Salut les gens, voici le tant attendu chapitre suivant, avec un peu plus de romance, d'humour et de personnages intéressants. Amusez-vous bien!
286 AC
Ulthos, lieu inconnu
"Bordel de merde, éloignez cette chose de moi ! Haaaaa !"
Octavian roula des yeux à l'entente de ce cri sortant du fond du cœur de Draco. Il en ricana même, tellement c'était hilarant de voir Draco Portesoleil hurlé telle une femme atteinte d'arachnophobie face à Un'Golianth du Monde de Tolkien, un écrivain moldu de l'Ancien Monde. Sauf que dans le cas présent, il n'y avait pas d'araignées, mais des inferis purulents et décomposés qui circulaient dans une forêt dense et humide.
"Je ne savais pas que tu étais aussi peureux." S'exclama alors l'augure.
Il eut pour seule réponse un hurlement retentissant et désespéré de Draco, qui tentait tant bien que mal, de s'éloigner autant que possible des morts-vivants autour d'eux.
"Ferme-là et fais quelque chose!" Cria alors Draco entre deux hurlements.
Octavian ricana simplement avant de faire un geste de la main vers les morts-vivants et d'incanter un sort sacré.
"Flammes Sacrées!"
L'effet ne tarda pas, et les morts-vivants furent engouffrés dans une explosion de flammes blanches. Ce sort était assez particulier, attendu qu'il pouvait à la fois soigner un individu tout comme le blesser. En fait, les flammes sacrées avaient la capacité de soigner les vivants, mais elles étaient fatales pour les créatures de l'au-delà. Une fois que les inferis furent décimés, Draco revint vers Octavian, suivi de près par sa garde et quelques prêtres.
"Harry va me le payer! M'envoyer dans ce trou perdu rempli de morts qui ne sont pas aussi morts qu'on le pensait! Bah!" Se plaignit alors le blondinet avec fureur.
"Tu ne devrais pas te plaindre ainsi de sa Sainteté, Draco. Après tout, tu seras le gouverneur d'Ulthos, enfin, lorsque nous aurons purgé l'endroit de ces immondices blafardes qui pullulent. Je me demande bien d'où elles peuvent venir." Répondit Octavian.
Draco le darda de son regard noir avant de souffler de façon hautaine.
"Je mérite de gouverner cette province, après tout, je suis le cousin d'Harry, et l'un des successeurs du trône. Cependant, ce n'est pas notre priorité, contrairement aux inferis." Répondit Draco.
"Pourquoi les nommes-tu 'inferis' au lieu de morts-vivants?" Demanda alors Octavian, intrigué par ce terme.
"Vois-tu, lorsque nous étions des sorciers, nous avions des termes distincts en fonction des créatures. Le terme de mort-vivant a toujours été attribué aux êtres non-vivants capables de réflexion, comme les vampires. Un inferi est un corps contrôlé par une magie nécromantique incapable de penser, juste d'agir. De ce fait, un inferi et un mort-vivant n'ont rien à voir. Comprends-tu?" Répondit Draco avec un sourire en coin, content de savoir une chose qu'Octavian ne sait pas.
Octavian hocha simplement de la tête, acceptant le terme.
"Et zombi?" Demanda-t-il.
"En fait, si je me souviens bien, le mot 'zombi' fut inventé par les moldus suite à un Seigneur Noir africain ayant créé des inferis à Zanzibar." Répondit Draco en ricanant face à la bêtise des moldus.
Octavian s'apprêtait à poser une autre question lorsqu'il fut interrompu par un éclaireur des forestiers.
"Seigneur Draco, Seigneur Octavian, nous avons réussi à trouver le point d'origine des inferis. Il semblerait que ces abominations viennent d'un immense temple se situant au centre du continent. Nous pensons qu'il s'agit des ruines d'une ancienne ville. Cependant, il y a plus." Fit la sentinelle.
"Excellent. Quelle est l'autre information?" Demanda alors Draco.
"Nos Tellurologues ont confirmé que le bâtiment principal, soit le Temple, si situait sur un nœud tellurique. Cela expliquerait surement pourquoi les inferis sont encore actifs, attendu qu'ils ont une source illimitée de mana. La commandante La Rue a établi un campement non loin du temple." Finit alors de dire la sentinelle.
Draco hocha simplement de la tête. Il se dit alors intérieurement qu'il avait eu raison de demander à Octavian de le suivre avec quelques prêtres, pour purifier au cas où la terre, ou bien soigner de possibles blessés, ne sachant les maladies et autres choses qui pouvaient roder dans ces forêts. Heureusement que la magie sacrée était efficace contre les morts, car Draco ne savait pas ce que donnerait des sorts de feu dans une forêt aussi dense. Harry avait ordonné la colonisation du continent, non pas de le réduire en cendres.
Au début, lorsqu'Harry était venu le voir pour lui annoncer sa nomination en tant que gouverneur d'Ulthos, Draco fut empli de joie. Après tout, ce n'est pas tout le monde qui peut recevoir le titre de gouverneur d'une province. Cependant, la joie de Draco prit fin lorsqu'il apprit que la province en question n'était pas encore sous leur contrôle, mais qu'en plus, il devrait s'occuper de la colonisation ET du nettoyage de la province. Et lorsqu'enfin, on lui annonça qu'il y avait possiblement des créatures magiques hostiles, Draco fut tenté de piquer une crise de colère et de tout détruire dans le bureau d'Harry. Cependant, un Mal… Portesoleil se doit d'être digne, respectable et toujours sûr de soi, peu importe les circonstances, donc il se retint, de justesse.
Une expédition lui fut fournie pour permettre de mener à bien sa mission. Pour cela, il reçut 10 000 elfes ainsi que plusieurs golems et automates. Mais Draco préférait prévenir que guérir, il demanda donc à Octavian s'il pouvait lui réquisitionner quelques prêtres-mages, par précaution. Il fut donc étonné lorsqu'Octavian lui-même décida de l'accompagner avec une dizaine de prêtres-mages. Et maintenant, il devait admettre qu'il était bien content qu'Octavian soit venu avec lui. Après tout, Draco ne s'attendait surement pas à se faire attaquer par des inferis, en grand nombre qui plus est. Heureusement, et grâce aux prêtres-mages, aucun des leurs ne mourut, mais certains furent gravement blessés, ne s'attendant pas à voir une telle armée d'inferis.
Draco fut sorti de sa rêverie par Octavian.
"Dans ce cas, nous devrions y aller sans plus attendre. Nos effectifs ne sont pas illimités, et chaque jour nous avons des blessés. Mes prêtres ne peuvent pas supporter cette cadence."
Draco hocha de la tête avant de répondre.
"Oui, c'est vrai. Nous devrions rejoindre la commandante La Rue pour en savoir plus et établir un plan d'attaque. Allons-y!"
Le dernier mot fut crié pour que le reste de l'expédition puisse entendre son ordre. Les soldats furent immédiatement mis au pas de course en direction du temple, guidés par les éclaireurs ainsi qu'Octavian et Draco. Le chemin ne fut pas sans périples et ils rencontrèrent en chemin un nombre assez incroyable de cadavres animés féroces. Heureusement, le passage fut dégagé par les prêtres-mages présents, mais il y eut cependant quelques blessés qui durent être rapatriés en urgence sur Avalon.
Draco commençait franchement à en avoir marre, de tous ces moribonds cadavériques aussi proliférateurs que des cafards. Il retroussa alors le nez de dégoût en imaginant des cafards géants capables d'attaquer. Un frisson d'effroi lui parcourut l'échine rien qu'à la pensée de créatures aussi abjectes et non-hygiéniques. De son côté, Octavian se demandait si il y avait tant d'inferis que ça au temple, espérant avoir amené avec lui assez de prêtres. 'Cependant, si le temple est dégagé, nous pourrons alors utiliser de la magie pyrétique et donc tout le monde pourra se battre. J'espère qu'il n'y a pas trop de végétation dans ce temple.', pensa-t-il.
Ils voyagèrent ainsi pendant plusieurs jours pour enfin atteindre le camp établi par Clarisse La Rue, l'une des meilleures commandantes de l'armée Avalonienne. Le camp établi était assez grand, avec une centaine de tentes magiques chacune ayant un enchantement d'élargissement et autres enchantements de régulation de température etc…
Les soldats poussèrent un soupir de plaisir en arrivant enfin au camp, pouvant désormais se reposer quelques jours le temps de récupérer des forces. Quant à Draco et Octavian, ils ne perdirent pas de temps et se dirigèrent immédiatement vers la tente de commandement où se situait forcément Clarisse. Ils furent accueillis à l'entrée de la tente par Chris La Rue anciennement Rodriguez, son mari.
"Ah, Seigneur Portesoleil, Octavian, bienvenue au camp La Rue. On vous attendait."
Draco hocha de la tête, prêt à le suivre, tandis qu'Octavian fronça des sourcils face au manque de respect à son égard. Peu importe le nombre d'années, lui et les grecs n'étaient toujours pas amis. Il n'eut pas trop le temps d'y penser qu'il fut conduit dans la tente avec Draco jusqu'à Clarisse, qui se tenait fièrement devant une carte détaillant les alentours du Temple. Il remarqua alors qu'il y avait une autre personne présente dans la tente.
"Bill?" S'exclama alors Draco, choqué.
En effet, ce n'était nul autre que William "Bill" Courserouge, assez grand, le visage balafré avec des cheveux flamboyants et un sourire amusé.
"Draco, quel plaisir de te revoir! Alors, surpris de me voir?" Répondit le rouquin.
Draco eut pour seule réaction de rouler des yeux avant de sourire et de serrer la main de Bill. Octavian fit de même, bien qu'il évite comme la peste Clarisse, qui le fusillait du regard. Ils se détestaient comme chien et chat.
"Puis-je savoir ce que vous faites ici, Seigneur Courserouge?" Demanda alors Octavian.
Bill hocha rapidement de la tête avant de montrer du doigt un parchemin qui se trouvait sur la table à côté de Clarisse.
"J'ai été envoyé par Harry en renfort. Il a eu vent de ce Temple, et attendu qu'il y a une forte présence magique, il a préféré m'envoyé en tant que Briseur de sorts pour être sûr qu'il n'y a pas d'enchantements dangereux sur le Temple, ou autres pièges et malédictions. Et puis, je suis le meilleur, alors qui d'autre aurait-il pu envoyer?"
Draco hocha de la tête vivement, sachant pertinemment que Bill était effectivement le meilleur Briseur de Sorts du Royaume.
"Et il m'a aussi envoyé pour une autre raison…" Continua le rouquin en se passant la main sur la nuque en rougissant.
Octavian arqua un sourcil, l'enjoignant à continuer. Bill rougit de plus belle avant de continuer.
"Fleur est enceinte. Et franchement, ce n'est pas amusant du tout, donc quant Harry m'a parlé de ce Temple, j'ai sauté de joie à l'idée de m'éloigner de ma femme."
Un silence s'abattit sur la pièce avant d'être brisé par le rire tonitruant de Clarisse, qui s'esclaffa avec toute la grâce d'un Rhinocéros en rut. Draco, Octavian et Chris furent plus restreints quant à leurs rires, réussissant à cacher leur amusement derrière leurs mains.
"Chochotte !" S'exclama alors Clarisse.
Bill n'eut rien à dire, hochant timidement de la tête. Après tout, une femme enceinte, surtout une ancienne Vélanne ayant gardée un sale caractère, ce n'était pas de tout repos. Ils rigolèrent tous durant quelques minutes jusqu'à ce que Clarisse décide de parler des choses plus importantes.
"Bon, trêve de plaisanteries les gosses. On a un temple à vider, des cadavres à éclater et une forêt à transformer, alors au boulot!"
Elle leur fit signe de s'approcher de la carte se situant sur l'immense table au centre de la tente. Elle désigna du doigt alors le temple au centre de la carte.
"Bon, là c'est le Temple d'où sortent ces enculés, et ils arrêtent pas d'en sortir. Le problème, c'est qu'ils attaquent pas et c'est pas normal."
Bill hocha de la tête avant de mettre son grain de sel.
"Vu que j'ai travaillé en tant que Briseur de sorts pour Gringotts, j'ai rapidement analysé la structure du Temple grâce à un Nimbus, et j'ai remarqué plusieurs choses intéressantes. Tout d'abord, le temple est sous forme de Pyramide, plus précisément, une pyramide aztèque, genre Teotihuacan. Il y a plusieurs runes gravées sur la Pyramide, mais elles sont épuisées, et heureusement, car ce sont des enchantements de protection assez dangereux, genre un enchantement de décomposition."
Les autres occupants de la pièce hochèrent de la tête, les yeux écarquillés face à la description rapide du temple et de ses protections, heureusement désactivées. Bill continua alors son résumé.
"Cependant, je n'ai pas pu analyser l'intérieur du Temple avec mes sortilèges, quelque chose me bloque. Il y a de fortes chances que ce soit dû au siphon magique à l'intérieur qui sert de réceptacle pour alimenter les inferis et qui est relié directement aux lignes telluriques, donc je ne peux rien y faire. Enfin, je pense avoir une petite idée concernant le comportement bizarre des inferis."
"Ah bon?" Demanda alors Draco, craignant le pire.
Au vu du regard envoyé par Bill, ses craintes semblèrent se confirmer.
"J'ai déjà rencontré ce genre de problèmes en Egypte, et on y a perdu plusieurs bon gars et gobelins. Comme vous le savez, les pharaons étaient en fait des sorciers très puissants qui se faisaient passer pour des dieux. Eh bien, certains, lorsqu'ils se faisaient momifier, réussissaient à revenir à la vie en utilisant de la Magie Noire très puissante. C'est ce qu'on appelle des Liches, ou bien Momies, à vous de voir. En tout cas, je sais que ces sorciers morts-vivants sont capables de contrôler les inferis avec aisance, donc je suppose qu'ici ça doit être pareil." Expliqua Bill.
Octavian fronça des sourcils.
"Et comment peut-on les tuer, ces 'liches'?" Demanda-t-il.
"Il suffit de trouver le phylactère de la liche, ce sera une sorte d'urne dans laquelle se situent ses organes. On détruit le phylactère, et hop, la liche meurt, et si tout se déroule comme prévu, les inferis aussi vont crever. Même avec beaucoup de puissance magique, un inferi ne reste pas vivant aussi longtemps, donc ils sont forcément encore debout grâce au contrôle de la liche. Le problème sera surement de trouver ce phylactère." Répondit Bill avec plissant des yeux tout en regardant la carte.
Ils se concentrèrent tous sur la carte, pensifs. C'est alors que Draco s'exclama.
"Je sais ! Le phylactère doit forcément se trouver dans le siphon des lignes telluriques pour pouvoir garder le contrôle d'autant d'inferis!"
Bill écarquilla des yeux avant d'hocher vivement de la tête. Cela paraissait logique, attendu qu'il faut une sacrée puissance magique pour être capable de contrôler un si grand groupe d'inferis de façon continue.
Ils se regardèrent tous dans les yeux, se demandant alors comment ils allaient faire pour entrer dans le temple et détruire le phylactère sans se faire poursuivre par une armée d'inferis mécontent.
"Y-a-t-il de la végétation dans le Temple et ses abords ?" Demanda alors Octavian.
Clarisse secoua de la tête en signe de négativité. Octavian se permit alors un sourire.
"Parfait, dans ce cas, nous pourrons simplement utiliser des sortilèges de feu."
Les yeux de Draco s'illuminèrent tandis que Clarisse et Chris grognèrent d'un commun accord, s'attirant des regards interrogateurs de la part des autres membres présents dans la tente.
"Contrairement à vous tous, nous les ancien demi-dieux à part certains privilégiés," elle lança une œillade à Octavian, "Nous ne savons pas faire de la magie. A part le transplanage, et certains sorts basiques tels que le Reducto et l'Experliarmus, on ne sait pas faire grand-chose. On préfère une épée, un bouclier, une lance ou un arc comparé aux pouvoirs magiques. Il va donc falloir mettre en place une stratégie de base, style légion romaine." Expliqua alors la commandante mécontente.
Octavian ricana légèrement lorsqu'elle expliqua ne pas être douée en magie, mais il se tût lorsqu'il reçut un regard noir de la part de la commandante, mais aussi de son petit-ami.
"Ah bon? Et que proposes-tu?" Demanda alors Bill.
"Très simple. On va mettre en première ligne nos soldats avec les golems pour former une barricade entre les mages et prêtres qui seront derrière-nous. Tandis que les inferis se jetteront sur nous, les lanceurs de sorts utiliseront leurs sortilèges de feu à distance pour détruire les lignes ennemies arrière en les bombardant tandis que les prêtres-mages feront de même avec les lignes avant qui seront contre nos soldats pour éviter de les blesser en utilisant leurs sorts sacrés. Je pense que le mieux pour la suite est d'envoyé une escouade s'occuper de ce phylactère et cette liche.
Le mieux serait peut-être d'envoyer Bill avec Draco, Octavian et moi-même. Chris pourra gérer le combat contre les cadavres ambulants. Alors?" Répondit alors Clarisse en mode 'fille d'Arès'.
Ils hochèrent tous de la tête, satisfaits du plan proposé par Clarisse. Ils peaufinèrent rapidement les détails avant de se préparer à attaquer le Temple.
L'attaque fut mise en place deux semaines plus tard, le temps de laisser les soldats récupérer leurs forces. Ce fut donc un Mardi qu'ils se préparèrent, soit le troisième jour du troisième mois du calendrier utilisé par les natifs de Tellus, Harry ayant décidé de conserver le calendrier grégorien pour Avalon tout en supprimant les jours Saints et en remplaçant les fêtes catholiques par des fêtes sorcières ou gréco-romaines, telles que les Saturnales, Samhain ou bien Yule.
Ce matin-là, les soldats étaient tendus, se préparant enfin à affronter le gros de l'armée inferi tandis que l'escouade d'élite dirigée par Bill contournerait les lieux pour infiltrer le Temple par les airs avec des balais. A peine l'armée fut préparée que une horde d'inferis se jeta sur les soldats, tentant de les éventrer tandis que les mages et prêtres décimaient tant bien que mal leurs rangs en utilisant leurs sortilèges les plus dévastateurs. Malheureusement, ils ne pouvaient pas utiliser un sort tel que Feudeymon attendu qu'ils ne savaient pas s'ils pouvaient le contenir et surtout, ils voulaient éviter que le sortilège entre en contact avec le siphon tellurique situé dans le Temple, pouvant entrainer alors une explosion cataclysmique.
L'escouade de Bill ne perdit pas de temps, et ils se dirigèrent immédiatement vers le sommet du Temple d'où sortait une colonne bleutée de magie. Ils atterrirent au sommet et entrèrent silencieusement.
"Bon, j'ai lancé quelques sortilèges d'analyse, et pour le moment, pas de pièges mais tenez-vous tout de même sur vos gardes." Murmura alors Bill.
Les autres hochèrent de la tête tout en avançant, vérifiant les moindres coins et recoins à la recherche du Phylactère, ou bien d'inferis qui pourraient être stationné en guise de gardiens. Heureusement, il n'y en avait aucun.
Pendant une bonne dizaine de minutes, ils arpentèrent des couloirs froids avec des murs couverts de runes, peintures et statues représentant des hommes et femmes portant des robes cérémonielles et arborant divers bijoux.
"On croirait franchement être en Amérique du Sud…" Fit de façon absente Bill.
Draco, qui avait déjà visité un temple en Amérique du Sud avec Harry hocha de la tête, tout à fait d'accord.
C'est alors qu'ils ressentirent comme une aura de puissance, et lorsqu'ils regardèrent devant eux, ils virent une grande porte.
"Bon, quelque chose me dit qu'on vient de trouver la salle du siphon. Et connaissant notre chance, la liche doit être dedans." Fit alors Bill en dégainant sa baguette.
Les autres suivirent son exemple, Draco sortant sa baguette, tandis qu'Octavian attrapa à deux mains son bâton et que Clarisse dégaina son xiphos fétiche avec son bouclier. Cela attira le regard d'Octavian.
"Tu as encore cette arme graecus?" Demanda-t-il avec dédain, faisant rouler des yeux Clarisse.
"Cette arme graecus, comme tu dis, a éventré plus de monstres que de cul que t'as léché, et ça veut dire beaucoup!" Répondit-elle avec un sourire mesquin.
Octavian lui envoya un regard noir avec de soufflé, mécontent.
Ils arrêtèrent cependant de se chamailler lorsqu'ils arrivèrent devant la grande porte en bois. Bill fit alors un moulinet avec sa baguette, faisant apparaître une lumière bleue.
"Bon, c'est confirmé, le siphon est derrière. Par contre, aucune idée si la liche est présente. Le sort de révélation est totalement inutile avec tous les inferis présents dans les parages. Prêts?" Demanda alors le briseur de sorts.
"Quand tu veux l'rouquin! J'vais lui botter l'derch à la momie!" S'exclama alors Clarisse avec un sourire féroce.
Bill regarda Draco, attendant son ordre, et lorsque celui-lui hocha de la tête, il ouvrit alors la porte avec un Alohomora suivi d'un Depulso par précaution pour faire une entrée fracassante, si jamais des inferis se tenaient derrière la porte.
Ils écarquillèrent des yeux en voyant l'immense pièce, avec en son centre, un autel sur lequel flottait une urne prise dans une colonne bleutée sortant tout droit de l'autel.
"Bordel de merde, le phylactère est en plein dans le siphon! Pas étonnant qu'il contrôle autant d'inferi le mort-vivant!" S'exclama alors Bill, les yeux écarquillés.
Son exclamation attira bien-évidemment l'attention de la liche, qui se situait juste à côté de l'autel, mais qui pourtant n'avait pas entendu leur arrivée fracassante. Draco fusilla Bill du regard, qui sourit de façon contrite.
"Oups, héhé, désolé?"
"Abruti!" Dit alors Clarisse avant de diriger son attention sur la liche.
La liche était un amas d'ossements flottants maintenus par des filaments de magie avec quelques bandes entourant son torse. Elle n'avait cependant plus de jambes, remplacées par des banderoles flottantes. Enfin, ses yeux étaient rouges vifs, rappelant étrangement un certain Voldemort.
"Vous n'avez pas le droit d'être ici, étrangers! Prosternez-vous devant le grand Naltalus ou mourrez!" S'exclama la liche d'une voix rocailleuse.
"Tu peux toujours te brosser, sac à merde! J'vais t'foutre une dérouillée, tu vas r'tourner pleurer dans les jupons d'ta mère!" Cria alors Clarisse.
Draco, Bill et Octavian eurent du mal à s'empêcher de rire face au visage courroucé de la liche qui hurla de colère. Sans perdre un instant, la liche se jeta sur Clarisse en lançant des sorts mineurs de froid qu'elle parât avec son bouclier. Octavian tenta d'incinérer la liche, mais il remarqua sur ses sorts ne fonctionnaient pas.
"Il faut détruire le phylactère!" Cria alors Bill.
Voyant Draco se diriger vers le phylactère, la liche fit un signe de la main, faisant ouvrir une porte dont sortirent une vingtaine de squelettes animés qui se dirigèrent rapidement vers le phylactère afin de le protéger.
"Hey, ducon !" Cria alors Clarisse pour attirer l'attention de la Liche.
Le mort-vivant tourna le regard vers elle, mais il n'eut pas le temps d'esquiver le bouclier qu'il se prit en plein visage, faisant voler sa tête à deux mètres.
"Impertinente, tu vas me le payer!" Cria la tête.
Clarisse éclata de rire avant de se jeter sur les squelettes, profitant du fait que la Liche était temporairement désarmée. Bill, remarquant alors que Draco était submergé par les squelettes, s'écria.
"Octavian, libère moi un passage avec tes sorts vers le phylactère, et surtout, n'utilise pas ta magie sur le siphon!"
Octavian hocha simplement de la tête, avant de se concentrer et d'incinérer autant de squelettes que possible se trouvant entre Bill et le siphon. Ce dernier en profita alors pour courir très vite vers le phylactère et se jeta dessus, le retirant ainsi que siphon. Il ne perdit pas de temps, et il fit explosé le phylactère avec un Bombarda bien placé. Le résultat fut immédiat, et les squelettes s'effondrèrent au sol, tandis que la Liche hurla avant de se décomposer.
Clarisse éclata alors de rire avant de cracher au sol.
"Eh bah, votre liche vaut pas un minotaure!" S'exclama-t-elle.
"Je pense surtout qu'on a eu de la chance. Il est évident que cette liche n'était pas très puissante, et vu le phylactère, il n'avait pas correctement effectué son rituel d'ascension. Je peux t'assurer qu'une liche est normalement bien plus coriace que ça." Répondit Bill en rangeant sa baguette.
Clarisse renâcla, non convaincue.
"Au fait, merci pour ton aide Clarisse." Dit alors Draco en lançant plusieurs fois Tergeo sur lui pour enlever la poussière d'os.
"Y a pas de quoi, blondie."
Octavian roula des yeux face à la réponse de Clarisse. Il décida alors de s'approcher de l'autel qui continuait de siphonner les lignes telluriques, suivi de près par Bill.
"Comment ça fonctionne?" Demanda-t-il.
Bill fronça des sourcils tout en plissant des yeux. Il détailla alors l'autel se situant devant lui. C'était un autel en pierre basique, entouré de runes lambda de siphonage et d'accumulation. Normalement, ce genre de runes n'auraient pas dû suffire à siphonner les lignes telluriques, mais elles étaient tracées avec du sang, augmentant alors leur potentiel.
"Très simple, il y a des runes Sowilo et Naudiz pour le soleil, le besoin et le pouvoir, avec la rune Waz qui veut dire généralement 'dieu'. En fait, c'est plus une sorte de rituel d'invocation pour tenter de faire venir un dieu, mais vu que le cercle d'invocation a été placé au-dessus d'un nodule tellurique, et qu'il a été tracé avec du sang, et surement que le dieu invoqué n'existe pas, alors le rituel a siphonné la source de pouvoir la plus proche, soit les lignes telluriques. Je pense aussi que le rituel a siphonné la vie dans les alentours, surement responsable de l'extinction de la civilisation qui était ici." Expliqua alors Bill.
Octavian écarquilla des yeux, choqué et consterné, tandis que Draco et Clarisse furent dégoutés, ayant tout entendu.
"Et comment peut-on mettre fin à ce rituel?" Demanda alors l'augure.
Bill sourit simplement avec de lancer un simple Tergeo suivi d'un Récurvite, nettoyant complètement l'autel. Le résultat fut instantané, et la colonne de magie disparue.
"Comme ça." Répondit Bill avec un sourire goguenard.
"Parfait ! On va enfin pouvoir commencer la construction du puits magique sur ce foutu continent et j'vais enfin pouvoir rentrer à Avalon avant de revenir pour 'gouverner'." Fit Draco, enthousiaste.
"Je suppose que tu comptes détruire le temple?" Demanda alors Bill, déçu.
"Oui! Je refuse de garder une horreur pareille sur mes terres, et puis, pour construire le puits, et donc le portail, il nous faut de la place! Bon, au travail!" S'exclama Draco, ravi, tandis que Bill roula des yeux.
Mer fumeuse, abords de la Péninsule Valyrienne,
Pendant ce temps-là, dans la Mer fumeuse, un bateau naviguait tranquillement dans les eaux toxiques autour de la Péninsule Valyrienne. Heureusement, les occupants possédaient tous une Bulle d'air autour d'eux grâce au sortilège de Têtenbulle. Mais ce n'était pas suffisant.
"Bordel, il fait vraiment chaud ici!" S'exclama alors Percy.
Les autres membres d'équipage, qui n'étaient autre que des Gardes Royaux ne purent qu'hocher de la tête, suant à grosses gouttes tout en soufflant avec force. De son côté, Harry ricana, bien qu'il suait tout autant.
"Eh bah mon chéri, un sort de refroidissement ne te suffit pas ?" Demanda le Roi, amusé.
Il reçut pour seule réponse un regard noir de Percy. Ce dernier n'était toujours pas habitué à ressentir la chaleur depuis son changement de race, bien qu'il ait gardé son contrôle sur l'eau. Percy s'approcha alors d'Harry et le serra dans ses bras, au grand dam de ce dernier.
"Perce, il fait chaud!" S'exclama alors Harry, tentant tant bien que mal de s'extirper des bras collants de son mari.
Ce dernier éclata de rire avant de s'exclamer avec un sourire amusé.
"Eh bah, mon chéri, un sort de refroidissement ne te suffit pas?"
Harry ricana face à la répartie de son mari, mais il s'éloigna tout de même.
"On est bientôt arrivé?" Demanda alors Harry à Percy, celui-ci étant toujours capable de se repérer dans l'eau.
Percy regarda simplement l'Océan avant d'hocher de la tête. Il dit alors.
"Yup, on est bientôt arrivé. Bon, j'dois m'occuper de manier le navire pour éviter qu'on s'échoue comme des baleines."
Harry hocha de la tête, tandis que Percy se plaça derrière la barre du navire. Harry était bien content que Percy ait décidé de venir, car il n'aurait jamais pu naviguer dans un tel brouillard toxique et pestilentiel. L'un des gardes royaux, l'un des plus fidèles, soit Fenrir Greyback, posa alors une question.
"Hey, vot' majesté, vous êtes sûr que ct'une bonne idée de laisser vot' parrain diriger l'royaume?"
Harry sourit simplement en regardant Fenrir, qui était devenu l'un de ses plus fidèles gardes et protecteurs à la mort de son grand-père. Au début, il avait été étonné lorsque ce dernier s'était proposé pour entrer dans la Garde Royale, mais très vite il devint un membre indispensable de la Garde, au point de devenir le second de Neville, qui était resté pour l'occasion à Avalon pour veiller sur Sirius, et l'empêcher de faire des bêtises monumentales, quoi qu'il espérait que Remus s'occuperait de l'en empêcher.
"Je sais que mon parrain n'est pas la plus brillante des lumières, et qu'il est gamin, mais je lui fais tout de même confiance pour gérer le Royaume pendant un mois ou deux en mon absence. Je lui ai laissé des instructions, et au pire des cas, je sais que Lucius, Remus et Neville seront avec lui pour éviter qu'il fasse des bêtises. Ou en tout cas, limité les dégâts causés par ses excentricités. J'espère juste qu'il n'organisera pas une orgie dans mon Palais…" Répondit Harry en soupirant face au comportement de Sirius.
Fenrir aboya de rire, amusé, tandis que les autres gardes sourirent en repensant à Sirius et le jour où il tenta d'organiser une orgie dans le Palais pour soi-disant 'fêter' l'enterrement de vie de garçon d'Harry, alors qu'en fait, il voulait juste en profiter pour tirer un coup avec une gonzesse ou un mec, peu importe. Heureusement pour lui, Harry avait décidé de fêter son enterrement de vie de garçon chez les Portesoleil, et il n'avait donc pas assisté à la débauche se jouant dans son palais, mais cela ne l'avait pas empêché de gronder Sirius comme un vulgaire cabot, lui donnant même un coup sur la tête avec un journal, au plus grand délice des occupants de la pièce à ce moment-là. Surement Harry avait-il été énervé de retrouver Sirius, complètement nu, avec un homme et une femme, dans son lit… En tout cas, lorsque Percy eut vent de ces péripéties, il explosa de rire avant de prendre une mine horrifiée en apprenant que leur lit avec été désacralisé par Sirius. Ce jour-là, Sirius se tint à l'écart de l'eau, effrayé d'être noyé.
"Mieux vaut pour lui qu'on le retrouve pas dans notre lit, ou il faudra te trouver un nouveau parrain!" Cria alors Percy, éloigné.
Les gardes éclatèrent de rire, tandis qu'Harry se contenta de sourire, amusé. Enfin, les brumes entourant le navire commencèrent à se dissiper.
"On arrive, on se prépare!" Ordonna alors Percy, tandis que les gardes s'affairèrent à jeter l'ancre et préparer les barques pour accoster.
Harry fut le premier à descendre du navire avec Percy, Fenrir et deux autres gardes, suivis de près par une centaine de gardes sur d'autres barques, tandis qu'une dizaine restait sur le navire en cas de problèmes. Lorsqu'ils finirent par débarquer sur les côtes stériles et désolées de l'île au sud de la Péninsule Valyrienne, ils ressentirent comme un immense coup de chaleur qui les rendit légèrement nauséeux. C'est alors que Percy se mit à blanchir vivement, alarmant Harry au passage.
"Percy, ça va aller?" Demanda alors Harry, très inquiet face à la pâleur de son mari.
Ce dernier avait les yeux écarquillés et les pupilles dilatées, semblant revivre un cauchemar. Lorsqu'Harry lui toucha l'épaule, il sortit de sa transe en sursautant, avant de serrer vivement le Roi dans ses bras, effrayé.
"Perce?" Fit Harry, doucement pour ne pas affoler Percy.
"Je…" Tenta Percy, sans aval.
Harry l'encouragea doucement à s'exprimer, tout en le laissant le serrer fortement dans ses bras, malgré la chaleur pesante.
"Ici, ça me rappelle le Tartare…L'odeur, l'air toxique, la chaleur étouffante, la pénombre avec les nuages de cendre, il ne manque que les monstres sans fin pour être identique au Tartare." Avoua alors Percy, serrant Harry avec plus de force.
Harry se traita mentalement d'imbécile, n'ayant pas pensé qu'un tel endroit ressemblerait fortement au Tartare, et donc causerait une réaction ESPT (Etat de Stress Post-Traumatique) de Percy. Perseus avait beau être le 'dominant' de leur relation, même lui pouvait se sentir faible à certains moments, comme celui-ci.
"T'inquiète pas mon amour, je peux te promettre qu'on ne restera pas trop longtemps ici. Et puis, il n'y a pas de monstres diaboliques, titans ou primordiaux tarés dans les parages, au pire des cas, un dragon ou deux, mais je pense que tu sauras t'en occuper. D'accord?" Fit Harry en rassurant son consort.
Ce dernier hocha simplement de la tête, le nez dans les cheveux d'Harry pour respirer autant que possible son odeur de shampoing qui permettait de le détendre un peu. Les gardes observant la scène ne savaient pas quoi penser, étant la première fois qu'ils voyaient l'un de leurs souverains dans un tel état. Ils avaient bien-entendu eut vent des péripéties des héros de l'Olympe, mais ils ne pouvaient imaginer les horreurs du Tartare. Les anciens demi-dieux se trouvant parmi les gardes ne purent qu'envoyer des regards sympathiques à Percy, certains l'ayant entendu plusieurs fois hurler lorsqu'ils faisaient des cauchemars à cause du Tartare. Ils ne l'enviaient pas.
Une fois Percy calmé, ils avancèrent de nouveau en direction de l'Ancienne Valyria, la Capitale de l'Empire maintenant déchu, espérant y trouver des reliques, richesses ou bien des connaissances utiles.
Ils finirent par trouver l'une des grandes routes menant directement à la capitale, et ils la suivirent. Ce fut pour certains l'horreur, voyant sur le chemin des centaines de cadavres calcinés, certains ayant même fondus pour se transformer en obsidienne. C'était horrifiant, surtout qu'il y avait des adultes comme des enfants, figés dans une terreur sans fin pour l'éternité.
"Bordel de merde, ces volcans auront vraiment causé une vraie pagaille ici!" S'exclama alors l'un des gardes, tandis que d'autres hochèrent de la tête.
Sur le chemin, ils trouvèrent quelques armes encore utilisables en acier, et majoritairement de l'or et autres bijoux. Les habitants ayant tenté de fuir avaient essayés de prendre autant d'or avec eux que possible, surement pour pouvoir subvenir à leurs besoins une fois en sécurité. Hélas, ils ne purent quitter à temps les lieux, et désormais, l'or reposait avec eux. Bien-entendu, Harry permit aux soldats de récupérer l'or, après tout, ils ne servaient pas aux morts mais aux vivants. Certains bijoux étaient malheureusement devenus irrécupérables, endommagés par les fortes températures, certains ayant fondus, d'autres étant brisés.
Ils durent à un moment donné établir un camp pour se reposer, déployant ainsi des tentes magiques avec plusieurs enchantements de refroidissement pour établir une température appréciable dans les tentes. Lorsque Percy et Harry entrèrent dans la leur, ils poussèrent un gémissement de plaisir face au froid présent, et ils n'attendirent pas pour prendre un bain ensemble. Une fois fait, Harry décida alors de faire la cuisine, préparant alors un plat de porc au curry mélangé avec du colorant bleu pour faire plaisir à Percy, avec du Riz provenant des rizières installées dans le sud de Quel'Thalas, non loin des vignes. C'est alors que Kreattur fit son apparition, en fusillant Harry du regard.
"Le maître ne devrait pas avoir à cuisiner! Que vais-je faire moi?" Demanda alors l'elfe.
Les anciens elfes de maison avaient gardé leurs noms, refusant de prendre un nom de famille et décidant volontairement de devenir une caste servante. Il semblerait qu'en effet, malgré les changements apportés à leur race, les elfes de maisons gardèrent leur propension à servir, au plus grand plaisir des anciens sorciers. Bien-entendu, leur façon de parler s'était améliorée, ainsi que leur apparence, sans compter le fait qu'ils étaient désormais rémunérés avec des jours de congés, bien qu'ils ne les utilisent qu'en cas de grossesse pour les femmes, ou bien pour s'occuper de leurs enfants en bas-âge. Ainsi, en tant que Roi, Harry avait à son service plus d'une centaine de serviteurs, avec Kreattur en tant que majordome en chef. Eh oui, les elfes de maisons furent simplement renommés Majordomes. Quant à Dobby, il fut nommé responsable du recrutement des majordomes du Palais, et il s'occupait principalement des Lunenoir, au grand plaisir de Sirius qui en avait ras-le-bol de Kreattur.
Harry sourit de façon contrite face à la réprimande de son majordome.
"Je voulais juste préparer à manger pour mon mari, j'ai le droit voyons! Et puis, je te laisse t'occuper du dessert et de tout nettoyer." Répondit le Roi amusé.
Kreattur roula des yeux avant de claquer des doigts.
"Le dessert est déjà prêt. Kreattur savait que vous alliez faire ça, donc Kreattur a préparé un bon dessert bleu pour ses maîtres. Des îles flottantes."
Harry remercia Kreattur avant d'aller dans la salle de séjour où Percy attendait tranquillement à table. A peine fut-il assis que les plats firent leur apparition sur la table, et Percy ne put s'empêcher de sourire en voyant le curry bleu.
"Tu sais que je t'aime toi?" Demanda alors de façon rhétorique Percy avant de se jeter sur son plat.
Harry ricana avant de manger, dégustant avec le plat un délicieux coca version magique. Vu qu'ils n'avaient pas pu faire venir la firme, ils avaient décidé de composer leur propre recette, et se servant des verres des demi-dieux, ils pouvaient donc avoir la boisson qu'ils souhaitaient, au plus grand plaisir de Percy qui demanda évidemment un coca bleu. Une fois le plat fini, dont Percy se resservit trois fois, ils dégustèrent le dessert préparé par Kreattur. Une fois rassasié, ils partirent se coucher tranquillement, en profitant pour faire un peu plus que dormir.
Cette situation se répéta pendant plusieurs jours.
"S'rieux, p'quoi on peut pas utiliser les balais ou les faucons-dragons? Il faut bien qu'ils servent les hybrides!" S'exclama alors Fenrir.
Harry ricana face au langage plus que coloré de Fenrir.
"Fenrir, l'atmosphère est surchargée de cendres, donc on ne peut pas prendre la voie des airs, c'est bien trop dangereux et nous avons trop peu de visibilité." L'informa alors Harry.
Fenrir grogna et pesta de mécontentement, mais il comprit que c'était bien trop dangereux. Cela ne l'empêcha pas de maudire les volcans et autres catastrophes naturelles.
Au bout de deux semaines, ils finirent par arriver aux abords d'une sorte de gouffre géant, et lorsqu'ils observèrent l'intérieur, ils purent alors voir une immense cité à trois quart détruite, en grande partie recouverte de lave. Heureusement, une partie de la ville composée d'une immense tour, d'un grand bâtiment blanc et d'une sorte de Palais semblaient intacts, protégés par plusieurs autres bâtiments effondrés bloquant la lave.
"Sérieux, tout ce chemin pour trois vulgaire bâtiments?" S'écria alors Percy.
"Du calme, Perce. Qui sait ce que nous trouverons à l'intérieur de ces bâtiments. Et puis, le Palais semble en excellent état, or la plupart du temps, c'est dans le Palais que l'on trouve ce que l'on cherche." Répondit Harry avant de commencer la descente en grimpant une tour couchée.
Il fut suivi bien-entendu par le reste des gardes et Percy, et ils durent tous utiliser un nombre incroyable de sorts de gel pour tenter de refroidir la lave. La réussite ne fut que partielle, mais bien suffisante pour eux et permettant de réduire légèrement la chaleur au niveau de la tour, leur permettant de traverser sans mourir de chaud.
Enfin, ils arrivèrent devant le bâtiment blanc, mais ils ne pouvaient lire ce qui était écrit dessus, la langue étant incompréhensible, malgré la similarité à la leur. Harry décida d'utiliser un sort de traduction, ne souhaitant pas perdre de temps. Il plissa alors des yeux pour lire ce qui était écrit.
BANQUE DES SEIGNEURS DRAGONS
"Bon, c'est la Banque appartenant aux Seigneurs Dragons. Si je me souviens bien, ce sont eux qui régnaient sur tout l'Empire, donc elle doit être remplie d'or. Allons voir dedans." S'exclama alors Harry avec un grand sourire.
Ils ne perdirent pas de temps et entrèrent immédiatement dans le grand bâtiment. Ils durent se confronter à quelques portes et coffres fermés, mais rien qu'un Alohomora ne puisse régler. Heureusement qu'ils avaient pris des malles enchantées, car la banque était pleine. Bon, l'or n'était pas une nécessitée pour eux, mais aux moins, ils auraient des réserves de dragons d'or au lieu d'échanger leurs soleils contre des dragons. Quant à l'endroit, il était vide de ses occupants, avec un sol en marbre poli, des murs taillés, gravés et élégants et d'immenses lustres. L'endroit puait littéralement la richesse. C'est alors qu'ils s'apprêtaient à quitter les lieux qu'Harry remarqua quelques runes gravées sur l'un des murs. Lorsqu'il s'en approcha, il blanchit.
"Je pense avoir découvert la raison pour laquelle ce 'fléau' s'est produit." Dit-il à voix haute, attirant l'attention de Percy et des gardes.
"Ah bon?" Demanda son mari, intrigué.
Harry hocha de la tête tout en pointant du doigt les runes. Percy observa les runes, en reconnaissant certaines, mais il ne comprit pas le schéma. Harry décida alors de le lui expliquer.
"Ce sont des runes de protection pour renforcer le bâtiment. Le problème, c'est que ces runes puisent dans l'énergie géothermique des volcans. Je suppose qu'à force d'utiliser ces runes, il y a eu saturation, entrainant alors une éruption en chaîne des quatorze volcans de la Péninsule. En tout cas, ces runes sont excellentes, ils ont simplement été trop confiant en surutilisant les runes de ponction."
Percy écarquilla des yeux.
"T'es en train de me dire qu'ils sont responsables de leur propre fléau?" Demanda le consort, choqué.
Harry se contenta d'hocher de la tête. Au moins, ils avaient désormais la réponse à cette célèbre question: Qu'est-ce qui a déclenché le fléau de Valyria. Eux-mêmes.
Ils sortirent du bâtiment, décidant alors d'aller vers la Tour. La tour était assez gigantesque, mesurant au moins cent mètres de haut, un exploit pour une telle civilisation. Lorsqu'ils entrèrent, ils comprirent alors à quoi servait cette tour. C'était en fait une bibliothèque.
"Annabeth serait heureuse ici." S'exclama alors Percy.
Harry hocha simplement de la tête en voyant les rangées entières de livres s'élevant jusqu'au sommet de la tour. Ils ne perdirent pas de temps, ne souhaitant pas rester dans cet enfer plus que nécessaire et utilisèrent des sorts d'invocation pour ranger les livres dans des malles. Ils auront largement le temps de tout trier à Avalon. Percy rougit alors en attrapant l'un des livres, aiguisant la curiosité d'Harry. Il comprit très vite pourquoi.
Percy tenait entre ses mains un roman érotique Valyrien. Harry ricana avant de le jeter dans l'une des malles.
"Je me demande si la majorité de ces livres sont érotiques…" Fit pensivement le Roi.
Ils finirent par quitter l'endroit, ne souhaitant pas s'attarder. Ils se dirigèrent alors enfin vers le Palais. Harry comprit alors grâce aux quelques écrits éparpillés ici et là, que ce Palais était en fait le bâtiment central du gouvernement de l'Empire Valyrien, servant de lieu de rassemblement pour les Seigneurs Dragons. L'endroit était richement décoré, avec des tapisseries encore en bon état, bien que certaines soient miteuses, des fontaines représentant des hommes et femmes chevauchant des dragons, et des statues et bustes un peu partout. Ils trouvèrent enfin l'une des armureries, et ce fut le jackpot.
"Bordel, regardez-moi tout ça!" Siffla Fenrir, les yeux écarquillés.
La salle était remplie d'armures et armes en acier Valyrien. Il devait y avoir une cinquante d'armures et une bonne quarantaine d'épées et lances, sans compter une bonne centaine d'arcs en os de dragons. En somme, un excellent butin pour Harry. Il savait déjà ce qu'il allait faire de ces armes et armures. Après tout, c'était des objets rares et prisés parmi les habitants natifs de Tellus, et il savait parfaitement qu'il pourrait s'en servir pour marchander et établir des traités à son avantage. Il avait même entendu dire que Tywin Lannister était prêt à payer deux millions de dragons d'or pour retrouver Rugissante, l'épée de sa famille perdue par son ancêtre, le Roi Tommen II Lannister.
Une fois l'armurerie vidée, ils cherchèrent d'autres salles, trouvant alors divers salons et autres couloirs remplis de peintures et statues. Ils en récupérèrent autant que possible pour décorer Avalon, estimant que les Valyriens étaient doués en art. Enfin, ils arrivèrent dans la pièce centrale dans laquelle se situait une immense table ronde avec quarante chaises. Soit trente-neuf chaises normales et une sorte de trône, surement pour le dirigeant du conseil. Les chaises et le trône n'avaient rien d'exceptionnel, par contre, la table attira l'œil d'Harry. Elle était faite entièrement en cristal avec diverses runes pour renforcer sa résistance. Harry décida de récupérer la table en la rapetissant et la plaçant dans sa malle personnelle. Elle serait parfaite dans sa salle de réunion.
Ils décidèrent enfin de quitter l'endroit et de fouiller les alentours. Ils espérèrent trouver quelques dragons, mais l'endroit était totalement désert. Ils purent trouver quatre œufs de dragons, deux verts et deux bleus, et Harry décida qu'ils seraient parfaits pour les deux enfants d'Elia Martell, soit Aegon et Rhaenys. Au fur et à mesure, Harry était devenu une sorte de père adoptif pour les deux enfants, chose qui ne le dérangeait pas le moins du monde, et Percy estimait qu'Harry serait parfait avec des enfants, le faisant rougir plusieurs fois avec ses insinuations peu subtiles.
Finalement, ayant franchement marre de la chaleur, ils décidèrent de retourner au navire, et connaissant désormais la route, ils partirent plus vite qu'ils n'arrivèrent. Ils arrivèrent donc au navire au bout d'une semaine, et ils s'empressèrent de quitter les lieux. C'est alors que Percy, qui prit la barre, les informa qu'il y avait une épave échouée sur le récif devant eux, mais que le navire n'était pas Valyrien, mais bel et bien de Westeros. Ils décidèrent alors d'enquêter plus avant.
Quelle fut leur surprise lorsqu'ils découvrirent alors un navire en mauvais état avec des voiles rouges avec un lion d'or. C'était un navire ayant appartenu aux Lannister, et ils décidèrent d'enquêter. Grâce aux manœuvres habiles de Percy, ils purent s'en approcher facilement, et ils purent récupérer un petit coffre rempli de dragons d'or, quelques armures en acier en bon état, et le cadavre de nul autre que Tommen II. Par respect, ils brûlèrent le cadavre, et se faisant, ils découvrirent sous le cadavre une lame. Lorsqu'Harry prit l'épée, la dégainant de son fourreau, il ricana de façon maléfique, faisant frissonner Percy.
"Tu me fais peur quand tu ricanes ainsi, 'Ry. Alors, qu'est-ce qui t'amuse autant?" Demanda alors Percy.
Harry lui tendit simplement la lame, et Percy apprécia l'épée entre ses mains.
"C'est une bonne lame. J'ai bien envie de la garder, t'en penses quoi?" Demanda Percy.
"Avec grand plaisir, Perce. Comme ça, on pourra énerver Tywin, héhé." Fit alors Harry. Il décida d'expliquer sa réponse face au regard interrogateur de son mari.
"Tu tiens entre tes mains la célèbre épée des Lannister, Rugissante. Maintenant, on aura de quoi faire taire Tywin si jamais il devient trop envahissant. Il est prêt à payer autant que possible pour obtenir cette lame, et je suis persuadé qu'il paierait très cher pour aussi savoir ce qu'il est advenu du membre de sa famille, Tommen."
Les yeux de Percy s'illuminèrent à l'idée de se moquer du vieux lion. Après tout, lui-aussi en avait marre de ses demandes incessantes pour des mariages, ou bien pour simplement négocier afin de permettre aux Lannister de mettre le pied à Avalon.
"Bon, il est temps de rentrer à Avalon. Je me demande comment se passe la colonisation d'Ulthos. Et aussi la reconstruction d'Harrenhal." Fit Harry en se lovant dans les bras de Percy, qui avait déjà attaché l'épée à sa ceinture.
\Break/
Harrenhal, Conflans, Westeros,
Théodore Nott regardait les plans étalés devant lui.
"Alors, ça avance?" Demanda alors Blaise Zabini en entrant dans le bureau de Théodore.
"Oui, ça avance parfaitement bien. Je pense que d'ici quelques jours, nous aurons fini le gros de la reconstruction et pourrons enfin installer des quartiers définitifs pour nos soldats. Il faudra aussi finir la construction du marché, de l'hôtel des ventes et des deux auberges avant de pouvoir ouvrir nos routes commerciales avec le reste des moldus. Ce château est si grand que sa reconstruction met un temps fou à se réalisée." Répondit Theo avant de s'avachir sur un fauteuil.
Blaise ricana face au comportement de son ami.
"Tu ne devrais pas vraiment te plaindre, tu sais. Après tout, Harry t'a tout de même nommé Marquis d'Harrenhal. Tu vas enfin pouvoir t'établir avec une famille et tout le reste." S'exprima alors Blaise avec un clin d'œil.
"Tu sais très bien que toute ma famille est morte, blaise, et que les relations ne m'intéressent pas du tout." Répondit Theo, blasé.
"Eh bien, tu n'as qu'à faire un mariage de convenance, comme la plupart des nobles. Je peux me dévouer si tu veux." Fit Blaise en battant des cils.
Theo le regarda, amusé, avant de secouer de la tête.
"Non merci, ça ira. Une vie entière en couple avec toi serait l'horreur. Tu es sexuellement ultra actif, précieux et volage, mon contraire total."
"Ne dit-on pas que les contraires s'attirent?" Fit Blaise en s'approchant de Theodore d'un pas félin.
"T'étais pas censé être en couple avec Daphné?" Demanda alors Theo en rougissant légèrement face au comportement de son meilleur ami.
"Bah, je l'ai plaqué. Après ce qu'elle a fait à Harry, je ne voulais surement pas rester avec cette petite garce. Et puis, même si c'était toujours le cas, rien ne m'empêche d'avoir plusieurs partenaires." Ronronna alors Blaise en caressant le visage de Theo.
"Arrêtes tes bêtises, Blaise, c'est pas marrant!" S'exclama alors Theo, rouge de honte.
Blaise plissa alors des yeux, s'approchant alors de Theo avant de lui murmurer à l'oreille.
"Qui te dit que je ne suis pas sérieux?"
Theo se raidit alors, sur le guet. 'Est-il vraiment sérieux, ou est-ce qu'il me fait marcher?' se demanda-t-il. Blaise se retira alors avec un grand sourire avec d'éclater de rire. Le cœur de Theo se fissura. 'Bien-sûr qu'il rigolait, comme s'il s'intéresserait à moi.' Pensa-t-il, maussade. Blaise, amusé, ne se rendit pas compte de la querelle intérieure de Theo.
"Bon, je te laisse, je vais tenter de voir si j'peux tirer mon coup avec Astoria, vu que Draco a rompu ses fiançailles avec elle, elle est libre maintenant. Ciao, bello." S'exclama l'italien avant de quitter les lieux en sifflotant.
Theo soupira, les larmes aux yeux, content que Blaise ne puisse le voir ainsi. Ses épaules secouèrent tandis que quelques larmes roulèrent sur ses joues. Il avait beau espéré que Blaise le remarque, ce dernier préférait toujours les femmes, et il en pouvait plus d'espérer vainement que ce dernier s'intéresse à lui. Et à chaque fois, il venait lui conter ses aventures, ce qui n'améliorait pas l'humeur de Theo. Les gens avaient torts de croire qu'il était asexuel, bien au contraire, il était simplement attiré par Blaise et personne d'autre. Oh, il avait été attiré par Harry, Draco et même Marcus Flint, mais au final, il tomba amoureux de Blaise Zabini, le coureur de jupons le plus connu d'Avalon, et surement l'homme le plus infidèle qui existe.
Tandis qu'il pleurait, il ne remarqua pas l'entrée de Marcus Flint, le commandant d'Harrenhal. Ce dernier avait bien changé depuis Poudlard, avec une dentition parfaite, et évidemment des oreilles élancées pour marquer ses traits d'elfe. Il se racla alors la gorge pour signifier sa présence. Theo se sécha rapidement le visage avec sa robe, légèrement honteux d'être vu ainsi. Lorsqu'il remarqua que ce n'était nul autre que Marcus Flint, il piqua un fard.
"Il y a un problème, Theo?" Demanda alors Marcus, concerné.
"Ce n'est rien, Marcus, juste quelques problèmes personnels, rien de bien grave." Répondit hâtivement Theodore.
Marcus fronça des sourcils face à la réponse plus que fausse de Theodore.
"Theo, ne me ment pas, si ce n'était pas si grave, tu n'en pleurerais pas. Tu sais bien que tu peux tout me dire." Tenta alors Marcus de le convaincre.
Theo se mordit la lèvre inférieure, ne sachant pas s'il devait tout avouer ou bien changer de sujet. Au final, il décida de tout avouer, se disant que ça ferait du bien de tout déballé à quelqu'un au lieu de garder ça pour lui. Marcus écouta alors attentivement ce qu'avait à dire Theo, ne se moquant pas et ne commentant pas, tout en mettant sa main sur l'épaule de Theo pour le consoler. Jamais ne s'était-il douté que Theo puisse être attiré par quelqu'un comme Zabini, pire qu'une péripatéticienne, et pourtant, c'était le cas. Il se sentit mal pour son ami, sachant parfaitement que Blaise ne lui accorderait jamais son attention, et que si c'était le cas, ce serait juste pour tirer un coup, sans lendemains. Il comprenait parfaitement la situation de Theo, lui-même ayant longtemps été amoureux d'une fille, Victoria Ricklaw, une sang-pure qui préférait coucher avec d'autres hommes car elle ne trouvait pas Marcus attirant. Heureusement, il avait fini par ne plus entretenir de sentiments pour elle, surtout après avoir découvert qu'elle avait couché avec deux hommes à la fois.
Theo continua de pleurer pendant quelques minutes après avoir tout expliquer, conforté par Marcus, il réussit à se reprendre en mains. C'est alors qu'il se demanda la raison quant à la présence de Marcus.
"Mais j'y pense, que fais-tu ici, Marcus?"
Marcus fit mine de réfléchir avant de se rappeler la raison originale de sa venue.
"Ah, j'avais presque oublié. Je suis venu te voir pour te dire que le portail menant à Avalon a finalement été stabilisé, ce qui permettra de faire venir l'équipement plus rapidement. Le bataillon va bientôt arriver pour sécuriser les lieux et placer des enchantements anti-enquêtes autour du château afin d'éviter les espions mal intentionnés. Le Roi continue de se méfier de Varys et de ses oiseaux, sans compter les Tully, les Frey et les Lannister qui veulent en savoir plus pour espérer pouvoir nous faire chanter. Même les Tyrell et d'autres familles ont tenté de nous infiltrer, mais bon, avec nos protections, ils peuvent toujours brosser un hippogriffe."
Theo hocha de la tête, ravi de savoir que tout se déroulait comme prévu. Il posa alors une question qui fit grimacer Marcus.
"Et comment se déroule les préparatifs pour ton mariage?"
Theo remarqua alors le tressaillement qui parcourut le corps de Marcus, et il comprit qu'il avait mis les pieds dans le plat.
"C'est annulé. J'ai découvert que Malnine Jikula me trompait avec un autre, elle a donc brisé le contrat de fiançailles stipulant qu'elle devait être fidèle et vierge." Répondit Marcus, pas si désolé que ça.
"Je vois que ça te fait ni chaud ni froid." Remarqua alors Theodore avec un petit sourire, intérieurement ravi que Marcus ne soit pas marié avec la peste.
"Yup. Comme si que je voulais me marier avec cette fille, c'est une véritable sangsue qui veut vivre dans le luxe sans rien faire, et j'ai horreur de ça. De toute façon, le contrat fut organisé par mon père et non par moi. Maintenant qu'il est mort, il ne pourra pas faire un autre contrat, donc je suis enfin libre." Sourit alors Marcus, satisfait de ne plus être enchaîné à la fille indienne et sa famille de sangsues.
Le contrat fut établi dans l'ancien monde entre la famille Jikula, une famille pauvre de sang-purs, et la famille Flint, pour conserver la pureté de sang tout en évitant autant que possible l'inceste. Mais les Jikula espéraient utiliser les Flint comme tremplin politique et économique pour se sortir de leur misère, et donc étaient devenus de véritables épines dans le pied des Flint. Heureusement, les clauses de fidélité et de pureté du contrat ont permis de libérer Marcus grâce à l'ignorance de la fille, et surtout, sa débauche.
"De toute façon, Malnine Flint, c'est pas très joli." Commenta Theodore, sérieux.
Les deux se regardèrent avant d'exploser de rire. En effet, Malnine Flint n'avait rien d'attirant. Ils discutèrent un peu, s'amusant et tentant d'oublier chacun leurs amours respectifs.
"A part les espions indésirables, tu as eu des nouvelles concernant les moldus alentours?" Demanda alors Marcus, intrigué.
Theodore hocha de la tête en signe d'affirmation. Il avait en effet eu des nouvelles de certaines familles de Westeros, et certaines n'était pas forcément bonnes. Il prit une grande inspiration tout en se massant les tempes, fatigué, avant de prendre la parole.
"J'ai reçu un émissaire envoyé par les Tully, qui ont considéré que vu que nous sommes présents dans les Conflans, et qu'ils sont les Seigneurs des Conflans, nous devrions alors payer une taxe d'habitation plus des impôts. Evidemment, je leur ai fait comprendre que Harrenhal n'était plus sous l'autorité westerosi mais sous celle d'Avalon, ils n'étaient pas ravis et ont essayé de s'imposer une fois de plus. Si j'ai bien compris, ils ne sont pas très riches et ils espéraient pouvoir prendre une partie de nos richesses.
Ensuite, j'ai reçu la visite d'un certain Kevan Lannister, le frère cadet de Tywin Lannister. Il a tenté d'établir des relations en demandant une amnistie totale par rapport aux actions de Jamie Lannister. Vu que je n'ai pas autorité concernant ce genre de problèmes, surtout que l'interdiction des Lannister sur sol Avalonien vient directement du Roi, je l'ai renvoyé chez lui en expliquant le problème. Il m'a tout de même remis une lettre écrite par son frère que je dois remettre à Harry. Je la lui transmettrai lorsqu'il viendra inspecter les lieux dans trois mois.
Enfin, j'ai reçu la visite de plusieurs bannerets du Conflans, surtout les envoyés des maisons Blackwood, Bracken et Mallister, mais aussi certaines familles des Terres de l'Ouest et du Bief. Ils souhaitaient savoir si nous les autoriserions à utiliser nos routes commerciales pour traverser avec plus de sécurité les lieux, surtout que nos routes seront gardées de façon constante par des patrouilles et golems pour empêcher des attaques de bandits ou autres raids impromptus. Je leur ai confirmé qu'il sera possible en échange d'une taxe minime, ce qui les a ravi au plus haut point, surtout lorsqu'ils ont appris que nous allons construire un marché, un hôtel des ventes et plusieurs auberges pour leur permettre de commercer plus facilement avec nous.
Par contre, je pense qu'on aura quelques problèmes avec les fer-nés. Il semblerait qu'ils n'aient pas apprécié la construction d'un port de commerce sur le lac de l'œil des dieux, et encore moins le tracé qu'on ait en train de faire pour relier le fleuve de la Fourchette Rouge au lac. Ils pensent qu'ils pourront attaquer certains de nos convois, j'ai hâte qu'ils essaient pour leur rabattre le caquet à ces sauvageons. Franchement, après ce que j'ai entendu sur eux, je commettrai bien un génocide."
Marcus écouta attentivement tout ce qu'avait à dire Theodore, avant de froncer des sourcils.
"Je n'ai pas trop eu le temps me renseigner. Qu'est-ce qu'on dit sur les fer-nés?" Demanda alors Marcus.
Theodore replissa le nez de dégoût, ce qui attisa la curiosité de Marcus. Après tout, Theodore étant quelqu'un d'assez neutre et impassible, il est rare de le voir s'exprimer ainsi.
"Pour te résumer la situation, les fer-nés sont des violeurs et pillards qui tuent pour le plaisir et qui vénèrent une sorte de dieu des noyades. Ils payent ce qu'on appelle le prix du fer, en somme, pillage et massacre sont monnaie courante pour eux. Ils me rappellent vaguement les vikings, mais en beaucoup plus déshonorable." Expliqua alors Theodore, les yeux remplis de fureur.
Marcus comprit enfin la raison pour laquelle Theodore était autant énervé. La mère de Theodore, Muriel Nott, fut violée avant sa mort par un mangemort zélé persuadé qu'elle était de mèche avec l'Ordre du Phénix. Elle était enceinte à ce moment-là, donc l'enfant périt avec elle. Evidemment, apprenant une telle chose, Voldemort décida de punir le mangemort, surtout parce qu'il s'était trompé et que Muriel n'était pas une espionne, mais aussi car il n'aimait pas vraiment la perte d'autant de sang magique. Mais le mal était fait, et Theodore, âgé de quelques mois seulement ne connut jamais son possible petit-frère, ni sa mère. Lorsqu'il apprit l'histoire, Theodore voua alors une haine envers les violeurs et tueurs d'enfants, tout en jurant de ne jamais rejoindre les mangemorts. Heureusement, grâce à Harry, les Mangemorts ne firent jamais leur véritable retour et furent réintégrés dans la société et leurs marques furent effacés, sauf pour certains dépravés qui furent éliminés. En y repensant, Fenrir fut surement le seul à survivre pour ses actes horribles, sans que personne n'en sache la raison. Même Bellatrix fut exécutée, malgré ses liens familiaux avec Harry.
"Et si nous sortions boire un verre, Theo? Je suis sûr que ça te fera du bien." Proposa alors Marcus avec un peu d'espoir.
Theo hocha de la tête, avant de se lever et de quitter l'endroit avec Marcus sans oublier de fermer son bureau. Ils utilisèrent alors le portail menant à Avalon.
