CHAPITRE 4: PUNITION

J'étais donc assise entre ces 4 murs depuis ce qui semblait déjà être une éternité… Oeil de Faucon rentra dans la pièce, accompagné d'un élève aux jambes gigantesques. C'était un géant à la délicate chevelure soyeuse et bouclée… Mais il me faisait un peu peur. Oeil de Faucon prit la parole :

- "Bon.. J'ai pris une décision pour ta punition. D'abord tu vas visiter l'école avec Brian ici présent" le dénommé Brian me lança un petit sourire contrit, le genre qu'on lance au mec qui nous laisse traverser même quand c'est rouge. Oeil de faucon reprit:

- Et ensuite, tu devras tous les soirs, en guise de colle, prendre des cours avec Brian qui est le plus brillant *ha ha ha* élève de notre belle institution.

- C'est tout ?

- Bien sûr que non ! Après cela, nous te vendrons en tant qu'esclave aux One Direction.

Toutes mes pensées se mélangeaient dans ma tête. Comment ça, moi, esclave? Des 1D en plus ? Mon coeur battait à toute vitesse. J'étais à deux doigts de vomir de colère lorsque ce cher CPE, voyant ma mine rougir et ma veine du front gonfler (forme de trèfle), commença à me rire au nez.

- Mais non, j'déconne, me répondit ODF (oeil de Faucon, ndlr), on manque de moyens mais quand même… les 1D quoi….en crachant sa fumée sur Brian, qui manqua de suffoquer.

J'entendis un soupir dans le couloir adjacent, et en tournant la tête, j'aperçus Harry des 1D à la mine blafarde et déçue.

ODF nous invita alors tous deux à sortir et à commencer la petite visite de bienvenue.

Je me tournais vers Brian qui me fuyait du regard. C'est quoi son problème ? Il se prend pour qui cet intello arrogant ? Nous avançions dans le couloir principal, totalement vide.

- "Ici, ce sont les toilettes, me dit-il en pointant du doigt la pièce au carrelage froid et bleu, en fixant le sol intensément.

- La vache ! C'est quoi cette odeur ? des émanations étranges provenaient des toilettes handicapées. Brian ouvrit la porte, et nous nous retrouvions nez-à-nez avec trois garçons réunis autour d'une cuillère et d'un petit briquet. Brian referma aussitôt la porte, visiblement très troublé et choqué. Il ne dit pas un mot et continua son chemin sans me prêter attention. Il était vraiment trop bizarre, même pour moi.

La visite continuait, et Brian ne devenait pas plus loquace. Il me montra l'infirmerie dont les stocks de Doliprane pouvaient approvisionner douze fois l'ensemble de la ville, et dont ceux de sucre pouvaient rendre obèse un Somalien. L'infirmière n'était bien sûr pas là, elle était, selon Brian, partie pour sa 10ème lune de miel de l'année. Nous passions ensuite devant la salle des profs puis devant la cafétéria qui sentait l'ammoniac. La visite fut brève tant ce lycée était inintéressant.

Cependant, la dernière salle fut pour moi une surprise… et une bonne pour une fois. Mes yeux s'écarquillaient à mesure que la porte s'ouvrait sur ce paradis qu'était… la salle de musique ! Mais plus important que la salle de musique elle même, j'étais subjuguée par la mandoline qui s'y trouvait. Une mandoline Gibson, une vraie ! Alors que je me ruais sur cette dernière, Brian se mis en travers de ma route et me dit d'un ton sec:

- Je comprends ta joie, mais détrompe-toi, l'école n'a pas les moyens pour une Gibson… celle-ci vient d'un marché chinois.

Je n'en croyais pas mes oreilles… une contrefaçon ! Ce lycée était décidément bien pourri.

Brian me laissa ensuite seule avec ma peine et ma déception, dans la salle de musique, me disant à peine au revoir, ou plutôt, à ce soir…