plaies qu'il avait récoltées de son affrontement avec l'ombre commencèrent à se refermer doucement et la douleur disparut progressivement.
Il ouvrit les yeux alors qu'il entendit un gémissement et remarqua que l'âme de Mipha était en train de vaciller, comme si elle avait perdu ses forces. Inquiet il s'approcha mais elle leva sa main, l'empêchant de l'approcher. Elle avait l'air d'être en souffrance mais elle refusait qu'il s'inquiète et endura son mal sans qu'il ne sache ce que c'était. Voyant qu'il n'allait pas la laisser simplement dans son état, elle se redressa, soucieux et perplexe :
- Je… vais bien. Bien que je t'aie cédé mon pouvoir, il semblerait qu'il soit toujours lié à mon âme. Tant qu'elle restera sur terre, tu seras en mesure de m'appeler à l'aide. Mais quand j'aurai accompli mon devoir… je crains devoir m'en aller définitivement.
Link se fit la réflexion mentale que Revali avait une réaction similaire quand il avait fait appel à ses courants ascendants. Est-ce qu'à tout hasard, utiliser leur pouvoir puisait dans leurs ressources ? Est-ce qu'ils risquaient de disparaître s'il en faisait un usage abusif, un peu comme la lame purificatrice qui s'altérait sur les monstres non corrompus… ? Un puissant sentiment de culpabilité lui broya le cœur. Mipha le remarqua et son expression se mua en panique alors qu'elle s'approcha de lui, soucieuse :
- Je t'en prie, ne t'inquiète pas pour moi. Comme j'ai déplacé Vah Ruta, tout le peuple Zora doit savoir que la créature a été apaisée. Ils doivent attendre ton retour avec impatience.
- « Je ne retourne pas au domaine » signa Link. « Vu mon état, je suis plutôt une menace pour eux qu'un sauveur. Je pense me rendre chez les Gorons… je ne peux pas rejoindre la ville des Gerudos… »
- C'est vrai qu'il est interdit aux hommes d'accéder à la ville…
Link se garda de dire qu'il se travestissait pour y rentrer. De toute façon vu comment était son corps avec cette contagion… il oublia immédiatement cette idée. L'avantage d'aller sur la montagne de la mort, c'était qu'avec un bon remède et surtout un bon équipement, il ne s'exposerait pas facilement. Il s'accorda un peu de temps avec Mipha et en échangeant avec lui, elle réalisa qu'il prenait très au sérieux sa contagion. Il était inquiet voire même effrayé par cette dernière.
Il s'interrogeait sur le temps qui lui restait avant que les effets ne soient vraiment une contrainte et qu'il ne soit plus en mesure de se battre. Mipha était partagée entre inquiétude et admiration : l'état de Link était critique ! Il était un cas unique d'infection aussi grave sans perte de conscience ou de volonté. Si ces yeux trouvaient déjà le moyen d'apparaître sur son corps sans qu'il ne succombe, c'était un miracle et une prouesse dont elle serait bien incapable.
Elle le regarda essayer de se défaire des envahisseurs sur son corps, retenant tant bien que mal sa souffrance. Elle détestait quand il fermait son visage à toute expression ou émotion. Il endurait tout sans rien dire. Il passa de l'eau qui avait été bénite par un prêtre Zora en grimaça et mordant sa lèvre jusqu'au sang pour ne pas laisser un cri lui échapper. Avant de passer péniblement des bandes pour cacher l'état de son corps. Son visage était dans un triste état aussi et Link se regarda avec dépit dans le reflet de son épée de légende.
- Si… tu peux broyer des boisseaux de riz et en faire de la poudre, tu pourras te maquiller, conseilla Mipha. C'est temporaire mais si cela t'évite une vie d'exil, c'est toujours mieux que rien…
- « Merci, Mipha. »
Link eut un sourire ravi de cette idée et la demoiselle se sentit rougir malgré sa forme d'âme. Son expression se fit soudainement plus pensive avant qu'il n'attire son attention pour demander :
- « Est-ce que tu pensais ce que tu disais à Bazz, à cette époque ? »
- Pardon ?
- « Tu as conçu une armure de tes mains. Tu voulais me l'offrir. Dans le souvenir que j'ai vu, tu étais avec Bazz… »
- Tu as vu mes souvenirs ?! Oh… c'est affreusement gênant. C'est très, très gênant… ! s'exclama la Zora en cachant son visage dans ses mains. Tu… tu n'étais pas sensé savoir ce genre de choses !
- « Tu disais que tu voulais m'offrir une vie plus paisible, loin du devoir et des combats. Tu voulais me rendre mon humanité et si en plus, j'étais avec mes amis, j'aurais été heureux. C'est vrai. J'aurais été honoré d'être ton époux et de pouvoir avoir des amis autour de moi comme Bazz, Rivan ou Gaddison. »
Il regarda Mipha s'accroupir et se cacher comme elle pouvait. C'était adorable comment elle avait honte de ses propres souhaits. Link ne put empêcher un rire de lui échapper. Surprenant la Zora qui ne faisait que fuir son regard. Elle avait beau n'être qu'une âme, il était tellement heureux de la revoir. Il était heureux d'avoir pu se souvenir de sa vie avec elle quand il était enfant. Il s'agenouilla à ses côtés, amusé de la voir dans tous ses états. Jamais il ne l'avait vue aussi confuse ou expressive. Il trouva cela adorable et extrêmement mignon. Elle releva la tête vers lui, clairement honteuse.
Elle bredouilla qu'il n'aurait jamais dû savoir ça et qu'elle était terriblement confuse qu'il puisse voir ce genre de souvenirs. Avant de soupirer et d'avouer qu'elle aurait été heureuse de le rendre heureux tous les jours. C'était la vie qu'elle aurait souhaité après leur victoire contre le Fléau. Malheureusement, elle était morte et elle n'avait jamais trouvé le courage de lui avouer ses sentiments de son vivant. Cela n'avait plus aucun sens maintenant qu'elle n'était plus mais Link lui demanda sa déclaration. Chose qu'elle refusa ! Même après toutes ces années, elle… ne se sentait pas assez forte pour prononcer ces mots !
Elle détourna le sujet, préférant parler d'autre chose et Link accepta sans le souligner. Ce qu'elle apprécia. Elle aborda alors son changement de comportement quand il avait enfin été reçu comme chevalier, obtenant ce titre à la force de ses efforts et prouesses.
- Quand tu es devenu chevalier, tu as perdu ton sourire. Tu es devenu froid, si distant. Ça m'a inquiétée mais tu as refusé de m'en parler. J'ai alors remarqué que tu ne te détendais qu'en présence de Bazz. Et à force d'observations, j'ai compris que vous étiez similaire : vous deux aviez des pères ayant des postes et un rôle important et pesait sur vous la responsabilité de prendre la succession de ces derniers.
- « Je sais que je ne peux pas parler, c'est affreusement douloureux quand j'essaie et je me sens péniblement coupable quand je transgresse cette volonté » reconnut Link. « J'ignorais cependant que Bazz était si attaché que ça à moi. Je le pensais frère de nageoire, je ne me suis pas inquiété… »
- Les frères de nageoire c'est aussi la promesse de devenir un partenaire pour la vie chez les Zoras. De tes amis, Bazz était celui qui… affichait le plus son affection pour toi. Je voyais comment il te protégeait ou te couvait du regard.
Link eut une moue, alors qu'il réalisait péniblement qu'il avait possiblement fait souffrir celui qu'il considérait comme un ami très cher et surtout un frère. Il posa une main sur sa poitrine : est-ce qu'il avait eu, à cette époque, autre chose que de la fraternité ? Il sentait que s'il posait la question à Bazz, ce dernier n'y répondrait pas. Avait-il été conscient au moins de ce que cette promesse était quand il l'a faite à Bazz, Gaddison et Rivan ? Est-ce qu'il avait réellement promis d'être le partenaire de l'un d'eux plus tard ? Aujourd'hui il… était un peu embarrassé. Fier. Mais un peu gêné.
- Link… puis-je te demander… quelque chose ?
- « Oui. »
- Je… je voulais savoir… vu que… je sais que… tu as souvent attiré l'affection des gens… parfois même… de… de l'amour mais… tu n'as jamais choisi qui que ce soit. Je sais que ton devoir t'a empêché de faire ce choix… mais tu as changé encore une fois alors… alors… si tu devais… choisir quelqu'un… qui… comment feras-tu ton choix ? Et comment est-ce que tu sauras que c'est la bonne personne… ?
La question l'étonna. Mais sans doute était-elle justifiée. Link tapota sa joue dans un signe de réflexion, son regard se faisant vague un instant. C'était sans doute une question très étrange, venant de Mipha. Mais elle n'était pas aveugle. Elle avait déjà remarqué que bien des gens se retournaient au passage de l'Hylien. Et que certains et certaines éprouvaient une forte attraction, qu'ils ou elles arrivaient à masquer ou pas. Dans son cœur, à ce moment, elle avait l'image très nette de la princesse Zelda. De son attachement progressif à ce chevalier muet. Son chevalier, corrigea la Zora mentalement. De ce sentiment qu'elle avait vu grandir chez elle. Sans jamais qu'elle ne la dissuade.
- « Pourquoi une seule personne ? » signa Link finalement.
- Pardon… ?
- « Pourquoi choisir une seule personne ? » demanda l'Hylien fortement perplexe. « Si j'aime deux personnes et que ces deux personnes m'aiment, pourquoi n'en choisir qu'une ? Je… n'y connais pas grand-chose en amour alors… je ne comprends pas bien ta question… » ajouta-t-il, clairement troublé et perdu.
- C'est… euh… un peu délicat mais… si tu aimes deux personnes en même temps, il y en a une qui sera probablement jalouse de l'autre. Ou bien si elle sent que tu ne l'aimes pas aussi fort que l'autre, elle sera blessée… Je suppose… Je… je ne crois pas que les ménages à plusieurs soient très populaires chez les Hyliens. Et souvent, les gens préfèrent avoir une personne unique et totalement dédiée à elle…
Devant la mine déconfite de Link, Mipha se demanda comment ce garçon résonnait. Qu'il n'y connaisse rien en amour, elle ne disait rien, elle n'était pas plus experte sur le sujet. Mais qu'il lui sorte une telle énormité, c'était… curieux. Il n'avait pas l'air de comprendre le jugement moral qu'il y avait avec ses idées. Ce n'était pas inconcevable pour Mipha d'aimer plusieurs personnes mais elle pensait que l'amour, le vrai, était unique, propre qu'à une seule personne. La preuve en était avec son père qui ne s'était jamais remarié. Elle avait toujours pensé que c'était par amour pour sa défunte mère mais elle ne lui avait jamais réellement posé la question.
- « Je comprends » répondit l'Hylien, perplexe. « Peut-être que les gens ne pensent pas tous pareil… »
- C'est possible oui, reconnu Mipha. C'est ce qui fait la beauté de notre civilisation : des races et des cultures différentes, qui ne vivent pas de la même manière.
- « Non, je veux dire… tu voulais m'épouser et tu acceptais que je puisse voir Bazz aussi… »
- A-ah, n-non je… ce… je ne sous-entendais pas que… tu m'as mal comprise ! Je…
Link eut l'air encore plus perdu et Mipha écrasa ses mains sur son visage mortifié : elle n'avait jamais évoqué une relation polygame ! Comment en était-il venu à cette conclusion ? Et comment pouvait-il y penser tout court !? Devant la perplexité grandissante de Link, elle expliqua vaguement qu'elle se réjouissait simplement que Link puisse avoir une femme aimante et des amis proches chez les Zoras.
Elle aurait été bien plus inquiète de son bonheur, s'il avait été seul au domaine. Elle savait que sa décision n'aurait pas été acceptée facilement, qu'épouser un Hylien aurait provoqué bien des tensions au sein du conseil et des têtes pensantes. Link aurait été mal perçu dans les débuts. Elle n'avait pas souhaité que son peuple l'isole. Même s'il était sociable, elle restait une princesse. Elle avait toujours cette étiquette à tenir. Alors qu'elle épouse un simple chevalier, Hylien de surcroît, cela aurait fait jaser. C'est pour cela que la présence de Bazz la rassurait : avec le soutien du Zora, Link aurait pu affronter cette situation.
Saisissant enfin sa pensée, Link gratta sa joue, comprenant sa méprise. C'était curieux de le voir avec cette rougeur sur les joues, ce n'était pas le genre à être facilement gêné. Mipha trouva cela adorable et ne put s'empêcher de sourire, amusée. C'était une affreuse méprise et elle n'arrivait pas à lui reprocher son erreur. Pourtant quand il parvint à surmonter sa honte et qu'il la regarda dans les yeux, elle ne trouva aucune trace de cette gêne. Comme s'il avait accepté quelque chose. Une chose qui échappait à la demoiselle.
- « Je n'aurais pas pu choisir » déclara simplement l'Hylien. « Entre toi et Bazz, s'il m'avait fallu aimer qu'une seule personne, cela aurait été impossible. Parce que je vous aime tous les deux énormément. Si j'ai toujours été seul c'est possiblement pour ne blesser personne ? Je pense que je continue de le penser. »
- Link, je…
- « Merci d'avoir pensé à moi de cette façon Mipha. Ça a été un honneur. »
Il se releva lentement et Mipha l'imita. Comprenant qu'il était sur le départ, elle lui adressa sa dernière prière pour que la chance et la prudence soient avec lui. Link la remercia pour sa gentillesse et sa bénédiction. Il se rappela alors de la première qu'il avait reçue.
Et son cœur se serra de douleur : Asarim lui manquait affreusement. Il ne l'avait pas revu depuis qu'il l'avait déposé sur Medoh et à dire vrai, il refusait qu'il le trouve dans cet état. Parce que le ménestrel ne se pardonnerait jamais ce qu'il lui était arrivé alors que Link l'avait bien voulu. Et il s'attendait à ce que leurs retrouvailles ne se fassent pas dans les meilleures conditions. Soit il devait abattre Ganon… soit il devait guérir totalement avant de le retrouver. Mipha en voyant son expression de peine se pencha, étonnée.
- Tu as mal quelque part ?
- « Ce n'est pas physique » répondit Link. « J'ai rencontré une personne que j'apprécie énormément. Elle m'a laissé sur le dos de Medoh et nos chemins ne se sont pas recroisés depuis. »
Son expression était calme mais ses yeux trahissaient sa grande inquiétude. Mipha n'avait pas souvenir de l'avoir vu avec une telle flamme dans ses yeux. Pas même pour la princesse alors qu'il en était le chevalier servant. Il s'était inquiété pour elle. Mais pas de cette façon, comme là, maintenant pour cette étrangère. Parce qu'elle devinait de la tendresse dans ses mots, le genre que l'on a pour quelqu'un à qui l'on tient plus que tout. Elle était curieuse et étonnée de le savoir avec un peu d'amour dans son cœur, lui qui s'était fermé hermétiquement par le passé.
- Mon souhait le plus cher est de t'aider, répondit la princesse des Zoras avec tendresse. Je suis heureuse de voir que tu as trouvé un peu d'amour dans ton chemin de guerre. Puisse le destin vous réunir.
Cette fois, le jeune homme eut une expression d'une grande douceur et d'une grande tendresse. Le visage d'un homme amoureux et qui éprouvait cet amour sans souffrance. Mipha eut un pincement dans sa poitrine : bien que sans cœur, elle avait encore son émotivité. Mais elle ne pouvait rien exiger de lui, puisqu'elle avait trépassé…
- « Il s'appelle Asarim » fit Link avec une expression douce au visage. « C'est un Piaf ménestrel. Il me manque énormément… il a déjà pris des risques énormes en enraillant les mécanismes de Vah Ruta à ma place. Je ne veux pas que sa femme et ses filles le pleurent… »
- Oh… j-je suis désolée, murmura Mipha.
- « Pourquoi ? » demanda-t-il avec un réel étonnement. « Sa femme est au courant et bien qu'elle lui en veuille, elle ne m'a pas chassé. J'aurais été extrêmement triste s'il avait perdu son foyer à cause de moi. Je ne me le serais pas pardonné du tout. Je comprends ton idée de l'amour unique. Mais je ne pense pas que ce soit la seule façon d'aimer quelqu'un. »
Mipha tordit ses poignets, un peu mortifiée en se demandant si elle aurait été aussi tolérante que cette épouse inconnue. Link la remercia une nouvelle fois. Et déposa un baiser fantôme sur son nez. La demoiselle sursauta et détourna la tête. Avant de lui accorder le plus doux sourire du monde alors qu'elle le voyait disparaître en lambeau de lumière. Elle fixa l'espace vide devant elle. Avant de se cacher dans un coin de Ruta et d'y rester, incapable de supporter le fait que Link ait indirectement accepté sa proposition de mariage ! Si elle avait été moins bête peut-être que… peut-être bien qu'ils auraient pu fonder un début de… de… de foyer.
Elle ignorait totalement si Hylien et Zora pouvaient avoir des enfants mais la perspective la fit rougir de confusion et de honte : tout ceci était bien inutile puisqu'elle était décédée…
Ah les relations sont si compliquées ~! J'aime lire un tas d'histoires différentes, qui exposent des relations entre deux mêmes personnages mais en les abordant de façons différentes. Je trouve cela fascinant ! Le passif entre Mipha et Revali, ce n'était pas prévu originellement mais j'ai été influencée par quelques fanarts d'eux deux (et je n'ai pas encore trouvé une fanfic qui me satisfasse pleinement sur leur relation :v si vous avez des suggestions, je prends :3).
In game, Sidon ne dort jamais (soit il est devant la salle du trône, soit il est devant la statue de sa soeur). Et dans la majorité des fanart ou fancomic que j'ai pu voir, il ne dort jamais dans les "dortoirs" du domaine. Je me suis amusée à penser que sa grande taille ne lui permettait pas d'en profiter et de ce fait, il avait probablement son bassin personnel. C'est adorable comment les Zoras dorment Est-ce qu'ils peuvent bailler ? Je me suis réellement posée cette question X'D Du coup, j'ai choisi : oui. Mais c'est possiblement une connerie. J'en sais trop rien :v !
La confusion entre Link et Mipha sur une relation polyamoureuse et polygame m'a amusée . Je sais que la confusion existe et qu'il y a souvent un jugement derrière ces relations (pourquoi, d'ailleurs, ça m'échappe toujours). L'amour a tellement de formes qu'essayer de le définir me paraît toujours compliqué. En tout cas merci de m'avoir lu
