Les personnages appartiennent à SM.
L'histoire appartient à Bluesands22, elle est parue sous le titre : '' History of the Forgotten '' lien sur mon profil.
Lyylla est ma ßêta pour ce chapitre. Merci pour ton travail remarquable.
Chapitre vingt-trois
POV Jasper humain
Nous étions actuellement en début d'après-midi, nous avions combattu un petit groupe de soldats de l'Union un peu plus tôt, mais c'était comme si la majorité de leurs troupes avaient disparu.
La petite Compagnie que nous avions affrontée avait agi comme si elle n'avait pas reçu d'ordre.
Un jeune garçon est venu près de moi en me tendant une pile de lettres, je l'ai regardé d'un air interrogateur et il a hoché la tête en haussant les épaules. '' - Après avoir pris ce petit groupe, nous avons fait un raid dans leurs tentes et nous avons trouvé des sacs de lettres de nos troupes qu'ils avaient saisis. ''
J'ai hoché la tête. '' - Merci. ''
Toutefois, mon attention était déjà sur l'écriture d'Isabella griffonnée sur de multiples enveloppes.
J'ai commencé à les lire en partant de la plus ancienne vers la plus récente, m'absorbant en elles dans la mesure où je le pouvais. La plupart des lettres les plus anciennes avaient trait à sa grossesse et à notre nourrisson en pleine croissance. De la première fois où elle avait pu sentir un coup de pied jusqu'à ce qu'il commence à bouger son petit corps en elle. J'ai ri en l'imaginant faire du crochet tout en sentant ses coups de pied.
Le sourire sur mon visage a lentement commencé à disparaître alors que je lisais plusieurs lettres parlant de Clara tombant malade et j'ai rapidement compris qu'elle était malade depuis assez longtemps.
Quand j'ai saisi trois lettres toutes écrites en même temps, mon cœur s'est arrêté, une venait de ma mère, une autre d'Élijah et la dernière de mon Isabella. Je les ai ouvertes lentement, ne voulant pas lire les mots que je savais être là.
Mon cœur a manqué un battement en apprenant que ma sœur cadette était décédée. Je n'ai pas pu empêcher les larmes de tomber en lisant les mots nous suppliant, mon père et moi, de rentrer chez nous.
En regardant la date, j'ai secoué la tête. '' - Ma petite sœur était morte depuis plus d'une semaine. ''
Je me suis levé, j'ai saisi les lettres et je suis monté sur Zanto pour aller retrouver mon père, me rendant directement dans sa tente.
Je me suis arrêté quand je l'ai vu la tête penchée sur quelques lettres éparpillées sur le sol. Quand il a levé les yeux vers moi, j'ai pu voir la douleur dans ses yeux.
Il a hoché la tête, très probablement en essayant lui-même de parler pour ne pas s'effondrer. Sa voix était sévère quand il m'a regardé en essayant de repousser ses émotions. '' - Nous ne pouvons pas laisser cela nous atteindre, fils. Nous allons bientôt rentrer à la maison pour notre famille. Nous pourrons alors pleurer. ''
J'ai hoché la tête, j'étais sur le point de dire quelque chose quand toute pensée m'a quittée. Nous nous sommes tous les deux tournés vers l'entrée de sa tente pour écouter un de nos coureurs nous dire que les forces de l'Union nous attaquaient.
J'ai enfoui les lettres pliées dans ma veste, je suis monté sur Zanto pour retourner vers ma propre compagnie.
POV Jasper vampire
Je regardais par la fenêtre alors que Rosalie était assise à côté de moi, j'avais eu une seule vision un peu plus tôt quand j'avais reçu la lettre d'Isabella au sujet de la mort de ma sœur. J'avais reçu les lettres de ma mère et d'Élijah la première fois, la seule chose différente était la sienne.
J'ai regardé Rosalie qui ne m'avait pas poussé pendant que mes autres souvenirs passaient lentement, je pouvais me souvenir de la bataille, d'avoir appris la mort de Clara, apprendre que mon père était tombé pendant le combat et écrire à ma mère. Cela n'avait pas changé. Tout cela avait eu lieu la première fois. J'avais espéré ne pas avoir à revivre leurs morts à nouveau, mais je savais que cela allait probablement arriver. J'avais été de nouveau brièvement plongé dans une vision quelques heures après la première quand j'ai écrit à Isabella.
J'ai regardé Rosalie qui a simplement hoché la tête alors que nous restions assis en silence. Je n'avais pas envie de parler et elle le savait.
POV Isabella
Je me dandinais alors que je marchais sur la distance entre notre grange et notre maison. J'allais devenir folle en restant à l'intérieur. Je pense que j'avais réellement rendu folle Marie depuis qu'elle m'avait laissée commencer à faire de petites promenades toute seule.
J'avais fusillé du regard les petites fleurs des champs dans les semaines qui avaient suivi la mort de Clara.
Cela faisait trois semaines qu'elle était morte et personne n'avait vraiment progressé depuis. Mme Whitlock s'était pratiquement enfermée dans sa chambre. Harriett restait assise et se perdait dans ses livres et Élijah sortait pour s'entraîner au tir quand il le pouvait.
Marie m'avait dit qu'en ville ce n'était pas beaucoup mieux, apparemment plusieurs enfants étaient morts de la maladie qui avait traversé la ville.
J'ai baissé les yeux sur mon ventre, faisant glisser mes mains à l'endroit où mon fils ou ma fille m'avait frappée dans les côtes, une fois de plus. J'ai essayé de voir mes pieds et j'ai soupiré, sachant que c'était inutile. La seule émotion que j'avais vue dernièrement sur Mme Whitlock, c'était quand elle m'avait vue l'autre matin. Elle avait souri brièvement en notant que mon ventre était descendu très bas, ce qui était le signe que mon bébé allait bientôt arriver.
J'ai soupiré, voulant attendre jusqu'à ce que son père rentre à la maison, mais malheureusement, je savais que cela ne se produirait probablement pas.
J'ai levé les yeux sur la route menant à notre maison pour ce qui a été, je pensais, la millionième fois, mais il n'y avait toujours pas de coureur postal.
J'ai levé les yeux et j'ai vu Élijah trotter sur son cheval sur l'herbe, je me suis arrêtée et j'ai attendu qu'il arrive.
Après être descendu de son cheval, il m'a saluée puis m'a tendu un fusil et un petit paquet.
J'ai regardé le long fusil entre mes mains avec curiosité avant de le regarder pendant qu'il me parlait. '' - C'est un Springfield 1861 avec quelques balles et de la poudre. Je sais que c'est moi qui dois t'apprendre à tirer puisque Jasper est parti, mais cela ne te servira à rien si tu ne possèdes pas d'arme à feu. ''
Je lui ai souri. '' - Je te remercie, Élijah. Je vais la garder près de la porte d'entrée. ''
Il a hoché la tête avant d'ajuster la lanière de son propre fusil sur son épaule. '' - Je dois retourner chez maman, mais je viendrais demain et je vais t'apprendre à tirer avec si tu te sens bien pour le faire. ''
J'ai hoché la tête alors qu'il remontait sur son cheval. '' - Merci encore, Élijah. Nous verrons bien, si je ne suis pas trop mal à l'aise, nous pourrions le faire pendant une de mes promenades. ''
Il a hoché la tête avant de faire faire demi-tour à son cheval pour prendre la direction de sa maison.
J'ai mis mon nouveau fusil en bandoulière sur mon épaule et je suis retournée à la maison en portant le paquet. J'ai posé les éléments dans le salon puis j'ai décidé de m'allonger un peu. Il était encore tôt dans la journée, mais j'étais restée réveillée la plus grande partie de la nuit à recevoir des coups de pied de mon bébé, comme si, il ou elle, n'arrivait pas à être à l'aise.
Quelques heures plus tard, j'ai été réveillée par Marie qui secouait mon bras. '' - Il est midi, Mme Whitlock. ''
J'ai hoché la tête et je me suis assise, je me sentais mieux, mais je pouvais à présent parfaitement comprendre la phrase « se sentir comme une tortue sur le dos ». Me mettre debout était pratiquement impossible sans aide ces jours-ci tandis que Marie réussissait à mettre mon bras sur ses épaules pour m'aider à me lever.
Après m'avoir conduite jusqu'à la salle à manger, Marie a placé un bol de ragoût chaud devant moi. J'ai grimacé un peu avant de manger lentement, soufflant de temps à autre sur la cuillère pour essayer de le refroidir.
Je me suis ensuite levée et je suis entrée dans la pièce de devant pour m'asseoir près de la fenêtre et lire un livre quand j'ai entendu le son que j'attendais. Un coureur postal. J'ai posé le livre à la hâte et j'ai appelé Marie.
Marie est également sortie rapidement quand elle a elle-même entendu le cheval pour venir m'aider à sortir. Je me suis tenue debout sur le porche tandis que Marie descendait avec grâce les marches pour aller chercher la lettre du coursier.
Elle m'a ensuite aidée à rentrer à l'intérieur et à m'asseoir dans le fauteuil que j'occupais quelques instants plus tôt. Elle m'a ensuite remis la lettre et a incliné la tête avant de sortir pour me laisser mon intimité.
J'ai ouvert la lettre les mains tremblantes, je ne savais pas s'il avait reçu ma lettre au sujet de la mort de Clara.
Ma chère Isabella,
Tu me manques tellement, il semblerait que cette guerre n'aura jamais de jour, nous voyons plus de morts que n'importe quel homme devrait voir. Seule la pensée de toi et de notre enfant à naître me fait tenir.
Après notre arrivée, nous avons été jetés dans la bataille presque immédiatement. La bataille de Valverde a été un succès même si cela n'a été seulement que temporaire. Les forces de l'Union ne cessaient pas de changer de stratégie, ce qui nous a forcés à rester sur nos gardes.
Nous n'avions vu aucun courrier depuis notre arrivée et nous savions que les coureurs postaux étaient susceptibles d'avoir probablement été interceptés par les forces de l'Union.
Je n'ai malheureusement reçu ta lettre au sujet du décès de ma chère sœur Clara qu'hier. Je suis tellement désolé de ne pas avoir pu être là pour vous aider à traverser cela, ni là pour elle.
J'ai été en mesure de parler brièvement de cela avec mon père, mais les forces de l'Union nous ont attaqués et nous avons été jetés dans une nouvelle bataille à Glorieta Pass.
Je ne sais toujours pas si nous avons gagné ou perdu cette bataille, il y a eu trop de pertes des deux côtés. Trop de sang. Trop de morts pour continuer à se battre.
Je me rends compte que je tergiverse, mais seulement parce que je ne veux pas te causer plus de souffrance. S'il te plaît, sache que je serais à la maison dès que je le pourrais pour te réconforter.
Beaucoup de gens sont tombés pendant la bataille, mais plus important, mon père également.
Il était à la tête de sa compagnie sur la crête nord quand, nous le supposons, ils ont été pris par surprise. Il n'y a personne dans la compagnie de mon père qui a survécu.
Mon cœur pleure de douleur à sa perte et je devrais normalement rapporter ses affaires à ma mère.
Toutefois le colonel Marsters est également tombé au cours de la bataille, son commandant m'a promu sur le champ major et m'a donné trois compagnies en propre. Normalement, j'aurai dû me sentir honoré, mais je me sens engourdi. Sachant que mon père m'a été enlevé hier, je ne ressens plus rien. J'ai peur de ce qui arriverait si je me permettais de ressentir quoi que ce soit en ce moment.
Je sais qu'il y a un autre courrier qui est parti avec une autre lettre pour l'apprendre à ma mère. Tu risques de ne pas entendre parler d'elle pendant quelques jours. Je sais que je te demande beaucoup mais, s'il te plaît, pourrais-tu passer la voir si tu le peux ? Je suis inquiet de l'incidence que pourrais avoir sur elle sa mort suivant si rapidement celle de ma sœur.
Je suis inquiet pour toi aussi et je te donne ma parole que je serai à la maison dès que je le pourrais. Je ne peux pas partir maintenant, le nouveau colonel sent que nous avons eu un avantage tactique en raison de ma présence. Nous examinons les plans de l'Union que nous avons découverts, ensuite je vais prendre un congé pour être avec vous.
En attente de te revoir, sache que je t'aime de tout mon cœur.
Ton époux,
Major Jasper Whitlock.
J'ai laissé tomber la lettre, je ne savais pas quand les larmes avaient commencé, mais elles coulaient sur mon visage sans discontinuer à présent. J'ai pris une grande inspiration, j'ai simplement laissé sortir ma douleur en criant pour la perte de Mr. Whitlock et de Clara.
Je sentais mon corps trembler quand John est venu de l'extérieur en tendant mes cris. J'ai vu Marie lui dire quelque chose, mais je ne pouvais rien entendre pendant ma crise de nerfs.
Mr. Whitlock m'avait sauvée, il m'avait pris chez lui, il s'était occupé de moi et avait été un père pour moi dès l'instant où j'étais arrivée. J'ai agrippé Marie et je me suis accrochée à elle en sanglotant sur son épaule, je savais qu'elle était affligée par sa perte et je sentais ses propres larmes tomber dans mon cou.
Je ne savais pas que John était parti jusqu'à ce qu'il revienne à l'intérieur de la maison. '' - Venez, Mme Isabella, nous allons vous emmener à la ferme, d'accord ? ''
Cependant, quand j'ai voulu me lever, j'ai senti une déchirure dans mon bas-ventre comme si un ballon plein d'eau avait explosé en moi. J'ai levé les yeux vers Marie qui avait les yeux fixés sur la flaque d'eau sur le sol entre mes jambes, avant de crier à John : '' - Va chercher le docteur, John et que Mme Whitlock et le reste de la famille sachent que le bébé de Mme Isabella arrive. ''
J'ai placé mes mains sur ses épaules en criant quand la première contraction a traversé mon corps, me faisant tomber sur mes genoux.
Bonne semaine à tous.
