CHAPITRE 1: NOUVEAU DÉPART

Don't wanna be an American idiot … DRIIIING DRIIING

Eh merde… je suis déjà en retard ? Mon majordome va grave me casser les couilles… Pour aller voir ces loosers en plus…

Salut ! Moi, c'est Hope, j'ai 15 ans, et qu'est-ce que vous faites dans ma tête ? Bon, c'est pas grave, je vais en profiter pour vous raconter mon histoire… pas comme les autres. Si je devais me décrire, je dirais que je suis ni grande ni petite, avec les formes comme il faut là où il faut, des yeux verts et de longs cheveux châtains lisses qui m'arrivent aux fesses, comme ça, ça donne une excuse aux mecs pour mater. Ces gros porcs.

Aujourd'hui, c'est mon premier jour en tant qu'élève à la Harhard highschool, trop déçue, je pensais que c'était Harvard mais je me retrouve dans un putain de lycée du Yorkshire. Mais je sais que vous vous demandez tous : qu'est ce qu'une fille du Connecticut vient faire en Angleterre ? Eh bien mes parents sont traders financiers internationaux dans une entreprise globale. Les Bonnie and Clyde de cette putain de société capitaliste. Ils ne sont pratiquement jamais à la maison. Tout ce qu'ils représentent me donne envie de vomir. En parlant de vomir, mon majordome a préparé le petit déjeuner.

J'ai pas le temps de toute façon, un sweat noir, un jean noir, des baskets noires, un chignon fait à-la-va-vite, un café noir, et me voilà prête pour ce qui allait être ma nouvelle vie.

Me voilà enfin arrivée au lycée. Le monde grouille de partout, les gens rient, assis sur des bancs. J'allume une cigarette. Je décide de m'avancer dans le couloir principal bondé. Perdue au milieu de tous ces nouveaux visages, je me sens comme un agneau égaré, que le berger aurait volontairement abandonné. Comme mes parents l'ont fait en m'envoyant ici.

J'avance de plus en plus nerveusement quand tout à coup quelqu'un me percute de plein fouet " Eh ! dégage de ma route toi, tu vas vite devoir apprendre qui est le roi du lycée si tu veux survivre ici." Me dit-il ténébreusement. Je n'ai pas eu le temps de voir son visage, ni de lui répondre, que ma cigarette était tombée sur sa main : "AIE ! T'ES MALADE OU QUOI ?! Putain j'ai pas le temps heureusement pour toi". Il frappa d'un coup sec sur son casier, qui céda sous la pression de son poing d'acier. " Enfin Jimmy ! C'est le troisième cette semaine !" lança le CPE, clope au bec, dans son haut parleur. J'apprendrai plus tard qu'on l'appelait oeil-de-faucon.

Il s'engouffre de nouveau dans la masse de laquelle il venait de sortir quelques secondes plus tôt, je n'avais même pas eu le temps de voir son visage. Je suis un peu sonnée par cette rencontre mystérieuse et vais de ce pas à mon premier cours : celui de littérature.