J'avais envie d'en faire une, la voilà, ma première fiction Harry Potter. C'est un univers très particulier dans lequel je vais vous faire plonger en espérant que ça vous plaise, puisqu'il n'y aura ni Poudlard, ni magie, juste des enfants qui ont grandi trop vite dans un monde cruel et qui doivent s'en sortir le mieux possible. Un Poudlard revisité façon école de la dernière chance pour des personnages qui sont devenus des criminelles et dé maisons sont toujours là mais sous une autre forme. En parlant de maison je serai curieuse de connaître la votre, moi je suis une fière Serpentard !

Ship principal, je suis une fan de Dramione, ship secondaire, bien évidemment Hinny, Luneville, DeanSeamus et les autres se sera un peu surprise, tout le monde ne sera pas shippé bien évidemment.

J'ai gardé certains noms de la version originale parce que les traductions sont horribles. Bonne lecture !

I'm a motherfuckin' woman, a Harry Potter fanfiction

Chapitre 1 : I buy my own things

« C'est vraiment nécessaire ça ?! »

La jeune fille qui protestait fut presque jetée sur la chaise qui lui était attribuée. Ses mains étaient attachées dans le dos et un sac couvrait sa tête.

« Tu t'échappes de tout les endroits où ont t'as mis, mais pas celui-là, » répondit l'officier qui s'occupait d'elle.

« Assez, » intervint une voix autoritaire qu'elle ne connaissait pas. « Dès le moment où elle a passé la porte de mon bureau elle est devenue une élève, enlevez-moi tous ça immédiatement et partez. »

La jeune fille lâcha un grognement quand le sac fut retiré violemment de sa tête et elle plissa les yeux devant l'agression lumineuse dont elle était victime. Il ne lui fallut que quelques secondes pour que ses yeux s'habituent de nouveau à la luminosité élevée, et elle remarqua bien vite l'homme assis en face d'elle. Elle était effectivement dans un bureau, composé d'un grand bureau en bois devant lequel elle était assise, et d'étagères pleines de livres sur la psychologie, la médecine, et d'autres sujets peu passionnant pour l'adolescente. L'homme portait un costume comme le ferait n'importe quel directeur d'école, avec une longue barbe blanche, et des lunettes en demi-lune sur le nez. Ce qui n'était pas habituel en revanche, c'était le flingue qu'il portait à la ceinture.

« Bienvenue jeune fille, à Poudlard, l'Académie Osiris. Sais-tu ce qu'est cet établissement ? »

« Vous l'avez ouvert i ans, après que la ville ait annoncé une augmentation des crimes commis par des mineurs. Mais elle ne possède pas de prisons pour mineurs et ne pouvait pas les envoyer dans d'autres Etats. Alors vous, médecin diplômé depuis des années mais qui a saisit l'occasion de faire parler de lui, a décidé de jouer les bons samaritains en créant un établissement pour permettre aux enfants comme moi d'éviter la prison et une vie de merde. Osiris est un nom original, mais ambitieux. Il est le Dieu de la réincarnation dans la culture Égyptienne après tout. C'est ce que vous pensez que cette école fait à ses élèves ? »

Le directeur n'était pas le moins du monde surpris par les connaissances de la jeune fille. Il avait lu son dossier psychologique remis par le centre de détention qui l'avait gardé cinq mois. Elle était intelligente. Maline. Débrouillarde. Lâchée dans la rue depuis ses sept ans. Et dangereuse.

« Hermione Granger, 17 ans, vie dans la rue depuis dix ans, après le meurtre de ses parents par un groupe extrémiste pour la simple raison d'une peau tannée et de nationalité différente. Très vite s'est faite un nom dans les bas-quartiers et a gagné sa vie en trouvant des informations sur les gens. A cherché et trouvé d'autres enfants seuls de son quartiers et a créé un petit gang pour sa sécurité. Néanmoins, en a tué cinq de ce même gang pour raisons personnelles. Ce gang a été découvert et entièrement arrêté. Tel les enfants perdus dans Peter Pan, ce gang n'a vraiment survécu que grâce à vous, leur Peter Pan. C'est donc naturellement qu'ils vous ont désigné comme leader, et vous avez pris sur vous d'assumer la responsabilité de cinquante meurtres, une vingtaine d'agressions, et divers délits plus ou moins importants. Eux tuaient pour survivre. Vous non. Ils ont été relâché dans les rues, vous vous trouvez ici. »

Hermione souffla sur une longue mèche brune et bouclée qui lui tombait devant les yeux.

« C'est bien, au moins vous savez ce que vous accueillez dans votre établissement. »

« Savez-vous comment on appelle les gens comme vous ? »

« Je ne suis pas stupide monsieur le directeur... », elle se pencha pour regarder le nom affiché sur la plaquette du bureau, « Dumbledore.»

« Loin de là jeune fille. J'ai demandé à faire tester votre QI et mes doutes ont été confirmé. Vous êtes à haut potentiel. Une surdouée. Rien que pour ça le monde peut vous voir comme dangereuse. Mais si en plus vous êtes doublée d'une sociopathe... »

Hermione rit.

« Je trouve le mot un peu fort. »

« Vous avez tués ceux qui devaient être vos camarades car ils vous ralentissaient dans vos plans. »

« Je ne faisais que protéger le groupe. »

Ce fut au tour de Dumbledore de rire.

« Vous pouvez leur dire ça, mais ça ne prendra pas avec moi. Vous vous êtes servies de ces gens pour arriver à vos fins. Et avez tué ceux qui ne vous servaient plus. Vous auriez sûrement continué à le faire si vous n'aviez pas été arrêté. »

La jeune fille resta silencieuse. Elle laissa ses yeux ambrés scruter la pièce, cherchant la moindre faille, la moindre ouverture.

« Si j'étais vous je ne tenterai pas, » intervint de nouveau la voix du directeur.

Depuis que l'homme avait commencé à parler, Hermione se sentait mal à l'aise. Prise à l'étroit. Elle avait toujours eut le dessus sur les adultes. Toujours. Là, non. Et elle n'aimait pas cette situation. Une école de réhabilitation pour la replonger dans le monde réel ? Non merci. Dès que possible elle trouverait le moyen de s'enfuir de cet enfer.

« Bien. Je vais vous montrer votre chambre, vous présenter vos camarades et vous expliquer le fonctionnement de l'école. »

Malgré elle, Hermione suivit le directeur. Son bureau était situé dans le bâtiment principal, où se trouvait aussi les bureaux des autres professeurs, ainsi que le Grand Hall, là où tous, élèves de tous niveaux et toutes divisions se retrouvaient, avec les professeurs, pour les repas.

Il n'y avait pas beaucoup d'élèves. Douze en la comptant dans le lot. Seul deux filles apparemment, étaient un an plus jeune. Les autres avaient son âge et son niveau lycéen.

Il n'y avait qu'un seul bâtiment pour les dortoirs, et vu le peu d'élève, tous étaient mélangés. Les chambres étaient par deux, mais non mixtes. Cette nouvelle réjouie peu Hermione qui aurait bien voulu être seule. Tant pis, elle n'aurait qu'à tuer sa colocataire. Elle apprit également qu'il y avait quatre divisions parmi les élèves. La division Némésis, comme la Déesse de la Colère et de la Vengeance, la division Maat, Déesse de la Justice et de l'Égalité, la division Odin, Dieu du Savoir, et enfin la division Thor, Dieu de la Foudre et du Courage. Ces quatre divisions étaient chacune représentées par une couleur : verte pour Némésis, jaune pour Maat, bleue pour Odin et rouge pour Thor. Ainsi qu'un métal, allant de Or à Cuivre en passant par Argent et Bronze selon le nombre d'élèves par division.

« Comment avez-vous créé ces divisions ? Et sur quels critères vous basez-vous pour placer les élèves dans ces divisions ? » demanda Hermione, rarement confuse mais incapable de comprendre le système du directeur.

« Ça mon enfant, c'est mon petit secret. Thor est or, il y a actuellement cinq élèves dans cette division, Némésis argent avec trois élèves, Odin bronze avec deux élèves et Maat cuivre avec un élève. »

« Où allez-vous m'envoyer ? »

Sans rien dire, le directeur se contenta de se tourner vers elle et de lui tendre une petit broche. Hermione la prit et la détailla délicatement. Il s'agissait d'un écusson doré marqué de la lettre T.

« Division Thor, » marmonna-t-elle.

« J'aime tout particulièrement cette division. Tu comprendras vite pourquoi j'espère. Oh j'ai oublié de te préciser, » reprit-il en marchant de nouveau vers les dortoirs, passant devant le terrain de basket et la fontaine, « chaque divisions à bien évidemment un ou une professeur responsable. La tienne sera le Professeur McGonagall. Si tu as le moindre problème, elle est là pour t'aider, et vous aurez une réunion chaque trimestre, comme dans un lycée normale, pour votre orientation. »

« La moitié d'entre nous finirons de nouveau dans la rue et rien de ce que vous faites ici n'empêchera ça. »

Il l'ignora et continua :

« Il y a également un système de points mis en place, que chaque division peut gagner en effectuant des bonnes actions dans l'école et en ayant et maintenant de bons résultats. »

« L'interêt ? » demanda Hermione en regardant autour d'elle.

« Des points bonus aux évaluations finales trimestrielles, et bien évidemment, pour les meilleurs élèves, un casier entièrement vierge en sortant de l'école après avoir atteint un certain nombre de points. »

La jeune fille s'arrêta net :

« Un casier blanchi ? C'est impossible, le gouvernement ne vous laisserez jamais faire ça ! »

« Ça, c'est aussi un de mes petits secrets jeune fille. Ta camarade de chambre est là depuis quelques mois déjà, c'est l'une des premières à être arrivée mais je ne t'en dis pas plus, ce n'est pas mon histoire à raconter. Elle est de la division Némésis, et j'essaye de maintenir la paix entre les divisions, alors pas d'agression quant à ça s'il te plaît. »

« Le mot clé est essayer pas vrai ? » demanda la brune avec un sourire.

« En effet, » répondit Dumbledore, lui aussi souriant.

« Les élèves savent pourquoi les autres sont ici ? »

« Je partais dans l'optique que non, mais ils finissent toujours pas tout savoir. On verra combien de temps ton secret tiendra. »

« Si je ne parle à personne, longtemps, » marmonna Hermione pour elle.

Le directeur entendit quand même la remarque et son visage prit une lueur amusée, un sourire qui voulait dire compte là-dessus et boit de l'eau bien grand d'une oreille à l'autre.

Ils avaient traversé l'école en longueur, et Hermione avait été surprise de voir qu'elle était immense. Il y avait des couloirs, intérieurs ET extérieurs, différentes portes, des endroits ouverts. Tout était fait pour que cet endroit ressemble vraiment à une école et non une prison.

Pourtant c'est bien ce que c'est. Une prison déguisée en école, grimaça Hermione en regardant son poignet. Un bracelet métallique, conçu pour sonner et alerter toutes les autorités du coin et bien sûr le directeur, si elle s'éloignait d'un rayon de plus de 1 km autour du centre de l'école, soit le bureau du directeur. Heureusement, l'école était au milieu de nul part, pour que les autres citoyens ne gênent pas les élèves, et il y avait forêts et lacs aux alentours. Ça, Hermione le savait. Elle aurait des endroits sûrs ou se cacher lorsqu'elle voudra être seule.

Elle repensa à sa vie seulement deux semaines auparavant, et à comment elle en était arrivée là. Ses parents étaient dentistes, nobles médecins, et ne demandaient rien à personne, vivaient leur petite vie tranquille comme ils l'entendaient à Londres. Mais un groupe indépendantiste et conservateur, qui avait déjà commencé à émerger avant la naissance d'Hermione, prit pas mal de pouvoir et de place à travers les années, jusqu'à être connu dans toute l'Angleterre. Cette espèce de secte raciste prônait le sang pur anglais. Des fidèles arrivaient des quatre coins de l'Angleterre pour la rejoindre et bientôt, ils furent des milliers. Leur leader avait pour nom Tom Jedusor, un gamin, dans les faits, mais aussi un dangereux psychopathe. En plus d'être raciste, cette secte était pro-riche.

Ils commencèrent donc par s'attaquer aux SDF dans les rues de Londres, puis celles des autres villes importantes Anglaises, et enfin partout en Angleterre. Ils se cachaient derrière des masques vénitiens et des capes noires pour commettre leur crimes, et on ne connaissait d'eux que le nom, les Mangemorts.

Charmant n'est-ce pas ?

Et bien, ils trouvèrent rapidement que s'occuper des SDF n'était pas assez, alors ils décidèrent de s'occuper des personnes de couleurs. Des centaines de familles furent assassinées. Des couvres-feux furent mis en place par le gouvernement, mais même avec ça, les victimes étaient encore trop nombreuses. La famille d'Hermione n'aurait jamais dû être touchée. Jamais. La jeune fille n'était pas une sang pur, comme les Mangemorts appelaient les Anglais de souche, mais une sang sale. Personne n'avait connaissance des origines Française de la famille de la jeune femme. Ses parents, qui était français, et elle, parlaient avec un accent anglais plus vrai que nature. Mais quand elle avait sept ans, une voisine entendit sa mère dire un mot français à son père, et le soir même, cinq hommes firent irruption dans sa maison, clamèrent un slogan scandaleux sur la pureté du sang anglais et tranchèrent la gorge de sa mère et de son père.

Ses parents l'avaient caché dans une penderie fermée à double tour, et avaient eu le temps de cacher toutes les photos d'Hermione, effaçant son existence à la vue d'étrangers. Les Mangemorts – une fois leur tâche accomplie – n'avaient pas fouillé la maison et s'étaient contentés de taguer un serpent sortant d'un crâne sur le mur extérieur de la maison, avant de prendre la fuite.

Le choc fut si grand pour Hermione qu'elle ne pleura pas. Elle resta à fixer les corps de ses parents pendant de longues minutes, silencieuse, calme, mais choquée. Choquée et traumatisée. C'est ce traumatisme qui rompit quelque chose dans la petite fille ce soir là, faisant d'elle plus tard une tueuse sans remords, dangereuse et manipulatrice.

Elle avait toujours été douée pour diriger les autres. Pour leur donner des ordres et des directives. Elle avait un esprit analyseur et calculateur d'une rapidité exceptionnelle pour son âge, peu importe son âge. Elle était brillante. Elle voulait être médecin, avait soif de connaissance et d'apprentissage. Elle est devenue criminelle et assoiffée de sang. Une lionne, qui pour survivre s'est vite construit une barrière d'enfants, et une réputation.

Pendant des années elle a cherché ces hommes qui avaient infiltré son foyer. Malheureusement, le groupe des Mangemorts se divisa après la disparition de Tom Jedusor, cinq ans de cela, et tout redevint calme dans les rues de Londres. Ces anciens fantômes noirs firent tomber les masques et tentèrent de se fondre de nouveau dans la masse.

Elle en trouva quatre. Et les tua.

Elle était sur la trace du cinquième quand des policiers pénétrèrent le système sécurisé qu'elle avait mis en place dans l'usine qui lui servait de planque, et l'arrêtèrent, elle et la centaine d'autres enfants qu'elle avait enrôlé comme soldats dans sa vengeance.

En y repensant, elle se demanda pourquoi Dumbledore ne l'avait pas mise dans la division Némésis. Déesse de la vengeance, ça lui allait bien.

Pendant ses cinq mois en détention, elle remua le problème de long en large, et en conclut qu'il y avait eu un cafard dans ses rangs, et se maudit de ne pas l'avoir repéré. Elle avait des doutes, mais rien de fondé. Maintenant elle en était sûr. Quelqu'un l'avait trahi. Elle retrouverait cette personne, et la tuerait également.

Elle tentait de ne rien laisser paraître mais finir dans cette pathétique excuse pour une école la mettait hors d'elle. Le dernier homme qui avait tué sa famille courrait toujours, et elle était prisonnière dans cet établissement de malheur.

Remarque, ce n'est peut être pas si mal. Je suis logée, nourrie, chauffée, gratuitement, et le pire est déjà fait. Je vais pouvoir utiliser les ordinateurs de l'école pour continuer mes recherches, se dit la jeune fille en souriant. Cette année ne sera peut-être horrible.

« Vous n'avez bien évidemment le droit à aucun appareils électroniques en dehors de ceux fournis par l'école, c'est à dire un téléphone qui contient les numéros de téléphone des professeurs. Vous êtes libres de récupérer ceux de vos camarades et de leur donner le votre. Sinon, aucune connexion internet. Pour ça il faudra passer par les ordinateurs de la salle informatique, qui vous sont accessibles via vos professeurs. »

Merde, pensa Hermione.

« Vous nous surveillez ? »

« Non. Nous ne sommes juste pas stupide Miss Granger. Nous savons très bien que vous ne voulez pas être là. »

« Vous vous acharnez pourtant. »

« Parce que moi j'ai espoir. L'espoir de vous voir prendre conscience de la chance qui vous est donnée ici, de recommencer une nouvelle vie, de prendre les bonnes décisions, fréquenter les bonnes personnes. »

« Et vous ne craignez pas une révolte ? » demanda la jeune fille, un sourire insolent aux lèvres.

Dumbledore fit mine de remettre sa veste correctement, accrochant bien le regard d'Hermione sur le pistolet à sa ceinture.

« Nous savons que vous êtes dangereux, des tueurs pour la plupart. Nous ne sommes pas sans protection. Je ne conseille donc pas de tenter une révolte si c'était là votre idée Miss Granger. »

Hermione n'avait pas eut peur depuis la mort de ses parents. Elle ne se laissait pas sentir la peur. Mais elle ne put empêcher la sueur froide qui descendit le long de sa colonne vertébrale devant le regard du directeur, et déglutit difficilement avant de répondre le plus naturellement et innocemment possible :

« Pas le moins du monde, directeur Dumbledore. »

L'humeur de l'homme redevint la précédente en une demi-seconde. Il sourit de nouveau chaleureusement, des lèvres comme des yeux, avant de reprendre :

« Bien ! Et appelez-moi Professeur Dumbledore, pas directeur, ça fait trop sévère. »

Il est perché lui, se dit la jeune fille en haussant un sourcil, suivant du regard le vieil homme qui s'arrêta devant les dortoirs, et ouvrit la double porte en grand.

« Nous y voilà ! Comme vous le voyez il y a un petit hall, et deux couloirs. Celui de gauche mène aux douches, collectives je le crains, et celui de droite aux chambres. »

C'est celui-là qu'ils empruntèrent. Ils arrivèrent dans un autre petit hall. Il y avait cinq portes des deux côtés, donc dix chambres au total, et une grande baie vitrée qui menait à une terrasse en face de l'entrée, soit face à Hermione. Il était assez tard, et il n'y avait donc personne sur la terrasse, sans grande surprise.

« Il y a sept chambres d'occupées sur les dix, une jeune fille doit garder la chambre pour elle, tu comprendras vite pourquoi. Ta colocataire sera donc Miss Pansy Parkinson. »

Hermione était profondément désintéressée par cette nouvelle, mais suivit le vieil homme, faute de pouvoir faire plus. Il frappa à la porte, attendit que celle-ci soit entrouverte et que la personne qui soit de l'autre côté regarde qui avait frappé avant d'ouvrir la porte en grand, et se tourna vers Hermione.

« Miss Granger, voici Miss Parkinson votre nouvelle voisine de chambre. Miss Parkinson voici votre nouvelle colocataire. Miss Granger est arrivée ce soir. »

La fille qui se tenait dans l'entrebâillement de la porte était à peu près aussi grande que Hermione. À peu près. Elle avait des cheveux noirs coupés en carré bien droit, avec une frange, elle aussi coupée avec une précision géométrique. Ses yeux verts étaient maquillés par du fard noir, et ses lèvres portaient un bordeaux mate. Ses traits étaient durs, et Hermione trouvait qu'elle ressemblait à un chien. Elle avait une tête de bulldog avec ses yeux froncés méchamment et son regard inquisiteur.

Le pire fut lorsque Hermione observa la tenue de la jeune fille. Elle était habillée sexy. Très sexy. Trop sexy. Sa robe noire moulait ses formes comme une deuxième peau, le décolleté si plongeant qu'on voyait son nombril, et si courte que la moitié des fesses de la jeune fille étaient visibles. Elle avait des faux ongles rouges et pointues d'un mauvais goût incroyable, et Hermione se demanda comment elle tenait sur les aiguilles qui lui servaient d'escarpins. Elle devina tout de suite où Pansy avait dû être ramassée, et lança avec toute la classe dont elle était capable :

« Super, une pute. »

L'autre lui lança un regard scandalisé, et Hermione trouvait qu'elle ressemblait maintenant à un poisson avec sa bouche grande ouverte comme une idiote.

« Miss Granger, ce vocabulaire ne sera pas toléré lorsque vous parlerez de vos camarades. »

« Tu te prends pour qui balais-brosse ?! » la voix suraiguë résonna dans le couloir et vrilla douloureusement les oreilles d'Hermione.

« Pas la peine de t'égosiller comme une poule qu'on égorge, » contra Hermione déjà agacée.

« Miss Parkinson je vous prie de- » tenta Dumbledore sans succès puisque Pansy l'ignora royalement.

« Ne me traite pas de pute comme ça, tu t'es vue dans un miroir dernièrement ? Tu ferais peur à tes parents ! »

Hermione laissa tomber son sac et alla plaquer Pansy contre la porte, la claquant contre le mur dans un bruit qui alarma tout le dortoir. Elle mit un de ses bras en travers de la gorge de la jeune fille qui la regarda avec des yeux paniqués :

« Ne parle pas de mes parents ! Jamais ! »

« Miss Granger lâcher-la immédiatement ! »

Avant que Dumbledore n'intervienne, Hermione avait lâché l'autre fille et reculé à sa place initiale. L'autre frotta sa gorge et toussa de manière exagérée. Aucuns n'avaient fait attention au fait que les autres portes étaient ouvertes. Pansy commença une vraie crise d'hystérie :

« Espèce de sale folle ne m'approche plus jamais ! J'en ai rien à foutre, mettez là avec l'autre schizophrène, Professeur je ne veux pas d'elle dans ma chambre ! Rien à foutre que l'autre monstre lui fasse la peau en pleine nuit ! »

Hermione remarqua à ce moment là que vers la chambre désignée par Pansy, la porte était ouverte et une jeune fille rousse très jolie regardait la brune avec un regard blessé. Son visage était parsemé de tâches de rousseurs, et ses yeux bleus saphirs brillaient d'une lueur étrange.

« Eh ! C'est de ma sœur dont tu parles salope ! » intervint une voix d'homme.

Hermione vit de la chambre en face de la sienne un jeune homme roux, mignon, aux traits effectivement familiers à ceux de la rousse, se placer devant celle-ci en protection, agressif et prêt à se battre.

« Tiens, le chien de garde est de sorti, » rit Pansy en essuyant les larmes de crocodile qu'elle avait pleuré quand Hermione l'étranglait.

« Elle a dit quoi la vipère ? » intervint quelqu'un d'autre.

Cette fois l'intervention venait d'une jeune homme aux cheveux noirs de jais indisciplinés et aux lunettes rondes qui cachaient des yeux verts forêt, avec une curieuse cicatrice en forme d'éclair sur le front.

« Elle te parle pas tête de gland ! Va donc couver tes deux tarés d'amis et fout nous la paix avec tes traumas à la con ! »

Le brun en question fronça les sourcils de colère et serra les poings, prêt à aller frapper la brune. Il fut retenu par les deux roux qui réussirent à le coller au mur pour l'empêcher de bouger.

« C'est pas très gentil ça Pansy. »

Hermione aurait pu sursauter si elle n'avait pas été sur ses gardes depuis le début, mais se retourna quand même d'un coup pour trouver derrière elle une jeune fille avec des cheveux blonds dorés longs et magnifiques, et de grands yeux bleus océans, qui venait de la chambre à droite de celle de Pansy.

« On t'as pas sonné Lunatique alors va voir ailleurs si j'y suis. »

« Elle t'a rien fait, lui parle pas comme ça ! » un garçon châtain vint se mettre devint la blonde, clairement terrifié mais présent malgré tout.

« Et si elle continue qu'est-ce que tu vas faire ? »

La porte de la chambre à gauche de celle de Pansy s'ouvrit sur deux garçons, grands, athlétiques et beaux. L'un était blond platine et avaient des yeux gris hypnotisants, un visage comme taillé dans le marbre, l'autre la peau basané et les cheveux bruns, des yeux noirs en amandes et des pommettes hautes. C'est le brun qui avait parlé mais c'est vers le blond que Pansy se jeta sans hésitation en poussant un grand :

« Dracooooo. »

Qui vrilla les tympans de tout le monde dans le hall. Le garçon lui-même ne semblait pas vraiment ravi d'avoir cette sangsue collée à lui, mais apprécia clairement son corps, vu le regard intéressé qu'il lui lança.

Hermione sourit méchamment et lâcha acide :

« Je vois, pute un jour pute toujours. T'as couru les rues en écartant les jambes au premier qui passait et vu que tu ne sais faire que ça, t'as trouvé celui qui te plaisait le plus ici pour recommencer ! Mais franchement un fils à papa, t'aurais pu faire mieux. L'autre à côté, le fils de veuve noire par exemple, ça se sent à dix kilomètres qu'il est beaucoup plus décent que sa mère. »

Tous la regardèrent avec de grands yeux choqués. Le dénommé Draco et son ami la regardaient aussi avec un mélange de folie pour l'un, et de méfiance pour l'autre. Elle avait clairement tapé dans le mille pour les deux, et ça ne plaisaient pas du tout aux garçons qui ne la connaissaient ni d'Eve ni d'Adam.

Pansy était encore choquée par les propos de la châtain, mais tout le monde savait déjà qu'elle et Draco couchaient ensemble régulièrement. Lui n'en avait que faire des états d'âme de la brune. Les mots de l'inconnue résonnaient encore en lui douloureusement et il avait du mal à digérer le fils à papa. Contrairement à son ami qui prenait le temps d'analyser Hermione pour trouver le meilleur moyen de défense et d'attaque, Draco attaqua de front :

« Répète ça ?! » siffla Draco en dégageant violemment Pansy qui alla s'écraser contre le mur.

« T'es sourd en plus ? »

« Je t'interdis de parler de moi comme ça ! Tu sais qui je suis ? »

« Non et j'en ai rien à foutre. T'es juste là parce que tes parents sont des meurtriers et qu'ils ont voulu t'enrôler dans leur traditions familiales de colons, mais toi, trouillard, t'as fuis. Tu ne me fais pas peur. »

Le brun tenta de retenir Draco par la manche de son pull mais fut balayé de la même manière que son amie.

« Laisse-moi Blaise, elle a besoin qu'on lui apprenne les bonnes manières. »

Hermione éclata d'un rire sans joie qui stoppa Draco dans son avancée vers elle. Il lui jeta un regard incertain.

« Toi non plus tu ne sais pas qui je suis, donc je te conseille de laisser tomber avec de finir la nuque brisée sur le sol. »

Les autres s'avancèrent vers le duo dans l'espoir de calmer le blond et de sauver la nouvelle, bien qu'ils ne la connaissent pas, mais dès que certains bougèrent, de nouvelles remarques fusèrent et ce fut le chaos. Pansy était aux prises avec les roux et le brun de tout à l'heure, le châtain qui avait défendu la blonde tentait de calmer l'atmosphère mais c'était sans compter sur deux nouveaux garçons qui étaient arrivés et en étaient presque aux mains avec Blaise.

« SILENCE ! »

Le cri du directeur fut très efficace. Plus aucun ne parla. Plus aucun ne bougea, mais ils eurent tous un mouvement de recul dès que le regard furieux du directeur passa sur eux, les uns après les autres.

« Je retire cinq points par élèves à chaque division ! »

Des protestations commencèrent à fuser mais il les fit taire d'un mouvement de main.

« Vous aurez tous une convocation chez vos professeurs respectifs cette semaine. Trois heures de travaux et de services dans l'école chacun. Et vous êtes aussi comptée dedans Miss Granger. »

« Pardon ?! »

« Agresser ses camarades ne sera pas tolérer dans cette établissement, tâchez de le retenir. »

Elle lâcha un juron et lança un regard noir à Pansy qui se réfugia derrière Draco.

« Monsieur Weasley, veuillez lâcher votre sœur, Monsieur Potter calmez vos nerfs avant d'avoir une crise, Monsieur Longbottom vos actions étaient honorables mais vous jeter dans la mêlée pour défendre Miss Lovegood, stupide. Monsieur Malfoy, je ne vous reprendrai pas encore sur votre impulsivité, Monsieur Zabini provoquer ses camarades est indigne de vous, Messieurs Thomas et Finnigan vos interventions étaient inutiles et Miss Parkinson, je crois vous avoir déjà demandé de vous habillez décemment lorsque vous ouvrez la porte à moi ou à un professeur. »

Tous eurent l'air de chiens battus et Hermione se trouva franchement sur le cul de cette constatation. Ces élèves étaient aussi des enfants de la rue comme elle non ? Elle les avait vu, les regards meurtriers, les éclairs de folie et les pulsions de violence ! Elle regarda avec méfiance le vieil homme, mille questions tournant dans sa tête, se tourner vers elle :

« Quand à vous Miss Granger, vous commencez mal. Pas d'insultes, d'agressions physiques ou verbales, et pas de jugement ! Je prône l'acceptation de tous, homophobie et racisme sont à bannir, et je crois que dans votre cas vous accordez une importance toute particulière au dernier ? »

Elle se contenta de darder ses yeux ambrés chargés de poison sur lui.

« Je n'ai pas entendu ? »

Elle serra les dents si fort qu'elles grincèrent, bruit entendu par tous autour d'elle.

« En effet professeur. »

Elle rajouta pour faire bonne mesure :

« Vous croyez réellement que rien ne se passe quand il n'y a aucun adulte ? »

Dumbledore sourit :

« Ne cherchez pas de faille Miss Granger, ses règles s'appliquent 24h/24, mais quand personne ne les voient les enfreindre, alors pourquoi se prendre la tête ? »

Hermione ne répondit pas et serra les poings. Une habitude qu'elle avait depuis toute petite, enfoncer ses ongles dans sa paume quand elle ne comprend pas quelque chose où qu'une situation la stresse. Comme actuellement.

Le directeur s'adressa à la blonde, mais sans détacher son regard d'Hermione :

« Miss Lovegood, allez chercher Miss Chang, une nouvelle élève est arrivée. »

Hermione commençait de nouveau à se sentir prise aux pièges. Elle savait pourtant, qu'il ne fallait jamais sous-estimer son ennemi, mais habituellement elle comprenait les cheminements de pensées et les fonctionnements de ses adversaires dès les premiers échanges. Depuis qu'elle parlait avec le directeur, elle n'arrivait à l'attaquer de nul part. Elle tournait autour dans l'espoir de trouver une faille, mais ne rencontrait qu'un mur. Elle jeta un regard autour d'elle, et vit que tous la regardaient, curieux, ennuyés, où agressifs. Hermione baissa les yeux et souffla.

Cette année va être un enfer.