The Time Of Roses
Résumé : Harry voyage en 1942 afin de tuer Tom Riddle, qui a 16 ans. Mais apparemment, quelqu'un d'autre a eu la même idée. Qui est le mystérieux Arcturus Black ? Et pourquoi embrasse-t-il Jedusor ? SLASH HP / TR et ...?
Auteur : Paimpont
Traductrice : yaoipowaa56
Titre : The Time Of Roses (Le temps des roses)
Disclaimers : Je ne possède rien d'Harry Potter ; tous les droits vont à J.K. Rowling
Chapitre 5
Au début, il n'y avait que de la noirceur et un silence de mort. Harry pouvait sentir la présence de Tom à côté de lui ; il pouvait sentir la chaleur de ses membres dans le froid sec de la chambre et il entendait le rythme silencieux de sa respiration.
Harry avait envie de souhaiter à Tom la bienvenue dans la Chambre des secrets ! De lui raconter que c'était là qu'ils s'étaient rencontrés pour la première fois. Que Tom l'avait regarder tuer le basilic, tout comme son sombre souvenir. Harry se demanda si Tom allait écrire à ce sujet dans son journal ce soir ! Harry allait sauver la vie d'une jeune fille ce soir, comme il l'avait fait dans le futur. Mais cette fois, ce serai la vie de Myrtle qu'il sauverai, à la place de celle de Ginny... Ou Arcturus avait-t-il déjà sauvé Myrtle, juste en lui parlant ?
«Lumos !» La lumière vacilla faiblement de la baguette tendue de Tom dans la chambre sombre. Harry pouvait maintenant distinguer les formes des anciens murs de pierre, s'effondrant avec l'âge et l'humidité. L'air était lourd et immobile. Le visage de Tom était pâle dans la faible lumière, mais ses yeux brillaient.
«La chambre des secrets de Salazar Serpentard, enfin !» Murmura-t-il. «Imagine, Harry - nous sommes les premiers à mettre les pieds dans cette pièce depuis Salazar Serpentard lui-même. Je peux presque sentir sa présence ici. La bête qu'il a chargée de garder sa chambre secrète est toujours là, je peux le sentir jusque dans mes trippes. Tu peux le sentir aussi, Harry ? J'entends quelque chose bouger. Quelque chose est toujours vivant dans cette chambre !»
Harry hocha la tête et serra plus fermement l'épée d'argent dans sa main. Il pouvait commencer à discerner un faible bruit, une précipitation lointaine, comme quelque chose d'immensément lourd se déplaçant lentement sur le sol de pierre humide, se rapprochant...
Quelque chose remua dans l'ombre. Une forme vaste, encore plus sombre que les ombres qui la voilaient, se profilait devant eux. Du coin de l'œil, Harry aperçut brièvement quelque chose de lumineux et de jaune. Les yeux mortels du basilic. Il détourna rapidement son regard.
«Ne le regarde pas, Tom !» Harry essaya de garder sa voix ferme. «Ne croise pas son regard directement. Le monstre de Salazar est un basilic ; son regard te tuera si tu le regardes dans les yeux.»
«Un basilic ?» Tom resta immobile pendant un moment. Puis il murmura d'une voix rauque en Fourchelangue : *Écoutes-moi, toi, ancien protecteur des secrets de Salazar ! Je suis le dernier descendant de Serpentard, l'héritier légitime de Salazar, et je te demande de m'obéir.*
Le basilic s'agita et un immense murmure résonna dans la chambre : *Tu es l'héritier de Salazar ? Tu prétend être mon maître ?*
Harry garda ses yeux fermement fixés sur le sol tandis que le monstre se rapprochait d'eux deux. L'eau recouvrait maintenant le sol, s'accumulant à leurs pieds. Harry pouvait sentir la puanteur terrible de l'eau viciée et de la mort déchirer ses narines, et il voulait vomir.
*Qu'est-ce que c'est ?* Le basilic s'arrêta devant Harry, si près qu'Harry pouvait sentir son haleine nauséabonde ébouriffer ses cheveux. *Tu m'as apporté un sacrifice, descendant de Serpentard ? Tu as bien fait, héritier de Salazar. Je n'obéirai qu'à un maître qui est prêt à me sacrifier un de ses semblables, comme l'a fait Salazar.*
*Sacrifice-? Non !* Cria Tom puis il éloigna Harry des mâchoires béantes du monstre. *Pas lui. Jamais. C'est mon ami, un Fourchelang comme moi. Je vais... je vais t'amener quelqu'un d'autre...*
«Lui amener quelqu'un d'autre ? Cette fois, il n'y aura pas de sacrifices.» Harry saisit l'épée de Gryffondor des deux mains, respira profondément et poussa vers le haut de toutes ses forces. Il pouvait sentir l'épée frôler la peau écailleuse du monstre, et quelque chose de froid et collant suinta sur son épaule, mais le basilic releva la tête et s'éloigna de lui. Un grognement féroce résonna dans la chambre.
«Harry ! Éloigne-toi ! Maintenant !» Tom leva sa baguette. *Obéis-moi, basilic ! Tu ne le toucheras pas ! Suis-moi dans le passage et je te trouverai un autre sacrifice... *
Le basilic laissa échapper un sifflement terrifiant. *Tu es peut-être l'héritier de Salazar, mais tu n'es pas mon maître si tu me refuses le sacrifice auquel j'aspire. Je suis affamé après mon long sommeil. Éloignes-toi de mon sacrifice, héritier de Salazar, ou je vous consumerai tous les deux !*
*Non !* Tom se plaça devant Harry, pointant sa baguette sur le basilic d'une main tremblante. «Je préfère te tuer que de te laisser lui faire du mal. Avada Kedavra !»
Les étincelles vertes qui s'échappaient de la baguette de Tom crachaient faiblement contre les écailles sombres et scintillantes du basilic. *Tu cherches à me tuer avec un sort de mort humain, imbécile ?* Le basilic se précipita vers Tom, et Harry le tira hors du chemin au dernier moment. L'épée tomba au sol avec un cliquetis.
«Le sort de mort ne fonctionnera pas sur le basilic, Tom. Je dois le tuer avec l'épée de Gryffondor ; c'est le seul moyen ! Attention !»
Le basilic frappa avec sa tête puissante. Harry réussit à sauter sur le côté, mais à son horreur, il vit la bête vaciller sur Tom. L'épée ! L'épée était maintenant coincée sous le corps lourd du basilic, hors de portée d'Harry. Les mâchoires féroces s'ouvrirent et Harry regarda le visage pâle et terrifié du garçon qui n'était pas encore le Seigneur des Ténèbres... Tom ! Oh, Merlin ! La bête allait tuer Tom !
*Hey ! Par ici ! Je suis le sacrifice que tu veux, pas lui !* Siffla Harry en Fourchelangue. Les mots sortirent de sa bouche avant qu'il ne puisse s'arrêter et réfléchir. Le basilic s'arrêta, comme perplexe, et tourna lentement la tête vers lui. Harry ferma les yeux et se maudit intérieurement. Le basilic était sur le point de tuer Voldemort à sa place, mais il ne pouvait tout simplement pas le laisser, n'est-ce pas ? Surtout que le Seigneur des Ténèbres ressemblait à un écolier innocent en ce moment, avec ses boucles tombant doucement sur ses yeux argent... Harry Potter, le garçon qui a survécu, était sur le point de mourir, sacrifiant sa propre vie pour sauver Voldemort, le meurtrier de ses parents. Stupide, stupide, stupide «truc pour sauver les gens...»
Harry tomba en arrière, mais les mâchoires féroces du monstre se rapprochaient de plus en plus... Le dos d'Harry était maintenant contre le mur, et l'épée était complètement cachée sous le vaste corps écailleux du basilic. Il allait mourir. Juste parce qu'il avait un stupide complexe du sauveur, et parce que les yeux de Tom avait cette curieuse nuance de gris argenté, et parce qu'il ne pouvait pas supporter l'idée que quoi que ce soit lui arrive... Il allait mourir.
«Non ! Ferme les yeux, Harry !» Tom pointa sa baguette sur la sombre mare d'eau aux pieds de Harry et prononça un sort dans une langue étrange que Harry ne reconnut pas : «Melna clth thii !» Tandis qu'il parlait, l'eau sombre commença à briller d'un étrange éclat lustré. La surface de l'eau devint claire et argentée...
«Un miroir...» souffla Harry. «Tom, qu'est-ce que tu-?»
Le basilic, ébloui par l'éclat soudain qui l'entourait, baissa son énorme tête et regarda curieusement la surface argentée de la marre avec ses yeux énormes. Son regard tomba sur son propre reflet dans l'eau, et le monstre se figea en rencontrant son propre regard jaune et mortel.
L'instant suivant, un cri aigu retentit à travers la chambre, puis le basilic tomba au sol, ses yeux se fermant lentement. Son corps s'enroula et se déroula dans de violents spasmes, puis il s'arrêta.
«Harry...» Tom chuchota lentement son nom, comme s'il s'agissait d'une incantation d'un sort magique. «Harry… tu vas bien ?»
«Je...» Harry baissa les yeux sur le corps du basilic. «Tu as tué le basilic, Tom ?»
«Pas encore.» dit doucement Tom. «Il est seulement pétrifié, transformé en pierre par son propre regard mortel. Mais maintenant que tu en parles-»
La poignée en rubis de l'épée était maintenant visible sous le corps gelé du monstre, Tom la saisit des deux mains et la tira. Sans hésiter un instant, il se jeta sur le serpent géant et lui transperça la tête avec l'épée d'argent. Du sang et du venin coulaient de la tête monstrueuse, mais le monstre restait figé.
«Voilà !» Tom recula, légèrement essoufflé, et sourit à Harry. «J'ai tué le basilic. Tu es en sécurité maintenant.»
Harry pouvait sentir son esprit vaciller. «Tu as tué le basilic avec l'épée de Gryffondor ? Toi ? Mais... Mais j'étais censé le faire ! Ce n'était pas censé se passer comme ça...» Il leva les yeux et rencontra les yeux argentés de Tom, son cœur fit une étrange embardée.
Tom rit. «Ça ne devait pas se passer comme ça ? Qui t'a dit ça ? Sybill ? Je ne ferais pas trop attention à elle, si j'étais toi. Tu avais l'air d'avoir besoin d'un peu d'aide, Harry. Cette chose t'aurais tué.»
Tom regarda le basilic mort et un frisson le parcouru, puis il pointa sa baguette vers lui. «Confringo !» Le corps écailleux explosa dans un nuage de feu, de poussière et de venin, puis des éclats d'écailles vert foncé se dispersèrent dans l'air.
«Là ! On devrait en être débarrassé, une bonne fois pour toutes.» Tom parla légèrement, mais Harry pouvait entendre le léger tremblement dans sa voix. «J'aurais aimé avoir le basilic de Salazar sous mon contrôle, mais les exigences de la créature étaient plutôt déraisonnables.»
Harry regarda le garçon souriant devant lui. «Mais... mais tu aurais sacrifié quelqu'un d'autre pour prendre le contrôle du basilic, n'est-ce pas, Tom ? Même si c'était un élève. Mais pas... moi...»
«Je ne t'aurais jamais sacrifié. Nous sommes amis, n'est-ce pas ?» Tom essuya de la poussière sur les cheveux de Harry. «Tu dois ressentir la même chose pour moi, Harry. Après tout, tu étais prêt à risquer ta propre vie pour éloigner le basilic.»
Harry soupira. «Eh bien, j'imagine que oui.»
«Merlin, tu es dans un sale état !» Tom le regarda d'un œil critique. «Tu as du sang, de la poussière de basilic partout sur toi, et tu es tout rouges et à bout de souffle. Moi aussi je suis dans un sale état. Nous ne pouvons pas retourner au dortoir comme ça. Le venin de basilic est terriblement toxique ; nous ferions mieux de nous assurer que tout soit nettoyé. Allez, Harry, ramenons cette jolie épée de Gryffondor avec nous et allons nous nettoyer.»
«Nous nettoyer ? Je ne pense pas que nous puissions, Tom. Les portes des douches sont verrouillés la nuit, n'est-ce pas ? Je crois que nous allons utiliser les lavabos des toilettes.»
«Les lavabos ?» Les yeux argentés de Tom brillèrent. «Oh, nous pouvons faire mieux que ça, Harry. Je suis préfet et capitaine de Quidditch, tu te souviens ? J'ai accès à la salle de bain des préfets au cinquième étage. Nous pouvons y prendre un long bain chaud et enlevé toute cette saleté.»
«Un bain-?» Chuchota Harry. «Avec toi...? Mais... Non, je ne pense pas que ce soit une bonne idée...» Une image du corps pâle de Tom, sans vêtements et scintillant d'eau, entra dans son esprit, et il rougit profondément.
Tom rit. «Oui, un bain. Merlin sait que nous en avons tous les deux besoin, après tout ça. Tu ne peux pas aller te coucher avec du sang de basilic sur la peau. Qu'est-ce qu'il y a, Harry ? Tu viens de faire face à un basilic sans broncher, mais tu sembles terrifié à la mention d'un bain. Tu as peur de l'eau ou quelque chose comme ça ?»
Harry déglutit. «Non. Non, ça va aller, Tom.» Ce n'était pas de l'eau dont il avait peur...
«Jasmin blanc !» Chuchota Tom, et la porte de la salle de bain des préfets s'ouvrit devant eux. Harry retint son souffle. Un ciel nocturne velouté saupoudré d'étoiles était visible à travers les hautes fenêtres cintrées, et la pleine lune projetait un éclat argenté sur la baignoire en marbre. Des centaines de bougies vacillaient le long des murs, et un doux parfum persistait dans l'air. Des piles de serviettes blanches moelleuses et des tas d'éponges attendaient au bord de la baignoire.
Tom agita sa baguette sur les robinets en argent, et des cascades d'eau bouillonnante parfumée coulèrent dans la grande baignoire au clair de lune. Tom murmura un sort de verrouillage sur la porte, puis il jeta négligemment sa baguette au bord de la baignoire et commença à retirer ses vêtements. «Nous pourrons jeter des sorts de nettoyage sur nos vêtements plus tard.» murmura-t-il indistinctement en enlevant sa robe. «Nous devons d'abord enlever toute cette crasse de basilic de notre peau. Je vais t'aider à tout nettoyer.» Il jeta ses robes sur le sol et commença à déboutonner sa chemise. Le regard de Harry s'attarda impuissant sur la peau de Tom, si pâle et crémeuse au clair de lune...
Ceci n'était pas censé arriver. Harry n'était pas censé être ici avec lui dans cette lumière argentée. Et Tom n'était pas censé être d'une beauté troublante. Le clair de lune n'était pas censé caresser sa peau pâle...
Harry sentit ses joues le brûler et il se retourna rapidement. Il posa l'épée de Gryffondor avec précaution sur le sol en marbre et commença à enlever maladroitement sa robe éclaboussée de venin, le dos tourné à Tom.
«Qu'est-ce que c'est, Harry ? Cette chaîne en or autour de ton cou ?» demanda doucement Tom.
Zut. Le retourneur de temps. Harry arracha précipitamment le retourneur de temps de son cou et le glissa dans la poche de sa robe. «Rien. Juste un... héritage de la famille Black... C'est assez... précieux...» Il se déshabilla maladroitement et se glissa dans l'eau bouillonnante sans regarder Tom.
«Tu as du venin dans les cheveux. Tiens, laisse-moi...» Tom, à côté de lui dans l'eau, attrapa une éponge.
«Je peux le faire moi-même, Tom.» Harry s'éloigna rapidement et enfonça sa tête dans la mousse bouillonnante. Il chercha aveuglément une éponge et commença à se frotter la tête frénétiquement.
Tom rit. «Non, tu ne peux pas. C'est encore coincé dans tes cheveux. Ça brûlera ton cuir chevelu si tu ne l'enlève pas. Reste immobile pendant une minute...»
Un bras fort s'enroula fermement autour de la taille de Harry, et une main commença doucement à démêler ses cheveux.
«Tes cheveux sont emmêlés, Harry.»
«C'est bon... Tu n'as pas à... Mes cheveux sont toujours comme ça.»
Les doigts de Tom parcoururent ses cheveux. «Non, ce n'est pas le cas. Tes cheveux se dressent de façon amusante, c'est vrai, mais tu n'es pas toujours couvert de sang de basilic et d'écailles fragmentées. Reste tranquille, Harry !»
Harry soupira et resta immobile. Tom était terriblement, terriblement proche. Voldemort. Harry devait se rappeler qu'il était Voldemort. Il tuerait ses parents. Il tuerait Cédric Diggory. Il causerait des souffrances sans fin à tant de gens... Harry était destiné à le tuer. Aucun ne pouvait vivre tant que l'autre... Oh, mon Dieu, ça lui faisait du bien quand il passait ses doigts dans ses cheveux comme ça...
«Harry ?» La voix de Tom était douce à son oreille.
«Quoi... quoi ?» La voix de Harry ne semblait pas fonctionner correctement.
«J'ai fait un rêve terriblement étrange à ton sujet la nuit dernière.»
«Tu as fait un rêve ?» Murmura Harry. «De quoi... De quoi tu as rêvé, alors ?»
Les lèvres de Tom étaient si près de son oreille. «J'ai rêvé que tu m'embrassais dans mon sommeil.»
«Tu as rêvé de-? Oh...» Arcturus. «Je n'ai rien fait, Tom... Ce n'était pas moi...»
Tom parla doucement à son oreille. «Ne t'inquiète pas, Harry. C'était juste un rêve étrange.» Ses doigts continuaient de caresser les cheveux de Harry. Puis il murmura : «Harry ? Je sais qui tu es, tu sais.»
«Tu sais quoi ?» Harry se retourna dans l'eau, entraînant presque Tom dans le processus. «Qu'est-ce que tu racontes ?»
Le regard argenté déconcertant rencontra celui d'Harry, et une légère rougeur se glissa sur le visage pâle de Tom. «Il m'a fallu beaucoup de temps pour tout assembler, Harry, mais quand j'ai aperçu ton retourneur de temps, tout a pris un sens. Tu es un voyageur du temps, n'est-ce pas, Harry ?» Une main effleura lentement le visage d'Harry. «Et je pense savoir exactement pourquoi tu es ici...»
A SUIVRE...
