Chapitre XIV : Beach episode ! (en quelques sortes)

"Cain, lors de mon dernier rêve… Diablo était, pour une raison inconnue, extrêmement curieux vis à vis de Léah, marmonnais-je à l'Horadrim qui m'observait avec attention."

Depuis ma blessure, les soupçons que Cain avait vis à vis de moi se sont évaporés. Il semblerait que frôler la mort par la main du Seigneur de la Terreur avait été suffisant pour que ma loyauté ne soit plus remise en question.

Et, ma confiance retrouvée, il avait été enfantin pour moi d'expliquer à quel point il serait stratégiquement intéressant que je sois une agent double vis à vis de Diablo.

Bien évidemment, l'Horadrim était loin de se douter que j'ignorais moi-même pour qui j'étais réellement un agent double. Tant qu'Adria respirait, c'était malheureusement une question sans réponses.

"Léah… sa fille, n'est-ce pas ?

-Celle qu'il a utilisé comme réceptacle de sa conscience, en effet.

-...N'est-elle pas morte ?

-Si, justement. Son intérêt à son égard est… soupçonneux. Il a refusé de le justifier, je sais juste que l'avenir de Léah serait capital à sa compréhension des événements.

-Je vois… Autre chose ?"

Les yeux sages de l'Horadrim me fixèrent silencieusement, Tyraël, Willy et Lorath en faisant de même à ses côtés. Prenant une inspiration, jugeant qu'il était inutile de parler de mes questions sur la magie démoniaque, je répondis d'un large sourire :

"Non, rien d'autre. Il a juste ricané avant que je ne me réveille. Il était… joyeux, hier soir. Aussi bizarre que cela puisse paraître.

-Si Diablo est joyeux, ça ne peut qu'être mauvais… marmonna Willy.

-Meuh ! acquiesça le veau."

Alors que Lorath se levait, prêt à retourner garder le portail de téléportation, Lazare ouvrit brusquement la porte, nous faisant tous sursauter alors qu'il s'exclama, se tournant vers moi :

"Diablo est ici !

-...QUOI ?!

-Il… Il a envoyé une armée de démons ravager la ville, et s-sa silhouette est apparue dans la Nouvelle-Tristram ! C'est la panique, tout le monde s'enfuit dans l'espoir de sauver sa vie, la-"

Un grand vacarme l'interrompit. L'archevêque reprit contenance avant d'hurler :

"La ville part en fumée ! Il faut s'enfuir ! Les bateaux sont pris d'assaut et si on ne se dépêche pas, il n'y en aura aucun pour nous !"

Échangeant un regard bref avec les autres, je vis Tyraël se lever, sa stature imposante déclarer :

"Lazare, Cain, Florence et Willy, allez ensemble dans l'un des bateaux. Lorath et moi-même essaierons de vous rejoindre aussi vite que possible, avec le peu de possessions que nous aurons pu sauver des flammes. Pas d'oppositions ?... Allons-y !"

Lazare se plaça derrière moi, poussant mon fauteuil roulant alors que Willy érigeait déjà des protections magiques autour de nous et que Cain se chargeait de l'ouverture des portes.

On traversa l'auberge déserte, les cris ponctuant nos pas.

Lorsque l'Horadrim ouvrit la porte du bâtiment, un halo brûlant nous traversa, signe des flammes démoniaques dévorant la Nouvelle-Tristram. Partout autour de nous des squelettes éventraient les villageois, leurs os ruisselant du sang de leurs ennemis alors qu'ils ricanaient, fiers de leur massacre.

Aidan, que t'est-il arrivé pour que tu aies laissé ça se produire ?!

Alors que Lazare, Cain et moi-même firent notre lente progression, Willy se battait comme un fou autour de nous, virevoltant en essayant au maximum d'empêcher les squelettes de nous atteindre. J'étais impressionnée par son agilité et je maudissais intérieurement mon infirmité qui m'empêchait de me lever et de le rejoindre dans la lutte.

Lançant un coup d'œil à la forge d'Haedrig, je déglutis en voyant Rumford et ses hommes tentant d'empêcher les squelettes de l'atteindre afin de s'emparer des armes de qualité qui s'y trouvaient. Le forgeron, à leurs côtés, utilisait d'ailleurs sans se priver son lourd marteau afin de fracasser leurs crânes.

Mais ils étaient trop nombreux. Partout, des squelettes, maîtrisés par le Rôdeur Noir.

"Diablo, où te caches-tu…? grognais-je de rage en voyant les vies humaines tuées à la chaîne."

Ce massacre était inutile. Ce n'était qu'un coup mesquin ayant pour but de nous ridiculiser, en nous montrant, en me montrant, que même dans le bastion de la Nouvelle-Tristram, il était vainqueur.

Je frémis, la colère m'envahissant. Diablo ne voulait pas que je le prenne pour un idiot ? Qu'il arrête de me provoquer et de se moquer de moi !

J'allais rugir un torrent de flammes et d'éclairs lorsque Lazare posa sa main sur mon épaule, poussant toujours le fauteuil roulant comme si de rien n'était.

Son geste m'apaisa suffisamment pour que je puisse reprendre le contrôle de mes émotions et de ma magie. L'archevêque avait raison, maintenant n'était pas le bon moment pour craquer.

Lorsqu'on arriva devant le port où la plupart des habitants encore en vie étaient amassés, Cain parvint à nous obtenir une barque suffisamment large pour notre équipe.

Lazare m'aida à me relever et à me glisser dans la barque, Willy quant à lui brûla le fauteuil roulant : nous n'avions pas la place de l'emporter.

Intérieurement, je grommelais en sachant que ma mobilité était encore plus réduite.

Assis dans la barque, à l'exception de Willy qui protégeait à présent les villageois des squelettes qui commençaient à arriver et Lorath et Tyraël qui étaient toujours dans l'auberge, on attendit dans un lourd silence.

Observant Lazare face à moi, le voyant trembler comme une feuille à l'idée que son ancien Maître ne revienne pour lui, je lui lâchais :

"Archevêque, face au Seigneur de la Terreur, la meilleur victoire est de contrôler sa peur.

-Contrôler ma peur mort ne me servira pas à grand chose, répliqua-t-il."

Je levais les yeux au ciel, me demandant silencieusement pourquoi ils ne pouvaient pas comprendre que le pouvoir de Diablo résidait en la peur qu'il influait.

Combattre cette Terreur, la surpasser, la maîtriser, était un prérequis pour oser s'imposer face au Seigneur de celle-ci.

Et, une fois de plus, je fus heureuse et presque surprise de la facilité que j'avais à atteindre cet objectif.

Quelques précieuses minutes plus tard, Willy et Lorath couraient vers nous, le Frère Malachi dans leurs bras alors qu'ils s'installaient dans la barque et que le Nephalem aboya au Nouvel Horadrim de ramer avec lui.

Nous voyant nous éloigner du rivage, je demandais, incertaine :

"Et Tyraël ? Vous le laissez là-bas ?"

Lorath, qui ramait avec force, sanglota alors qu'il faisait son maximum pour nous éloigner de la localisation de Tyraël :

"Il l'a eu, D-Diablo l'a eu… Tyraël est…

-Est-il mort ? questionna Cain.

-Non, bien pire : il a été capturé vivant."

Alors que Willy acquiesçait sombrement et que le Frère Malachi semblait sur le point de s'évanouir, Lazare tremblotant de peur et Cain arborant une expression sombre, mon regard s'embrasa alors que je fixais les flammes orangées dévorant la Nouvelle-Tristram.

Diablo…

S'en prendre à la Nouvelle-Tristram était une chose, mais Tyraël…

Quel est ton objectif ? De ce que je t'ai dit, tu sais très bien que Willy doit être ta cible principale… Entre ta fascination pour Léah, ta farce d'attaque et l'enlèvement de l'Archange… Tout semble décousu !

Mais Diablo n'était pas stupide, je le savais. Il devait, quelque part, y avoir une logique. Le défi était, bien évidemment, de trouver laquelle.

Et puis… Pourquoi diable Adria n'était pas là, avec lui, pour l'attaque ?! Lazare n'a pas dit l'avoir vu, et même si elle s'était déguisée, dès l'instant où elle aurait utilisé sa magie l'un de nous l'aurait reconnue.

Mon poing se crispa. Pourquoi cela doit-il toujours être aussi tordu ?!

"Les amis, voici le plan, commença Lorath d'une voix calme. Notre but est de nous rendre vers le village côtier le plus proche, c'est à dire…

-Wortham ? demanda Cain.

-Lorath, t'es pas sérieux ?! Depuis l'incident avec la Cabale, le village…

-Est à l'abandon, avec quelques monstres que Willy et moi pourrons gérer, mais c'est surtout un endroit que Tyraël connaît et vers lequel je lui ai donné rendez-vous !"

Il y eut un silence alors que l'ancien soldat finit sa phrase d'un hurlement, continuant à ramer.

Willy se racla la gorge et allait parler, cependant à ma plus grande surprise Lazare le devança :

"Nahr, tu ne reverras jamais l'Archange. Si Diablo l'a capturé… même s'il était vivant… mieux vaut que tu ne le revois jamais, à dire vrai. Son meilleur sort, à partir de maintenant, est la-

-Comment peux-tu le savoir, Archevêque ?! Tu veux nous trahir, c'est ça ? Tu veux-

-Lorath, je sais que la perte de Tyraël est un-

-Cain, je n'ai pas perdu Tyraël ! Tyraël n'est pas mort, on peut encore le sauver, et même si je comprends qu'on doit battre en retraite, il est hors de question qu'on l'abandonne !"

Alors que mes compagnons se disputaient, j'observais placidement l'eau s'écouler autour de nous, les bateaux des autres villageois depuis longtemps hors de notre champ de vision.

Je déglutis, décidant finalement d'intervenir :

"Que Tyraël soit perdu ou non, Wortham est en effet notre meilleure option. J'ai mentionné à Diablo que le village n'était plus et il est peu probable qu'il vienne nous chercher là-bas, par conséquent. Quant à notre ami… Je suppose que j'aurais plus d'informations demain matin."

Un nouveau silence s'installa alors que mes compagnons réalisèrent que cette nuit je rêverais probablement des tortures que l'Archange subirait.

Cette paix factice s'arrêta cependant brusquement lorsque je vis, avec effroi, la main décharnée d'un squelette se hisser sur la barque.

On est cons, on est cons, on est cons ! Les squelettes n'ont pas besoin d'oxygène.

Ne prenant pas une seule seconde de plus pour réfléchir, je pointais ma main vers le crâne à peine visible du squelette sous l'eau, tout mon être se concentrant sur mon objectif :

Je veux que le squelette meure et pour ça je vais créer une onde de choc électrique.

A mon plus grand bonheur, un arc lumineux se forma entre ma main et le crâne de ma cible qui, électrifiée, lâcha la barque, retournant à l'état d'os.

Lançant un regard à Willy, je déclarais :

"Faites attention aux squelettes, ils peuvent-

-Florence !"

Lazare, derrière moi, utilisa l'un de ses sorts de nécromancie pour démembrer un autre squelette qui s'était pratiquement hissé sur la barque.

Je déglutis, remerciant l'archevêque, lançant un regard à Willy avant de m'exclamer :

"Willy, je prends le relais pour ramer !

-Quoi ?!

-Je prends le relais, t'es bien plus compétent que moi en terme de magie et mes bras sont encore valides !"

Visiblement convaincu, le Nephalem m'aida à m'installer à sa place, mes déplacements d'ordinaire difficiles rendus impossibles par les mouvements de la barque.

Une fois installée, prenant une inspiration, je commençais à ramer de concert avec Lorath.

Willy, Lazare et Cain, eux, se démenaient. Ce fut avec surprise que je vis l'Horadrim se battre non pas en utilisant son bâton comme la damoiselle en détresse qu'il était mais en faisant usage de sorts horadriques.

J'eus un léger sourire, secrètement heureuse.

Portant à nouveau mon attention sur la mer d'huile nous entourant, je continuais à ramer, la tâche plus difficile par l'afflux de squelettes qui, bien évidemment, nous avaient pris pour cible principale.

Si l'assaut était plus ou moins contrôlé, on perdit réellement la partie lorsque le premier squelette parvint à se hisser sur la barque et s'avança vers Cain.

N'ayant qu'une semi-seconde pour réagir, Lorath étant trop loin pour protéger son idole, je vis que l'archevêque comme Willy étaient trop absorbés par les autres squelettes.

Et mes mains étaient posées sur les rames, impossible de prendre ma dague.

Diablo, t'as eu Tyraël, mais il est hors de question que Papi Cain soit lui aussi emporté dans la tombe alors que le sauver fut la première chose que je fis ici !

Sentant la rage m'envahir, laissant libre cours à celle-ci cette fois, d'un hurlement d'éclairs et de flammes je tuais le squelette, brûlais la barque et électrifiais une bonne vingtaine de squelettes autour de nous.

A présent dans l'eau, paniqués, on s'échangea un regard.

"Bordel, Florence, t'avais pas mieux comme réaction ?! hurla Willy qui se battait pour garder la tête hors de l'eau avec son armure sur le dos.

-Là-bas, le rivage ! s'exclama Lorath."

En effet, au loin, on pouvait apercevoir les lattes de bois entourées de sable du port.

Ne perdant pas plus de temps à tergiverser, on commença à nager en direction du port, mes jambes de bois rendant le processus manifestement difficile, cependant heureusement facilité par Lazare qui m'aida. Lorsque je réalisais qu'il me portait presque, je lui fis la remarque qu'il était surprenamment fort pour son âge.

Vu le regard noir pourtant légèrement amusé qu'il me lança, j'ose penser qu'il avait apprécié le compliment.

Bien trop lentement à mon goût, on atteint la plage, éreintés, à bout de souffle, rampant presque hors de l'eau. Mon visage contre le sable humide, je pris une large inspiration, menaçant de m'étouffer à cause de ces grains de silice.

Lazare m'aida à me relever et j'entendis Cain marmonner :

"Lorath, Lazare, Florence, Frère Malachi, moi… Où est Willy ?!"

Oh non, par pitié…

Me tournant vers l'eau, m'appuyant sur Lazare, haletante, mes yeux s'écarquillèrent alors que je vis Willy tant bien que mal se débattre face à une horde de squelettes, son armure le tirant vers le fond alors qu'il essayait plus ou moins de survivre à l'aide de nombreux sorts.

Lançant un bref regard à Lazare, je lui demandais d'une voix on ne peut plus sérieuse :

"Tu peux lancer un charme de protection sur Willy, ou alors te charger des squelettes ?

-Non, je… la nage m'a trop épuisé."

Je déglutis. Si je lançais mes flammes, ou mes éclairs, ils n'allaient pas laisser indemne le Nephalem… Mais quel autre choix avais-je ?

Tu te fixes un objectif que tu cherches à atteindre à tout prix, m'avait dit Lazare.

Je pris une grande et profonde inspiration, mal à l'aise à l'idée de l'échec alors que je fis deux pas vers la mer, mon regard brûlant tandis que je me concentrais du mieux que je pouvais.

Faisant appel à tout mon être, toute mon âme, sentant la colère vis à vis de Diablo, la colère face à l'enlèvement de Tyraël, la rage que j'éprouvais par rapport à la situation dans laquelle Willy était, j'allais relâcher tout lorsque…

"Willy, j'arrive ! hurla Lorath."

Mes yeux ébahis fixèrent le Nouvel-Horadrim qui, son épée en main, démembra les squelettes, se frayant un chemin jusqu'au Nephalem avant de le ramener in extremis certes, mais sain et sauf, sur le rivage.

Willy toussa et cracha des gorgées d'eau, reprenant avec difficulté son souffle alors que Lorath, Lazare et Cain étaient déjà en train de repousser les squelettes sur la berge.

Je levais mes yeux sur le Soleil couchant, sentant l'air iodé s'infiltrait dans mes pores. Me tournant vers Willy, estimant que nous n'avions pas une seule seconde à perdre, je m'exclamais :

"Il faut qu'on trouve une cachette pour la nuit ! L'une des anciennes maisons du village est peut-être encore en état.

-Je… Deux minutes, je…

-Pas le temps, Willy, les squelettes sont déjà là !"

Poussant un grognement, Willy se releva avant de lancer Blizzard sur les squelettes. C'est avec joie que j'observais les boules de glace s'abattre telles des comètes sur nos ennemis. Prenant une inspiration, le sorcier fit alors apparaître une hydre avant de se tourner vers moi, me soutenant, sa silhouette tremblante, alors que nous marchions côte à côte vers le village, les autres nous suivant.

A plusieurs reprises, je tombais, sentant mon corps s'enfoncer dans le sable humide. Heureusement, par un miracle inconnu, on eut la chance de s'enfuir suffisamment vite pour atteindre le village macabre sans être suivis.

Lazare se tendit perceptiblement en voyant les ruines alors que Cain murmura :

"Chaque endroits que j'ai pu connaître… Diablo a pu y laisser sa trace.

-Sur ce coup, je crains que Diablo soit innocent… marmonnais-je, Il faudrait plutôt accuser la Cabale."

Cain haussa un sourcil, mais ne posa pas plus de questions, les préoccupations du moment étant plus à trouver un lieu sûr. Sécurisant les alentours, Willy se tenait sur ses gardes, malgré le fait qu'il ne tienne qu'à peine debout après sa presque-noyade.

Finalement, on atteint une maison qui semblait en meilleur état que les autres. En entrant, Lorath se chargea de vérifier que nous étions bien seuls alors que Lazare s'occupait de "sécuriser" - mon hypothèse étant qu'il maudissait - les issues tandis que Cain vérifiait les stocks de nourriture, d'eau et de livres. Willy, lui, s'autorisa enfin à se reposer dans le premier fauteuil qu'il trouva tandis que je me contentai de m'asseoir, reposant mes moignons de jambe bien fatigués.

Le guérisseur, que j'avais presque oublié depuis le début de la traversée tant il était silencieux, s'avança alors vers moi, un sourire crispé sur ses lèvres alors qu'il s'attela à enlever les bandages autour de mon œil invalide.

Le fixant, frémissant par moments lorsque ses mains frôlaient mes chairs sensibles, je demandais :

"Mon Frère, pourquoi avoir pris notre bateau ? Il y avait des places ailleurs et vous saviez qu'en nous suivant vous mettiez votre vie en danger.

-Parfois, la vie d'un seul vaut la peine d'être risquée pour sauver le plus grand nombre."

Il nettoya avec un fond d'alcool mes blessures, inspecta mes jambes, puis pansa à nouveau le tout à l'aide d'un pantalon déchiré. Enfin, il se tourna vers les autres membres de notre équipe qui commençaient à revenir de leurs expéditions, et tacha d'en faire de même pour eux.

Ce fut presque sur un nuage que je laissais Lorath me porter jusqu'à l'une des chambres du premier étage - même si je pouvais marcher avec mes jambes en bois, monter un escalier était encore bien trop dur. Lorsque le Nouvel-Horadrim me posa sur mon lit, je murmurais à son attention :

"Je vais essayer d'en apprendre plus sur Tyraël, Lorath. Si on peut le sauver… on le fera."

L'ancien soldat se contenta d'acquiescer.

Alors que je laissais mon esprit divaguer, mes affaires trempées, mes cheveux sentant l'eau de mer, je fermais mes yeux en me murmurant à moi-même mon objectif habituel :

"Je veux séparer ma conscience de celle du Rôdeur… Je veux séparer ma conscience…"

...de celle du Rôdeur.

Note de l'auteur :

Chapitre 14, posté ! Vu que j'ai fini cette histoire depuis un petit moment et que la fin a commencé à bouillonner dans mon cerveau (bwahahahah), j'en viens à me demander si je vais poster une sequel... J'hésite entre ça, ou partir sur autre chose, que ça soit sur Diablo ou autre. Mais bon... à samedi pour le ch15 !