Prochain chapitre le 24 Janvier, en attendant bonne lecture et laissez des critiques constructives !

Chapitre 4 : My automoblies

Ils s'en doutaient mais la vérité faisait quand même mal. Ombrage et Skeeter avaient massacré l'école, en enrobant la vérité dans un tissu de mensonge qui piégea toute l'Angleterre.

Les tentatives d'aides de Hermione et Draco avaient été tournés en défis quand à l'éducation et la manière d'enseigner des professeurs. Ils avaient été décris comme agressifs et insolents, voir violents, en prenant en compte l'incident de fin de cours. L'accident des toilettes lui, avait été complètement détourné : Neville était accusé d'avoir fait exprès de saboter les toilettes pour perturber le cours et ainsi permettre à ses camarades de créer le chaos. Les professeurs tous trop laxistes quand au comportement des élèves, et Dumbledore comme Directeur peu responsable et concerné par le bien être de ses élèves, utilisant le non remplacement du professeur de Sociologie et tout les anciens qui ont présenté des soucis psychologiques ou physiques comme argument.

À la table du petit déjeuner, personne ne parlait. Les élèves, les professeurs … tous étaient silencieux. Dumbledore manquait à la table des professeurs, et son absence ne se fit jamais autant sentir qu'à ce moment. La peur avait creusé son chemin dans chacun des élèves, et avait l'air installée pour de bon. Les Weasley, Pansy, Harry semblaient les plus inquiétés, mais à sa grande surprise, Blaise, Draco et Neville semblaient aussi très nerveux.

Pour Blaise elle pouvait comprendre. Lors de sa première heure de colle avec Draco – aucun des deux n'avaient effectué le travail demandé, sans grande surprise – celui-ci lui avait parlé de sa rencontre avec Blaise. Leurs parents se connaissaient depuis le lycée, avaient bâti leur Empire dans le Luxe ensemble, et étaient inséparables. Son père était le parrain de Blaise. Le père du garçon en revanche, avait disparu peu de temps après sa naissance. D'après Blaise, sa mère en serait responsable. Et vu ce qu'elle est devenue, Hermione le pensait aussi. La mère de Blaise à vite prit goût au luxe, et en voulut toujours plus.

Elle devint une Veuve Noire.

Très belle femme, riche, amener les hommes à ses pieds n'était pas compliqué. Très jeune, Blaise a vu nombreux hommes arriver chez lui avec beaucoup de sacs, mais repartir eux-même dans des sacs. Et très vite sa mère l'a mis au parfum. Jusqu'à ses 15 ans il laissait sa mère faire. Mais après, ce fut à lui qu'était confier le rôle de bourreau. Il était très doué pour faire disparaître quelqu'un. Il repérait aussi les futurs victimes, s'assurant de leur solitude, leur manque de famille mais pas d'argent personne ne pose jamais de question si personne ne connaît ceux qui disparaissent. Sauf qu'un jour, les Mangemorts avaient essayé de s'infiltrer chez eux, ayant connaissance des manigances des Zabini. Leur but premier était de les enrôler dans leur secte, mais le teint mate de la mère et du fils les avait fait reculé, connards racistes, et les avait dénoncé à la police, n'hésitant pas à sacrifier un des leur au mandibule de la Veuve Noire.

« Je t'avoue que ça m'étonne que tu me dises tout ça, » avait dis Hermione lorsque Draco eut fini de parler.

Le jeune homme avait levé un sourcil interrogateur.

« Je ne pense pas que Blaise apprécierait que tu me révèles ses petits secrets. »

Draco haussa les épaules.

« C'est lui qui m'a demandé de te le dire. Pas qu'il voulait te le dire, mais on en ai venu à en parler, et il m'a dit que si ça arrivait, je ne devrais pas te le cacher. »

« Pourquoi ? »

« Pour que tu saches mieux avec qui tu vis je suppose. Débarquer dans un endroit où tout le monde est aussi dérangé que toi ... »

« Tu crois que ça me perturbe ? »

Draco eut un sourire amusé :

« Non, au contraire, pour toi je pense que c'est un soulagement. »

Hermione sentit son humeur joueuse disparaître, mais garda un visage plat pour ne rien laisser paraître :

« Tu ne sais rien de moi. »

« Toi non plus. »

Et elle se rendit compte qu'il avait raison. Elle avait pensé deviner son histoire, mais Draco était encore un mystère pour elle. Mais un mystère qui lui tardait d'être découvert.

Le jeune homme émettait quelque chose qui l'intriguait, l'attirait. Elle savait tenir ses distances, elle n'était pas une enfant naïve mais quand votre curiosité est piquée, vous ne pouvez pas vous empêchez de la satisfaire, de vous poser des questions, d'effectuer des recherches. Elle restait humaine. Sa curiosité aussi demandait à être satisfaite. Mais elle, avait la patience d'attendre cette satisfaction là où Draco n'en avait aucune.

Le jeune homme aussi était curieux à propos d'Hermione. Tout les élèves l'étaient, elle était la petite nouvelle et en deux semaines, personne n'avait encore réussi à découvrir son histoire. Mais pour lui ça allait plus loin que ça. Il s'en foutait de son passé, ça lui importait peu il voulait connaître, découvrir la femme derrière le cerveau. Parce qu'il savait que c'était là que se cachait la vraie Hermione.

Et j'arriverai à la faire sortir de sa cachette, pensa-t-il en la regardant lire le journal, ses sourcils froncés sous la colère des écris de Ombrage et Skeeter.

Hermione jeta le journal à travers la table, insensible au regard de Malfoy sur elle. Dumbledore entra dans la salle à ce moment-là, et se figea en voyant tous les regards sur lui. Il tourna sur lui-même, regarda sa montre, désigna la grande horloge de la salle et dit :

« Que faites-vous encore là ? Les cours devraient avoir commencé depuis dix minutes. »

Ton très professionnel, comme si tout allait bien.

Il se voile la face, soupira Hermione. Certaines personnes ont besoin de le faire pour avancer.

Les heures de cours de la matinée furent plus qu'étranges. Les professeurs faisaient leurs cours comme ils l'auraient fait n'importe quel autre jour mais quelque chose … semblait bloquer. Quelque chose n'allait pas. Bien sûr, l'article d'Ombrage et Skeeter en était la cause, mais il n'y avait pas que ça.

Hermione soupçonna vivement un rapport avec Dumbledore quand elle ne vit pas le Directeur au déjeuner non plus, sauf lorsqu'ils repartirent en classe. Comme au petit déjeuner, le Directeur arrivait dans le Grand Hall au moment où élèves et professeurs le quittaient.

Pendant le cours de sport, la jeune femme brune commença à trouver la situation pesante. Même ses camarades marchaient au ralenti. Harry, pourtant doué au base-ball, venait de se recevoir la balle dans la tête. Malfoy et Blaise, excellent en athlétisme, ne faisaient que tomber. Ginny était dans l'incapacité de faire quoique ce soit. Elle n'avait pas mangé depuis la veille, et ne cessait de se blâmer pour ce qui était arrivé. Hermione avait fini par comprendre que la rousse n'était pas réellement schizophrène, mais que ce dont elle souffrait se rapprochait plus de troubles dissociatif de l'identité. Elle avait confondu les deux à cause de leur ressemblance, mais s'était vite rendue compte de son erreur. Ce qui l'étonnait plus, c'est que la psy/infirmière ne s'en soit pas rendu compte. Il faudrait qu'elle aille lui en parler.

Honnêtement, tous les voir paniquer comme ça la fatiguait. Elle avait du mal à comprendre pourquoi ils se mettaient dans cet état. L'école allait peut-être fermer, et pour eux se serait une tragédie. Elle, n'en avait pas grand chose à faire.

C'est drôle que tu essayes encore de comprendre ceux qui t'entourent, tu le sais pourtant, que tu ne peux pas, tu n'en as pas la capacité.

Elle ignora cette voix intérieure et reprit son activité.

Elle jouait au foot avec les autres élèves, et c'est lorsque Ron envoya la balle trop loin et qu'elle dut aller la chercher qu'elle trouva le remède à cette mauvaise humeur. L'école avait une parcelle de la forêt comprise dans son périmètre, et dans cette parcelle, se trouvait un lac. Assez propre, assez grand, parfait pour faire office de piscine.

Ce fut après le dîner qu'Hermione partagea sa découverte avec les autres élèves.

« Un lac ? » s'étonna Malfoy.

Hermione savait que lui et Harry étaient les premiers à avoir intégré l'école, aussi fut-elle étonnée qu'ils ne connaissent pas l'existence du lac derrière l'école.

« Oui, en allant chercher le ballon de foot tout à l'heure j'ai vu que derrière les arbres il y avait comme une clairière, avec un lac. Le décor donne vraiment l'impression d'être à Camelot, c'est magnifique. »

« Et pourquoi tu nous dis ça ? » demanda Ron.

Elle soupira.

« A ton avis imbécile, pourquoi penses-tu que je te parle de ce lac ? »

« Bah je sais pas ! »

« Mais pour aller nager dedans triple andouilles ! » s'énerva Pansy.

« Eh baisse d'un ton Parkinson ! »

« Oh commencez pas vous deux, » claqua Luna.

« Faites comme bon vous semble, ça m'est égal, moi j'y vais, » conclut Hermione en allant chercher des affaires dans sa chambre.

« Attend ! Maintenant ? Il est presque l'heure du couvre-feu ! » l'arrêta Cho.

« Et alors ? »

« Tu vas avoir des ennuis s'ils te choppent dehors, » précisa Malfoy.

Hermione les regardait comme si elle essayait de comprendre un problème de maths.

« Et alors ? » répéta-t-elle.

Certains la regardèrent l'air de se demander si elle était sérieuse ou si elle le faisait exprès, et d'autres eurent des sourires. Pansy la première, se leva et joignit Hermione :

« Moi j'y vais. La journée a été méga tendue et j'ai besoin de me détendre. »

Malfoy et Blaise suivirent :

« Moi aussi, » dit le blond, « j'ai hâte de voir Granger en maillot ! »

« T'as un maillot toi ? » demanda Dean.

« Bien sûr que oui, Blaise aussi. »

« Désolé on a pas été récupéré chez les riches nous, » claqua Harry.

« Prenez vos sous-vêtements et faites pas chier, » râla Hermione déjà agacée.

Tous s'exécutèrent, peu enclins à énerver la jeune femme – même Draco – et au bout de dix minutes, ils se faufilaient tous hors de l'établissement et dans la forêt. Ils avaient pris une lampe torche chacun (miraculeusement trouvé dans leur tiroir) et une serviette de toilette. L'année venait à peine de commencer, et le mois d'Octobre était encore chaud mais doux. Ils ne craindraient donc pas le froid.

Arrivés au lac, tous sauf Hermione poussèrent des sifflements appréciateurs où des exclamations émerveillées. Ça n'y ressemblait pas autant de jour, mais de nuit, le lac et ses alentours avaient vraiment des allures de contes de fées : des milliers de lucioles éclairaient la clairière, laissant une lumière doré comme reflet sur l'eau, et les nénuphars et fleurs qui entouraient le lac comme une barrière donnaient un aspect encore plus irréel à la chose. Hermione s'étonna tout de même de l'intensité de la lumière produite par les lucioles, et se mit à chercher une autre source de lumière …

… qu'elle trouva peu de temps après. Il y avait une dizaine de projecteurs à lumière faible, cachés entre les arbres et les buissons. Pansy qui était derrière elle et l'avait suivit murmura :

« Merde. »

Cela attira l'attention des autres, et Ron demanda :

« On fait quoi du coup ? »

« Je pense qu'on profite juste de notre soirée, » répondit Harry.

Le jeune homme était proche du premier projecteur trouvé par Hermione et tenait en main un papier.

Amusez-vous bien mais surtout, ne vous faites pas attraper !

Le papier n'était pas signé, mais le petit dessin d'une paire de lunettes en demi-lune ne trompa personne :

« Dumbledore. »

Ils échangèrent tous un regard avant d'éclater de rire, et Malfoy se jeta à l'eau, vite suivit par Ginny et Luna. Hermione poussa Pansy dans l'eau mais ne tenta rien de fou elle-même. Ses parents étant morts très jeune, elle n'avait jamais réellement appris à nager. Elle ne devait pas être la seule vu l'hésitation de Dean. Le jeune homme nota son regard sur lui, et lui sourit, compatissant, mais Hermione l'ignora et se tourna de nouveau vers le lac, perdue dans ses pensées.

Elle devait trouver un moyen de continuer ses recherches sur le dernier assassin de ses parents. Mais comment faire quand le directeur vous bloque l'accès à la seule salle capable de vous aider ? Elle voyait deux solutions. De nature plutôt patiente, elle opterait d'abord pour la solution consistant à attendre patiemment que McGonagall pousse Dumbledore à lui laisser l'accès, en agissant de manière pas trop suspecte, pour ne pas être démasquée par le directeur. Si cette méthode ne fonctionnait pas au bout d'un mois, elle passerait à la deuxième, sa préférée : entrer de force dans la salle, de nuit. Elle commençait déjà à étudier sa sortie. Filch fermait toutes les chambres à 22h. Si jamais elle n'arrivait pas à sortir de la chambre avant, il lui suffisait de sortir par la fenêtre.

Elle savait que Dumbledore avait placé des caméras au coin des fenêtres, mais le directeur ne savait pas qu'elle et Pansy avaient un chat ou s'il le savait il n'en disait rien. Et Crookshanks – oui elle avait appelé le chat escrocs, et alors – et elle avait tissé un lien fort. Le chat semblait être une extension de son cerveau, tant et si bien qu'il réalisait volontairement ou non tout ses souhaits. Et puis c'était un chat, les chats sont connus pour être des créatures avec leur propre volonté, qui est souvent destructive et joueuse. Alors aller décrocher la caméra et jouer avec, franchement, il n'avait pas besoin d'attendre Hermione pour le faire.

Une fois qu'elle serait dehors, elle n'avait juste qu'à être silencieuse, discrète et efficace, et à l'aide d'épingles, déverrouillerait la porte de la salle informatique, lui permettant ainsi de faire ce que bon lui semblait dans la salle.

« Je me demande ce qui se passe là-haut, » ricana une voix à côté d'elle.

Voix qui la tira hors de ses pensées, pour qu'elle se retrouve en face d'un regard argenté dénué de défauts. Le jeune homme sortait de l'eau et les gouttes de ses mèches blondes platines tombaient sur son nez, ou son épaule, son visage étant tourné vers Hermione. La jeune femme ne put s'empêcher de remarquer à quel point il était près, comme s'il avait fait exprès, en témoignait l'eau qui avait éclaboussé ses cuisses, signe que Draco était sorti de l'eau proche pour s'asseoir à côté d'elle. Elle nota aussi une goutte qui tomba de son cuir chevelu entre ses sourcils, passa sur l'arrêt de son nez, pour tomber sur ses lèvres et finir sa course lorsque Draco sortit sa langue pour la récupérer.

Hermione sentit un frisson la prendre mais rien ne fut visible. Elle se contenta de sourire et de dire :

« Tu peux continuer à te demander, tu n'en sauras rien. »

Draco semblait s'attendre à cette remarque, puisqu'il leva les yeux au ciel et rit. Il attendit un moment avant de redemander :

« Pourquoi tu n'es pas dans l'eau avec les autres ? C'était ton idée le lac et tu es la seule à ne pas nager. »

« Dean non plus ne nage pas. »

« Faux. »

Hermione leva la tête étonnée, et tomba sur un Seamus tenant un Dean par les bras, là ou tous deux avaient pieds. Le second semblait terrifié, lui n'avait sûrement même pas apprit les bases, mais Seamus ne cessait de l'encourager et ne le forçait à rien.

Hermione serra les dents. Le fait de ne pas savoir nager était humiliant pour elle. Draco le comprit tout de suite :

« Oooh je vois, mademoiselle le génie ne sait pas nager, » rit-il.

« La ferme. »

Il cessa de rire en entendant que le ton n'était pas amusé. La jeune femme ne le regardait plus, et avait son visage tourné en face d'elle, imperméable à ses appels.

« Oi Granger ! »

Elle l'ignora une nouvelle fois, et il en eut marre. Il se laisse replonger dans l'eau, soulageant la jeune femme qui se pensait enfin tranquille, mais ressortit de l'eau juste devant elle, là ou ses jambes, jusqu'aux genoux, trempaient dans le lac. Elle sursauta et le tapa sur la tête.

« Aïe ! »

« Abruti ! »

Elle tenta de se lever mais il écarta ses jambes, vint se mettre entre et appuya ses coudes sur ses cuisses pour l'empêcher de bouger.

« Qu'est-ce que tu fous ?! »

« Tu vas te calmer ? »

Elle fut si interloquée qu'elle ne put rien répondre.

« Hermione, tu sais c'est pas grave de pas savoir nager ici. Harry non plus savait pas quand il est arrivé. Et regarde, Dean non plus. »

Elle resta silencieuse un moment, laissant ses mèches cacher son visage. Puis, elle marmonna quelque chose d'incompréhensible.

« Quoi ? » demanda Draco.

« Je sais nager, j'ai les bases. »

« Alors pourquoi tu joues les drama queen. »

Hermione sembla remise :

« Venant du roi du mélodramatique ça me fait bien rire ! »

Draco eut une exclamation choquée très exagérée :

« Moi ? Comment oses-tu ? »

Hermione rit et tous deux se dirent que s'était agréable, de découvrir l'autre sous un aspect qu'ils ne connaissaient pas encore. Ils seraient de nouveaux en engueulades et au bord de la bagarre dès le lendemain, mais ils savaient aussi que ce n'était qu'un élément de leur relation.

« Bon allez viens, » finit par dire le blond impatient.

« Quoi ? Non Draco- »

Elle ferma sa bouche et ses yeux en se sentant rentrer dans l'eau, et commença à paniquer en ne sentant pas le fond du lac. Mais deux mains vinrent encercler sa taille et comme une bouée, la remontée tranquillement à la surface.

Elle toussa et chassa l'eau de ses yeux, avant de se rendre compte que Draco l'emmenait vers une partie moins profonde du lac. Elle aurait pu être touchée par ce geste, mais non :

« Espèce de sale con ! »

Dès qu'elle sentit ses pieds toucher le fond, elle se libéra des bras de Draco et s'appliqua à le noyer.

Bon, elle était une jeune femme sous-alimentée depuis l'enfance, donc même après avoir manger des quantités astronomiques et évacuer en faisant du sport, elle n'avait pas tant de force que ça. Si ça avait été Harry, elle aurait peut-être réussit, mais il s'agissait de Draco.

Qui était athlétique, musclé jusque ce qu'il fallait pour que ça ne soit si trop pas assez, et qui pouvait soulever le poids d'Hermione sans difficulté.

Ce qu'il fit, et la jeune femme de surprise, lâcha un cri lorsqu'elle se retrouva en travers des épaules de Draco, sans trop savoir comment. Elle soupira, et appuya son coude sur sa nuque pour y poser son menton dans sa paume.

« Calmée ? »

« Ta gueule. »

« Je vais te refoutre à l'eau. »

« Vu la position c'est toi qui va finir dans l'eau. »

« Me teste pas, » prévint Draco.

Hermione posa sa tête juste à côté de la sienne et susurra dans son oreille :

« Au contraire, c'est bien mon envie. »

Et elle finit à l'eau. Et comme elle l'avait prédit, elle réussit à accrocher ses bras au cou de Draco quand celui-ci la lâcha en arrière, forçant le jeune homme à la suivre pour ne pas être étranglé.

Ils sortirent tous de l'eau une vingtaine de minutes plus tard en crachant et toussant mais amusés et détendus. Hermione et Draco clôturaient la marche, comme les parents du groupe, les autres marchaient en duo ou trio, Harry avait mis sa serviette sur les épaules de Ginny et passé un bras autour de la rousse, Seamus emballait Dean dans la sienne, et Hermione nota que Pansy n'avait pas ennuyé Draco de toute la soirée.

« Quelque chose est arrivé avec Pansy ? »

« Mh ? »

« Tu l'as encore chassé de ton lit ? »

« Ah, oui. Ce n'est pas la première fois. Mais … » il sembla hésiter.

Hermione le rassura :

« C'est vos affaires, ne m'en parle pas si tu ne le souhaites pas. »

« J'ai décidé d'arrêter. »

La jeune femme sentait venir une suite et ne dit rien :

« Enfin, on a décidé d'arrêter. J'ai initié le truc mais elle l'a conclut. Elle est attirée par Blaise depuis un moment, et lui par elle. Par respect pour lui j'essayais de moins voir Pansy, mais elle peut être sangsue. Et le temps qu'elle se rende compte de ses sentiments à elle. C'était que du sexe entre nous, donc y a pas eu de grosse rupture. T'étais trop perdue dans ta propre tête, mais avant que je vienne te voir j'étais avec eux. »

Hermione observa sa colocataire de loin qui, habituellement très tactile, semblait hésiter entre se tenir à un mètre où un centimètre de Blaise. Ça aurait fait rire n'importe qui, mais pas Hermione. Draco écarquilla les yeux quand la jeune femme dit :

« C'est mieux de ne raisonner avec sa tête, les décisions sont plus logiques et rapides. »

« Mais- » il semblait réellement déconcerté, « on réfléchit tous à un moment de notre vie avec notre cœur. »

« Non. »

« Pour toi, la décision qu'on a prise est stupide ? »

« Oui. »

Il marqua un temps d'arrêt, et l'agacement pris place dans ses traits.

« Pourquoi ? »

« Vous étiez bien ensemble non ? En tant qu'amis avec bénéfices ? »

« Oui, mais elle ressent des choses pour Blaise, et inversement ! »

« Donc là est le problème. »

Il la regarda comme si elle était folle, l'énervement présent dans ses yeux.

«Je n'arrive pas à te suivre Hermione. »

« Pourtant tu devrais, tu n'en as rien à foutre non plus des sentiments des autres, sinon tu ne serais pas à un tel connards avec les autres. Alors ça n'aurait pas dû te poser problème de continuer à la voir même si Blaise s'intéresse à elle. »

Draco fronça les sourcils et la regarda longuement. Non plus, donc Hermione n'en avait rien à foutre de blesser les autres ? Il ne pouvait pas franchement dire que ça l'étonnait. La jeune femme avait si peu de tact que ça en était drôle et effrayant en même temps. Mais son ton froid, ce regard vide d'émotion, il lui rappelait trop celui d'un autre. De personnes dont Malfoy voulait juste oublier l'existence. Il tenta de se raisonner et se rappela à qui il parlait :

« Un mec t'a brisé le cœur pour que tu dises ça ? »

Ce fut au tour d'Hermione de paraître étonnée.

« Pas du tout. »

Hermione s'interrogea :

« Une fille t'a brisé le cœur pour que toi tu sois comme ça ? »

Draco soupira et secoua la tête, oubliant le sujet.

« Non pas une fille, ma famille. »

Elle avait difficilement du mal à comprendre, mais se garda bien de poser des questions. Elle en avait déjà trop dis ce soir là.

En arrivant devant leurs portes, la joie retomba et l'horreur les saisit lorsque Cho chuchota en panique :

« Les portes sont fermées ! »

« Le couvre-feu ! »

« Merde ! »

« On fait quoi maintenant ?! »

« On se détend et on ouvre les yeux, » intervint Malfoy en tenant une clé en main.

« T'as trouvé ça ou ? » demanda Pansy.

« A côté de la porte. »

Tous trouvèrent une clé de leur chambre à côté de la porte, même celle des menottes de Ginny, et Hermione se tourna vers la rousse les sourcils froncés :

« Quelque chose ne vas pas, comment ça se fait que personne ne nous ait grillé, alors que toi ils viennent t'attacher normalement ? »

« C'est Dumbledore qui le fait ce jour de la semaine, » répondit la concernée en haussant les épaules.

« Ouah, il avait tout prévu le vieux, » siffla Seamus.

« Un peu de respect, » grogna Harry.

Seamsus lui fit un magnifique doigts d'honneur auquel le brun répondit en le frappant, et une bagarre aurait éclaté si Ron et Neville ne les avaient pas séparé. Tous allèrent donc se coucher, avec avoir bien vérifié que Ginny était attachée et que sa porte à double-tour était fermée.

Le lendemain matin, Dumbledore les salua d'un clin d'œil qui questionna McGonagall et Snape, mais les élèves avaient l'air si innocent qu'ils se s'étonnèrent pas plus. En revanche, Hermione remarqua bien que malgré son humeur joyeuse, le directeur avait des cernes immenses sous les yeux, et qu'il semblait avoir pris vingt ans en une nuit.

La raison de cette fatigue arriva de manière tonitruante, dans un tailleur rose et avec une lettre du Premier Ministre Britannique.

« Pardonnez cette intrusion, mais c'est urgent, » résonna la voix du crapaud dans le Grand Hall maintenant silencieux.

Dumbledore descendit jusqu'à elle et lui arracha presque la lettre des mains. Le teint du directeur pâlit au fur et à mesure de sa lecture, et finit par se tourner vers tous, un air désolé au visage.

« Chers élèves, chers professeurs, suite à l'article publié hier, le Ministère de l'Éducation a décidé d'envoyer une de leurs représentantes en tant que professeur de Sociologie. Par ailleurs, elle aura accès à toutes les caméras de l'établissement, et sera en droit d'assister au cours de ses collègues pour s'assurer de leur travail. »

L'horreur s'inscrit sur tout les visages. Ron demanda à Hermione :

« Qu'est-ce que ça veut dire ? »

« Ça veut dire, que le Ministère prend le contrôle de Poudlard. »

La chose rose s'avança jusqu'à l'estrade ou mangeaient les professeurs et racla sa gorge :

« Chers élèves, c'est un honneur pour moi de travailler ici, avec vous, pour vous remettre dans le droit chemin, plus efficacement que tout ce qui a été fait jusque là ! Les choses vont changer. Je vais amener l'ordre dans cet … établissement, et faire de vous, des êtres humains dignes de ce nom. »

« Je vais la buter, » Hermione entendit Draco si fort qu'elle était sûre que tous aussi.

« Incroyable, trois phrases et elle a réussit à offenser chaque personne dans cette pièce, » souffla Ginny.

Hermione ne dit rien, mais ne resta pas de marbre. Elle ne se sentait pas offenser par les paroles péjoratives, mais celle qui les disait était une menace. Et lorsqu'elle voyait des menaces, elle les tuait. Elle serra les poings et enfonça ses ongles dans ses paumes.

Elle ne fera pas long feu ici.

« A partir de maintenant, » termina la femme, « veuillez m'appeler Professeur Ombrage ! »