Réconfort
Disclaimer : Les personnages et la série ne m'appartiennent pas. Je ne touche pas d'argent. J'écris juste pour m'amuser.
Saison : Saison 7, après la mort de Janet.
Rating : K
Note de l'auteur : J'ai écrit cette histoire au moment de la mort de Janet, un événement qui m'a beaucoup touchée.
Il entra et il la vit.
Elle avait la tête entre ses mains. Elle pleurait, comme souvent ces derniers temps. Beaucoup. Trop. La voir ainsi le rendait triste, mais la jeune femme venait de perdre sa meilleure amie.
Il fit un pas vers elle, mais s'arrêta soudain. La fragilité de la jeune femme l'intimida. Alors il resta là, au milieu du labo, encore quelques instants. Il savait qu'elle avait remarqué sa présence, mais il ne voulait pas la forcer à lui montrer sa tristesse. Lui ne l'avait pas fait à la « mort » de Daniel, alors il comprenait mieux que personne…
Quand il se retrouva près de la porte, prêt à sortir pour la laisser tranquille, un sanglot lui serra le cœur. Elle ne voulait pas qu'il parte, qu'il la laisse seule avec sa peine et sa douleur. Alors, il se retourna et rencontra son regard rougi par les larmes. La détresse de la jeune femme lui faisait mal. Il s'approcha lentement pour lui laisser le temps de se reprendre et de le repousser si elle le voulait. Elle n'en fit rien. Elle semblait même attendre qu'il arrive à sa hauteur.
Arrivé devant elle, il ouvrit ses bras. Elle alla s'y loger et laissa couler ses larmes sans aucune retenue. Elle savait qu'il comprenait. La vie leur avait pris beaucoup de personnes auxquelles ils tenaient. À tous les deux.
Ce geste la rassura et sa peine sembla s'apaiser pour un temps…le temps qu'il serait là, qu'il resterait près d'elle. Elle savait que tout recommencerait quand il s'en irait. Cependant, elle ne pouvait pas lui demander de rester alors qu'ils étaient déjà presque hors la loi : lui en la prenant dans ses bras et elle en y restant.
Mais s'éloigner de lui, c'était tout simplement inviter sa peine à revenir habiter son cœur. Comment le vouloir lorsque des sentiments si doux et si chaleureux l'envahissaient quand elle était dans ses bras ?
Il retira sa tête du creux de son cou et la regarda droit dans les yeux. Les larmes avaient cessé de couler, certes, mais il décelait un autre besoin d'aide dans le regard azur de la jeune femme. Elle lui demandait silencieusement de ne pas la laisser. Comment résister à une telle demande ?
Oh, bien sûr, il les savait définitivement hors la loi si jamais il acceptait, mais voir tant de souffrance et de tristesse dans les yeux de Sam l'avait convaincu qu'il ne fallait pas qu'elle reste seule. De plus, son cœur avait déjà répondu à la demande de la jeune femme depuis bien longtemps. La seule chose qui comptait pour lui pour le moment était de ne plus voir de larmes dans les yeux de Sam.
Alors il la prit à nouveau dans ses bras et lui murmura qu'il serait toujours là pour elle. Toujours. N'importe où. N'importe quand. Pour n'importe quoi. À ces mots, il la sentit sourire doucement dans son cou.
En deux étreintes et seulement quelques mots, il avait réussi à lui faire retrouver le sourire alors qu'elle avait pleuré, seule, pendant des heures. Il était entré et il avait réussi à la faire aller mieux pour un moment. Elle aurait passé l'éternité dans ses bras si cela avait été possible. Un sourire, un regard… elle allait mieux. Bien sûr, elle aurait besoin d'autres moments comme celui-ci pour reprendre véritablement le dessus. Elle le savait, mais elle voulait d'abord profiter du moment présent. Et ce moment constituait à être dans les bras de l'homme qu'elle aimait et qui, en cet instant, la comprenait mieux que personne.
Après quelques minutes il se recula et mit fin à leur étreinte. Quand elle le regarda droit dans les yeux, elle y vit la promesse que les choses changeraient entre eux. Elle lui sourit avant de le laisser partir cette fois-ci. Elle savait que sa douleur ne cesserait pas, que la perte de sa meilleure amie la ferait toujours souffrir, mais maintenant, elle pouvait aller se blottir dans les bras de Jack quand elle en aurait besoin. Elle ne serait pas seule face à sa peine. Mieux, elle ne serait jamais plus seule. Il serait encore là quand elle irait mieux. Ils se l'étaient promis…
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