Et voici la suite tant attendue. J'ai finalement décidé d'arrêter le vote concernant un rajout avec le couple Percy/Harry et j'ai mis Jason (voir chapitre suivant), donc M/M/M x)

Vous pouvez cependant continuer de me proposer des couples x) Alerte: MPREG et SMUTT (dans les deux chapitres!)


287 AC (21 ans après la création d'Avalon) (11 ans avant Game of Thrones)

Ulthos, Nouvelle-Avalon,

"Aller, bougez-vous! Je veux que tout soit parfait pour leur arrivée!"

Telle était la phrase que l'on pouvait entendre à travers la Nouvelle-Avalon. La Nouvelle-Avalon était le nom très original (selon Clarisse) qu'avait choisi Draco pour la capitale d'Ulthos. Selon lui, en tant que Portesoleil, il se devait de vivre dans une ville ayant du prestige, et rien de mieux qu'une ville portant le nom de l'Empire et rappelant la mythique île d'Avalon de l'Ancien Monde. Clarisse s'était longuement moquée de Draco le jour où elle apprit le nom de sa capitale, estimant qu'elle manquait beaucoup d'originalité, chose que le Portesoleil réfuta avec autant de grâce qu'un hippopotame ayant la diarrhée. En somme, il bouda comme un gamin et s'enferma dans ses appartements personnels pendant trois jours.

En effet, Draco ordonna en premier lieu la construction du Puits de Magie relié directement au Puits de Soleil et décida de construire par-dessus le puits son Palais, estimant qu'il était vital qu'il ait son propre palais afin de faire preuve de présence et de montrer à tous son pouvoir. En fait, il en avait juste marre de dormir dans une tente et voulait se reposer sur une terrasse en regardant les autres travailler. Une attitude tout à fait normale pour un Male…Portesoleil.

"Le prochain que je vois flâner va devoir me faire un millier de pompes!"

Draco, qui était tranquillement en train de dormir dans son grand lit moelleux ouvrit les yeux en entendant ce cri soi-disant féminin mais manquant de grâce. Roulant des yeux, il se leva avant d'aller dans la Salle de Bain pour tranquillement prendre un bain tout en plaçant un Silencio autour afin de ne pas être dérangé par les cris disgracieux de la 'femme' s'exclamant à en perdre haleine.

Au bout de cinq minutes (selon lui, en fait c'était une heure), il sortit de l'immense Salle de Bain pour aller dans son dressing et se vêtir pour la journée. Pour l'occasion, il choisit l'une de ses plus belles robes faite de la soie la plus douce et la plus résistante, filée de soie d'Acromantula enchantée avec des enchantements et des fils arcaniques pour lui donner plus d'éclat et surtout, la rendre insalissable. Enfin, il décida de s'aventurer hors de ses quartiers personnels pour se rendre dans la Salle à Manger dans laquelle s'affairèrent quelques Majordomes pour lui servir son repas ainsi qu'à Octavian, qui était tranquillement en train de prendre un petit-déjeuner britannique.

L'Augure, qui était parfaitement habillé, vêtu d'une toge blanche et mauve filée d'or avec une broche d'or représentant son titre à la poitrine, avec des sandales dorées et ses cheveux parfaitement coiffés portait une paire de lunettes, estimant qu'une potion pour les yeux était tout à fait inutile et que les lunettes lui donnaient un air distingué. Draco roula des yeux en voyant la paire de lunettes.

Il avait beau critiquer l'objet, il devait admettre que les lunettes allaient parfaitement bien à Octavian comme à bien d'autres. Même Harry portait de temps en temps des lunettes car ça lui donnait un air distingué et plus sérieux. Draco avait essayé, et malheureusement pour lui, cet accessoire de mode se révélait totalement ridicule sur lui.

Lorsqu'il s'assit en bout de table, près d'Octavian et prit un pain au chocolat, Octavian abaissa le journal qu'il tenait entre les mains (nommé La Gazette d'Avalon, dirigée par Rita Skeeter) avant de regarder Draco.

"Bien dormi, Draco?", demanda alors l'Augure tout en levant un sourcil.

"En effet, j'ai bien dormi Octavian, quoi que j'aurai apprécié un réveil un tant soit peu différent.", répondit Draco en poussant un soupir.

Octavian se contenta de ricaner d'une voix rauque, faisant légèrement rougir Draco qui avait commencé à apprécier l'Augure un peu plus que de raison.

"En effet, Clarisse est très vocale aujourd'hui, mais je peux la comprendre. Après tout, leurs Saintetés vont venir aujourd'hui afin d'inspecter les lieux.", rétorqua alors Octavian avant de prendre une bouchée d'œufs au bacon.

Draco hocha de la tête. En effet, c'était aujourd'hui le grand jour de la visite de ses majestés, Halrian et Perseus Haut-Soleil. Sans compter que son père allait lui-aussi venir accompagner de sa mère pour visiter et vérifier que tout se passe bien pour leur fils adoré.

"Je plains tout de même ce pauvre Chris…", commenta alors Draco en secouant de la tête.

"De ce que j'ai cru comprendre, Clarisse est beaucoup plus aimante et timide lorsqu'ils sont entre eux. Il ne faut pas se fier aux apparences, mais en-dessous de ce comportement brusque se trouve une fleur des plus fragiles que seul Chris a su découvrir et cultiver.", fit alors Octavian.

Draco écarquilla des yeux face en entendant la phrase poétique de l'augure, impressionné.

"C'était très beau, Octavian.", fit alors de façon absente Draco.

Il ne se rendit compte de ses mots qu'après les avoir itérés. Lorsqu'Octavian lança un regard surpris à Draco, ce dernier rougit telle une vierge effarouchée. Il pria alors de toute ses forces pour qu'un évènement quelconque le sauve de cet embarras, et une force supérieure sembla répondre ('surement Harry' pensa-t-il) à ses prières.

En effet, avant qu'Octavian ne puisse répondre, un fracas retentit dans la pièce suite à l'entrée en fanfare d'une Clarisse visiblement énervée, suivie de près par un Chris La Rue contrit et légèrement gêné ainsi qu'un Bill Courserouge hilare. Bill s'assit à côté d'Octavian tandis que le couple La Rue s'assit à la gauche de Draco.

Draco remercia tous les dieux qu'il connaissait (en somme, Harry et Perseus) pour cette interruption avant de lancer un regard courroucé à Clarisse pour avoir osé éclaté la porte de son Palais à peine construit.

"Il m'font chier ces incapables! On leur dit de se bouger l'derch, et eux, ils mettent des plombes pour installer quelques décorations. C'pas comme si j'leur demandais d'tuer un titan ou un truc du genre, non, juste d'installer quelques banderoles. Bah!", se plaignit alors Clarisse en dévorant férocement un pain au chocolat.

'Ah.', pensa alors Draco. Il venait enfin de comprendre la raison de l'énervement de Clarisse, et surement la raison de l'hilarité de Bill qui mangeait tranquillement des céréales tout en pouffant de rire à intervalle régulier.

"Pourquoi n'utilisent-ils pas la magie pour installer rapidement toutes les décorations? Ou bien les automates…", commenta alors Octavian, intrigué.

"Car ils sont trop cons!", répondit Clarisse hargneusement.

Chris tenta alors de détendre la situation en entamant un massage des épaules de Clarisse, qui laissa alors échapper un soupir d'aise ainsi qu'un gémissement inattendu.

"Moi je dis que tu es trop énervée et stressée avec l'arrivée d'Harry. Tu sais, ils n'ont rien fais les gars dehors, c'est simplement toi qui es tellement stressée que tu leur en fais baver.", décida alors d'intervenir Bill.

Il se recroquevilla légèrement lorsqu'il fut la victime d'un regard noir de Clarisse, qui pourrait surement faire fuir Harry au loin. Au bout de quelques secondes, son regard s'adoucit et Bill qui avait blanchit récupéra un peu des couleurs.

"Je le sais bien, mais c'est un jour important merde! Je vous rappelle que c'est une visite officielle, et qu'Harry reste notre Roi, sans compter Percy. Et surtout, j'ai eu une dernière nouvelle de dernière minute.", répondit alors Clarisse.

"Une nouvelle de dernière minute? Quelle nouvelle?", demanda alors Draco tout en fronçant des sourcils.

Il n'aimait pas les nouvelles de dernière minute car elle n'augurait jamais rien de bon. Clarisse laissa échapper un dernier soupir avant de se raidir un peu.

"Harry et Percy ne seront pas seuls pour la visite. Du peu que j'ai compris, des dignitaires de Westeros et d'Essos sont en visite à Lune-d'Argent, et Harry a décidé pour l'occasion de les amener ici avec lui afin de leur montrer comme se déroule la construction d'une de nos villes ainsi que sa colonisation. Du peu que j'ai compris, les moldus connaissaient à peu près Ulthos, ou en tout cas son écosystème, et vont donc pouvoir voir de leurs propres yeux les changements qui s'opèrent avec notre magie.", révéla alors Clarisse tandis qu'elle embrassa Chris pour le remercier de ce délicieux massage.

Draco se raidit en entendant la nouvelle.

"Quoi? Des foutus moldus vont venir contaminer ma ville?", s'exclama alors le blondinet en se levant avec des yeux écarquillés d'effrois.

Bill explosa de rire en entendant la phrase si typique de Draco, bien qu'au fond, il était d'accord avec lui. Après tout, depuis la guerre dans l'Ancien Monde, les sorciers ne supportaient plus les moldus et avaient développé une haine féroce pour ces êtres inférieurs. La seule exception étant les dorniens et les Valyrien qu'ils trouvaient tout à fait charmants.

"Je suppose que c'est un illustre plan de sa sainteté afin d'amadouer les moldus et leur montrer la puissance de notre glorieux Empire. Cela pourrait même servir d'outil d'intimidation ou bien de dissuasion.", commenta alors Octavian tout en souriant.

Les autres individus présents autour de la table écarquillèrent des yeux, n'ayant pas pensé à cette possibilité. En fait, en y repensant, ça ressemblait parfaitement au genre d'Harry que de faire de telles manœuvres politiques. Draco se mit alors à sourire de façon diabolique.

"S'il veut qu'on leur en mette plein les mirettes, alors on va le faire. Je veux que tous les golems et automates s'activent, on va leur montrer de quoi on est capable.", s'exclama alors Draco tandis que les autres hochèrent de la tête.

Lune-d'Argent, Quel'Thalas, Royaume d'Avalon

Pendant ce temps-là à Poudlard, la situation était tout à fait différente. En effet, Harry venait de se lever de son lit avec précipitation avant de courir comme s'il avait les chiens des enfers à ses trousses jusqu'à la salle d'eau lié à leur chambre à Percy et lui. Heureusement, Percy resta couché, endormi les yeux à poings fermés et ronflant comme jamais.

Une fois arrivé dans la salle d'eau, Harry se jeta sur les toilettes pour y rendre l'entièreté de son repas d'hier. Une fois terminé, il tira la chasse d'eau avant de se débarbouiller et prendre un bain, songeur.

'Ça fait très longtemps que je n'ai pas été malade. Ça doit surement être due à tout ce foutu stress par rapport à aujourd'hui.', pensa-t-il tout en jouant avec les bulles de son bain.

Il était tellement plongé dans ses pensées qu'il ne remarqua pas l'entrée de Percy, qui s'empressa de se dévêtir pour le rejoindre dans la baignoire, au plus grand plaisir d'Harry qui se lova contre le torse musclé de son mari. Percy en profita pour l'attrapé par la taille tout en lui embrassant la nuque.

"Je t'ai entendu tirer la chasse d'eau et j'ai décidé de te rejoindre. Ça va aller?", demanda alors un Percy inquiet, pas habitué à ce que Harry quitte le lit sans lui.

Harry poussa un léger gémissement en sentant les lèvres de Percy sur sa nuque, sans compter les vibrations émises par ce dernier.

"Ça va aller 'cy, c'est juste de la nausée suite au stress accumulé, ça va passer.", répondit alors Harry en tout se mordant les lèvres pour s'empêcher de gémir une nouvelle fois.

Harry sentit alors le sourire de Percy sur sa peau, voilà que son mari était fier de le faire réagir autant.

(Scène érotique, passez votre tour si vous n'êtes pas intéressés)

"Si tu le dis, mais si ça continue, je te jette sur Will pour qu'il t'ausculte.", fit alors Percy en descendant légèrement sa main droite sur la cuisse d'Harry tandis que sa main gauche remonta sur le torse d'Harry.

Le petit brun ne réussit pas cette fois à retenir un gémissement, et Percy bomba le torse, ravi d'avoir réussi à tirer un son si mélodieux de la part de son compagnon de vie. Harry se cambra légèrement, écartant légèrement les jambes et rejetant la tête en arrière tandis que Percy plaça délicatement sa main droite sur le membre gorgé de sang de son âme-sœur tout en mordant délicatement la peau à la base de la nuque d'Harry afin d'apposer une fois de plus sa marque.

Harry écarquilla légèrement des yeux en sentant la main de son mari sur son membre, et lorsque ce dernier commença lentement une série de vas-et-viens, il se mit à gémir un peu plus fort. Il sentit immédiatement l'effet de ses gémissements sur Percy lorsque son fessier rencontra un obstacle se durcissant de plus en plus.

"T'es…vraiment insa…Hm…insatiable!", haleta Harry d'une voix légèrement aigüe.

"Ça vient de mon père, j'y peux rien. Et puis, tu es si tentant avec ta peau douce et ton corps svelte.", murmura alors Percy d'une voix rauque suite à son excitation dans l'oreille droite d'Harry avant de la mordiller légèrement.

Harry poussa alors un miaulement (qu'il nia par la suite avoir fait), les oreilles d'un elfe étant très sensibles et la zone érogène la plus importante chez eux. Il décida alors de se venger en bougeant le bassin contre le mât de son mari, qui se mit légèrement à haleter. Percy arrêta alors de mordiller l'oreille d'Harry pour poser son front contre la nuque d'Harry, le souffle légèrement accéléré.

"J'ai hâte de t'entendre gémir mon nom tandis que je m'enfoncerai en toi…", fit alors Percy, son souffle chaud sur la peau d'Harry lui donnant des frissons d'excitation.

"T'inquiètes, t'es pas le seul.", répondit alors Harry tout en se cambrant légèrement lorsque Percy releva la tête avant d'attraper son visage.

Comprenant le geste entamé par Harry, Percy s'empressa alors de joindre ses lèvres aux siennes, savourant alors le goût de son mari qui était légèrement fruité, lui rappelant étrangement des cerises. Pour Harry, le goût de Percy était toujours aussi incroyable, soit légèrement doux et salé à la fois, surement due à son ascendance.

Percy décida d'explorer complètement la cavité buccale de son âme-sœur, sa langue se bataillant légèrement avec celle d'Harry avant de remporter la victoire. Lorsqu'il toucha de sa langue le haut du palais d'Harry, ce dernier poussa un gémissement qu'il se fit un plaisir d'avaler. Ils se séparèrent au bout de deux minutes, le souffle saccadé tandis que Percy continuait de malaxer le membre de son partenaire.

Harry remercia intérieurement Sirius pour lui avoir conseillé une baignoire géante (comme quoi, le pervers avait raison depuis le début, le sexe dans le bain, ça finit toujours par arriver) et ferma légèrement ses cuisses pour se lever légèrement et se placer sur ses deux genoux tout en faisant un clin d'œil à Percy. L'ancien demi-dieu comprit immédiatement le message, et un sourire lubrique fit l'apparition sur son visage tandis qu'il poussa avec la paume de sa main gauche le dos d'Harry pour qu'il se place à quatre pattes dans la baignoire, qui n'était heureusement pas pleine.

Lentement, il descendit ses doigts autour de l'anneau de chair d'Harry qui pulsait d'impatience, et après avoir incanter un sort de lavement, il introduit un premier doigt. Remarquant qu'Harry ne se plaignait pas, il en profita pour faire quelques vas-et-viens, continuant par la même occasion un mouvement lent sur le membre de ce dernier afin de continuer à le satisfaire. Au bout d'une minute, il ajouta un deuxième doigt, les remuant un peu tout en les écartant afin de faciliter la future pénétration, et Harry se mit à gémir de plus belle.

Percy eut un petit sourire en entendant les sons produits par son mari, et il décida d'introduire ses deux doigts jusqu'aux rotules. Un sourire de victoire fit l'apparition sur son visage et ses yeux pétillèrent de malice lorsqu'il entendit Harry pousser un cri de plaisir très différent des gémissements précédents. Il avait trouvé sa prostate, dont il connaissait l'emplacement par cœur. Il décida alors de taquiner Harry et se mit à titiller ce muscle si sensible, arrachant des gémissements et autres cris à Harry.

De son côté, Harry volait sur son petit nuage, gémissant comme jamais tout en criant des "Encore!" retentissant. Mais il voulait plus que des doigts.

"Pitié...Per…'cy! J'te veux! J'te veux!", cria-t-il, incapable de prononcer des phrases complètes et structurées, prouvant son état d'excitation tandis que quelques larmes de frustration coulèrent sur ses joues, impatient.

Percy se mordilla les lèvres en voyant le visage d'Harry se reflétant dans le miroir situé sur le mur juste en face (il remercia lui-aussi Sirius pour cette merveille idée). Si ça continuait, il allait éjaculer sans même bouger, car le visage d'Harry était à s'en damner.

Il décida d'introduire un troisième doigt, et ne voyant aucune résistance, rajouta un quatrième doigt, car il fallait l'avouer, tout comme son père, il était monté comme un étalon, chose qu'Harry appréciait beaucoup. Il ricana intérieurement, pas étonnant que son père était le Dieu des chevaux, vu comment il était monté. Et vu ce qu'avait Percy entre les jambes, c'était génétique.

"J'suis prêt! J'suis prêt! J't'en supplie, j'en peux plus d'attendre.", miaula alors Harry d'une voix aigüe tout en poussant un petit cri de plaisir.

Percy ricana avant de retirer ses doigts, laissant un trou béant et pulsant comme jamais, tentant d'attraper quelque chose qui n'était plus présent. Harry ressentit comme une sensation de vide et de manque, et il n'hésita pas à le faire comprendre en poussant une plainte auditive des plus explicites.

De son côté, Percy continua de ricaner tandis qu'il murmura un sort de lubrification sur son membre, par précaution et fit de même avec Harry. Il ne l'avait pas fait plus tôt car il savait parfaitement que son mari aimait cette sensation de chaleur et cette légère douleur lors de sa préparation. Peut-être était-il légèrement masochiste? En tout cas, ça plaisait beaucoup au fils de Poséidon.

Il plaça alors le gland de son pénis, qui devait mesurer environ vingt-six centimètres de longueur pour six centimètres de diamètre, à l'entrée d'Harry qui se mouvait d'impatience avant de le pénétrer lentement afin qu'il puisse tout de même s'habituer à son membre gorgé de sang. Lorsqu'il s'enfonça jusqu'à la garde, il laissa échapper de petits souffles tandis qu'Harry laissa échapper un léger gémissement de douleur mélangé à du plaisir.

"Putain…Putain…", se contenta de dire Percy tout en s'empêchant autant que possible d'éjaculer à l'instant.

Harry, qui s'était habitué rapidement aux dimensions de Percy décida de le taquiner et serra les fesses, emprisonnant le membre de Percy dans un gant étroit.

"Tu l'fais exprès ma parole!", fit alors Percy en se retenant de justesse d'éjaculer, son membre dégageant une grande quantité de liquide séminale.

Harry se contenta d'incliner légèrement la tête vers lui pour lui faire un clin d'œil suivit d'un sourire aguicheur. Percy se mit alors à sourire férocement et entama sans attendre un vas-et-viens brutal, touchant immédiatement de plein fouet la prostate si sensible d'Harry.

Ce dernier écarquilla des yeux avant de perdre toute emprise sur son comportement, se mettant à gémir et hurler de plaisir si fort qu'il était persuadé que les gardes situés en-dehors des appartements royaux devaient les entendre (surtout qu'ils étaient d'anciens loups-garous et avaient donc gardé une ouïe très fine), mais il n'en avait rien à foutre. La seule chose qui l'intéressait était cette énorme verge située en lui et l'homme qui le pilonnait comme si sa vie en dépendait.

Percy continua pendant une bonne dizaine de minutes, poussant des grognements et gémissements rauques, remerciant intérieurement son endurance d'ancien demi-dieu tandis qu'Harry se contentait d'hurler des "Oh oui!" et des "Encore!", avec quelquefois des "Plus fort!", ordres auxquels Percy se faisait un plaisir d'obéir, accélérant de plus en plus tout en donnant des coups de plus en plus puissant.

Il se retira alors d'un coup, Harry laissant échapper un cri de surprise avant de se faire attraper par Percy qui s'assit dans le bain tout en positionnant Harry sur son sexe, torse contre torse, avant de le pénétrer rapidement et avec force.

Harry se remit à crier, mais cette fois-ci, Percy décida d'avaler ses gémissements par un baiser féroce, sa langue s'emparant entièrement de la bouche d'Harry qui ne savait plus quoi penser. Il continua à ce rythme pendant une quinzaine de minutes tandis qu'Harry avait fini par se cambrer, les yeux révulsés tant il était envahi par l'extase et le plaisir, sa prostate se faisant littéralement torturée par le membre dur de Percy.

"J'vais…J'vais…", tenta alors de dire Harry avant de pousser un cri rauque tout en éjaculant plusieurs longs jets de semence qui finirent dans l'eau avant de retomber sur le torse de Percy.

Ses yeux s'étaient totalement révulsés et sa vision était devenue blanche tandis que sa bouche était restée grande ouverte dans un cri retentissant.

Le Roi-Consort n'était pas mieux, le passage étroit d'Harry s'étant resserré sur son membre quand il avait éjaculé, il se vida en lui tout en donnant encore quelques coups de reins, titillant la prostate sur-stimulée d'Harry qui avait atteint le septième ciel. L'ancien demi-dieu mordit alors férocement la jugulaire d'Harry, laissant échapper quelques gouttes de sang avant de laper le liquide carmin pour finalement embrassé son âme-sœur, exprimant à travers ce baiser tout l'amour qu'il avait pour lui.

Les deux amoureux restèrent un moment dans cette position, soufflant et récupérant leur souffle, tandis que le membre de Percy se dégonfla mais resta tout de même dans Harry. Au bout de quelques minutes, Percy se retira délicatement d'Harry avant de continuer à laver son âme-sœur qui n'arrivait plus à bouger, encore sous le choc de l'orgasme.

(Fin de la scène érotique, vous pouvez revenir les chochottes.)

Percy sortit du bain tout en soulevant Harry dans ses bras avant de se diriger directement vers leur lit. Il sécha alors son âme-sœur, qui profitait allègrement du traitement de son amoureux, avant d'en faire de-même avec son corps. Harry se coucha alors dans le lit, ravi d'avoir pensé à placer des enchantements de séchage sur leur lit, tout en regardant le magnifique plafond de leur chambre.

Le plafond était en fait une reconstitution du ciel étoilé de leur Monde d'Origine, avec la constellation de la chasseresse, que Percy ne cessait de lui dire être une certaine Zoé. Il poussa alors un soupir d'aise avant de sourire niaisement, sous le regard appréciatif de son mari.

"On devrait surement s'habiller et aller prendre notre petit-déjeuner. Je crois bien que les délégations moldues vont arriver dans environ une heure, ce qui devrait largement nous laisser le temps de manger en paix. T'en penses quoi?", demanda alors Percy tout en s'asseyant aux pieds d'Harry.

"T'as raison, quoi que j'me passerai bien de voir des moldues aujourd'hui. Déjà qu'Oberyn devient de plus en plus chiant à squatter ici pour voir sa sœur, voilà maintenant qu'on va devoir supporter d'autres moldues, encore plus vicieux et assoiffés de pouvoir.", répondit alors Harry tout en s'asseyant à côté de Percy avant de caler sa tête sur son épaule.

Percy en profita pour passer ses doigts dans les cheveux si lisses d'Harry, qui dénotaient tellement de ses anciens cheveux.

"Je ne me souviens plus des noms de ceux qui doivent venir.", commenta alors Percy, mentant délibérément pour qu'Harry redise les noms.

"Eh bien, nous avons Doran Martell, le grand-frère d'Elia et Oberyn, Seigneur de la Flèche Rouge et Seigneur de Dorne. Ensuite, nous avons Olenna Tyrell, la mère de l'actuel Seigneur de Hautjardin et Seigneur du Bief, quoi que les rumeurs disent que c'est elle qui commande dans l'ombre. Normalement ça devait être son fils, Mace Tyrell qui devait venir, mais elle a préféré venir à sa place.

Toujours de Westeros, nous avons aussi la Main du Roi, Jon Arryn, Seigneur du Val, surement pour entretenir de bonnes relations entre notre Royaume et le leur. Je pense qu'il s'interroge quant à notre forte colonisation et bien-entendu, quand à la date d'ouverture d'Harrenhal.

Pour continuer, nous avons Illyrio Mopatis, un Magistère et riche marchand venant de Volantis, et pour finir, il y a quelques dignitaires venant de plusieurs cités d'Essos. Ceux qui m'intéressent le plus viennent de Braavos, une ville connue pour refuser l'esclavagisme et dénoncer ce genre de pratiques."

Percy fronça des sourcils.

"Ne devait-il pas y avoir Ned Stark avec sa femme, Catelyne?", demanda alors Percy, curieux.

Harry écarquilla des yeux, ayant oublié la présence des Stark, qui étaient pourtant les plus importants dans cette délégation.

"Merde, j'ai failli oublier. T'as parfaitement raison, Ned Stark doit venir avec sa femme Catelyne et leurs enfants. Je crois qu'il y a trois garçons et une fille, un bébé. J'ai d'ailleurs envoyé un navire spécialement pour les récupérer afin de leur montrer que nous nous intéressons à eux et prenons leur soucis à cœur.", répondit alors Harry tout en roulant des yeux face à son oubli.

Percy se contenta de ricaner face à la légère panique de son âme-sœur. C'est alors que Percy remarqua un sourire moqueur sur le visage d'Harry qui l'intrigua au plus haut point.

"Qu'est-ce qui t'amuse autant?", demanda-t-il.

"Te souviens-tu de l'homme dont je t'avais parlé? L'eunuque nommé Varys?", répondit alors Harry.

Percy hocha de la tête, comment aurait-il pu oublier ce récit concernant un eunuque espion?

"Eh bien, j'ai récemment eu des nouvelles de sa part. Il semblerait qu'il a décidé d'honorer notre accord et me tient donc informé de ce qui se trame à Port-Réal, et je peux te dire que la dernière nouvelle m'a tellement fait rire que j'ai failli m'évanouir.", fit alors Harry avant de ricaner en voyant le regard surpris de son âme-sœur.

"Qu'est-ce qui a bien pu t'amuser autant pour te mettre dans un tel état?", demanda alors Percy, ne pouvant s'empêcher de sourire en voyant le visage joyeux d'Harry.

"Cersei Lannister, la fille de Tywin qui s'est mariée avec Robert Baratheon a eu deux enfants et est enceinte d'un troisième. Le plus amusant, c'est qu'aucun d'entre eux n'est de Robert, mais du frère de Cersei, Jamie. Tu sais, l'homme que j'ai manipulé pour s'occuper de l'autre taré.", révéla alors Harry.

"T'es en train de me dire qu'il n'y a que des bâtards chez eux? Eh bah, ça va être un joyeux bordel quand tout ça va se savoir.", fit alors Percy en rigolant gaiement.

Harry hocha de la tête tout en continuant de ricaner.

"Mais tu ne sais pas la meilleure. Robert a un fils bâtard qu'il a eu avec une prostituée et il ne le sait pas! Un garçon nommé Genetrie? Gantrue? Enfin, quelque chose du genre.", finit alors Harry avant de se lever, titubant légèrement suite à la dépense précédente.

Percy ne perdit pas de temps et se leva pour aider son âme-sœur à se stabiliser tout en l'aidant à se vêtir. Une fois les deux hommes vêtus, ils décidèrent d'aller prendre leur petit-déjeuner tout en continuant de discuter.

Lorsqu'ils quittèrent les appartements royaux, ils remarquèrent des gardes rouges jusqu'aux oreilles et Percy bomba le torse de fierté tandis qu'Harry rougit tout autant. Le plus amusant fut de voir Fenrir leur faire un clin d'œil tout en levant un pouce.

Une fois arrivés dans la salle de banquet où ils prirent leur petit-déjeuner, ils commencèrent à se restaurer lorsqu'ils furent finalement rejoints par Lucius et Narcissa, tous les deux rayonnants.

"Bonjour Harry, Percy.", fut la première phrase de Lucius tout en s'asseyant tranquillement pour prendre lui-aussi un petit-déjeuner.

Il en avait l'habitude, passant une immense partie de son temps au palais afin de s'occuper des affaires du Royaume. Heureusement, Narcissa venait elle-aussi au palais sans avoir besoin d'une raison. Être une Lunenoir lui donnait beaucoup de privilèges, surtout le fait qu'elle soit la tante d'Harry au troisième degré.

"Bonjour mes chéris, comment allez-vous?", fit alors Narcissa tout en regardant les deux garçons qui rougirent face au surnom.

"On va très bien tante Narcissa, merci de demander.", répondit Harry tout en savourant son délicieux pain au chocolat.

"Ce n'était pourtant pas ton cas ce matin 'ry.", fit Percy avant de regarder Narcissa qui était devenue légèrement inquiète, "Il avait de drôles de nausées ce matin. On pense que c'est due au stress de la journée qui s'annonce."

Narcissa écarquilla légèrement des yeux avant de lancer un regard à Lucius qu'Harry et Percy ne comprirent pas. Lucius hocha de la tête avant de se lever pour quitter la pièce de façon précipitée.

"Un problème?", demanda alors Harry, intrigué par la réaction étrange de son Grand Magistère.

"Ce n'est rien, Lucius va revenir dans quelques minutes.", répondit alors Narcissa, évitant la question de façon experte.

Harry et Percy se regardèrent avant d'hausser des épaules. Ils avaient mieux à faire que de tenter de comprendre ce qui se tramait dans la tête de Narcissa ou bien de Lucius.

"Alors, quand vont arriver ces moldus? J'ai vraiment hâte d'aller voir mon draco adoré.", demanda alors Narcissa pour changer de sujet.

"Eh bien, ils devraient tous arriver dans une heure environ, ce qui nous laisse le temps de finir notre repas. Normalement, les premiers à arriver seront les Stark attendu qu'on a envoyé notre propre navire les récupérer.", répondit Percy qui se tenait au courant de tout ce qui se passait en mer.

Narcissa hocha délicatement de la tête avant de continuer à boire sa tasse de thé. Enfin, Lucius refit son apparition, suivi de près par William Solange. Le couple royal observa les deux individus attentivement, tentant de comprendre la raison de la présence de Will.

"Harry, pourrais-tu laisser le docteur Solange t'examiner? Nous souhaitons juste nous assurer que tu vas mieux.", demanda alors Lucius, le sourire pincé.

"Si ça peut vous rassurer.", répondit Harry en roulant des yeux tandis que Percy ricana.

Will s'approcha d'Harry avant de lancer divers sortilèges de scans médicaux. Enfin, une lueur bleutée fit son apparition sur le ventre d'Harry et Will se tourna vers Lucius pour hocher de la tête. Lucius écarquilla des yeux tandis que Narcissa laissa échapper un petit cri de joie (qu'elle nia avoir fait plus tard).

"Mes sincères félicitations votre majesté. Vous attendez des enfants.", annonça alors de vive voix Will en regardant Harry dans les yeux.

Harry se statufia tandis que Percy blanchit légèrement avant de reprendre des couleurs et de sauter de joie. L'ancien demi-dieu ne perdit pas de temps avant de prendre Harry dans ses bras pour l'embrasser comme il se doit. Cependant, il remarqua bien vite qu'Harry n'avait pas bougé ni répondu à son baiser.

"Ca va aller 'ry?", demanda alors Percy à son âme-sœur.

Harry hocha légèrement de la tête avant de regarder Will.

"William. Est-ce que c'est moi, ou tu m'as dit que j'attendais des enfants? Comme, plusieurs enfants? Au pluriel?", demanda alors Harry.

Percy comprit alors la raison de la stupeur d'Harry, et lui-même se raidit, n'ayant pas du tout fait attention au fait que Will ait dit des enfants et non un enfant. Les deux futurs parents regardèrent Will, même Narcissa et Lucius le regardèrent, choqués. En fait, tous les occupants de la pièce (majordomes et gardes) le regardèrent, tandis que le docteur royal hocha de la tête.

"En effet votre majesté, j'ai effectivement dis que vous attendiez plusieurs enfants, soit deux enfants pour être exact. Je vous félicite à nouveau, vous êtes enceint de trois mois et attendez des jumeaux. Souhaitez-vous connaître le sexe de vos enfants?", demanda alors Will, ayant décidé de garder sa personnalité de docteur et non d'amis pour l'occasion.

Percy et Harry se regardèrent dans le blanc des yeux avant d'hocher de la tête à l'unisson.

"Oui, nous souhaitons savoir leur sexe.", fit alors Harry tandis que Percy lui serra la main.

"Vous attendez deux jeunes garçons, votre majesté.", répondit alors William avec un grand sourire.

Une fois de plus, Percy bondit de joie, cette fois-ci suivi de près par Harry (et de Narcissa). Des applaudissements retentirent dans la pièce tandis que les gardes et majordomes se mirent à féliciter le couple royal. Lucius se mit alors en mode 'Grand Magistère'. Il devait organiser une annonce royale, sans compter qu'il fallait tout préparer pour l'accouchement, alléger l'emploi du temps d'Harry, ce qui signifiait plus de travail pour lui. En somme, il y avait beaucoup à faire.

De son côté, Narcissa se jeta littéralement sur les deux garçons tout en les félicitant à n'en plus finir. Elle parlait même de déjà préparer leur chambre, de faire venir des couturiers pour préparer des vêtements pour les futurs enfants etc… En somme, elle était impossible à arrêter.

Ils ne furent donc pas étonnés lorsque quelques minutes après, une armée de Lunenoir arriva dans la salle, avec Sirius à leur tête, qui se précipita sur Harry pour le serrer dans ses bras tout en pleurant à chaudes larmes.

"Mon chiot va avoir ses propres chiots!", hurlait-il sans cesse sous les rires des autres membres de la famille Lunenoir.

Cette scène dura toute l'heure, et lorsque ce fut le moment d'aller accueillir les dignitaires, Percy du en venir aux mains avec Sirius pour qu'il lâche enfin son mari. Enfin, le couple royal se dirigea vers la Salle du Trône pour y accueillir leurs premiers invités, Lucius et Narcissa ayant autre chose à faire et leur ayant promis de les rejoindre au portail.

Lorsque le couple entra dans la salle, ils remarquèrent un couple vêtu de vêtements en fourrures avec trois petits garçons et un bébé dans les bras de la femme. Harry fit un grand sourire en voyant l'homme qu'il appréciait tant parmi les westerosiens, malgré le manque de contacts entre eux.

"Ned Stark, je suis ravi de vous voir présent en ces lieux. J'espère que le voyage n'a pas été trop mouvementé?", les salua alors Harry tout en serrant la main d'Ned, qui en fit de même avec Percy.

Percy ricana alors en voyant les enfants s'incliner sans oser les regarder, tandis que la femme Stark se tenait droite avec des yeux émerveillés en voyant tout ce qu'il y avait autour d'elle.

"Notre voyage s'est parfaitement déroulé votre majesté, et je vous remercie vivement pour ce navire qui nous a permis de voyager en un temps record. Jamais encore n'avais-je vu un navire pareil, et si rapide. Moi qui pensais qu'il fallait deux jours voire plus pour venir ici, j'ai été très étonné lorsque ce navire est arrivé hier soir pour nous récupérer.", répondit Ned en lui souriant.

"En effet, nos navires sont très rapides, et j'y ai veillé personnellement.", commenta alors Percy avec un sourire rayonnant tandis qu'Harry roula légèrement des yeux.

"Ah? Alors, permettez-moi de vous féliciter pour d'aussi bons navires, votre majesté.", répondit le Seigneur Stark en regard Percy.

Percy continua de sourire tandis qu'Harry redirigea son attention sur la femme accompagnant l'homme. Remarquant le regard d'Harry, Ned décida de faire les présentations.

"Vos majestés, permettez-moi de vous présenter ma tendre épouse, Catelyne Stark de la Maison Tully.", fit Ned en désignant sa femme qui fit une courbette devant les deux monarques.

"Madame, permettez-moi de vous souhaiter la bienvenue au Royaume d'Avalon, et surtout, à Poudlard.", fit Harry tandis que Percy baisa la main de la Dame qui rougit avant de sourire.

"Poudlard? C'est bizarre comme nom."

Les regards de tous se dirigèrent vers l'aîné des garçons, qui rougit de honte en remarquant qu'il avait dit sa pensée à voix haute. Percy remarqua alors que la femme dardait le garçon d'un regard noir dégoûté et il fronça des sourcils. Il avait horreur de ce regard qui lui rappelait celui de Gabe Ugliano.

"N'est-ce pas? Tu sais, il y a toute une histoire derrière ce drôle de nom, une histoire vieille de plus de mille ans.", fit Harry en regardant le petit garçon.

Ned sourit en voyant qu'Harry ne semblait pas mal réagir face au comportement de son fils. Heureusement pour lui, les Haut-Soleil ne semblaient pas être très protocolaires, pourtant ce n'était pas le cas à Port-Réal. Etait-ce possible qu'ils réagissent différemment avec les enfants? Ou bien, étaient-ils comme ça avec les Stark? Ned ne savait pas trop quoi en penser. Il décida cependant de faire les choses comme il faut.

"Votre majesté, permettez-moi de vous présenter mon fils aîné, Robb ainsi que son jeune frère cadet, Brandon. Dans les bras de ma femme se trouve notre fille récemment née, Sansa.", présenta alors Ned tandis que les deux garçons s'inclinèrent devant les deux monarques.

"Et qui est donc ce garçon si curieux et intelligent?", demanda alors Percy en regardant le plus grand qui était évidemment le véritable aîné.

Ned rougit légèrement tandis que Catelyne foudroya du regard l'enfant et son mari. Harry et Percy froncèrent des yeux face au comportement de la femme.

"C'est mon fils bâtard, Jon.", répondit alors Ned de façon fataliste, comme si cette simple phrase suffisait à condamner l'enfant.

Harry sembla comprendre ce que voulait dire Ned, habitué au monde aristocratique tandis que Percy plissa des yeux dangereusement en voyant le tressaillement de Jon qui baissa le regard, honteux. Percy était même persuadé avoir vu quelques larmes dans les yeux de l'enfant qui devait avoir à peine cinq ans.

"Enchanté de te rencontrer, Jon.", fit alors Percy en souriant gentiment au petit garçon.

Jon releva la tête, les yeux écarquillés et choqués. Il s'attendait à être ignorer voire rejeter suite à l'annonce de son origine, et pourtant, ce Roi étranger le traitait comme s'il était lui-aussi de noble lignée. Il sourit alors en regardant Percy avant de s'incliner.

De son côté, Harry sourit en voyant Percy agir ainsi, ayant parfaitement connaissance de son passé. Il remarqua alors le choc présent sur les visages des autres Stark.

"Je vois à vos visages que c'est surement la première fois que quelqu'un réagit ainsi. Comment cela se fait-il?", demanda alors Harry, tentant d'en découvrir plus sur la politique westerosienne.

"Eh bien, votre majesté, je ne sais trop comment vous le dire. Voyez-vous, les enfants bâtards ne sont pas vraiment acceptés dans notre société, considérés alors comme une honte et une forme de traitrise pour nos familles. D'ailleurs, ils ne portent pas nos noms de famille et son nommés en fonction du Royaume de naissance de leur père. Le nom de mon fils est donc Snow attendu que je suis du Nord.", expliqua rapidement Ned tandis que Catelyne sembla fulminer à côté.

Percy renifla de dédain, choquant au passage tous ceux présents à part Harry.

"En somme, l'enfant est victime du passé de ses parents. Je ne trouve pas ça juste. Chez nous, un enfant, même né hors mariage est considéré avant tout comme un cadeau. Nous les chérissons comme les êtres précieux qu'ils sont, et même s'ils sont des bâtards comme vous dîtes, ils ont le droit au nom de famille de leurs parents.", fit alors Percy tout en fusillant du regard Catelyne Stark qui blanchit.

"Je vois. Et ont-ils le droit d'hériter?", demanda alors Ned, pensif.

Harry et Percy hochèrent de la tête. Après tout, ce n'est pas aux enfants de payer pour les erreurs de leurs parents.

"Il faut savoir que dans notre société, sauf si changement souhaité par le parent, la succession se fait par primogéniture. De ce fait, si un enfant né hors mariage d'un Seigneur est l'aîné, alors l'héritage lui revient, à moins que le Seigneur en décide autrement. Même les femmes peuvent hériter chez nous, bien qu'une majorité de nos familles préfèrent faire hériter les mâles suite à d'anciens dogmes. La famille Delacour est un excellent exemple attendu que seules les femmes peuvent être les héritières du titre Ducal.", expliqua alors Harry en retour.

Ned écarquilla des yeux, choqué tandis que Catelyne se retint de justesse d'exprimer son désaccord. Après tout, elle ne pouvait en aucun cas se permettre de contredire un Roi, encore moins le Roi d'Avalon, considéré actuellement comme le souverain le plus puissant et influent au monde. Le visage de Percy arbora un sourire satisfait et un regard victorieux. Il se faisait un plaisir d'observer le visage décomposé de la femme et le sourire qui venait d'apparaître sur la bouille de Jon.

Ils furent interrompus lorsque deux gardes entrèrent, suivis d'une vieille femme, d'un homme en chaise roulante poussée par un grand homme noir avec Oberyn et enfin de Jon Arryn. Le groupe s'arrêta momentanément en voyant la présence des Stark, dont ils n'étaient pas courants concernant la venue, avant de continuer.

Oberyn décida de prendre la parole.

"Vos majestés, permettez-moi de vous présenter mon frère aîné, Doran Martell, Seigneur de la Flèche Rouge et de Dorne.", fit alors la vipère rouge en désignant son frère.

Décidant de leur en mettre plein la vue, Harry fit un geste de la main afin de léviter la chaise de Doran pour le mettre à son niveau avant de lui serrer la main. Les spectateurs restèrent interdits face à cet exploit, à part Oberyn qui y était habitué et Doran qui avait été prévenu par son frère que quelque chose de ce genre se produirait.

"Vos majestés, je vous remercie pour votre invitation.", dit alors Doran tout en serrant les mains d'Harry et Percy.

"De rien. Après tout, vous êtes le frère d'Oberyn que nous considérons comme un ami.", fit alors Percy avec un grand sourire.

Les regards de Jon Arryn, de la vieille femme et de Ned se plissèrent face à cette information dont ils n'étaient pas au courant. Voilà qui changeait bien des choses. Oberyn se racla alors la gorge pour attirer de nouveau l'attention.

"Permettez-moi aussi de vous présenter Dame Olenna Tyrell venant du Hautjardin. Je suppose que je n'ai pas besoin de vous présenter Jon Arryn.", fit alors Oberyn avec un sourire narquois.

Percy ricana légèrement, le cachant derrière un toussotement tandis qu'Harry hocha de la tête. Il prit la main d'Olenna Tyrell avant de la baiser.

"Dame Olenna, permettez-moi de vous souhaiter la bienvenue en Avalon. J'espère que ce séjour sera pour vous des plus reposants.", fit Harry tout en lui faisant un sourire charmeur.

Olenna lui fit un sourire poli tandis que ses yeux regorgeaient d'intelligence.

"Je vous remercie pour si charmant accueil, et permettez-moi à mon tour de vous féliciter quant à votre splendide ville dont la beauté est sans égal, aussi dur cela est pour moi de l'avouer.", répondit la vieille Tyrell.

De son côté, Percy en profita pour serrer la main de Jon Arryn qu'il n'avait encore jamais rencontré.

"Je vous souhaite la bienvenue à Avalon, Seigneur Arryn.", fit Percy en regardant le vieil homme.

"Je vous remercie, votre majesté.", répondit Jon avec un sourire qui se voulait amical.

Evidemment, ils furent une fois de plus distraits par un groupe de garde entrant avec la dernière délégation, composée d'Essossiens avec à leur tête Illyrio Mopatis. Ils étaient accompagnés par Perceval Courserouge qui était devenu un membre important de l'administration royale suite à son efficacité et à sa volonté d'évoluer rapidement. Perceval était actuellement l'Ambassadeur officiel d'Avalon en Essos, et il réalisait un travail fantastique.

Perceval présenta les envoyés d'Essos, qui étaient pour la plupart de riches marchands. Malheureusement, Braavos avait envoyé un simple marchand sans intérêt pour les représenter, ce qu'Harry considéra comme une insulte.

"Enfin, je vous présente le Seigneur Illyrio Mopatis de Volantis, magistrat et riche marchand d'Essos.", finit alors Perceval.

Harry et Percy se contentèrent d'hocher de la tête en regardant l'homme obèse qui empestait le parfum à des kilomètres. Ils comprenaient enfin pourquoi Perceval semblait avoir un sortilège de Têtenbulle présent sur lui.

Remarquant la présence de tout le monde, Harry décida de prendre la parole.

"Je vous remercie tous de votre présence en ces lieux. J'espère que vous avez apprécié la visite de notre capitale qu'est Lune-d'Argent, mais sachez que vous n'êtes pas au bout de vos surprises. En effet, mon mari et moi avons décidé de vous montrer la façon dont nous construisons et adaptons une terre pour nous. C'est la raison pour laquelle nous allons vous emmener en Ulthos à la Nouvelle-Avalon. Rassurez-vous, il n'y aura pas de bateau à prendre pour y aller.", fit alors Harry avant de quitter les lieux avec Percy, faisant signe aux délégations de le suivre.

Les moldus se regardèrent, curieux avant de suivre le couple royal. Ils remarquèrent rapidement qu'ils étaient escortés par une garde royale complète, surement pour éviter qu'ils agissent avec de mauvaises intentions. Perceval accompagnait les Essossiens, leur expliquant au fur et à mesure tout ce qu'ils voyaient (ils étaient très impressionnés par les portraits vivants, les statues qui bougeaient et bien d'autres choses) tout en répondant à leurs questions.

Enfin, ils arrivèrent dans une salle située non-loin du Puits de Soleil, soit la Salle des Portails dans laquelle se trouvait le couple Portesoleil. Ce fut cette fois-ci Percy qui prit la parole.

"Nous allons nous rendre en Ulthos à travers ce portail magique qui nous permettra d'y apparaître instantanément. Je vous rassure, vous ne risquez rien du tout, alors traversez le portail sans la moindre gêne.", expliqua alors Roi-Consort avant de traverser l'arche de portail menant à Ulthos avec Harry.

Voyant le couple royal disparaitre et les deux Portesoleil les suivant de près, les dignitaires étrangers se figèrent. Oberyn décida de montre l'exemple et de traverser, suivi de près par Oberyn et des Stark. Finalement, tout le monde traversa le portail, et lorsqu'ils arrivèrent de l'autre côté, ils laissèrent échapper des hoquets de stupeur.

L'endroit était tout bonnement magnifique. Ils venaient d'arriver dans une salle immense et très éclairée avec des Golems arcaniques dans chaque coin, gardant les lieux. Il y avait même des gardes présents un peu partout. Enfin, ils remarquèrent un petit groupe qui semblait les attendre.

Draco fut le premier à s'avancer vers le couple royal.

"Vos majestés, permettez-moi de vous souhaiter la bienvenue au Châtel Portesoleil de la Nouvelle-Avalon.", fit alors Draco tout en s'inclinant, suivi de près par Clarisse, Octavian, Chris et Bill.

"Je te remercie, Draco.", répondit Harry avec un sourire sympathique.

Draco roula des yeux avant de présenter Octavian, Clarisse, Chris et Bill aux moldus. Il eut un sourire en coin en voyant la mine dégoutée d'Octavian lorsqu'Illyrio Mopatis lui serra la main.

Draco décida alors de leur faire la visite de son Châtel, savourant les regards impressionnés des moldus face à la beauté de sa demeure. Enfin, il les emmena dans les hauteurs du bâtiment pour finalement arriver sur une terrasse surplombant toute la Nouvelle-Avalon. Il remarqua rapidement les visages fiers de ses parents, ce qui lui plût beaucoup.

Les moldus laissèrent échapper des hoquets de stupeur en voyant les immenses étendues de forêts qui étaient en train de changer devant leurs yeux surpris.

"Je vois que la végétation n'a pas encore terminé son adaptation.", fit alors Harry en regardant les arbres se changer lentement mais surement en une version un peu plus magique.

"En effet. J'ai volontairement décidé, sous les conseils avisés d'Octavian et de Bill, de ralentir le processus. Selon eux, un changement radical aurait pu créer une explosion de magie qui aurait surement dévasté une partie du continent. Le changement devrait se terminer dans environs dix mois, ce qui nous laisse largement le temps de terminer la construction de la Nouvelle-Avalon.", répondit Draco tout en s'asseyant sur l'un des nombreux sofas présents sur la terrasse.

Harry, Percy, Ned, Doran, Jon Arryn et Olenna s'assirent eux-aussi avec Draco. Illyrio et les Essossiens avaient préféré rester avec Perceval qui leur expliquait comment tout se déroulait (certains étaient très intéressés, souhaitant rendre arable les terres arides d'Essos) tandis que le reste des Stark observaient la scène, émerveillés, accompagnés d'Oberyn. De leur côté, Lucius et Narcissa avaient décidé de quitter le Palais pour visiter le lieu en construction.

Ils furent rejoints par Octavian et Clarisse, Bill et Chris ayant préféré en profiter pour vaquer à leurs occupations. Enfin, quelques majordomes arrivèrent avec diverses bouteilles d'alcool et autres rafraichissements pour ceux qui préféraient des boissons soft.

"Dame Olenna, j'ai cru comprendre que vous étiez une grande connaisseuse de vin. Me feriez-vous le plaisir de goûter la Cuvée Spéciale Haut-Soleil?", proposa alors Harry.

Olenna remarqua les regards étonnés des elfes, ce qui l'intrigua. Elle eut très vite sa réponse.

"C'est vraiment injuste. Tandis que moi je suis banni jusqu'à nouvel ordre d'en boire, voilà qu'il offre à quelqu'un d'autre d'en boire.", fit alors Draco en fusillant son verre de whisky-de-feu.

Percy éclata de rire, choquant une fois de plus les Westerosiens qui étaient déjà surpris par le commentaire de Draco.

"En même temps, la dernière fois qu'on t'a laissé accéder à cette cuvée, t'as vidé avec Sirius une dizaine de bouteilles en moins d'une heure.", commenta alors Percy, faisant rire l'assemblée tandis que Draco rougit.

"Eh bien, attendu la réputation de votre nectar, j'accepte avec plaisir d'en boire. Il est évident qu'il est de bonne facture attendu les commentaires entendus.", répondit Olenna, très curieuse.

L'un des majordomes tandis alors un verre à Olenna, et les westerosiens restèrent sans voix en voyant le liquide dans le verre. Le liquide rayonnait littéralement, lumineux avec de toute évidence des bulles à l'intérieur.

Lorsqu'Olenna porta le verre à ses lèvres et que le liquide s'inséra dans sa bouche, elle écarquilla des yeux, choquée.

"C'est délicieux. Je n'ai encore jamais goûté un tel délice.", fit alors Olenna tout en savourant la cuvée.

Ned, Doran et Jon sursautèrent presque en entendant un compliment aussi…honnête de la part d'Olenna Tyrell, la Reine des Epines.

"Voyez-vous, Dame Tyrell, cette cuvée est très spéciale. Elle est cultivée directement à Poudlard, nourrie par les eaux du Puits de Soleil. Ensuite, il y a une infusion assez spéciale qui en fait un vin mousseux.", expliqua rapidement Harry.

"Vin mousseux? Je n'en avais encore jamais entendu parler.", commenta alors Jon Arryn, qui buvait un verre de Solevin.

"C'est un procédé assez simple, résultant habituellement d'un mélange de plusieurs vins sauf quelques exceptions. Evidemment, ce procédé reste un secret réservé à notre peuple ou bien ses plus proches amis.", fit Harry tout en insistant sur le mot 'amis'.

Evidemment, la suggestion ne passa pas inaperçue et Olenna se mit à concocter un nombre incroyable de plans pour tenter de former une alliance avec eux. Pour elle, le meilleur moyen était le mariage, mais Harry et Percy étaient ensemble et ils n'avaient aucun héritier. C'est alors qu'elle se rappela la mention de Sirius Lunenoir, le Duc Lunenoir et parrain d'Harry, en plus d'être lié par les liens du sang à ce dernier. Il était soi-disant célibataire, et surtout, bisexuel. Peut-être pourrait-elle marié Willas avec lui? Après tout, les elfes pouvaient enfanter entre hommes donc il n'y aurait aucun problème, et elle n'en avait cure des Septons et Septa.

Harry, Draco et Percy partagèrent un sourire en coin en voyant le regard d'Olenna. Tout se déroulait comme sur des roulettes.

"Au fait Draco, nous devrons discuter plus tard concernant certaines choses. Harry et moi avons récemment eu la visite de Léo." commenta alors Percy.

Draco hocha de la tête. Léo devait surement avoir inventé une nouvelle invention pour attirer l'attention des deux monarques Avaloniens. Voyant les mines curieuses des westerosiens, Octavian décida d'expliquer.

"Léo Feufollet est actuellement notre Grand Ingénieur et le responsable de nos forges. C'est un inventeur et forgeron de talent, bien qu'un peu…excentrique.", fit l'augure en appuyant fortement sur le dernier mot.

"Excentrique?", fit alors Ned.

"Tendance à la pyromanie et à tout faire exploser, dragueur invétéré de tout ce qui bouge, j'en passe et des meilleures.", fit alors Clarisse en grommelant contre les idiots.

Les westerosiens écarquillèrent des yeux à la mention de la pyromanie. Se pouvait-il que les elfes aient leur propre version d'Aerys Targaryen? Un frisson de terreur leur parcourut l'échine.

"Roi Halrian, le Roi Robert souhaiterait savoir quand seront ouvertes les frontières d'Harrenhal.", demanda alors Jon Arryn, changeant de sujet.

"Eh bien, selon le dernier rapport reçu de ceux que j'ai envoyé à Harrenhal, les frontières seront levées l'année prochaine et Harrenhal deviendra une plateforme de commerce accessible à l'entièreté de Westeros. Par ailleurs, vous devriez prévenir votre Roi de réviser vos cartes, attendu que le fleuve de la Fourchette Rouge va être détourné afin d'être directement relié au Lac de l'œil des Dieux, ce qui permettra aux navires venant d'un peu partout de se rendre directement au port de commerce établit là-bas.", répondit Harry avec un sourire en coin.

Une fois de plus, les westerosiens écarquillèrent des yeux.

"Vous avez réussi à changer le tracé d'un fleuve? Mais seuls les dieux le peuvent. Même les Valyriens n'y arrivaient pas.", fit alors Ned, impressionné.

Les Avaloniens ricanèrent en entendant la réponse de Ned.

"Vous savez, tout est possible pour nous. Nous avons un contrôle sur la magie qui nous permet de modifier le monde afin qu'il soit à notre goût, sans compter que nous avons des ingénieurs très doués comme Léo Feufollet, capable d'inventer des techniques et procédés permettant de modifier un paysage. Et puis, leurs saintetés sont des dieux!", fit alors Octavian avec une certaine ferveur.

"Leurs saintetés?", demanda Olenna, n'ayant encore jamais entendu parler de ces 'saintetés'.

"Bien-entendu. Nos majestés sont des dieux ayant une enveloppe mortelle.", répondit Octavian comme s'il parlait de la météo.

"Donc ce qu'on dit est vrai. Votre religion est une vénération de vos majestés?", demanda Jon Arryn.

Harry et Percy laissèrent échapper des soupirs tandis que Draco leur confirma tout en leur expliquant rapidement l'importance des deux rois dans leur société. Octavian en profita pour conter les exploits d'Harry et de Percy, laissant derrière-lui un public estomaqué.

"Je ne pense pas que nos invités soient venus pour entendre parler de nos prouesses, Octavian.", fit alors Harry pour interrompre l'augure qui était en train de conter la victoire de Percy contre Terra. En entendant le commentaire légèrement acerbe, Octavian s'arrêta avant de présenter ses excuses concernant son zèle.

"Votre majesté, non pas que je ne vous suis pas redevable pour votre invitation, mais comment se fait-il que vous m'ayez invité avec ma famille? Je me dois d'avouer être le Seigneur le plus pauvre de Westeros, je ne représente rien pour vous.", dit alors Ned, préférant l'honnêteté.

"C'est justement pour votre honnêteté, votre honorabilité que nous vous avons invité, sans compter que vous dirigez actuellement la région la plus grande des Sept Couronnes. Après tout, le Nord représente la moitié de Westeros, ce qui selon nous fait de vous quelqu'un d'important, sans oublier que vous êtes très apprécié du peuple westerosien.", expliqua alors Percy, qui appréciait beaucoup Ned Stark.

Ned se mit à sourire en entendant les compliments de Percy, tandis qu'Harry hocha de la tête. Ils discutèrent ainsi un bon moment, et enfin, les moldus furent raccompagnés sur Quel'Thalas par Perceval et quelques gardes tandis que le couple royal resta en arrière pour discuter avec Draco. Lorsqu'ils se rendirent dans les quartiers royaux (intégrés spécialement pour Harry et Percy selon les ordres de Draco), le blondinet explosa.

"Alors? Quelle est la vraie raison pour laquelle tu as amené ces sales moldus ici?", demanda Draco tout en lançant plusieurs Tergeo et Récurvite sur lui-même.

Harry roula des yeux en voyant le comportement gamin de Draco tandis que Percy ricana dans son coin.

"Tout simplement parce que je voulais leur montrer ce dont quoi nous sommes capables, Draco. Et j'ai surtout profité de leur étonnement pour sonder leurs esprits avec ma Légilimencie passive. Je peux te dire que j'ai appris des choses très intéressantes.", répondit alors Harry.

Percy et Draco haussèrent des sourcils, ne s'attendant pas à cette réponse.

"Qu'as-tu appris mon cœur?", demanda alors Percy en prenant Harry dans ses bras.

"J'ai appris qu'Olenna Tyrell voulait tenter de marier son petit-fils, Willas Tyrell avec Sirius afin de fonder des liens importants. Willas étant l'héritier désigné du Bief, ce serait pour nous une occasion de s'emparer rapidement de l'endroit.

Notre utilisation de la magie, en plus des paroles d'Oberyn ont permis de convaincre Doran de nous suivre de son propre chef. Il a dans l'espoir que nous puissions le guérir et le sortir de sa chaise roulante. Je vais demander à Will de s'en occuper personnellement, ce qui devrait donc sceller leur loyauté.

De son côté, Jon Arryn est surtout venu pour voir si nous pourrions leur prêter de l'or. Il semblerait que Robert dépense si vite que dans à peine cinq ans, leurs caisses seront vides, et il n'a pas confiance en la Banque de Fer ou bien les Lannister. En voyant notre richesse, il a été rassuré et compte surement revenir en discuter dans quatre ans, lorsque les caisses atteindront un stade critique.

Par contre, la nouvelle intéressante vient de Ned Stark.", expliqua alors le Roi Avalonien.

"Quelle est donc cette nouvelle?", demanda Draco, impressionné par tout ce qu'avait appris Harry.

"Il semblerait que son soi-disant 'bâtard' n'est en fait que son neveu. Jon Snow est en fait Jahaerys Targaryen, le fils de Lyanna Stark et de Rhaegar Targaryen. Heureusement pour nous, cette information est secrète et surtout, Aegon est né un an avant, restant l'ainé des deux.", révéla alors Harry.

"Je savais bien que quelqu'un comme Ned Stark ne pouvait pas tromper sa femme avec une autre. Mais pourquoi l'avoir caché?", demanda alors Percy, curieux.

"Imagine la réaction de Robert Baratheon en apprenant que sa femme est morte en couche en donnant naissance à l'enfant de l'homme qui lui a volé son épouse et dont le père est responsable d'actes monstrueux. Tu sais, j'ai dû utiliser des sortilèges sur Robert pour le convaincre de me laisser embarquer Elia Martell et ses enfants, sa haine des Targaryens étant féroce.", répondit Harry en fronçant des sourcils.

"J'ai cependant du mal à comprendre. Normalement, parmi ces moldus en tout cas, les enfants héritent des traits de leurs pères. Comment expliquer que Jon Snow est brun avec des yeux noisette alors que son père est blond avec des yeux lavande?", demanda alors Percy.

Harry se mit à réfléchir avant d'écarquiller des yeux. La solution était pourtant évidente.

"J'ai compris! J'ai remarqué que les gens du Nord de Westeros étaient pour certains doués de magie, surement dû à leurs soi-disant anciens dieux etc… Il se peut que tout comme ma mère l'ait fait avec moi, Lyanna ait souhaité protéger son enfant de Robert par tous les moyens, réussissant à créer une sorte d'illusion autour de Jon pour cacher ses traits Targaryen. J'ai beau détester Dumbledore, il n'empêche que sa théorie de la Magie de l'Amour était vraie.", répondit alors Harry.

Percy serra un peu plus son mari lorsqu'il mentionna sa mère, sachant à quel point en parler pouvait blesser le jeune souverain.

"Dans ce cas, un simple sortilège de dissipation suffirait pour révéler la véritable apparence de Jon. Mais je suppose que ce n'est pas dans tes plans?", demanda alors Draco avec un sourire en coin.

"Disons simplement qu'en gardant précieusement cette information, nous pourrons, si nécessaire, faire chanter notre cher Ned Stark s'il vient à devenir gênant. Il est soit honorable, mais il l'est tellement qu'il se refusera surement à se battre contre Robert Baratheon ou bien comploter pour s'emparer du trône pour nous. Sans compter qu'il favorisera surement son propre neveu plutôt qu'Aegon.", répondit Harry tout en rendant son sourire à Draco.

Les trois Avaloniens se regardèrent avant de rire à cœur joie. Voilà qui leur facilitait bien la tâche.

"Et qu'as-tu obtenu des Essossiens?", demanda alors l'héritier Portesoleil.

"Ils sont très impressionnés par notre culture, et se demandent si nous accepterions d'acheter des esclaves. Je suppose que nous pourrions effectivement en acheter et les convertir en citoyens de seconde zone, ce qui permettrait de mettre en place notre politique de contrôle des moldus. Qu'en penses-tu Draco? Ca te tente d'avoir plusieurs milliers d'esclaves et en faire des citoyens de seconde zone?", demanda alors Harry en regardant son meilleur ami.

"Ca dépend. Tu comptes leur proposer le sérum de transformation?", demanda Draco en arquant un sourcil.

Harry se remit à penser au sérum. Le sérum de transformation permettait d'altérer génétiquement un individu pour en faire un elfe, cependant, il ne fonctionnait que dans 40% des cas tandis que les 60% restant pouvaient soit ne pas agir, ou bien être fatal. Il hocha de la tête.

"Oui, ça nous permettrait peut-être d'améliorer l'efficacité du sérum.", répondit Harry.

"Dans ce cas, je suis d'accord. Par contre, ça risque d'être mal vu avec les westerosiens si nous faisons dans le commerce d'esclave.", répondit Draco en regardant le couple royal.

"Pourquoi ne pas utiliser des sorts de déguisement pour acheter ces esclaves?", proposa alors Percy qui avait suivi toute la conversation.

Harry se retourna pour embrasser son mari tandis que Draco fit des mimiques de dégoût tout en souriant.

"Tu sais que t'es un géni toi?", demanda de façon rhétorique Harry.

"Et sinon, c'est quoi cette histoire avec Léo?", demanda alors Draco en interrompant le couple qu'il trouvait un peu trop guimauve.

Les yeux de Percy s'écarquillèrent de joie en repensant à la dernière invention de Léo, et il se mit alors à tout expliquer à Draco.