Bonjour,

J'espère que vous allez tous bien.

Encore merci à tous ceux qui continuent de suivre cette fiction. Merci pour vos lectures et vos commentaires, notamment les guests à qui je ne peux répondre de par le site.

Olicity-love : Merci beaucoup de ton commentaire. Voici la suite.

Les choses sont de plus en plus compliquées pour notre couple et Oliver a pris une décision radicale concernant Felicity. Je vous laisse découvrir ce nouveau chapitre, bonne lecture.

Encore un mot pour ma jumelle adorée, merci de ton temps. Je t'embrasse très fort Shinobu24.


Felicity rentra au manoir comme un automate. Elle n'avait décroché aucune parole ni à son chauffeur ni à son garde du corps ce qui était loin d'être dans ses habitudes. Elle avait toujours un mot gentil ou une anecdote à raconter, mais en sortant du loft elle avait été complètement sonnée.

Elle était restée prostrée dans la salle de sport un bon moment bien trop sous le choc de cette décision extrême et hors de propos. Elle avait simplement sursauté quand elle avait entendu Oliver claquer la porte de leur chambre, cela l'avait décidé à quitter cet appartement le cœur lourd.

« Mais qu'est-ce que tu fais là à cette heure ci ? » Demanda Thea en voyant Felicity. Elle retint une réponse cinglante et éclata en sanglots. « Hey mais Fel…qu'est-ce qu'il se passe ?! » Demanda-t-elle affolée en se précipitant vers la blonde. Felicity s'accrocha à elle et pleura à chaudes larmes en expliquant ce qu'il lui arrivait. « Je ne comprends rien….tu vas te calmer et ensuite tu vas m'expliquer pourquoi tu es dans un état pareil. »

La jeune Queen entraîna son amie vers le salon et la fit assoir sur un des canapés. Elle lui donna un verre d'eau et s'installa à ses côtés en la regardant tristement. Elle n'avait jamais vu Felicity si peu maîtresse de ses émotions et elle avait déjà peur de ce qu'elle allait lui annoncer.

« Tu as vu l'article dans le journal ? » Réussit-elle à demander entre deux sanglots. Thea hocha la tête et fit une grimace comprenant d'où venait le problème. « Tommy n'a pas apprécié….ton frère non plus d'ailleurs. » Dit-elle d'une petite voix qu'elle tentait de maîtriser se sentant déjà prête à éclater de nouveau en sanglots.

« Je ne suis pas étonnée…je comprends Tommy mais Oliver…. » Felicity essuya les larmes qui coulaient sur ses joues et prit une profonde inspiration afin d'expliquer pourquoi elle était dans cet état. « Tu plaisantes ?! » Thea était sous le choc. « Comme ça ? »

« Oui….il m'a dit que tout était terminé entre nous. Que cela n'aurait jamais dû commencer, que peut-être il s'était même forcé à tomber amoureux de moi pour se sentir moins coupable… » Sa voix faiblit à cette dernière phrase. Thea la prit dans ses bras et la serra contre elle, lui murmurant des paroles réconfortantes.

« Tu sais bien que c'est faux Fel, je n'ai jamais vu mon frère si amoureux et même s'il est vrai que votre histoire est atypique et que peu de personne peuvent comprendre je suis certaine d'une chose….il t'aime vraiment et pas parce qu'il t'a fait du mal. Il t'aime parce que tu le rends meilleur et heureux…..il veut juste te protéger…. » Felicity haussa les épaules et pleura à nouveau. « Il ne s'y prends pas de la bonne manière c'est tout. »

Felicity resta silencieuse et tenta de refouler son chagrin et sa peine, elle avait su qu'Oliver ne serait pas heureux de cet article seulement elle n'avait jamais pensé qu'il mettrait fin à leur histoire si brutalement.

« Je vais aller me reposer un peu. » Elle se leva pour rejoindre sa chambre. Son cœur se serra à l'idée qu'elle avait élu domicile dans celle d'Oliver, ayant l'impression ainsi d'être plus proche de lui.

« Ne t'inquiète pas je suis certaine qu'il regrette déjà ses paroles. Tout va s'arranger Felicity… » Tenta de la rassurer Thea avant qu'elle ne franchisse le seuil. Felicity acquiesça et prit le chemin des escaliers le cœur lourd et pressée de s'effondrer sur son lit pour lâcher toute sa peine.

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Il était encore très tôt mais Felicity était déjà debout. Elle avait passé sa soirée enfermée dans sa chambre, Moira avait bien tenté de la faire sortir et de parler, mais elle avait eu besoin de rester seule et de pleurer. Elle n'avait fait que ça d'ailleurs. Elle s'était endormie en plein milieu de la nuit épuisée d'avoir versé autant de larmes.

Elle se regarda dans le miroir et eut une grimace à voir ses yeux gonflés et ses cernes. Elle soupira et tenta de se donner meilleure mine. Elle s'habilla et descendit en silence dans le manoir encore endormi, elle se dirigea vers sa voiture et la démarra bien décidée à confronter Oliver. Elle était arrivée à cette conclusion en se levant, elle ne pouvait pas le laisser décider ce qu'il pensait être le mieux pour elle.

Elle prit l'autoroute et accéda au centre ville en peu de temps. Elle se gara devant la boulangerie qu'Oliver adorait pour y prendre ses viennoiseries préférées. Elle fila ensuite au café de l'angle pas loin de chez eux et commanda aussi sa boisson favorite, elle voulait mettre toutes les chances de son côté. Elle rigola intérieurement se disant qu'habituellement ils se réconciliaient avec une bière et une pizza mais au vu de l'heure un café et un croissant seraient plus appropriés.

C'est déterminée et un peu plus confiante qu'elle entra dans le hall de l'immeuble. Elle salua le gardien de nuit et appuya sur le bouton attendant que l'ascenseur s'ouvre. Elle appuya nerveusement sur le bouton du dernier étage et se répéta mentalement ce qu'elle avait l'intention de lui dire. Elle devait y aller en douceur et tenter de le convaincre qu'il avait tort.

Elle soupira profondément avant que l'ascenseur n'arrive au dernier étage et elle en sortit un peu plus confiante encore. Elle s'avança vers les deux agents de police de nuit et sortit son trousseau de clé. À cette heure ci Oliver devait encore dormir et elle voulait lui faire la surprise.

« Désolé Madame mais vous ne pouvez pas entrer. » Felicity se stoppa ne comprenant pas.

« Je sais que je ne suis pas à l'horaire habituelle… » Dit-elle nerveusement angoissée qu'on lui refuse l'accès. « …mais je suis sur la liste des visites. Je suis Felicity Smoak, en temps normal j'habite ici. » Dit-elle tout sourire. Elle vit l'homme jeter un œil sur le registre des visites et jeta un regard à son collègue en lui faisant un léger sourire.

« Non désolé Madame mais vous n'êtes pas sur la liste. » Répéta l'agent en la regardant sans aucune émotion. Felicity déglutit péniblement et se figea.

« Quoi…non regardez bien il doit y avoir une erreur. » Dit-elle nerveuse et cette fois-ci complètement angoissée. L'homme soupira mais regarda à nouveau et secoua la tête en retrouvant son regard. « C'est une blague ! » Finit-elle par dire agacée. Elle fit un pas en arrière et posa ses cafés et son sac de viennoiseries. Elle chercha son téléphone dans son sac et chercha le numéro d'Oliver. « Bien évidemment ! » Lâcha-t-elle quand elle tomba sur la messagerie. Elle s'approcha de la porte et sonna.

« Madame vous ne pouvez pas…. » L'agent de police s'arrêta en croisant ses yeux noirs de colère. Il se décala et laissa plus de place à Felicity qui continuait de sonner.

« Oliver !? » Appela-t-elle à plusieurs reprises en tambourinant à la porte. « Ouvre cette porte Oliver ! » Tenta-t-elle plus d'une fois. Elle sonnait et frappait mais la porte restait close. « S'il te plaît…. » Plaida-t-elle au bout d'un moment se laissant gagner par la peine et le chagrin. « S'il te plaît Oliver…ouvre moi….on doit parler….ne fait pas ça….. » Elle posa son front contre la porte et ses paroles firent place aux sanglots au fur et à mesure que le temps passait et qu'Oliver ne réagissait pas.

Ce dernier était adossé à la porte le cœur serré d'entendre les plaintes de Felicity. Malgré sa tristesse il était heureux de l'avoir faite enlever de sa liste de visite. Il savait qu'elle tenterait tout pour le revoir afin de le faire changer d'avis et il savait pertinemment qu'elle y arriverait. Il n'avait jamais pu vraiment lui résister, mais surtout il avait besoin d'elle et de son soutien à cet instant, mais il ne pouvait plus lui gâcher la vie comme il l'avait déjà fait.

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« Oliver tu écoutes ce que je te dis ? » Thea posa un regard inquiet sur son frère et finit par attirer son attention.

« Non désolé…pas vraiment. » Répondit-il nerveusement. « Tu disais ? » Thea soupira et s'adossa à sa chaise. Elle savait ce qui le tracassait, il était éteint et complètement à côté de la plaque depuis une semaine.

« Pourquoi tu t'imposes ça ? » Demanda Thea. « Tu l'aimes et elle t'aime…laisse la être là pour toi Oliver. » Elle regarda son frère se lever et débarrasser leur table du petit déjeuner. Elle le suivit des yeux un moment sans rien dire, elle le voyait agité et nerveux tout comme Felicity d'ailleurs.

« Tu as eu Parker au téléphone pour finaliser le dossier de la semaine dernière ? Il devait nous envoyer un rapport manquant afin que…. »

« Oui il doit déjà être dans ta boîte mail. » Le coupa Thea en se levant afin de le rejoindre. « Oliver…. »

« Non ! Je n'ai pas envie d'en parler. » Claqua-t-il en regardant sa sœur déterminé à éviter cette conversation. « Je vais aller travailler…tu diras à maman que ce soir je n'ai pas envie d'avoir de la visite. » Thea se contenta d'hocher la tête et regarda son frère déserter la cuisine.

Oliver se posa sur son fauteuil et alluma son ordinateur comme tous les jours. Il tapota nerveusement ses doigts sur le bois de son bureau et attendit que son écran s'allume. Il soupira nerveusement conscient qu'il venait encore une fois de repousser sa sœur qui ne cherchait qu'à l'aider.

Il se leva de frustration incapable de rester en place plus longtemps et se posta à la fenêtre, par bonheur cette fenêtre donnait sur le jardin intérieur de l'immeuble et il n'avait pas vue sur les journalistes qui continuaient de camper devant chez lui malgré l'article qu'avait fait Felicity. Son cœur se serra rien qu'à penser à elle. Elle occupait toujours ses pensées à n'importe quel moment de la journée, il savait qu'il avait pris la bonne décision pour elle mais cela ne l'empêchait pas de la regretter.

Il repensa au lendemain de leur dispute, il entendait encore sa voix l'appeler à travers la porte et ses pleurs afin qu'il vienne lui ouvrir. Il avait failli flancher à ce moment là, il avait failli renoncer et la laisser entrer, mais il avait encore en tête ce qu'elle avait sacrifié pour lui et il ne pouvait plus la laisser faire.

Son ordinateur sonna un bip lui indiquant un mail, il soupira et s'en approcha. Travailler l'aidait à moins penser, il s'assit et commença à étudier le dossier Parker.

« Tu as le dossier ? » Demanda Thea en entrant dans son bureau.

« Hum…oui merci. Bonne journée Thea. » Dit-il les yeux rivés à son écran. Thea soupira et prit place face à lui, elle croisa les bras et attendit qu'il daigne remarquer sa présence. « Ça ne marchera pas et tu le sais… » Finit-il par dire comprenant bien le manège de sa sœur.

« Si…la preuve tu me parles et surtout tu sais de quoi ou plutôt de qui je veux te parler… » Elle prit un ton victorieux qui agaça Oliver qui leva enfin les yeux vers elle. « Voilà…c'est beaucoup mieux. Oliver tu ne peux pas agir de cette façon avec Felicity, elle est la seule qui t'a toujours soutenu peu importe ce que tu as fait…tu ne peux pas la rayer de ta vie de cette façon et… »

« Tu as vu il y a une erreur dans le rapport ? » La coupa Oliver sans la regarder. « D'après ce que je lis Parker doit nous livrer les marchandises à Portland alors qu'il est noté Seattle….il y a eu un changement ? » Il posa enfin son regard sur sa sœur qui le fixait en colère. « Thea…. »

« Seattle….il y a eu un changement de dernier minute. » Thea répondit à sa question d'un ton froid et repris. « Elle est mal et tu sais que si elle ne t'a rien dit pour cette interview c'est justement pour…. »

« Merci je vais donc appeler Seattle pour… »

« Arrête Oliver ! » Cria presque Thea. « C'est agaçant d'avoir un monologue ! Cette fille t'aime et elle est la meilleure chose qui te soit arrivé ! Comment peux-tu la rejeter de cette façon !? » Elle se leva et posa ses mains à plat sur le bureau de son frère. « Demande lui de venir, remets la sur la liste des visites, laisse la t'aider. Tu as autant besoin d'elle qu'elle a besoin de toi. » Plaida Thea d'une voix un peu plus douce.

Oliver regardait enfin sa sœur et tentait de ne pas se laisser gagner par cette tirade. Il savait qu'elle avait raison, mais il avait tellement mal agit, il lui avait tellement fait de mal qu'il ne pouvait pas la laisser approcher de nouveau même s'il en crevait d'envie.

« Je sais…. » Finit-il par dire au bout d'un moment. « J'ai besoin d'elle et elle me manque à chaque instant…. » Reconnu-t-il enfin en soupirant. « ….mais je ne peux pas faire ça Thea….elle a lâché son job pour moi, elle a fait une interview uniquement pour me dédouaner aux yeux de l'opinion publique….je lui ai complètement gâché la vie. C'est fini j'arrête de lui faire du mal. »

Thea le fixa et se redressa doucement elle croisa les bras sur sa poitrine. Elle comprenait ce que voulait dire son frère, elle savait qu'il culpabilisait de tout ce qu'il avait fait à Felicity et de tout ce que cela avait entraîné.

« Si tu crois qu'en la rejetant tu lui rends service tu te trompes Oliver. Tu lui fais encore plus de mal….et le pire tu vous rends malheureux tous les deux. » Thea se redressa et croisa ses bras. « Tu le regretteras. » Elle fixa encore un instant son frère avant de quitter son bureau et son appartement en claquant la porte.

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Donna sortit doucement de sa voiture, elle s'avança vers la porte et se figea un moment avant de sonner. Cela faisait des mois qu'elle n'avait plus posé un pied au manoir Queen. Elle avait été surprise du coup de téléphone de Moira, cela n'était plus arrivé depuis ce fameux soir où tout avait basculé et soudain elle eut peur que quelque chose ne soit arrivé à Felicity. Elle se doutait de la réaction d'Oliver à l'article qu'elle avait lu quelques jours plus tôt et se doutait que sa fille était au plus mal.

Elle finit par appuyer sur la sonnette et la porte s'ouvrit sur Raisa qui l'accueillit avec son sourire chaleureux comme à son habitude.

« Bonjour Madame, c'est un plaisir de vous revoir. » Raisa s'effaça pour la laisser entrer et lui indiqua le chemin du salon. Donna la suivit et en pénétrant dans l'immense pièce elle tomba sur le regard de Moira qui l'attendait sagement. Raisa s'effaça sans rien dire et les deux femmes se retrouvèrent seules.

« Bonjour Donna. » Moira se leva et s'avança vers elle. « Je suis contente de vous revoir. » Dit-elle d'un ton chaleureux et sincère. « Oui je sais vous devez être surprise mais je le pense vraiment. » Eclaircit-elle quand elle vit l'étonnement sur son visage. « Je comprends votre démarche, vous avez voulu protéger votre fille, comme j'ai protégé mon fils, il a mal agit mais je recommencerai si c'était à refaire….comme vous le feriez pour Felicity. Seulement il ne s'agit plus de ça Donna…. » Moira soupira et l'entraîna sur le canapé pas très loin.

« Comment va-t-elle ? » Donna se sentait mal à l'aise. Elle se sentait légitime d'avoir agi de cette façon avec Oliver savait, mais elle savait aussi qu'elle avait rendu sa fille malheureuse. Elle savait à quel point le jeune homme était important dans sa vie mais malgré tout elle avait été au bout guidée uniquement par sa colère.

Moira fit une grimace qui en dit long.

« Oliver a mis à un terme à leur histoire assez brutalement. Il l'a rayée de la liste de ses visites. Elle n'a plus aucun moyen de le voir ou d'entrer en contact avec lui. » Lui expliqua-t-elle en la fixant. « Il se pense mauvais pour elle et le fait qu'elle ait fait cette interview et qu'elle ait sacrifié son poste pour lui, le rend certain de sa décision….mais on sait toutes les deux que ce n'est pas la bonne. »

« Je ne vais pas m'excuser d'avoir dénoncé votre fils Moira. Si ce sont des excuses que vous attendez… »

« Non ce n'est pas ce que j'attends. » La coupa-t-elle assez vite. « Vous avez fait ce qu'il vous semblait juste pour votre fille, mais en ce moment elle est malheureuse et mon fils est dans le même état….. »

« Très bien dans ce cas que voulez-vous ? » Demanda Donna ne comprenant rien. Moira eut un léger sourire elle avait toujours beaucoup apprécié la mère de Felicity. Elle ne cachait pas qu'au départ elle n'avait pas vu d'un œil l'arrivée de cette femme extravagante dans cette famille, mais quand elle avait appris à la connaître, elle avait été conquise par la gentillesse et la ténacité de Donna qui avait élevé seule sa fille.

« Que vous montiez voir Felicity et que vous repreniez votre place à ses côtés. Je ne suis pas sa mère et je ne peux pas la consoler comme il le faut, vous seule avez cette place et ce rôle. » Donna sentit les larmes lui monter aux yeux, elle mourrait d'envie d'aller voir sa fille, mais elle savait aussi qu'il y avait de grandes chances pour que Felicity la rejette. « Je sais à quoi vous pensez…..elle a besoin de vous et même si elle vous en veut elle sera heureuse de vous avoir à ses côtés. »

« Je n'en suis pas aussi certaine. » Murmura Donna en tamponnant ses yeux afin d'essuyer ses larmes. « J'ai fait ce qu'elle m'avait supplié de ne pas faire et elle me déteste. J'ai ruiné sa vie et….. » Elle éclata en sanglots. « ….je ne peux pas lui en vouloir. »

Moira eut le cœur serré de la voir si triste. Elle avait toujours admiré la relation fusionnelle que les deux femmes entretenait. Elle aussi était proche de ses enfants mais pas autant que pouvaient l'être Donna et Felicity, et elle devait avouer qu'à un certain moment elle avait été jalouse de ne pas partager autant de choses avec son fils et sa fille. Elle saisit la main de Donna et la serra afin d'attirer son regard.

« Je crois qu'elle a dépassé ce stade depuis un moment. » La rassura encore une fois Moira. « Elle a juste besoin de sa mère et d'une épaule sur laquelle pleurer. Vous aurez tout le temps après pour discuter… » Donna acquiesça et se laissa entraîner par la mère d'Oliver qui l'emmena directement à la chambre de sa fille. « Ça va bien se passer. » Moira lui fit un petit sourire d'encouragement et la laissa devant la porte hésitante à frapper.

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Felicity était couchée dans son lit allongée sur le côté, le regard dans le vide. Depuis sa dernière visite chez Oliver, elle n'avait plus bougé de sa chambre. Elle restée prostrée des heures durant à fixer son plafond ou à pleurer sur son histoire terminée. Elle gardait malgré tout toujours espoir que les choses s'arrangent et qu'il la laisse revenir mais plus les jours passaient et plus elle doutait.

Elle savait comment il fonctionnait et elle savait qu'il faisait ça uniquement dans le but de la protéger afin de lui donner une meilleure vie et un meilleur avenir. Seulement sa vie et son avenir c'était lui, sans Oliver sa vie n'avait aucun lieu d'être et d'un ennuie total. Elle en avait fait l'amère expérience durant deux ans et elle ne voulait pas renouveler l'expérience.

Elle entendit des pas s'approcher de sa chambre et soupira rien qu'à l'idée que quelqu'un veuille encore la sortir de son lit. Le seul qui pourrait y arriver n'était pas dans cette maison et ne voulait plus la voir. Elle entendit des voix étouffées et au bout d'un moment un timide coup frappé à sa porte.

Elle se retourna dans son lit et enfouie sa tête sous l'oreiller, elle ne voulait voir personne. Un autre coup fut porté et cette fois-ci la porte s'ouvrit. Elle entendit des pas pénétrer dans sa chambre et s'approcher de son lit. Elle soupira bruyamment.

« Thea je ne suis pas d'humeur… » Dit-elle sa bouche contre le matelas.

« Ce n'est pas Thea…. » Felicity se figea à cette voix qu'elle ne s'était pas attendue à entendre. Elle se retint de pleurer mais finalement elle laissa sortir ses émotions. Elle se releva d'un coup et tomba sur sa mère, les yeux humides et avec un air triste sur son visage.

« Maman… » Dit-elle d'une voix faible. Donna la regarda et ne retint plus ses larmes, elle prit place aux côtés de sa fille et l'accueillit dans ses bras en la serrant fort. Felicity éclata en sanglots à peine sa mère la serrait elle. Elles restèrent un long moment dans les bras l'une de l'autre à pleurer et à tenter de se consoler.

« Je suis désolée Felicity… » Réussit à dire Donna entre deux sanglots. « Je ne voulais pas que tu souffres autant…. » Felicity hochait la tête, elle le savait parfaitement. Sa mère n'avait jamais voulu son malheur, même si elle ne comprenait pas ce qu'elle pouvait vivre avec Oliver. « Je voulais qu'il soit puni mais pas...je n'ai jamais pensé qu'il….mettrait un terme à votre histoire. »

À ses mots, Felicity serra un peu plus fort sa mère. Donna lui murmurait des mots afin de la réconforter et finit par lui chanter la comptine qu'elle adorait quand elle était enfant. La blonde rigola doucement et se laissa porter par les paroles qui comme quand elle était enfant arrivaient à apaiser sa tristesse.

« Merci maman. » Felicity se redressa au bout d'un long moment et se dégagea de l'étreinte de sa mère. Donna se recula un peu sur le lit et plongea dans les yeux rougis de sa fille. Elle posa tendrement une main sur sa joue afin d'effacer les dernières larmes qui résistaient sur ses cils.

« C'est à Moira que tu dois dire merci mon ange. C'est elle qui m'a appelée. » Donna haussa les épaules consciente que la situation était assez inhabituelle. Felicity sourit tristement.

« Les Queens sont des gens étonnants…. » Donna se contenta d'acquiescer et regarda sa fille avec tendresse. Ce genre de moment lui avait manqué. Depuis qu'elle avait découvert la vérité au sujet d'Oliver et de l'accident de Felicity, elle s'était focalisée sur ça et absolument plus sur sa fille et ses sentiments.

Elle avait voulu à tout prix faire payer Oliver pour ce qu'il lui avait fait malgré ses protestations, malgré qu'elle avait pu lui pardonner et malgré le fait qu'elle l'avait suppliée de ne pas le faire. Soudain elle réalisa et prit conscience qu'elle était la seule responsable de la situation de Felicity et de sa tristesse.

« Mon bébé….comment j'ai pu te mettre dans cette situation…. » Sa voix était lointaine et faible. Elle osait à peine regarder sa fille de peur d'y voir du dégoût ou bien de la colère.

« Maman…tu as fait ce que tu pensais bien. » La rassura Felicity d'une petite voix cassée au souvenir de sa dénonciation. « Tu as écouté ta conscience c'est tout…. » Donna regarda sa fille et caressa sa joue d'une main. Elle la savait capable de beaucoup de choses, elle l'avait élevée de cette façon. Toujours donner une chance aux gens et surtout une seconde chance, tout le monde avait droit à l'erreur.

« Je te demande pardon Felicity. » Finit-elle par dire. Elle se pinça les lèvres et poursuivit. « Je n'ai écouté que ma colère et mon dégoût. Pas une seule seconde je n'ai pensé à toi ou à Oliver ou aux conséquences qui allaient en découler….je voulais juste qu'il soit puni. » Elle soupira profondément et reprit. « Et finalement tu payes avec lui et vous êtes malheureux tous les deux. Ce n'était pas ce que je voulais. »

Felicity se redressa et s'adossa à la tête de lit. Elle croisa ses bras sur sa poitrine et laissa glisser son regard sur la pièce, la chambre d'Oliver qu'ils avaient partagée de rares fois. Sa présence était partout et cela la rassurait.

« Tu devais quand même bien te douter que cela allait créer des problèmes…. » Finit-elle par dire en fixant sa mère un peu moins chaleureusement. « Oliver n'est pas le monstre que tu aimes à décrire. Oui il a mal agi, oui il aurait dû se dénoncer, oui il aurait dû appeler les secours, oui il aurait dû me dire qui il était, oui il aurait dû faire toutes ces choses mais il ne les a pas faites…..est-ce que ça fait de lui une mauvaise personne ? Peut-être...mais il est tellement plus que ça maman…. »

Les deux femmes se fixaient et Donna comprenait parfaitement ce que sa fille voulait lui expliquer. Elle savait qu'Oliver avait tout fait afin que Felicity retrouve sa vie, il avait fait tout ce qu'il pouvait pour la rendre heureuse et lui prouver qu'il l'aimait malgré son fauteuil et son handicap. Seulement quand elle avait appris la vérité elle n'avait plus vu que le monstre qu'il était et l'atrocité qu'il avait commise.

« Il est gentil, attachant, drôle, généreux….il pense aux autres avant de penser à lui, quand il aime il déplacerait des montagnes, il ferait n'importe quoi pour protéger ses proches….je sais que tu ne comprends pas comment je peux le défendre et l'aimer à la folie…mais c'est comme ça. Il est celui qu'il me faut….c'est mon homme et je le défendrai jusqu'au bout même si lui ne veut plus de moi… » La voix de Felicity faiblit à cette dernière phrase consciente que pour l'instant Oliver ne voulait plus la voir, peut-être même plus jamais. Elle savait qu'il l'aimait encore mais qu'il ne se sentait plus digne d'elle.

« Mon bébé…je suis tellement désolée. » Donna se rapprocha de sa fille et ouvrit ses bras afin qu'elle s'y réfugie. Felicity ne se fit pas prier et encercla sa mère dans les siens. Elle se laissa aller à sa peine et à sa douleur, depuis quelques temps c'était tout ce qu'elle ressentait. « Je vais réparer ce que j'ai fait….il doit bien y avoir un moyen. » Finit par dire Donna en se décollant de Felicity tout en cherchant ses yeux.

« Maman tu ne peux rien faire. La justice fait son travail et si on a de la chance Oliver ne fera pas de prison….il sera assigné à résidence pendant un bon moment. » Felicity était résignée et savait parfaitement que les prochains mois, voire les prochaines années seraient compliquées, à fortiori si Oliver persistait dans son idée de ne plus vouloir la voir du tout.

« Non de ce côté-là je ne peux rien faire….mais je peux aller lui parler et lui faire entendre raison. » Donna lui sourit tendrement et se leva d'un bond bien décidée à rendre au moins une partie de sa vie à sa fille. « Tu sais bien que rien ne résiste à une Smoak ma chérie. » Elle lui fit un clin d'œil et prit la porte sous le sourire triste de Felicity qui doutait qu'Oliver accepte si facilement de revenir sur sa décision.


Comme vous avez pu le constater Oliver n'est pas revenu sur sa décision et Felicity est au plus mal. Donna réapparaît dans sa vie et tente ce qu'elle peut pour la consoler. Leur relation reste fragile et Donna comprends enfin son erreur...

Comme toujours j'attends avec impatience vos avis et commentaires sur ce chapitre.

On se retrouve un peu plus tard dans la journée pour votre lecture quotidienne de "La vraie vie".

A bientôt pour la suite de cette fiction et n'oubliez pas #restezchezvous