Elle se réveille en bâillant, le soleil est déjà levé mais elle est en repos aujourd'hui. Ou du moins, elle n'a pas de patient à faire et à déjà fait des heures de consultation d'avance afin de pouvoir être là aujourd'hui. Alors qu'elle s'apprête à se lever, elle voit Hans arriver avec un plateau.

« -Petit-déjeuner au lit ! » dit-il d'une voix gaie.

Sur le plateau, un chocolat chaud, des croissants, du beurre, de la confiture et du jus de pomme. Elle embrasse son petit-ami avant de commencer à manger. A chaque Saint-Valentin où il peut être là, Hans lui amène son petit-déjeuner au lit, lui étant habitué à être très matinal du fait d'être militaire. Il s'installe à côté d'elle, un livre à la main. Elle est encore en pyjama et en T-Shirt et jogging.. Alors qu'elle entame un croissant, elle se dit que son Hans est vraiment merveilleux. Elle déjeune tranquillement pendant que son cerveau se réactive petit à petit. Elle se serre contre lui mais ne lui propose pas de manger car il a très probablement déjà déjeuné, qu'il veille toujours à conserver sa condition physique et qu'il ne s'autorise jamais aucun écart.

Après le petit-déjeuner et une douche, elle sort de la salle de bain vêtue d'un débardeur blanc et d'un jogging relativement moulant.

« -Programme de la journée ? demande t-elle à Hans

-A toi de choisir : ou peut faire un truc classique, c'est-à-dire restaurant chic et tout ce qui suit ou bien une journée beaucoup plus dans nôtre ADN, c'est-à-dire s'amuser avant tout.

-Tu sais ce qui me plaît, lui répond t-elle en lui tirant la langue. »

En effet, pour eux, rien n'était plus ennuyeux qu'une Saint-Valentin classique où ce serait un amour montré plus que d'habitude. Pour eux, ce qui comptait en ce jour était d'être ensemble et de s'amuser tous les deux. En même temps, entre elle qui est incapable de supporter les choses trop classiques et/ou fausses et Hans qui adore l'adrénaline et la réflexion, rester en place leur est impossible. Généralement, ils restent chez eux à s'affronter à divers jeux ou épreuves, partent dans un coin tranquille juste à eux ou alors ils font une activité pouvant sembler à certains tout sauf romantique. Rachel embrasse son chéri.

« -On fait quoi pour s'amuser ? demande t-elle.

-Un basket ?

-Tu sais vraiment ce qui me plaît toi ! s'exclame t-elle en souriant.

-Un contre un ?

-Comme toujours. »

Ils vont au terrain de basket le plus proche. Il n'y a personne aujourd'hui, ce qui est parfait pour qu'ils puissent s'affronter en un contre un. Un contre un sur demi-terrain, ils font souvent cela lorsqu'ils le peuvent, ils adorent ce sport et adorent se défier. C'est Rachel qui a la balle en premier. C'est une excellente attaquante. Elle prend quelques secondes avant de se lancer. Hans est bien sur ses appuis, prêt à réagir. Rachel part à l'assaut du panier en comptant sur sa vitesse, Hans conteste bien le tir mais Rachel, grâce à son habileté, marque quand même. Hans prend la balle. C'est un piètre attaquant mais il a un énorme avantage physique dû à sa taille. Il joue dos au panier, repousse Rachel qui se laisse tomber.

« -Chipie. dit-il en riant.

-Fais attention à ta chérie. » rétorque t-elle en lui tirant la langue.

Ils continuent ainsi l'un contre l'autre avec une Rachel toujours très douée offensivement et un Hans talentueux en défense. Ils se complètent, Rachel créatrice et marqueuse et un Hans bûcheron près du panier et défenseur infranchissable. Après quelques heures, Hans ramène Rachel, épuisée, sur son dos. Au final, victoire serrée de Rachel.

«-On fait quoi ce soir ? Vu que tu as gagné, tu choisis. demande Hans.

-Pizza ! Et des frites !

-Ok m'dame ! Pour moi, ce sera plus diététique par contre.

-C'est clair, tu dois entretenir ton corps pour que je puisse te reluquer discrètement.

-Tu n'es jamais réellement discrète tu sais.

-Toujours est-il que tu ne me le fais jamais remarquer.

-Sans doute parce que ça me plaît. »

Après une bonne douche, Rachel s'installe sur le canapé pendant que Hans s'attelle à la préparation de la pizza. En effet, son Hans est un excellent cuisinier, c'est délicieux à chaque fois. Et ses pizzas sont divines, tout comme quand il fait des spécialités allemandes. Et puis bon, il ne faut pas se le cacher, elle le trouve attachant quand il cuisine. En fait, elle le trouve attachant en permanence car tout ce qu'il fait, même les choses les plus simples, il les fait sans tergiverser, pas comme le Dr Masters.

Le temps que la pizza cuise, Hans et elle regarde la télé. Elle pose sa tête sur son épaule.

« -Tu sais, meine kleine Kartoffeln, je me dis que ce genre de jours sont les meilleurs. Tu nous imagines dans un restaurant chic et tout ?

-Non. Et puis tu ne pourrais t'empêcher de provoquer le serveur.

-Pardon ? Attendez, là je demande l'arbitrage vidéo. Qui a limite fait pleurer une serveuse sous prétexte qu'elle me regardait trop intensément à tes yeux ?

-Elle te reluquait et tu es à moi. Je me devais de lui faire comprendre.

-Je ne dis pas que cela m'a déplu. Simplement que je ne suis pas le seul à provoquer. »

Elle l'embrasse amoureusement. Ah ! Ce qu'elle pouvait aimer son Hans ! Et par Hippocrate ce qu'elle pouvait s'inquiéter quand il partait en mission et que son cœur s'emplissait de joie et de soulagement quand il revenait ! Ils complétaient à la perfection, ils se tempéraient l'un l'autre. Quand ils étaient tous les deux, rien d'autre ne comptait : leurs délires, leurs rires, leurs blagues,...

Après avoir mangé la pizza préparée par Hans, qui au passage était délicieuse, elle prend par le bras pour l'attirer à elle et l'embrasser. Elle a une question à lui poser en ce jour, une question qui lui est venue à l'esprit quand il était en mission.

« -Mon amour, j'ai une question à te poser.

-Plait-il ? Répond-il.

-Aimerais-tu...avoir un enfant ? En qu'en penses-tu ? »

Elle appréhende un peu sa réponse. Non pas qu'il soit violent de quelque manière que ce soit mais il comprend très bien qu'il puisse refuser, notamment au vu de son métier.

« -Hum... Tu sais, j'y ai pensé aussi. Je me dis d'un côté que oui avoir un enfant me plairait énormément de toute évidence. Cependant, je dois soulever le risque dû à mon métier. Je n'ai pas envie de prendre le risque de faire un orphelin.

-Juste : sache que si tu viens à disparaître, j'irais te chercher par la peau des fesses même en enfer pour te ramener ici et te passer un savon mémorable.

-Je sais ça. Je sais aussi que j'ai plus à craindre de toi en colère que du Diable lui-même qui serait armé d'une hache géante. De plus, mourir n'est pas dans mes plans pour le moment il me semble. Donc oui. J'accepte. Et puis je ne vois pas ma vie autrement qu'avec toi. »

Son sourire s'étire. Elle l'embrasse amoureusement avant qu'ils aillent dans la chambre pour mettre leur projet en route.