Et enfin voilà le dernier chapitre réécrit. Le prochain sera donc la suite, et merci de proposer vos commentaires quant au couple. :D
P.S: Si vous souhaitez que Harry et Percy restent en couple sans rajouts, dites le x)
282 AC (16 ans après la création d'Avalon) (16 ans avant Game of Thrones)
Harry se tenait droit, l'air pensif, les yeux plissés et les sourcils froncés, se tenant le menton avec deux doigts. Il regarda alors autour de lui, et il laissa échapper un soupir. La salle était très grande, avec d'immenses murs blancs et dorés, couverts de dorures et parures, tapisseries et tableaux, lui donnant un aspect chaleureux et à la fois, inspirant le respect. Cette salle dans laquelle il se trouvait était très particulière, car cette salle était simplement son bureau, qui servait à l'occasion, de Salle de réunion. C'était dans cet endroit qu'Harry planifiait l'avenir de son Royaume, et c'est ce qu'il faisait à l'heure actuelle.
Devant lui se tenait une grande table ornée, mais ce qui importait le plus était ce qui se tenait sur cette table. Une carte. Mais pas n'importe qu'elle carte, oh cela non, c'était une carte du Monde. Surement la seule au monde, à vrai dire, car après tout, à part Harry, et les Quel'doreis, personne ne connaissait l'étendue du Monde. D'ailleurs, Harry décida qu'il avait mérité, par ce haut-fait, de nommer ce monde, qu'il nomma bien-évidemment Tellus, le nom que les sorciers donnaient à la Terre, avant que les moldus ne le changent. Ainsi, Harry se trouvait devant un planisphère de Tellus, mesurant environ cinq mètres de long pour trois mètres de hauteur, et détaillant avec précision les continents et îles de Tellus.
Mais comment Harry avait-il pu faire pour cartographier le Monde? Ce fut en fait très simple, car Harry décida simplement de se servir de l'Observatoire Stellétoile, avec une centaine d'orbes magiques ayant pour charge de parcourir le monde et d'enregistrer autant d'informations que possible, le tout retranscris par des plumes magiques. Le résultat fut une carte complète et détaillée du Monde, permettant alors à Harry de mettre en place son grand projet.
Car en effet, Harry ne comptait pas attendre que les moldus soient effrayés et décident de commencer une grande chasse aux elfes, non, il avait décidé qu'il allait prendre le contrôle de cette planète, et qu'il ferait des elfes, la race dominante. Evidemment, son projet fut accepté à l'unanimité par son Conseil, mais aussi par le Magisterium, car après tout, ils n'étaient plus humains, bien qu'ils ne l'aient en fait jamais été. Harry observa la carte avec attention, et plus précisément, le continent se trouvant à l'Ouest du Royaume d'Avalon, et qui semblait totalement abandonné, Ulthos.
"Nous devrions commencer notre expansion de ce côté, Harry, c'est plus proche, et vu qu'il n'y a personne qui y vit, nous pourrions tenter de créer un nexus de redirection basé sur les lignes telluriques de Tellus pour créer un Puits de Magie autosuffisant capable de créer un Eternel Automne." Proposa alors Ragnok Courselor.
En effet, attendu qu'il y avait beaucoup de construction et de ressources en jeu, Harry avait décidé d'organiser tout cela avec Ragnok Courselor, qui en avait fait l'une de ses spécialités.
"Je suis tout à fait d'accord, mon cher ami. Cependant, notre population n'est pas très importante, et nous ne sommes qu'actuellement 350 000, dont 50 000 sont des enfants. Coloniser un si grand continent ne sera pas simple." Répondit Harry, pensif.
Ragnok hocha de la tête, se plongeant dans ses pensées. C'est alors qu'un sourire apparut sur son visage, trahissant une idée de génie, et qu'il sautilla.
"J'ai la solution! Il nous suffirait de modifier les plans de nos golems arcaniques pour les adapter et fusionner avec les plans des automates des anciens fils de Vulcain, et hop, nous pourrons alors créer du personnel pour la colonisation. Ils pourront parfaitement miner, construire et même nous protéger." S'exclama alors Ragnok, avec un grand sourire.
Harry le regarda, perplexe, avant d'y repenser. Il hocha alors de la tête.
"C'est une bonne idée, et avec les bonnes runes, nous pourrons faire en sorte qu'ils aient une certaine autonomie tout en restant obéissants à notre race. Mais il faudra en produire des milliers, et bien-entendu, en créer les plans. Penses-tu pouvoir ton occuper, Ragnok?" Demanda alors Harry.
"Bien-entendu, Harry, pour qui me prends-tu? Un moldu? Bah, je ne suis pas aussi incompétent qu'eux moi, et je ne vais surement pas créer une intelligence artificielle capable de me tuer. Par contre, avec la magie, on pourra facilement tout contrôler, et vu que les moldus ont pas l'air d'être capable de quoi que ce soit… Par contre, il faudra que je voie tout ça avec les membres des guildes des forgerons, des enchanteurs et des ingénieurs, et même des Calligraphes. Surtout la guilde des ingénieurs, vu qu'ils sont chargés de créer tous ces plans." Dit alors Ragnok en fronçant des sourcils.
"Peut-être devrais-tu en discuter avec Leo Feufollet, anciennement Valdez? Après tout, c'est un véritable génie de la mécanique, et c'est lui qui a amélioré de façon très importante nos Golems Arcaniques." Proposa alors Harry.
Il reçut un regard noir de Ragnok qui le fit ricaner.
"Oh, mais bien-entendu, votre majesté, pourquoi ne pas aller demander conseil auprès du Pyromane de notre Royaume. Franchement, ce garçon est bien trop excité à mon goût, mais je dois reconnaitre qu'il est bon. Je me demande encore comment il a fait pour devenir un foutu Archimage!" Cria presque Ragnok.
"Eh bien, ça n'a pas été très compliqué pour lui. Il a obtenu instantanément sa spécialisation en Pyromancie, ainsi qu'en Anciennes Runes, surement lié à ses capacités de forge, et enfin, il a obtenu la troisième spécialisation nécessaire, celle en Alchimie." Répondit Harry, très amusé par l'irritation de Ragnok.
"Tant que j'y pense, une fois l'endroit colonisé, qui s'en occupera?" Demanda alors Ragnok, n'y ayant pas pensé.
"Hm…Je suppose qu'il faudra y envoyer un Magistère pour qu'il s'occupe de tout ça. Je me demande lequel choisir…" Fit alors Harry, pensif.
En effet, il avait décidé que les Magistères seraient chargés d'administrer les provinces de son futur Empire, et donc, les villages qui seraient mis en place. Mais désormais, il devait choisir qui aurait l'honneur de coloniser Ulthos.
"Pourquoi ne pas tout simplement envoyer le jeune Draco?" Demanda alors Ragnok.
"Draco? Oui, c'est une idée, et puis au moins, il arrêtera de râler par rapport au harcèlement qu'il subit de ce foutu Tywin Lannister qui veut le marier à sa fille. Du peu que j'ai entendu, cette fille est une véritable saloperie, un mélange bizarre entre Bellatrix Lestrange et Hermione Granger, avec une touche de Voldemort, le tout dans un jolie paquet vénéneux." Répondit alors Harry.
Les deux se regardèrent avant de frissonner de dégoût, ayant pitié de Draco. Tywin Lannister redoublait d'efforts pour marier ses enfants aux elfes, étant même prêt, si nécessaire, à marier son fils à un autre mâle, mais Harry l'avait interdit, estimant que les personnes comme Tywin étaient pourris jusqu'à la moelle, et surtout, sans le moindre état d'âme. Malheureusement, le vieil homme n'avait pas lâché l'affaire, et donc, les elfes préféraient l'ignorer. En fait, la seule personne qu'Harry trouvait intéressante chez les Lannister n'était nul autre que le dernier fils, Tyrion Lannister.
Il trouvait dommage que le jeune Lannister soit rejeté par sa famille à cause de son handicap. Après tout, ce n'était pas de sa faute s'il était un nain, et les morts en couche étaient assez communes parmi les sociétés les moins avancées. Qui plus est, Harry avait remarqué une chose étonnante concernant ce jeune Tyrion, soit son incroyable intelligence, et sa soif de savoir.
"Bah, ces Lannister, je les aime pas. En fait, je n'aime pas du tout la plupart des Maisons de Westeros, à part peut-être ces Stark, ils sont honorables, j'aime ça. Et puis, les Tyrell aussi, je les aime bien, ils pensent comme nous!" Dit alors Ragnok avant de rire.
Harry hocha de la tête, aimant lui-aussi les Tyrell et les Stark. Et puis, il appréciait les Martell, avec leur liberté d'expression, leur mœurs semblables à celles des Quel'doreis, et leur côté indomptable.
"Très bien. Draco s'occupera donc de coloniser Ulthos en mon nom. Normalement, il devrait, avec plusieurs Tellurologue pouvoir trouver un nœud de connexion, soit un nexus, reliant plusieurs lignes telluriques pour mettre alors en place un puissant Puits de magie et y bâtir la ville principale. Je pense que nous pourrons facilement créer un portail autoalimenté entre ce Puits de magie et le Puits de Soleil pour augmenter de façon significative l'apport en puissance du Puits de Soleil, mais aussi faciliter la restructuration météorologique et automnale d'Ulthos." Fit alors Harry.
"Excellente idée, Harry. Et avec un tel portail, nous pourrons alors assurer à un transfert de population instantané de façon continue, sans besoin d'avoir recours à des portails de téléportations ou bien des transplanages." Répondit Ragnok, très satisfait.
"Cependant, il y a une autre zone qui m'intéresse beaucoup." Annonça alors Harry.
Ragnok plissa des yeux lorsqu'Harry montra du doigt une zone d'Essos nommée la Péninsule Valyrienne.
"Pourquoi cette zone?" Demanda alors Ragnok, sachant qu'elle était dans un état lamentable.
"Sanguini m'a rapporté certaines rumeurs très intéressantes. Il semblerait que le reste du monde est persuadé que nous sommes les ancêtres des Valyriens, et que nous leur avons donc enseigné tout ce que nous savons, ce qui expliquerait leur beauté, mais aussi leur capacité à quasiment conquérir le Monde avant le Fléau. De ce fait, j'ai décidé d'envoyer une expédition, que je mènerai moi-même, pour recueillir tout ce qui est possible sur cet endroit. Cela permettra de conforter notre position, et si tout se déroule comme prévu, nous pourrons avoir une très forte influence sur Essos et Westeros." Expliqua alors rapidement Harry.
"Je vois. C'est un excellent plan. Et que comptez-vous trouver là-bas?" Demanda alors Ragnok, très intrigué.
"Eh bien, je suppose que des écrits nous serons utiles, et peut-être même récupérer autant d'Acier Valyrien que possible pour l'examiner, et qui sait, reproduire ce métal. Il y a aussi de fortes chances d'y dénicher des œufs de dragons, et des grimoires sur la magie Valyrienne. Enfin, ça nous permettra de savoir si la zone est potentiellement récupérable, et si c'est le cas, nous pourrons alors en faire notre base d'opération en Essos, et reconstruire la cité de l'Ancienne Valyria." Révéla alors Harry.
Les yeux de Ragnok s'écarquillèrent légèrement, et il hocha de la tête. Il était évident qu'en faisant renaître l'Empire Valyrien, les Quel'doreis pourraient alors récupérer certaines cités d'Essos qui seraient bien trop effrayées, permettant alors d'éviter un bain de sang.
"Enfin, j'ai décidé d'envoyer une expédition dirigée par Annabeth Sagechouette dans les terres du Nord, au-delà du Mur de Westeros. Je souhaiterai en savoir plus concernant ces 'sauvageons', et ces 'Autres' dont j'ai entendu quelques rumeurs. Et puis, qui sait, nous pourrions peut-être réussir à rendre ces sauvages civiles, et en faire des citoyens Quel'doreis de seconde zone." Dit alors Harry.
Ragnok hocha de la tête, amusé. Ils avaient en effet décidé que les humains auraient la possibilité de rejoindre les Quel'doreis, mais qu'en échange, ils deviendraient des citoyens de seconde zone. Bien-entendu, ils auraient des droits, mais ils ne siègeraient pas au Magisterium. Une autre solution fut envisagée, celle de distribuer une potion permettant de convertir une population, cependant, les humains ne sont pas du genre à accepter de changer de race, bien trop attachés à leur culture pour accepter de l'abandonner, même pour une culture plus avancée. Cela créerait surtout des conflits face aux pouvoirs déjà en place dans les autres contrées, et bien-entendu, les religions…
"De ce que j'ai cru comprendre, ces sauvageons n'ont pas de gouvernement, ni de foi véritable. Peut-être accepteront-ils notre proposition pour changer de façon définitive de race?" Dit alors Ragnok, pensif.
"Hm, c'est une idée. J'ai entendu parler de changeurs de peau parmi ces sauvages, donc ils sont potentiellement magiques, et seraient donc un plus pour notre société. Le seul problème sera d'éduquer les adultes, et surtout, d'éliminer leur comportement belliqueux." Répondit alors Harry en hochant de la tête.
Les deux individus continuèrent de discuter, planifiant la conquête de Tellus. Leurs plans variaient en fonction de la région, et prendraient plusieurs décennies avant de voir le jour, à moins qu'il y ait une raison de les accélérer bien-évidemment. Ils furent cependant interrompus par l'un des gardes.
"Votre Sainteté, l'ambassadeur des Sept Royaumes aimerait s'entretenir avec vous de toute urgence." Fit le garde royal.
Harry sourit à son titre, comprenant immédiatement que ce garde était l'un des fidèles le prenant pour un dieu. Au fond, ça ne dérangeait pas Harry le moins du monde, et même, lui plaisait beaucoup.
"A-t-il expliqué la raison de cet entretien?" Demanda alors Harry, intrigué.
"Non, votre Sainteté. Dois-je lui annoncer que vous êtes indisponible?" Répondit le garde.
"Non, ça ira. Je le rejoindrai d'ici peu à la Salle du trône." Répondit Harry en faisant un geste de la main pour dire au garde de partir.
Ce dernier s'inclina avant de quitter la scène, sous les yeux amusés de Ragnok.
"Ils finiront par donner un nom à ce culte qu'ils te vouent. Quoi que, quand on voit tout ce que tu as fait, je trouve normal qu'on te prenne pour un dieu. Par contre, le plus amusant est de voir que la majorité des anciens demi-dieux sont à fond dans cette religion. Surement dû à ton père, je suppose?" Demanda alors Ragnok avec un grand sourire, faisant rouler des yeux Harry.
"Eh bien, c'est tout à fait normal Ragnok. Les demi-dieux ont toujours vénéré leurs parents et bien-entendu, les autres entités supérieures. Or, il faut savoir que mon père, Thanatos, que certains appellent la Mort, est en fait non pas un dieu, ni même un Titan, mais un Primordial, représentant donc un aspect de l'existence, celui de la Mort. De bien des façons, cela le rend supérieur aux dieux, et donc, ses enfants aussi. C'est la raison pour laquelle je suis considéré comme un dieu pour eux, car mon ascendance est supérieure à la leur. Le fait qu'Hécate soit mon ancêtre a évidemment consolidé ma base de pouvoir, donc théoriquement, ils n'ont pas tort. Je suis effectivement un dieu, ou en tout cas, je le deviendrai à ma mort. Et normalement, ce sera la même chose pour Percy." Expliqua alors Harry.
Ragnok, qui buvait un verre de Solevin, une cuvée très coûteuse, la recracha avec stupeur, les yeux écarquillés, faisant ricaner Harry.
"Attends, t'es en train de me dire que toutes leurs conneries ne sont pas des conneries?!" Hurla alors Ragnok.
Harry hocha simplement de la tête, riant face à la tête absurde de l'ancien gobelin se trouvant devant lui. Il observa alors sa montre magique avec de soupirer.
"Eh bien, je ne devrais pas faire attendre ce cher Oberyn Martell. Je ne voudrai pas qu'il se fasse éjecter du Palais par l'un de mes gardes qu'il aura harcelé pour coucher avec…" Fit Harry, le regard las.
Ragnok éclata de rire avant de hocher de la tête pour se diriger directement vers l'atelier de Leo Feufollet, qui par sa réputation et son talent, avait pu obtenir un passe-droit pour installer son échoppe directement dans la Capitale, non loin du Palais.
Quant à Harry, il se dirigea vers la Salle du Trône, suivi de près par Neville, qui l'avait rejoint en cours de route, fidèle comme une ombre. Ils finirent alors par arriver dans la Salle du Trône, et pour la première fois, Harry vit un Oberyn apoplectique, blanc comme un linge et dans un état de panique tandis que Percy était assis sur le second trône, observant Oberyn légèrement amusé.
"Ambassadeur Martell, vous souhaitiez me voir?" Demanda alors Harry en s'asseyant sur son trône, avec Percy à côté de lui.
Lucius entra alors dans la salle, ayant été informé de cette demande.
"En effet, votre majesté. J'apporte des nouvelles de Westeros, et malheureusement, elles sont très mauvaises." Fit alors Oberyn.
Tous les elfes de la salle froncèrent des sourcils.
"Que se passe-t-il dans les Sept Royaumes?" Demanda alors Harry, curieux.
"Eh bien, votre majesté, une guerre a éclaté. Robert Baratheon, le Seigneur d'Accalmie et des Terres de l'Orage a déclaré la guerre à sa majesté, Aerys Targaryen II, pour des raisons tout à fait fausses et éhontées." Commença alors Oberyn.
Harry hocha de la tête, faisant un geste de la main pour faire apparaître un fauteuil derrière Oberyn, qui s'assit sans panache, fatigué.
"De ce que j'ai cru comprendre, Robert Baratheon accuse le prince Rhaegar d'avoir enlevé sa promise, Lyanna Stark. Or, je peux vous assurer qu'elle et Rhaegar se sont mariés en toute connaissance de cause, mais Robert est persuadé que c'est un enlèvement." Continua Oberyn.
"Ne serait-ce pas à cause de sa raillerie à Harrenhal? J'ai cru comprendre que le geste de Rhaegar a grandement blessé l'égo de Robert Baratheon lors du Tournois d'Harrenhal. Même ici, on en entend parler." Fit alors Lucius d'une voix trainante, un sourcil haussé.
Oberyn hocha de la tête.
"En effet, mais je crois bien que Robert a toujours été jaloux des Targaryens. Par contre, suite à cela, il a réussi à convaincre les Stark, qui se sont dirigés sur Port-Real pour demander des comptes au Roi. Cela ne lui a pas plût, et ce dernier les a exécuté de la plus vile des façons. Tandis que Rickard Stark, le Seigneur du Nord, brûlait lentement sur un bucher, son fils Brandon Stark, enchainé au cou par une corde tenue par des gardes, tentait d'attraper une épée pour pouvoir couper la corde, mais l'épée était trop loin. Rickard est mort brûlé vif et son fils est mort étranglé." Révéla alors Oberyn.
Les elfes écarquillèrent des yeux, ne s'attendant pas à une telle exécution. 'Pourquoi ne pas simplement les exécuter?' se demandèrent-ils. Quant à Harry, il plissa des yeux, concentré. Après tout, il savait parfaitement qu'un jour ou l'autre, la folie d'Aerys Targaryen II ne pourrait plus être contenue. Il sourit intérieurement, y voyant alors une occasion unique.
"Et concernant cette guerre?" Demanda alors Percy tandis qu'Harry avait un regard calculateur, chose que Lucius remarqua instantanément.
"Eh bien, les Starks se sont joints avec les Baratheons, et ils sont soutenus par les Arryn. Quant au Roi, il est soutenu par les Tyrell et d'une certaine façon, les Martell. Nous n'avons pas vraiment pris un parti, attendu que mon frère considère le mariage entre Lyanna Stark et Rhaegar Targaryen comme une offense pour son mariage avec notre sœur, Elia Martell." Répondit Oberyn.
"Et quant aux Lannister?" Demanda alors Percy, curieux.
"Ils ont décidé de rester neutre." Répondit Oberyn.
C'est alors qu'au choc de tous, Harry éclata de rire, la larme à l'œil. Tous le regardaient comme s'il avait perdu la tête.
"Votre majesté?" Demanda alors Lucius, inquiet.
Harry tenta de se calmer, mais ce fut cause perdue. Il ria alors pendant une bonne dizaine de minutes. Il demanda alors entre deux souffles à Neville d'aller chercher Luna Predictétoile. Ce dernier le fit, sans attendre, amusé par Harry.
Harry avait une idée, une idée fantastique, et pour cela, il devait à tout prix sonder le futur. Pour cela, il avait besoin de sa meilleure voyante, Luna Predictétoile, anciennement Lovegood. En effet, Harry avait fondé une secte très spéciale, prenant en compte uniquement les Voyants du Royaume. Ces derniers étaient chargés de prédire l'avenir du Royaume, pour éviter sa chute. Cette secte s'appelait simplement, Les Clairvoyants. Ils étaient dirigés par Luna Predictétoile, et ne comptaient qu'une dizaine de membres, dont Octavian Solfoi et Elizabeth Dare. Etant considérés comme très important, Harry avait ordonné que leurs quartiers soient à Poudlard, pour qu'ils puissent toujours prévenir Harry.
Quelques secondes après, Luna arriva, sachant déjà qu'Harry voudrait lui parler. Elle regarda Harry dans les yeux, et hocha de la tête avec un grand sourire, sans qu'il n'ait besoin de poser de questions. 'Parfait!' Pensa-t-il.
"Eh, il semblerait que j'ai raison." Fit alors Harry sérieusement, contrastant fortement avec son rire quelques secondes plus tôt.
"Raison, votre majesté?" Fit alors Lucius, coi.
"Exactement. Luna a pu me le confirmer, donc je peux vous annoncer qu'Aerys perdra cette guerre." Révéla alors Harry.
Oberyn pâlit d'un coup, avant de suer à grosses gouttes. Il demanda alors.
"Et concernant ma sœur et ses enfants?"
Harry regarda du coin de l'œil Luna, tandis que Neville retourna à côté d'Harry. Luna eut l'air triste et secoua de la tête, non.
"Ils ne survivront pas, ambassadeur Oberyn." Répondit Harry, l'air désolé.
Oberyn baissa de la tête, triste. Il savait qui était Luna, et savait parfaitement que ses prédictions étaient justes. Il eut alors une idée.
"Ne pourriez-vous pas la sauver, votre majesté?" Demanda alors Oberyn, le regard plein d'espoir.
Harry sourit intérieurement. 'Enfin!' pensa-t-il. Son regard scintilla, et Lucius reconnut cette expression, similaire à celle de Dumbledore, et il frissonna. 'Harry a un plan depuis le début!' réalisa-t-il alors, bouche bée. Il se dit alors qu'il aurait dû s'en douter, car après tout, Harry avait toujours trois coups d'avance sur les autres, voire plus.
"Et pourquoi le devrais-je?" Demanda Harry, avec un petit sourire.
Oberyn sua deux fois plus, blanc comme un linge. 'Et merde, qu'est-ce qui pourrait le convaincre de sauver ma sœur?' se demanda-t-il. Il savait que l'or n'aurait aucune utilité pour l'elfe en face de lui, et qu'il ne pouvait le faire chanter ou autre. Il ne voyait qu'une seule solution.
"Je ferai tout ce que vous souhaitez, je vous en prie." Dit alors Oberyn.
Harry plissa des yeux, l'air pensif, mais on pouvait lire dans ses yeux la victoire et la joie.
"Vraiment tout, Seigneur Oberyn?" Demanda Harry.
Oberyn hocha simplement de la tête.
"Dans ce cas, jurez-le! Oui, jurez-le devant moi, ma famille, et sur votre vie. Mais sachez que la magie en ces lieux vous liera à jamais à cette promesse. Vous, et votre famille, bien-évidemment." Ordonna alors Harry, une lueur légèrement sadique dans le regard.
Oberyn devint aussi pâle qu'un mort. Cela faisait un an qu'il était ici, et une chose qu'il avait appris, c'est que les promesses étaient réelles. Il avait vu un marchand essossien juré sur sa vie que ses marchandises étaient très rares, et quelques secondes après, il mourut, sans que personne ne l'approche, trahissant son mensonge. Depuis, Oberyn avait décidé de ne jamais faire de promesses à Avalon, et voilà que maintenant, on lui demande de le faire. Mais au fond, il savait qu'il ferait tout pour protéger sa sœur et ses deux enfants. Il hocha de la tête, devant le regard triomphale d'Harry.
"Moi, Oberyn Martell, jure sur ma vie et celle de ma famille de servir à jamais la famille Haut-Soleil, si Halrian Haut-Soleil réussit à sauver ma sœur, Elia Martell, ainsi que ses enfants. Ainsi soit-il." Jura alors Oberyn Martell.
Tout à coup, Oberyn Martell fut enveloppé par un halo bleuté pendant quelques secondes, scellant sa promesse, et Harry laissa enfin entrevoir son sourire. Il hocha de la tête.
"Très bien. Dîtes-moi, Oberyn, vous rendez-vous compte que vous venez de m'offrir Dorne sur un plateau de mithril?" Demanda alors Harry, tandis que tous les elfes se mirent à sourire, surtout Lucius. Quant à Percy, il roula des yeux avant de se lever et d'embrasser la tempe d'Harry qui rougit.
"Je suis prêt à tout pour protéger ma famille." Répondit simplement Oberyn Martell.
Harry plissa des yeux avant d'hocher la tête, amusé.
"Très bien. Dans ce cas, il est temps pour moi de tenir ma parole. Lucius, faites chercher immédiatement Jason!" Ordonna alors Harry.
Lucius hocha de la tête avant d'ordonner à un garde royal d'aller chercher Jason Hurlevent. Ce dernier quitta avec précipitation le Palais Royal pour aller chercher le Grand Général.
"Votre Majesté?" Fit alors Lucius, faisant comprendre qu'il souhaitait savoir ce qui allait se produire.
"J'ai décidé de rendre visite à Aerys Targaryen." Répondit simplement Harry, faisant comprendre par son ton que le sujet était clos.
Lucius hocha de la tête, comprenant que certaines choses n'étaient pas à dire devant certaines personnes.
Oberyn décida, quant à lui, de ne pas trop tenter sa chance et de quitter les lieux pour retourner à l'ambassade se situant dans le Quartier Diplomatique de Lune-d'Argent. Il ne regrettait absolument pas sa promesse, si cela pouvait permettre la survie de sa sœur et de sa famille. Par contre, il ne savait pas comment il allait annoncer ça à son frère, Doran.
Jason finit par arriver dans la Salle du Trône, et il suivit alors Harry, avec Percy, Neville et Lucius, jusque dans son bureau, de retour devant cette immense carte.
"Il semblerait que nous pourrons avoir une main mise sur Westeros bien plus tôt que prévu, et si tout se déroule comme prévu, nous aurons deux nouvelles marionnettes." Révéla alors Harry avec un sourire en coin.
"Comment ça, Harry?" Demanda alors Percy, qui n'avait pas trop suivi le plan de son mari.
"Très simple, mon amour. Oberyn nous a promis, sur sa vie et celle de sa famille, sa loyauté en échange de la sécurité de sa sœur et des enfants de celle-ci. Mais il n'a jamais dit où nous les enverrions pour les protéger." Dit alors Harry avec un sourire sadique.
Lucius cogita un peu, et ce fut comme l'illumination.
"Il a demandé à ce qu'ils soient sauvés! Il n'a jamais demandé à ce qu'ils lui soient remis!" Dit-il alors.
Harry hocha simplement de la tête, sous le regard choqué de Percy et Jason.
"Quoi?!" Cria alors Neville, abasourdi.
"Tu comptes en faire tes outils?" Demanda alors Jason.
La seule réponse qu'il eut fut un sourire.
"Je sais que la princesse Elia Martell a deux enfants, soit Rhaenys Targaryen et Aegon Targaryen. Il est temps que nous nous immiscions un peu plus dans la politique, et quoi de mieux que d'avoir les deux enfants héritiers du Trône de Fer en tant que fidèles sujets de la Couronne Avalonienne?" Demanda alors Harry, amusé.
Ils ne purent qu'hocher de la tête face à tant de génie.
"Et comment allons-nous faire?" Demanda alors Lucius, intrigué.
"C'est très simple. Je vais rendre une visite diplomatique à Aerys Targaryen tandis que mon mari adoré va administrer le Royaume sans moi. Selon les Clairvoyants, l'armée royale va perdre, et leur prince Rhaegar va mourir. De ce fait, la couronne va immédiatement revenir au jeune Aegon Targaryen, en tant que fils. Mais quelqu'un comme Tywin ne va surement pas laisser passer une occasion pareille, et connaissant l'individu, il va surement attaquer la Capitale pour éliminer le reste des Targaryen. Nous allons donc récupérer Elia Martell et ses deux enfants avant qu'il puisse les éliminer." Répondit Harry.
"Et qu'allons-nous faire concernant leur disparition?" Demanda alors Percy.
"Très simple. Nous allons utiliser un sortilège de miroir pour créer leurs doubles. Ce sortilège devrait durer environ un an, et ils mourront évidemment bien avant la fin du sortilège, donc ces moldus n'y verront que du feu." Répondit Harry avec un petit sourire.
Ils hochèrent tous de la tête.
"Cependant, je préfère ne pas prendre de risques. C'est la raison de ta présence, Jason. Je veux qu'une flotte soit préparée pour mon départ. Neville m'accompagnera, avec ma Garde Royale et une armée. Combien peuvent être mobilisé?" Demanda alors Harry.
Jason fronça des sourcils, en pleine réflexion.
"Eh bien, je pense pouvoir mobiliser un total de 20 000 soldats avec surement une centaine de golems. Evidemment, je ne prends pas en compte les forestiers, mais bon…" Fit alors Jason.
Harry hocha de la tête, sachant qu'il n'aurait pas besoin des forestiers. Il se tourna alors vers Neville.
"Et combien de gardes royaux avons-nous?" Demanda-t-il au Capitaine de la Garde.
Neville lui fit un grand sourire.
"On a 2 000 Gardes Royaux. Depuis que le culte de ta divinisation a été mis en place, de plus en plus souhaitent s'enrôler dans la Garde Royale. Enfin, moi ça me va, car il y a de plus en plus de gens à entrainer." Répondit Neville, joyeux.
Percy et Harry écarquillèrent légèrement les yeux, ne s'attendant pas à une Garde Royale aussi importante. Harry hocha alors de la tête.
"Dans ce cas, je veux que la flotte soit prête dans une semaine. Nous embarquerons toute la Garde Royale et les 20 000 soldats avec les golems. Tant qu'on y est, une escorte de Magistères m'accompagnera. Après tout, on ne sait pas comment Aerys réagir à notre présence, car si les rumeurs sur sa folie sont vraies…" Fit Harry, laissant la question en suspens.
Ils comprirent tous ce que voulait dire Harry. Après tout, si la folie d'Aerys Targaryen est si importante, alors comment réagirait-il face à un autre Roi dans sa Capitale?
Harry congédia alors Lucius, Neville et Jason avant de se concentrer à nouveau sur la carte. Il fit alors un petit geste, faisant apparaître un petit phénix d'or, qu'il plaça directement sur Dorne.
"Et ainsi commence l'Ere des Quel'doreis!" Murmura-t-il avec un sourire en coin et des yeux étincelants.
"Tu sais, cette histoire ne me plaît pas. Je veux pas te savoir en danger." Fit alors Percy en serrant Harry dans ses bras et lui embrassant la nuque.
Harry miaula légèrement en se arquant, appréciant les baisers de Percy.
"Je sais Percy, mais je serai en sécurité. Et Lucius sera là pour t'aider à administrer le Royaume, promis." Fit alors Harry d'une voix légèrement aigüe.
"Eh bien moi j'compte bien profiter de toi pour le peu de temps qu'il nous reste." Fit alors Percy en soulevant Harry pour transplaner directement dans leur chambre.
\Break/
Port-Réal, Westeros, une semaine et trois jours plus tard.
Rhaegar Targaryen était en train de regarder une personne quelconque, brûlant sous les ordres de son père atteint de la folie. Encore une fois, un individu venait d'être brûlé vivant pour avoir défié le Roi, et Rhaegar ne savait pas quoi faire. En plus, il devait se préparer, car son armée allait se diriger vers le Trident pour tenter de bloquer l'armée des Baratheon et des Stark, mettant fin, si possible, à cette rébellion avant qu'elle ne puisse causer trop de dégâts. Il soupira.
C'est alors qu'il entendit avec force les cloches de la ville signifiant une arrivée par la mer, et Rhaegar réagit instantanément, se dirigeant vers l'un des Balcons surplombant la Baie de Port-Réal. Il écarquilla alors yeux en voyant l'immense flotte de cinquante gros navires se dirigeant vers eux, et surtout, les drapeaux affichés. C'était le drapeau du Royaume d'Avalon, et sur les trois navires de tête se situait un blason bien particulier, celui de la famille Royale d'Avalon.
"Votre Altesse, les Quel'doreis sont arrivés!" Cria alors l'un des gardes, paniqué.
Rhaegar hocha simplement de la tête, tandis qu'Aerys sembla complètement extatique, ayant toujours souhaité rencontrer l'un de ces elfes. Rhaegar ne perdit pas de temps, et avec plusieurs Manteaux d'Or, il se dirigea vers le port pour accueillir les dignitaires envoyés par la famille Royale Avalonienne.
Lorsqu'il arriva au port, ce fut pour voir tous les citoyens s'amassé devant les navires pour enfin voir les mystérieux elfes qui ne sortaient jamais de leur Royaume. Ce fut le Navire Amiral qui s'amarra au port. Ce navire était très différent des autres, car il était beaucoup plus gros. Il devait faire une centaine de mètres de longueur, pour quarante mètres de largeur et huit mètres de hauteur. C'était un navire gigantesque, qui imposait le respect.
C'est alors qu'une rampe fut abaissée, et qu'un long tapis rouge fut déroulé jusqu'aux pieds de Rhaegar, qui avait les yeux écarquillés. Tout à coup, plusieurs Gardes Royaux quittèrent le navire, pour se placer de part et d'autre du tapis, au garde-à-vous. Les citoyens laissèrent échapper des hoquets de surprise en voyant pour la première fois ces elfes si mystérieux dans des armures étincelantes, faisant rougir d'envie les Manteaux d'Or et Chevaliers présents. Après tout, personne ne pouvait rivaliser avec la beauté des elfes, ni même la beauté de leurs armures et armes.
C'est alors que Rhaegar vit un elfe aux longs cheveux noirs descendre la rampe, marchant d'un pas décidé vers lui. Cet elfe était différent des autres, par ses yeux jaunes, mais aussi par son accoutrement bien plus luxueux que les autres, qui consistait d'une robe faite de filaments de magie arcanique incrustés de diamants, et bien-entendu, la couronne qu'il arborait sur son front. Chaque Garde Royale s'inclina bien bas devant leur Roi, et la population de Port-Réal resta en transe face à la beauté, et surtout, la puissance dégagée par Harry. De plus, Harry n'était pas seul, car il était directement accompagné par Neville, qui pour l'occasion, portait une armure entièrement faite d'Or et de Mithril, avec le symbole de la Garde Royale gravé sur le plastron et brodé sur sa longue cape pourpre.
Rhaegar ne perdit pas de temps, et s'inclina brièvement devant Harry, attendu qu'il lui était supérieur dans la hiérarchie.
"Votre Majesté, Je suis vraiment ravi de vous accueillir à Port-Réal. Nous ne nous attendions pas à votre venue." S'exclama alors Rhaegar.
"Ah, Prince Rhaegar, quel plaisir de vous revoir. En effet, notre venue n'était pas prévue, mais j'ai eu vent de quelques problèmes concernant Westeros, et j'ai préféré venir pour vérifier les rumeurs qui courent." Répondit alors Harry avec un sourire en coin.
Rhaegar fronça des sourcils. Il savait que la rébellion n'était un secret pour personne, par contre, il ne comprenait pas la raison de la présence d'un Roi étranger en une période si sombre, et surtout, avec une flotte derrière-lui.
"Je vois. Si vous le souhaitez, je vais vous escorter directement au Donjon Rouge." Répondit alors Rhaegar.
Harry hocha simplement de la tête, faisant signe à Rhaegar de l'y conduire. C'est alors qu'un palefrenier Quel'dorei descendit du navire avec deux Licornes, qu'il emmena directement auprès d'Harry. Les habitants de Port-Réal, et Rhaegar, écarquillèrent les yeux, ébahis par la beauté de ces créatures ressemblant tellement à des chevaux. Quant à Harry et Neville, ils montèrent sur leurs montures.
"Quelles sont ces créatures, Roi Halrian?" Demanda alors Rhaegar, très curieux.
"Ce sont des Licornes, qui sont originaires d'Avalon. Ce sont des créatures magiques très puissantes, et avant tout, pure. Elles ne peuvent être approchées que par des êtres magiques, ou bien des personnes dont le cœur est resté pure. Habituellement, cela fait référence aux jeunes femmes vierges, mais en fait, tout le monde étant pure peut les approcher. C'est la raison pour laquelle les Licornes se laissent approcher par les enfants, car après tout, y-a-t-il plus pure que des enfants innocents?" Répondit alors Harry avec un regard étincelant.
Rhaegar hocha de la tête, et il commença alors la procession en direction du Donjon Rouge, suivi de près par Harry, Neville et la Garde Royale Quel'dorei. Tout le long, il vit les habitants de Port-Réal pousser des exclamations de joie en voyant les elfes, et les enfants tentèrent de s'approcher des Licornes, au plus grand amusement des elfes. Ils finirent alors par arriver au Donjon Rouge, et Rhaegar blanchît. Après tout, il ne savait pas comment son père allait réagir, et cela l'inquiétait.
Quel fut son étonnement lorsqu'Aerys cria presque de joie, tel un gamin surexcité, en voyant Harry et les autres elfes. Aerys se jeta littéralement hors de son trône pour foncer sur Harry et lui baiser la main, tandis qu'Harry resta choqué, les yeux ébahis, la bouche grande ouverte, ce qui fit ricaner évidemment Neville. Ce n'était pas tous les jours qu'on pouvait voir le Roi Haut-Soleil perdre ses moyens.
"Vous êtes là! Vous êtes là! Je savais que vous alliez venir, oui, je le savais!" Cria alors Aerys, complètement fou.
Harry hocha simplement de la tête. Au moins, il avait la confirmation qu'Aerys Targaryen II était complètement fou.
"Roi Aerys, je suis ravi d'enfin pouvoir vous rencontrer." Dit alors Harry dans une voix plaisante.
Les yeux d'Aerys s'écarquillèrent de joie.
"C'est vous, le dieu des elfes, hein? Oui, oui, vous êtes le dieu, et vous êtes notre dieu aussi! Je sais, oui, je sais que c'est vous qui avez créé les Valyriens! Vous nous avez créé!" Dit alors Aerys dans un ton presque hystérique.
Tout le monde regarda Aerys, non pas étonné par sa folie, mais par ses dires. Harry ricana intérieurement, et décida d'en profiter pour utiliser certaines rumeurs. Il hocha alors de la tête, et tout le monde dirigea son attention sur lui.
"C'est exact. Nous sommes actuellement responsables de l'Avènement de l'Empire Valyrien." Répondit Harry avec un sourire en coin.
Evidemment, tous ceux présents se mirent à murmurer, excités, tandis que Rhaegar écarquilla des yeux, sous le choc, et qu'Aerys sautilla de joie pour aller sur son trône. Il demanda alors à en savoir plus, et Harry décida d'alimenter son histoire.
"Eh bien, il y a fort longtemps, nous avons décidé de voyager à travers le monde. Pour cela, nous sommes partis en direction d'Essos. Nous avons rencontré des peuples humains tout à fait banaux, jusqu'au jour où nous sommes arrivés au sud de la Péninsule Valyrienne. Nous y avons découvert des humains qui avaient une affinité très limité avec la magie, et cela nous a fortement intrigué." Commença Harry, utilisant la magie pour amplifier sa voix et la rendre plus attrayante, capturant l'attention de tous.
Evidemment, les autres elfes se rendirent compte de ce que faisait leur Roi, et ils étaient amusés, ou bien regardaient leur Roi avec admiration.
"Ce peuple humain était assez paisible, et ils vivaient près des dragons, qui domiciliaient dans une chaine de montagnes. Nous les avons pris sous notre tutelle, leur apprenant à maîtriser la magie, et à dompter les créatures magiques. Bien-entendu, les seules créatures magiques présentes étaient les dragons, et donc, ils ont appris à les lier à eux, à les contrôler, et à les monter. Nous leur avons enseigné l'architecture, la magie, les mathématiques et bien d'autres choses. Mais nous souhaitions retourner dans notre Royaume. C'est alors que nous avons décidé de mener un ancien rituel, pour leur conférer une petite dose de notre sang. Cette transformation est encore visible de nos jours, car la beauté des Valyriens vient de la beauté des Quel'doreis. D'ailleurs, le Haut Valyrien n'est qu'un dérivé du Thalassien, la langue primaire des elfes." Raconta alors Harry, mêlant mensonges et vérités.
Après tout, le Haut Valyrien ressemblait effectivement au Thalassien. Ils restèrent tous sous le choc, regardant Harry et les elfes avec révérence. C'est alors que Rhaegar posa une question qui le turlupina.
"Vous avez dit que le Thalassien est votre langue primaire. Cela veut-il dire que vous avez une autre langue?" Demanda-t-il.
Harry hocha de la tête.
"En effet, jeune prince. Le Latin est notre seconde langue. Comprenez que le Thalassien est notre langue raciale, tandis que le Latin est une langue que nous avons inventée pour mieux contrôler la magie. Vous pouvez dire, si vous le souhaitez, que le Latin est la langue de la Magie." Répondit Harry avec un sourire en coin.
Il pouvait se permettre de mentir sans vergogne, car de toute façon, personne à part lui et les autres Quel'doreis ne pouvaient savoir la vérité, alors il se dit qu'il avait tout intérêt à enjoliver les choses pour renforcer son autorité. Et quoi de mieux que de se faire passer pour les mentors des Valyriens? Il ria intérieurement.
Quant à Rhaegar, il hocha de la tête. C'est alors qu'il demanda à en savoir plus quant à la raison de la visite d'Harry. Après tout, ce n'était pas tous les jours qu'un Roi faisait le déplacement dans un Royaume voisin, sans envoyer à la place un délégué ou autre forme d'ambassadeur. Harry ria intérieurement, comprenant alors que Rhaegar n'était pas aussi stupide qu'il le pensait.
"Voyez-vous, jeune prince, j'ai eu vent de certaines rumeurs quant à la déchéance de la famille Targaryen, et je souhaitais voir par moi-même la véracité des propos. Cependant, je souhaiterai m'entretenir en privé avec vous et votre femme, car cela est de la plus haute importance." Fit alors Harry avec un regard mystérieux.
Rhaegar hocha de la tête, et il s'éclipsa alors avec Harry pour aller s'entretenir dans sa chambre, où se tenaient Elia Martell avec ses deux enfants. Harry salua poliment la Première femme de Rhaegar, et il admira ses deux enfants. Bien-évidemment, la Dornienne refusa qu'il s'approche de son fils, Aegon. Harry décida de ne pas tourner autour du pot.
"J'ai reçu une requête plus qu'intéressante d'Oberyn Martell. Il m'a demandé s'il serait possible pour le Royaume d'Avalon d'assurer la sécurité de sa sœur, Elia Martell, donc votre femme, ainsi que de ses enfants. Bien-entendu, considérant Oberyn Martell comme un ami, j'ai décidé d'accepter sa requête, et cela est la véritable raison de ma présence." Révéla alors Harry, faisant omission de la promesse d'Oberyn Martell en échange de la sécurité d'Elia Martell.
Rhaegar sembla tout à coup rassuré, et il laissa entrevoir un sourire sur son visage.
"C'est une excellente idée, mais comment comptez-vous les faire disparaitre sous le nez de mon père? Il a beau ne pas être un dragon, il en a le flair." Répondit alors Rhaegar, légèrement inquiet.
Harry sourit alors.
"C'est très simple, prince Rhaegar. Je vais utiliser un sortilège de miroir. Ce sortilège va alors créer des copies conformes de votre femme et de ses deux enfants, copies qui dureront environs un an, le temps que cette guerre se finisse, et surtout, que l'on s'en aille d'ici." Dit alors Harry.
"Mais ces copies, que se passerait-il si elles venaient à être blessées?" Demanda alors Elia, qui était restée à l'écart de cette conversation.
"Je vous rassure, princesse. Ces copies sont parfaites, et de ce fait, si elles venaient à être 'tuées', alors elles 'mourraient', laissant des 'cadavres' qui dureront donc une année entière, ou du moins, jusqu'à la fin du sortilège." Répondit simplement Harry avec un petit sourire.
Rhaegar et Elia hochèrent conjointement de la tête, satisfaits.
"J'ai déjà préparé une villa pour votre femme et vos deux enfants à Lune-d'Argent. L'un des magistères va immédiatement vous transplaner sur l'un de mes navires pour que vous puissiez être escortés sans tarder à Avalon." Dit alors Harry.
Il ne perdit pas de temps, et regarda alors Elia Martell avec ses deux enfants, Rhaenys Targaryen et Aegon Targaryen. Il murmura alors le sort de miroir.
"Magia Corpus Speculum!" Dit alors Harry.
Tout à coup, trois images apparurent, prenant la forme d'Elia, d'Aegon et de Rhaenys. Les trois sosies inclinèrent de la tête et se mirent alors à vaquer à leurs occupations, comme le feraient les trois individus copiés. C'est alors que Marcus Flint, l'un des Magistères, s'approcha des trois individus copiés et transplana avec eux jusqu'à l'un des navires Quel'doreis, qui partit directement en direction d'Avalon, aux yeux et à la barbe de tous. Quant à Rhaegar, il ne put qu'écarquiller des yeux face à tant de puissance, étonné, et surtout choqué.
"Je suppose que vous allez partir?" Demanda alors Rhaegar, curieux.
"Pas tout à fait. Je souhaite rester quelques instants dans cette ville, pour observer la guerre. Je vais donc protéger cet endroit pendant un temps, tandis que vous irez mener votre petite bataille au Trident." Répondit simplement Harry avec un petit sourire.
Il quitta alors la salle, sous le regard éberlué de Rhaegar Targaryen. Quant à Harry, il partit demander l'autorisation de rester ici Aerys pour protéger la cité, chose que ce dernier accepta bien-entendu.
Enfin, Rhaegar finit par quitter les lieux avec son armée pour aller confronter Robert Baratheon et Eddard Stark au Trident. Quant à Harry, il déploya son armée dans la ville pour surveiller les lieux, et il mit en place un très puissant bouclier pour empêcher toutes personnes belliqueuses de traverser les enchantements, et donc, d'attaquer la population de Port-Réal. Bien-entendu, cela lui valut une très forte augmentation de sa côte de popularité auprès des habitants, chose qu'il souhaitait, bien-entendu.
Harry et les autres elfes observèrent alors le quotidien des habitants de Port-Réal, et Aerys se fit un plaisir d'inviter Harry à assister aux 'crémations'. Harry ne fut pas choqué par la façon de faire d'Aerys Targaryen II, et d'une certaine façon, il comprit les raisons du Roi. Après tout, si quelqu'un venait à potentiellement trahir Harry, lui-aussi se débarrasserait de cette personne. Mais contrairement à Aerys, il n'en ferait pas un feu de joie. Non, il manipulerait la population pour qu'elle accomplisse l'exécution à sa place, protégeant leur 'dieu'.
Quant aux Gardes du Roi, ils furent mal à l'aise en voyant le visage toujours souriant d'Harry face au comportement odieux de leur Roi, surtout Jamie Lannister. Ce dernier avait reçu un message de la part de son père pour qu'il puisse convaincre Aerys d'ouvrir les portes et envahir la ville, mais maintenant qu'il y avait effectivement une armée dans Port-Réal, qui plus est, une armée de soldats dont les capacités étaient encore inconnues, si ce n'est qu'on les savait capable de magie, il ne savait quoi faire. Sans le savoir, Jamie avait transmis toutes ces informations à Harry, qui avait envahi son esprit pour en savoir plus sur les plans de Tywin Lannister.
Il ne perdit pas de temps, et ordonna à son armée de prendre position sur les remparts à l'entrée de Port-Réal, tandis que la Garde Royale se dispersa dans le Donjon Rouge. Harry avait un plan, et Tywin allait involontairement l'aider à le mener à bien. Il ne put s'empêcher de ricaner face à l'ironie de la chose. Tywin comptait effectivement se retourner contre son Roi, espérant gagner des faveurs avec les Baratheon, mais ce sont les Quel'doreis qui allaient récolter les lauriers. Harry ne fut d'ailleurs pas étonné lorsqu'Aerys reçut un message concernant la bataille du Trident et la défaite et mort de son fils. Ce dernier envoya alors sa femme enceinte et son fils en direction de Peyredragon avec le reste de la flotte royale.
Quant à Harry, il resta assis sur un trône qui lui avait été installé juste à côté du Trône de Fer, au plus grand étonnement de la population, et surtout, de la Garde du Roi. Il observait tranquillement la façon dont l'état mental d'Aerys Targaryen dégénérait. C'est alors qu'il fit la rencontre d'un personnage très intéressant, nommé Varys. Un homme chauve avec de l'embonpoint, mais aussi, un homme mystérieux, accumulant les secrets pour ses plans. Certains le nommaient l'araignée, et Harry devait avouer que ce surnom lui allait comme un gant.
"Votre Majesté, permettez-moi de me présenter. Je me nomme Varys, le Maître des Chuchoteurs au service de notre bon Roi, et membre de son Conseil." Se présenta alors l'araignée avec un petit sourire en coin.
Harry remarqua une certaine forme de peur dans ses yeux, et il tenta de lire son esprit. Il put y accéder avec facilité, mais il fut surpris de voir un esprit tellement bien rangé qu'il décida de le quitter, car il savait que ça prendrait beaucoup de temps d'en tirer des informations.
"Enchanté, Seigneur Varys." Répondit Harry en faisant un signe de la tête.
"Seulement Varys, votre Majesté. Je ne suis pas un Seigneur." Fit alors Varys avec un sourire.
Les deux se regardèrent avec un sourire, sachant très bien que Varys n'avait pas besoin d'un titre pour être un Seigneur.
"Y-a-t-il une raison pour laquelle vous avez décidé de m'approcher, Seigneur Varys?" Demanda alors Harry en arquant délicatement l'un de ses sourcils.
"Serait-il possible de marcher ensemble, votre Majesté? Je ne sais pas pour vous, mais j'apprécie toujours une balade dans les jardins Royaux." Répondit alors Varys.
Harry, qui comprit le message, décida alors de suivre Varys, suivi de près par deux de ses Gardes Royaux, par précaution. C'est ainsi qu'il marcha tranquillement avec Varys, dans les jardins du Donjon Rouge. Varys ne perdit pas de temps.
"Je souhaiterai vous remercier pour avoir décidé de poster vos soldats aux alentours de la Ville. C'était une excellente idée, votre Majesté." Dit alors l'Araignée.
Harry regarda Varys avec un sourire en coin.
"Voyons, Seigneur Varys, nous savons tous les deux que je ne l'ai pas fait sur un simple coup de tête. Ne me prenez pas pour un imbécile, mon cher ami. Après tout, vous êtes le Maître des Chuchoteurs, et donc, vous savez très bien ce qu'il va se produire." Répondit simplement Harry.
Varys le regarda, interloqué, avant de hocher de la tête avec un petit sourire mystérieux.
"En effet, vous avez raison. Voyez-vous, j'ai à cœur ce grand Royaume, et je sais pertinemment que quelqu'un comme Tywin Lannister n'a que faire des petites gens, ce qui n'est pas mon cas. Et nous savons tous deux, comme vous avez bien su le dire, ce qu'il va se produire lorsqu'il arrivera ici. Je ne pense pas être capable de convaincre le Roi de ne pas ouvrir les portes. Il est évident qu'il considère encore Tywin Lannister comme son ami." Dit alors Varys.
Harry hocha de la tête. Malgré sa folie, Aerys Targaryen II semblait être convaincu que Tywin ne le trahirait jamais, et que les Lannister lui étaient fidèles. Surement était-ce dû aux paroles du Grand Mestre Pycelle, ou bien au fait que l'un des Gardes du Roi soit le fils de Tywin, Jamie Lannister, et donc d'une certaine façon, un otage d'Aerys.
"Cependant, j'avais une autre question vous concernant, votre Majesté. J'ai cru comprendre que vous étiez une race magique, c'est bien cela?" Demanda alors Varys avec une légère pointe de méfiance.
Harry hocha une fois de plus la tête, tentant de comprendre où voulait en venir cette Araignée.
"Et pratiquez-vous la Magie du Sang?" Demanda alors l'Araignée.
Harry observa Varys de plus près, et il remarqua alors son corps tendu. Il repensa alors à l'un des 'titres' de ce Varys, l'eunuque. Il fit facilement le lien entre des pratiques rituelles dites de 'Magie du Sang' et le sacrifice humain, et Varys et son manque de partie génitale.
"Non, nous ne pratiquons pas la Magie DU Sang, qui n'est en fait qu'une pseudo-magie païenne et barbare qui ne vaut pas grand-chose. Par contre, nous connaissons la Magie DE Sang, qui est basée sur notre propre sang et le sang de créatures magiques pour renforcer notre corps, mais aussi pour créer des liens familiaux, ce que nous appelons communément une Adoption par le Sang." Répondit alors Harry.
Varys le regarda, méfiant, avant d'hocher de la tête, toujours sur ses gardes.
"Et y-a-t-il d'autres types de magie?" Demanda alors Varys, curieux.
"Bien-entendu. La Magie que nous pratiquons est diversifiée. Que ce soit la Métamorphose, les Enchantements, la Transmutation, l'Arcanisme, la Pyromancie, l'Aquamancie, les Enchantements de Protection. Mais il y a aussi d'autres catégories de Magie qui n'utilisent pas des sorts, mais dont la Magie est nécessaire, comme les Potions ou bien l'Alchimie." Répondit alors Harry.
Les yeux de Varys s'écarquillèrent.
"Et pour la guérison?" Demanda alors ce dernier.
"Eh bien, notre Magie permet en effet de guérir tous les maux. Nous pouvons faire repousser des organes, des os, nous pouvons soigner les maladies incurables, et bien-entendu, nous pouvons aussi soigner les esprits." Expliqua alors Harry.
"Et ne pourriez-vous pas soigner l'esprit du Roi?" Demanda alors Varys de but en blanc.
Harry secoua de la tête.
"Cela prendrait du temps, et puis, il est malheureusement bien trop tard. Même si nous venions à le guérir, cette révolution ne s'arrêterait pas là. Non, malheureusement, et nous le savons tous deux, cette guerre ne se terminera qu'à la Mort d'Aerys Targaryen, fou ou non." Répondit Harry avec une mine 'désolée'.
Varys hocha de la tête, compréhensif.
"Mais que faire pour la famille royale?" Demanda alors Varys.
"Je m'en suis déjà occupé." Répondit simplement Harry avec un petit sourire en coin.
Varys le regarda, choqué, avant de sourire et de remercier Harry.
"Je pense que ce serait une très bonne idée que nous restions en contact, peu importe les évènements." Dit alors l'Araignée, et Harry hocha de la tête.
Harry savait parfaitement qu'il ne pouvait pas vraiment faire confiance à ce Varys. Il se dit alors qu'il devrait ordonner à Sanguini de surveiller l'Araignée. C'est alors que Varys se retourna vers Harry, s'étant rappelé d'une chose dite par ce dernier.
"Vous avez dit pouvoir faire repousser les membres. Cela inclut-il les parties génitales?" Demanda alors l'Araignée, sans honte.
Harry hocha de la tête.
"Dans ce cas, je suppose qu'il serait temps que je visite votre Royaume." Fit alors Varys avant de s'éloigner, songeur.
Harry roula des yeux face aux actions assez théâtrales de Varys. Il était évident pour lui que Varys se faisait un plaisir d'entretenir son côté mystérieux. Mais au fond, se dit-il, peut-être qu'avoir Varys de son côté permettrait d'accélérer ses plans. Il réfléchit alors à cette chose, se dirigeant de nouveau vers la Salle du Trône. Ce qu'il vit l'étonna au plus haut point. Aerys venait d'ordonner à la Guilde des Alchimistes de Port-Réal de disséminer du feu grégeois dans les sous-sols de toute la ville, en cas d'attaque. Harry trouva cette idée assez stupide. N'aurait-il pas mieux valu disséminer ce feu grégeois à l'entrée de Port-Réal, pour éliminer les possibles assaillants?
C'est alors que Neville rejoint rapidement Harry pour lui murmurer à l'oreille que Tywin Lannister était à moins d'une heure de Port-Réal avec l'armée des Lannister. Harry hocha de la tête, observant Aerys Targaryen avec un sourire en coin. Il regarda alors Jamie Lannister dans les yeux, et utilisant un sort de compulsion, il réussit à le convaincre de tuer Aerys Targaryen.
Jamie sentit comme une forte colère envers Aerys, et lorsque celui-ci eut le dos tourné, il dégaina sa lame et transperça la poitrine d'Aerys Targaryen, qui continuait envers et contre tout à s'écrier: "Bruler les! Bruler les tous!".
La réaction fut immédiate, et les Gardes Royaux se jetèrent sur Jamie Lannister, le mettant à terre tel un vulgaire cabot et l'enchainant tel un esclave. Les Gardes du Roi ne savaient quoi faire dans une telle situation. Après tout, c'était la première fois qu'un garde trahissait ses vœux. Harry prit alors la parole.
"Gardes du Roi, attendu la mort de votre Souverain, je vous conseille de vous soumettre pour l'instant à ma volonté, le temps qu'un nouveau souverain arrive." Ordonna Harry en mêlant un puissant charme de compulsion à sa voix.
Les Gardes du Roi hochèrent de la tête. Quant à Harry, il ordonna aux gardes d'arrêter tous les alchimistes avant qu'ils ne puissent mettre le feu à la ville. Quant à Varys, il observa tout dans son coin. Il savait parfaitement qu'Harry avait fait quelque chose pour déclencher cet excès de rage chez Jamie Lannister, mais il se demandait bien ce qu'il avait à y gagner.
"J'espère pour vous que j'ai raison de vous faire confiance, Varys." Dit alors Harry avant de se poser délicatement sur le Trône de Fer, choquant l'araignée, qui était persuadée de s'être parfaitement cachée.
Varys hocha vivement de la tête, ne souhaitant pas subir le même sort. C'est alors qu'un Garde Royal arriva avec les sosies d'Elia Martell et ses deux enfants. Harry expliqua alors brièvement à Varys que les trois sosies n'étaient que des images magiques, et que peu importe ce qu'il leur arriverait, les véritables personnes étaient en sécurité à Lune-d'Argent. C'est alors que Jason apparut, lui qui s'était occupé de l'armée depuis le début, pour prévenir Harry de l'arrivée de Tywin Lannister aux portes de la ville. Harry plissa des yeux avant d'ordonner aux gardes de maintenir le vieux lion en-dehors de la ville et d'attendre l'arrivée de l'armée victorieuse de Robert Baratheon.
Bien-entendu, les citoyens eurent vent de l'arrivée de Tywin, et lorsqu'ils apprirent que les elfes avaient décidé de les protéger des 'méchants Lannister', ils célébrèrent alors dans toute la ville. Harry divulgua alors l'information quant à la mort du Roi Aerys et la responsabilité des Lannister dans cet assassinat perfide, mettant en avant que Jamie Lannister avait trahi ses vœux. Ainsi, tandis que Tywin Lannister essayait par tous les moyens d'entrer dans la ville, Harry démolissait le peu de réputation qu'il avait, et ce fut une victoire totale. Quelques heures plus tard, Robert Baratheon et Eddard Stark arrivèrent avec leurs armées. Les yeux de Tywin Lannister se gorgèrent de haine lorsque les portes furent ouvertes et que Robert Baratheon fut emmené directement au Donjon Rouge, sous les acclamations des habitants de Port-Réal, tandis que les Lannister furent hués comme des malpropres.
Mais le choc fut complet lorsqu'ils rentrèrent dans le Donjon Rouge, qui était gardé par des elfes, et qu'ils virent alors le Roi Elfe, assit tranquillement sur le Trône de Fer, avec le corps d'Aerys Targaryen II à ses pieds, et Jamie Lannister enchainé tel un chien sur le côté, tandis que la plupart des membres de la Garde du Roi dévisageaient ce dernier comme le traitre qu'il était.
"Que se passe-t-il ici?" Cria alors Robert Baratheon.
"Robert Baratheon, le fils prodige de Steffon Baratheon, quel plaisir d'enfin vous rencontrer, malgré les circonstances." Fit alors Harry avec un grand sourire, sirotant un verre de Solevin.
Tous le regardèrent, ébahis, que ce soit les Baratheon, les Stark, les Lannister ou bien les Arryn. Ils regardaient, choqués, ce roi elfe assit sur le Trône de Fer, comme si tout était parfait dans le meilleur des mondes. Robert cligna plusieurs fois des yeux.
"Vous êtes qui?" Demanda-t-il d'une voix brusque, faisant ricaner Harry.
C'est alors que Varys s'approcha.
"Seigneur Robert, je vous présente sa Majesté, Halrian Haut-Soleil, 1er de son nom, Roi de tous les Quel'doreis et du Royaume Magique d'Avalon, Gardien du Puits de Soleil, Seigneur Suprême de Quel'Thalas, Grand Archimage d'Avalon et Protecteur de la Magie. Et dans le cas présent, Sauveur de Port-Réal." Fit alors l'Araignée.
Robert, Eddard et Jon Arryn écarquillèrent des yeux, ne sachant pas qui était Harry. Quant à Tywin, ce dernier s'énerva en voyant son fils enchainé tel un animal.
"Pourquoi mon fils est enchainé?" Demanda-t-il d'une voix polaire.
"Car votre fils est un traître." Répondit Harry d'une vois tout aussi polaire.
Un silence s'abattit sur la pièce, et ce fut Eddard Stark qui mit fin à ce silence gênant.
"Votre Majesté, que voulez-vous dire par traître?" Demanda le Seigneur de Winterfell.
"Cela veut dire, Seigneur Eddard, que Jamie Lannister est responsable du cadavre à mes pieds. Il a trahi ses vœux en assassinant lâchement son Souverain en lui plongeant sa lame, qu'il avait juré d'utiliser pour le protéger, dans son cœur, dans son dos." Répondit alors Harry.
"Quoi?" Fit alors Eddard, choqué.
"Dois-je me répéter, Seigneur Eddard? Ce traître a tué son Roi qu'il s'était juré de protéger. Mes Gardes et moi n'avons pu intervenir car nous ne nous attendions pas à un tel acte de traitrise et de félonie. Du peu que nous avons pu obtenir du traître, il avait reçu pour ordres de son père d'ouvrir les portes pour qu'il puisse saccager la ville et tuer des innocents au nom de Robert Baratheon. Je suppose qu'il a aussi ordonné à son fils de trahir ses vœux et de tuer son souverain. Je ne sais pas pour vous, Robert Baratheon, mais je ne pense pas que commencer un règne par le massacre d'innocents soit une bonne chose." Répondit alors Harry avec un sourire en coin.
Robert Baratheon ne put qu'hocher de la tête. Bien qu'il était heureux de la mort d'Aerys Targaryen, il ne voulait en aucun cas la mort d'innocents, surtout pas en son nom. Jon et Eddard regardèrent Harry avec beaucoup de respect, tandis que Tywin le fusilla des yeux.
"Et où sont les autres rejetons du Dragon?" Demanda alors Robert Baratheon.
Harry fit signe à ces gardes de leur dévoiler les sosies d'Elia Martell et de ses deux enfants.
"Aerys a envoyé sa femme et son fils directement à Peyredragon, tandis qu'Elia Martell et ses deux enfants sont restés ici." Dit alors Harry avec un sourire en coin.
"Je refuse de les laisser en vie!" Cria alors Robert Baratheon en pointant du doigt la femme et les deux enfants. Eddard et Jon regardèrent Robert, horrifiés.
"On ne peut pas les tuer, Robert! Tu ne serais pas mieux qu'Aerys!" Cria alors Eddard, tandis que Jon hocha de la tête.
Robert les regarda, se sentant trahi. C'est alors qu'Harry décida d'intervenir.
"Si vous le souhaitez, je peux parfaitement me charger de les faire disparaître. Ils ne vous importuneront plus jamais." Proposa-t-il.
Robert le regarda, méfiant, tout comme Tywin Lannister.
"Cependant, cela aura un coût, bien-entendu." Rajouta alors Harry.
"Et quel est ce prix?" Demanda alors Robert, souhaitant vraiment se débarrasser des Targaryens.
"Je veux Harrenhall. Après tout, c'est une ruine qui n'a plus de valeur." Dit alors Harry avec un sourire angélique.
"Et pourquoi voulez-vous Harrenhall?" Demanda alors Jon Arryn, intrigué par cette demande assez originale.
"Je compte fonder un avant-poste sur Westeros, pour le commerce. Et pour cela, il me faut un endroit adapté pour installer cette plate-forme économique. Harrenhall est un endroit vaste, bien que détruit, mais qui peut être réparé, à grands frais, évidemment. Par contre, ce territoire n'appartiendra plus à la Couronne de Westeros, mais à celle d'Avalon. Evidemment, je suis prêt à compenser la Couronne avec un million de dragons d'or." Fit alors Harry.
Robert, qui ne semblait pas convaincu au début, sourit alors face à la somme proposée. Il hocha alors de la tête, ravit d'y gagner beaucoup et de se débarrasser de la progéniture de Rhaegar. Et puis, pour lui, cela faisait d'une pierre deux coups, car Harrenhall disparaitrait, emmenant avec elle les souvenirs quant à la raison véritable de la guerre. L'humiliation apportée par Rhaegar Targaryen disparaitrait à jamais.
"Excellent. Eh bien, je suis fier d'annoncer alors que cette Guerre est désormais terminée. Au fait, Seigneur Stark, vous trouverez votre sœur dans la Tour de la Joie." Dit alors Harry avec un grand sourire, avant de se lever du trône pour quitter la salle, non sans oublier de serrer la main de Robert Baratheon.
"Et concernant mon fils?" Demanda alors Tywin Lannister avant qu'Harry ne puisse quitter les lieux.
"Attendu que votre fils est coupable de régicide, mais que ce régicide fut commis ici, c'est à Robert Baratheon de décider de son sort. Cependant, sachez que Jamie Lannister est banni à jamais du Royaume d'Avalon et de toutes les terres appartenant aux Quel'doreis." Dit Harry avec un sourire en coin.
Il regarda alors le visage de Tywin Lannister avant de claquer des doigts, et les Gardes Royaux détachèrent alors le fils Lannister, avant de suivre Harry en direction de la sortie, embarquant avec eux les sosies. A peine furent-ils sortis du Donjon Rouge qu'ils furent acclamés comme des Héros par les habitants de Port-Réal. L'armée elfique ne perdit pas de temps, et ils retournèrent dans leurs navires pour partir vers Avalon. Quant aux sosies, ils disparurent une fois sur le navire, comme s'ils n'avaient jamais été présents.
Quelques jours plus tard, lorsqu'Harry arriva à Lune-d'Argent, il éclata de rire, content de savoir que ses plans se déroulaient comme prévu. Il ne perdit pas de temps et se dirigea directement à Poudlard pour y retrouver son mari.
Il fut alors informé qu'Elia Martell et ses deux enfants s'étaient parfaitement installés dans l'une des Villa du Quartier Diplomatique, non loin de celle d'Oberyn Martell. Evidemment, ils furent déclarés comme Pupilles du Roi.
Les retrouvailles entre Percy et Harry furent évidemment fêtées de façon très…sensuelles. Ce soir-là, plusieurs Gardes Royaux rougirent face aux gémissements d'Harry qui pouvaient être entendus plusieurs kilomètres à la ronde.
