Voici votre dixième chapitre et donc le grand début de Game of Thrones ! Enjoy!
298 AC (32 ans après la création d'Avalon) (Début Game of Thrones)
Marche d'Harrenhall, Terres Avaloniennes des Conflans,
Theodore papillonna des yeux en entendant trois rapides coups successifs à sa porte. Il entendit un léger grognement à lui, et lorsqu'il vit Marcus étalé dans son lit tout en tentant d'étouffer le bruit en plaçant un coussin sur sa tête, il ricana. Il regarda la porte avant de s'exclamer:
"Entrez!"
Marcus retira le coussin de sa tête avant de le darder de son regard le plus noir pour avoir osé faire entrer le fieffé ayant osé le réveiller. Theo roula des yeux avant de rediriger son regard sur le majordome étant entré dans la chambre. C'était Maklik, le majordome de la famille Nott-Flint. Eh oui, les deux hommes étaient joyeusement mariés avec un enfant, un beau petit garçon âgé de six ans nommé Harry en l'honneur de leur Roi (ce dernier avait apprécié le geste).
"Maîtres, leurs majestés viennent d'arrivées. Ils attendent dans le Hall.", annonça le majordome tout en s'inclinant.
Immédiatement après avoir entendu les paroles du majordome, les deux hommes sautèrent de leur lit pour s'habiller. Ils ne s'attendaient surement pas à la présence de leurs Rois. Ils s'habillèrent en deux-en-trois mouvements avant de descendre prestement les étages en direction du Grand Hall (précédemment nommé le Hall aux mille foyers).
Ils remarquèrent évidemment les regards amusés que les Rois et leurs gardes leurs envoyèrent. Theo décida de s'incliner rapidement.
"Vos majestés, vous nous honorez de votre venue.", fit Theo tandis que Marcus fit de même.
"Nul besoin de réagir comme si que tu avais un balais profondément enfoncé dans le derrière, quoi qu'avec Marcus, je suppose qu'on peut effectivement parler de balais…", commenta Harry.
A ses mots, tout le monde éclata de rire tandis que Theo rougit jusqu'aux oreilles telle une jouvencelle en détresse. De son côté, Marcus bomba le torse, fier de lui et arborant un sourire goguenard.
"Harry!", répondit Theo en continuant de rougir.
"Tu ne peux pas le nier Theo. On sait tous que Marcus a un véritable python entre les jambes, et vu ma qualité de fourchelangue, je sais de quoi je parle!", éclata de rire Harry avec les autres.
"Assez pour nous surpasser?", demanda Jason en enroulant de ses bras la taille fine d'Harry.
Ce dernier lui fit un clin d'œil avant de lui murmurer à l'oreille (tout en parlant fort).
"Toi et Percy, ce n'est pas des pythons que vous avez, mais des Basilics."
Les deux autres Rois sourirent, fiers d'eux tandis que les gardes royaux et autres personnels éclatèrent de rire. Enfin bon, du peu qu'ils entendaient presque chaque nuit à Poudlard, ils ne pouvaient dénier qu'Harry devait dire la vérité.
Theo ne perdit pas de temps avant de les enjoindre à prendre un bon petit-déjeuner. Pour l'occasion, un immense banquet fut servi afin de commémorer l'arrivée de leurs monarques. Pendant qu'ils déjeunèrent, Marcus décida de demander haute voix la question que Theo se posait tout bas.
"Dis-moi Harry, pourquoi êtes-vous ici?", demanda-t-il en le désignant lui, ses consorts et les gardes royaux.
Harry lui fit un petit sourire tout en finissant d'avaler son morceau de bœuf bourguignon. Ce fut Percy qui décida de répondre à la question attendu que son mari ne pouvait répondre.
"Attendu qu'on a pas pu venir pour l'inauguration de l'endroit vu la naissance des jumeaux, on a décidé de venir maintenant. Bon, c'est un peu tard mais il était temps que l'on voit de nos propres yeux l'étendu de nos terres au-delà d'Avalon.", expliqua rapidement Percy avant d'émettre un hoquet de surprise en voyant que son vin était complètement bleu.
"Ah, oui, je m'en souviens maintenant. Au moins vous avez pu être présent à notre mariage à Quel'Thalas, c'est déjà ça.", fit Theo en souriant.
Les monarques hochèrent de la tête.
"Je souhaite aussi avoir un rapport détaillé concernant la Marche d'Harrenhal.", demanda alors en regardant Theo.
Le Marquis hocha de la tête.
"Très bien. Alors, tout se déroule bien pour le moment. Nous recevons chaque jour plusieurs marchands venant des Sept Couronnes afin de vendre leurs produits et surtout, d'acheter les nôtres. Ils en profitent pour se ravitailler et profiter de nos routes sûres tandis que les autres routes du Conflans sont constamment attaquées par des brigands et autres truands. C'est franchement horrible.
Comme tu dois le savoir, il y a eu une petite révolte de la part des Îles de Fer il y a huit ans. Ils ont tenté d'attaquer le port de l'œil d'Halrian (anciennement l'œil de Dieu) mais ils ne s'attendaient pas du tout à affronter l'un de nos galions. Ils ont perdu dix vaisseaux avant de battre en retraite. Depuis, pas un seul fer-né n'a tenté de s'approcher d'ici.", expliqua alors Theo avant un grand sourire en repensant à la mort de ces violeurs.
Les trois rois hochèrent leurs têtes. Ils se rappelaient très bien de cette révolte. Les fer-nés avaient tenté d'attaquer une flotte-marchande Avalonienne avant de se faire écraser tels les cafards qu'ils sont. Suite à cette attaque, Harry déclara officiellement la guerre aux fer-nés, choquant Westeros tout entier. Ainsi, lorsque Robert Baratheon se dirigea avec la flotte royale en direction des îles de Fer, il fut sujet à un spectacle magnifique: L'île de Pyk entièrement assiégée par une flotte gigantesque utilisant divers canons magiques tandis que des mages attaquaient par la voie des airs grâce à leurs balais. Balon Greyjoy fut livré avec son fils Theon à Robert par Alastor Maugrey.
"Des nouvelles des merdes jaunes?", demanda alors Fenrir qui s'était tenu à l'écart.
Sa question fit éclatée de rire tout le monde. Les merdes jaunes, le doux surnom des Lannister dans tout Avalon. Franchement, personne n'aimait les Lannister, ce qui était parfaitement compréhensible.
"Eh bien, j'ai délivré il y a trois mois la lettre répondant enfin à leur demande de passage sur nos terres. Tywin Lannister fut très choqué d'obtenir une réponse onze ans après sa demande. Il pensait que tu n'y répondrais jamais.", répondit Theo en ricanant dans sa barbe.
"Je me doute qu'il devait être partiellement perdu. Mais j'ai décidé de le laisser reprendre le commerce avec nous, ainsi il sera plus facile pour moi de surveiller ses moindres faits et gestes. Au fait, as-tu pensé à lui donner le tableau?", demanda Harry avec un sourire sadique.
Marcus se plia en deux tout en riant, choquant la plupart des gardes qui ne comprenaient pas ce qui se passait.
"Tu aurais dû voir sa tête lorsqu'il a vu ton portrait avec Percy et Jason lui faire un coucou. Surtout quand le portrait de Percy a dégainé son épée en montrant Rugissante à Tywin. En Avada Kedavarisant ton tableau avec ses yeux, on aurait pu croire que ton portrait allait crever sur place!", explosa de rire Marcus.
A ses mots, un rire monstrueux fut entendu dans toute la salle, seigneurs et soldats étant avachis tant ils riaient de la mauvaise fortune de Tywin Lannister. Sans compter que le tableau servait à espionner le Lannister. C'était un coup de maître de la part des Monarques d'Avalon.
"A vrai dire, nous sommes ici pour une autre raison.", commença alors Jason avec un sourire en coin.
"Oh?", fit Theo, intrigué.
"Yup. On a entendu dire que Robert-le-Cachalot allait rendre visite à son vieux copain Eddard-l'hypocrite avec sa femme, Cersei-la-putain et leurs enfants, Joffrey-le-bâtard, Tommen-le-bâtard et Myrcella-la-bâtarde. Sans oublier Jaime-encule-sa-sœur.", intervint Fenrir Greyback en faisant éclater de rire tout le monde.
Tout le monde était parfaitement au courant concernant les soi-disant secrets des Westerosiens et Essossiens. Ils avaient évidemment l'avantage de ne jamais se confier aux humains, de ce fait, si l'information était publique parmi les Avaloniens, ce n'était pas le cas chez les moldus. C'était affreusement hilarant pour Harry et les autres elfes.
"Franchement, comment cet abruti fait-il pour ne pas savoir que sa femme le trompe avec son propre frère?", demanda Marcus, étonné.
"Peut-être qu'il sait et qu'il mâte? Ca doit surement l'excité…", proposa alors Marcus en souriant.
"Personnellement, j'dois avouer que voir les jumeaux Courserouge coucher ensemble est assez excitant, mais alors pour les deux blondinets…", fit Fenrir.
Tous les regards se dirigèrent sur lui en entendant son commentaire.
"Les jumeaux?", demanda Percy, incrédule.
Fenrir le regarda avant de lui faire un grand sourire qui en disait long.
"Yup! J'me suis tapé les deux rouquins, et franchement, j'ai pris mon pied!", répondit Fenrir en rigolant grassement.
Harry fronça des sourcils en repensant à quelque chose.
"Rassures-moi Fenrir, lorsque tu m'as informé aider Fred et George pour leur entrainement, tu étais sérieux? Après tout, je ne te paye pas pour 'te taper' d'autres membres de la garde…", menaça alors Harry en dardant Fenrir de son regard le plus noir.
Le Capitaine de la Garde Royale blanchit avant de balbutier.
"Non, bien-sûr que non…Je les…ai entrainé?", commença Fenrir avant de s'affirmer en voyant Harry hausser d'un sourcil, "Oui, j'les ai entrainé! Promis, juré, craché, croix de bois, croix de fer, si j'mens, j'vais dans un couvent!"
"Il serait capable d'aller dans un couvent juste pour dévirginiser les vierges…", commenta Jason.
Une fois de plus, tout le monde se mit à rire tandis que Fenrir bomba du torse, fier de lui. Il n'y pouvait rien s'il se tapait tout ce qui bouge. C'était surement un effet latent de sa lycanthropie.
Theodore décida cependant de revenir sur les propos de Jason.
"Et concernant Robert? En quoi ça explique votre présence ici?", demanda-t-il en regardant les monarques.
Avant qu'Harry ne puisse répondre à sa question, il entendit un tonitruant 'Maman' derrière-lui. Tout le monde se retourna pour voir un petit garçon avec des cheveux bruns et des yeux bleu-argentés courir à pleine vitesse pour se jeter dans les bras de Theo tandis qu'un majordome courrait derrière le p'tit bout d'chou. Les adultes ricanèrent en voyant le jeune garçon.
"Harry, ne me dis pas que tu as encore décidé d'échapper à tes leçons?", fit Marcus à côté de lui.
"Mais papa, c'est ennuyeux!", ronchonna le jeune garçon.
Il remarqua alors qu'il y avait plusieurs adultes autour de lui. Ses yeux s'écarquillèrent lorsqu'il vit la garde royale et surtout, les Monarques. Le petit garçon rougit jusqu'aux oreilles avant de se réfugier une fois de plus dans les bras de sa 'mère'. Le majordome qui était derrière le jeune garçon s'approcha avant de s'incliner.
"Je suis vraiment désolé maître Theodore, mais le jeune maître semble incapable de se concentrer sur notre leçon actuelle.", s'excusa poliment le majordome.
"Et quelle était cette leçon?", demanda alors Harry depuis le bout de table.
Le majordome écarquilla des yeux avant de s'incliner une fois de plus.
"Nous étions en train d'apprendre l'histoire de notre glorieux empire, votre majesté. Actuellement, la leçon portait sur la Grande Guerre Magico-moldue.", répondit le majordome en continuant de s'incliner.
Harry hocha de la tête avant de rediriger son regard sur son jeune homonyme.
"Harry Nott-Flint, je te conseil de retenir cette leçon. Après tout, nous avons tous ici vécu cette immense guerre.", conseilla Harry avec un petit sourire.
Le jeune garçon le regarda avant d'hocher vivement de la tête, courant sans tarder vers sa salle de classe tout en était suivi par un majordome ne sachant quoi faire. Harry sourit en voyant le regard choqué de Theodore.
"Tu as vraiment un don avec les enfants!", s'exclama le jeune Marquis.
Les trois monarques éclatèrent de rire.
"Pour sûr qu'il a un don. Dès que c'est le bordel avec Arthur et Merlin, il n'a qu'à lever le doigt et HOP, les jumeaux sont au garde-à-vous devant le maman adorée.", fit Percy en ricanant.
Harry gonfla des joues tel un hamster tout en envoyant un regard noir à Percy.
"Au moins, ils m'écoutent, pas comme d'autres.", répondit Harry en le raillant.
Percy rougit avant de baisser du regard tandis que les autres éclatèrent de rire.
"Un seul de nos enfants obéit à Percy, et c'est Guenièvre.", commenta Jason tandis que les rires redoublèrent.
Percy bouda un peu avant de sourire en repensant à sa magnifique petite fille. Celle-ci avait fortement hérité de Percy, à croire qu'elle était effectivement la réincarnation de sa mère. Guenièvre Sally Haut-Soleil était une jolie petite fille âgée de neuf ans avec des yeux bleu-vert-dorés, de longs cheveux d'ébène et une peau blanche opaline. Elle était d'une beauté sans pareille, et d'un caractère très doux, comme l'était Sally Jackson.
"Déjà qu'on arrive à peine à gérer un enfant, je me demande comment vous faites pour en gérer trois…", commenta Marcus en se prenant la tête dans les mains.
"Bof, ce n'est pas aussi dur qu'il n'y paraît. Merlin et Arthur sont relativement sages, si ce n'est qu'ils aiment faire des blagues à tour de bras, surtout à nos gardes royaux. Quoi qu'ils se sont calmés dernièrement.", remarqua Jason en étant pensif.
"C'est tout à fait normal qu'ils se soient calmés Jace. Ils ont commencé leur relation de courtise avec Aegon, donc ils ont mieux à faire que de faire pleurer nos valeureux gardes…", railla Percy en envoyant une œillade moqueuse à Fenrir.
Ce dernier rougit avant de s'exclamer.
"Ce n'était qu'une seule fois! Et puis, ces saletés avaient foutus du poil à gratter dans mon caleçon! T'imagines pas le calvaire pour un ex-loup-garou plein de poils!"
Une fois de plus, des rires retentirent dans la salle tandis que certains essuyaient des larmes à force de s'esclaffer. Les jumeaux Haut-Soleil étaient pires que les jumeaux Courserouge, et s'était peu dire. Ils étaient d'ailleurs surnommés les 'dieux de la Farce' en l'honneur d'Hermès et d'Apollon, ce qui faisait souvent rire les anciens demi-dieux. Par contre, ils avaient aussi réussi à être craints de la Garde Royale, après tout, ils étaient de véritables démons.
"Maintenant que j'y pense, vous avez déjà eu la 'conversation' avec eux?", demanda alors Theodore.
En effet, Theodore ne savait pas comment il allait parler des relations sexuelles etc. avec son fils, de ce fait, il espérait glaner quelques informations de la part des monarques. Il remarqua alors un Jason hilare, ce qui l'intrigua.
"Harry a décidé de ne pas se faire chier. Il a littéralement donné aux jumeaux un magazine 'AvalonX' avec une pensine remplie d'ébats entre divers Avaloniens masculins qui se sont gentiment proposés pour instruire les jumeaux. Sans oublier la chaîne TV AvalX. Je me souviens encore de la phrase qu'il leur a dit.", ricana le monarque blond tandis que Percy éclata de rire.
Les Avaloniens présents dans la salle se penchèrent en avant pour entendre la célèbre phrase d'Harry. Ce dernier rougit légèrement avant de l'annoncer à haute voix.
"Lisez, regardez et entrainez-vous pour votre futur mari. Pensez juste à mettre des protections, je refuse que mes jumeaux soient enceints ENTRE eux sans la participation d'Aegon."
Les Avaloniens éclatèrent de rire. Heureusement pour eux que les jumeaux étaient nés avec le lien d'âme-sœur jumelé, de ce fait, ce n'était pas considéré comme un inceste de coucher entre eux, quoi que certains pourraient contredire ce point. Mais personne ne le fit, après tout, qui oserait contredire son dieu?
Marcus se mit alors à ricaner avant de regarder Theo.
"Dans ce cas, on fera pareil. Bien-entendu, vu qu'il n'a pas de contrat de mariage, on lui donnera un simple accès à AvalX, pas besoin de pensive…", commenta alors Marcus en continuant de ricaner.
Theodore hocha de la tête, totalement d'accord avec son mari. Après tout, il était tout à fait inutile de quérir divers souvenirs dans une pensine pour leur fils.
Harry décida de revenir sur la question posée par Theodore.
"Concernant ta question sur Robert, la raison de notre présence est assez simple. Nous savons qu'il va traverser aujourd'hui la zone afin de continuer son chemin vers le Nord, et évidemment, nous comptons nous joindre à lui. Après tout, j'ai toujours voulu visiter le Nord.", dit alors Harry avec un sourire en coin.
"Et je suppose que tu n'as pas d'autres raisons?", demanda de façon suspicieuse Theodore.
Harry lui fit un petit sourire.
"Disons simplement que Luna m'a fortement conseillé d'aller là-bas. Selon elle, nous aurons le droit à un véritable spectacle.", répondit Harry de façon cryptique.
Theodore et Marcus soupirèrent d'un commun accord. En somme, quelque chose d'horrible allait se produire, un évènement qui allait surement tout changer, et Harry veut être aux premières loges, comme d'habitude. Au fond, ce n'était pas si étonnant que ça. Ils avaient toujours su qu'Harry avec une tendance sadique à apprécier la douleur des autres (en tout cas des moldus) et qu'il se faisait un plaisir de faire de leur vie un véritable malheur. Ils étaient d'ailleurs très étonnés qu'il ait décidé de marier Teddy et Sirius à des moldus.
"Eh bien, je suppose que nous n'avons plus qu'à attendre le Roi Obèse et son convoi d'abrutis.", intervint une fois de plus Fenrir, faisant rire tout le monde.
Trois heures plus tard,
Cersei Lannister était impatiente pour la première fois depuis des années. Elle s'en voulait encore de ne pas avoir pu assister au mariage célébré à Quel'Thalas, mais malheureusement, Tommen avait été malade et attendu qu'il était fraichement né, elle refusait de voyager avec lui. Quant à son mari, ce dernier préférait aller baiser la première pute disponible que d'aller à Quel'Thalas. En fait, Cersei savait parfaitement que si Robert refusait d'aller là-bas était simplement car il n'y avait pas de bordel et que la prostitution était complètement interdite et illégale parmi les Avaloniens, chose que Cersei appréciait beaucoup.
En tout cas, elle était aujourd'hui ravie d'avoir choisi de voyager avec son idiot de mari. Au début, elle n'était pas trop pour, mais lorsque celui-ci l'informa qu'ils allaient traverser la Marche d'Harrenhal (bien qu'elle ne sache pas ce qu'est une Marche), elle décida tout compte fait de l'accompagner. Après tout, elle allait enfin pouvoir visiter un lieu appartenant à ses Quel'doreis (qui bizarrement préféraient s'appeler Avaloniens et faisaient référence à Quel'doreis en tant que race, chose qu'elle ne comprenait pas. N'était-ce pas la même chose?).
Lorsqu'elle regarda à travers les rideaux du carrosse, ses yeux s'écarquillèrent de stupeur. L'endroit était tout bonnement magnifique. Elle avait l'impression de ne plus du tout être à Westeros. Il y avait des plantes vertes partout, d'immenses arbres et autres buissons taillés un peu partout avec des lampadaires et même des statues. Sans oublier les immenses golems qui patrouillaient le long des routes, ignorant le cortège royal comme si de rien n'était.
Et lorsqu'enfin elle vit Harrenhal, son souffle se bloqua. L'endroit était tout bonnement spectaculaire. Ca n'avait strictement rien à voir avec l'Harrenhal qu'elle avait visité plus jeune lors du Tournoi qui fut responsable de cette guerre. Non, l'endroit était tout bonnement féérique.
Le château était immense et fait entièrement de pierres blanches et grises, d'immenses tours aux toits d'or et de cristaux tandis que les portes étaient faites d'un bois très clair et magnifique. Elle n'avait encore jamais vu un si bel endroit, et elle se demanda intérieurement si Quel'Thalas et Avalon en général ressemblait à ça. Lorsque le cortège passa la porte, elle fut surprise de voir un gigantesque marché avec des centaines de paysans, marchands et autres nobles en train de faire des achats ou bien regarder divers produits. Elle avait entendu parler du célèbre Marché d'Harrenhal, mais elle ne pensait pas qu'il était aussi prestigieux.
"Cet endroit est bien mieux que Port-Réal. On devrait faire exactement la même chose chez nous, après tout, nous sommes la famille royale!", commenta alors Joffrey Baratheon (Waters) en regardant la beauté d'Harrenhal.
Personne ne répondit à son commentaire, mais tous pensaient qu'il avait raison. Vivre dans un endroit pareil était digne de la famille royale de Westeros. Enfin, ils arrivèrent à l'entrée du Grand Hall d'Harrenhal, et ils durent descendre du Carrosse pour aller rendre hommage aux seigneurs de l'endroit. Evidemment, Robert décida de mener la marche, mais ils remarquèrent tous une chose: Il y avait des gardes royaux d'Avalon un peu partout.
Lorsqu'ils furent tous escortés dans le Grand Hall, ils comprirent immédiatement pourquoi en voyant les trois Rois d'Avalon tranquillement assis tout en discutant avec les Marquis Nott-Flint. Theodore et Marcus se levèrent alors pour aller accueillir Robert.
"Roi Robert, quel plaisir de vous accueillir en ce jour. Nous ne nous attendions pas à votre arrivée.", commenta alors Marcus, se montrant à la fois polit tout en la châtiant.
Robert Baratheon fit un grand sourire avant d'éclater de rire.
"Ah, désolé pour ça. Le voyage a été préparé à la dernière minute, je n'avais pas prévu la mort de ma main et vieil ami après tout.", répondit Robert.
Marcus et Theodore hochèrent de la tête, comprenant parfaitement la situation.
"En tout cas, permettez-nous de vous souhaiter la Bienvenue à vous et votre famille à la Marche d'Harrenhal.", dit alors Theodore avec petit sourire.
C'est alors qu'Harry et ses deux maris se levèrent pour s'approcher du cortège royal. Harry n'hésita pas à aller serrer la main de Robert, les autres monarques faisant de même.
"Roi Robert, quel plaisir de vous revoir. Cela fait bien longtemps que nous n'avons pu nous voir. Quel dommage que vous n'ayez pu assister à mon mariage.", l'accueillit Harry avec un sourire qui se voulait régal.
Robert hocha rapidement de la tête.
"Oui, encore désolé pour ça. L'un de mes enfants était malade et je ne pouvais surement pas le laisser dans cet état. J'espère que vous comprenez?", demanda alors Robert.
Les trois monarques Avaloniens hochèrent de la tête.
"Oui, nous comprenons parfaitement. En tout cas, permettez-moi de vous présenter mes maris, Perseus et Jason.", fit Harry en désignant les deux autres monarques.
Robert leur serra une fois de plus la main. Robert décida de faire de même avec sa famille.
"Dans ce cas-là, je vous présente ma femme, Cersei et nos gosses, Joffrey, Tommen et Myrcella.", présenta rapidement Robert tandis que les Monarques se firent un plaisir de baiser la main de Cersei.
(Un plaisir évidemment faux, ils avaient surtout envie de vomir, mais ce n'était pas très correct…)
"Reine Cersei, nous vous souhaitons la bienvenue à la Marche d'Harrenhal.", s'exclama alors Jason en faisant un sourire charmeur à Cersei.
Cette dernière rougit en voyant les trois monarques elfiques, ce qui énerva Jaime et fit évidement sourire les trois monarques. Robert remarqua alors le regard froid d'Harry, et il comprit rapidement pourquoi en voyant Jaime.
"Je vois que avez amené avec vous le Régicide?", commenta alors Harry d'une voix polaire.
"Oui, Tywin me l'a collé au cul comme une pute après une bourse.", répondit Robert.
Sa réponse entraina un fou rire exceptionnel parmi les Avaloniens tandis que Jaime s'énerva. Etonnamment, Cersei ne sembla pas énervé, surement encore sous le charme des Avaloniens.
"Je vois, dans ce cas, mes condoléances. A la fois pour la pute que pour votre ami.", fit alors Harry, faisant sourire Robert.
C'est alors que Joffrey décida de poser une question intelligente.
"Qu'est-ce que c'est qu'une Marche?", demanda-t-il d'une voix hautaine.
Harry le regarda avant de faire un petit sourire légèrement vicieux qui ne rassura pas Joffrey.
"Ah, Prince héritier Joffrey, c'est bien ça?", demanda Harry.
"Oui.", répondit simplement Joffrey.
"Très bien, je vais donc répondre à votre petite question. Cependant, je propose de nous asseoir attendu que la réponse sera très longue.", proposa alors Harry en désignant les sièges autour de la table.
Les Westerosiens hochèrent de la tête avant de s'asseoir en compagnie des Avaloniens. Des Majordomes apparurent pour leur servir de quoi s'abreuver tandis que divers amuse-gueules apparurent pour ceux ayant une petite faim. Harry se racla légèrement la gorge.
"Ecoutez-moi bien ou vous risquez de ne pas suivre correctement ce que je vais vous expliquer. Tout d'abord, il faut savoir que l'Empire d'Avalon est extrêmement différent de tous les autres Royaumes de ce Monde, et ce pour une bonne raison: Notre noblesse et notre avancée technologique est très différente, sans compter la magie.
Mais dans le cas présent, ce qui nous intéresse est la noblesse. Il faut tout d'abord savoir que la Noblesse est divisée en plusieurs titres et autres formes de politesse. Nous allons donc commencer par le haut.
Tout en haut, nous avons la Famille Royale, et dans le cas présent, aussi Impériale. En Avalon, la famille régnante à tous les droits, sans exception. Nous sommes partout chez nous, nous pouvons prendre les terres, les détruire, éliminer des familles, choisir qui est noble ou non. Nous n'avons pas de limites, c'est ce que nous appelons une Monarchie Absolue de Droits Divins. Cela veut simplement dire que notre pouvoir nous vient des dieux, quoi que dans notre cas, nous sommes des dieux ayant une enveloppe charnelle. Lorsque nous mourrons, mes maris, mes enfants et moi deviendront des entités cosmiques dirigeant le Monde.
Ensuite, nous avons le Conseil Impérial. Ce conseil est à la fois dans et hors la noblesse attendu que ce n'est en aucun cas un titre de noblesse. Cependant, il est exclusivement composé de familles Ducales et sert à administrer le Royaume. Il est équivalent au Conseil du Roi. Le Conseil est dirigé par Lucius Portesoleil, le Grand Magistère, ce qui est l'équivalent de la Main du Roi.
En-dessous, nous avons les familles Ducales. Les familles Ducales se répartissent le reste des Terres d'Avalon afin d'administrer le Royaume à notre place. Si je devais donner un équivalent, ce serait les familles dirigeantes de Westeros comme les Tyrell ou bien les Baratheon. Les familles Ducales sont toutes liées d'une façon ou d'une autre à la famille Royale, de ce fait, si la famille Royale venait à s'éteindre par on ne sait quel hasard, alors la succession se ferait en fonction de la proximité familiale. Les terres sont appelées Duchés.
Mais ce n'est pas fini, car il existe d'autres titres de noblesse tout aussi importants. Nous avons les Marquis qui sont des Comtes dont les terres sont situées à des frontières avec d'autres pays. Ils ont un contrôle total sur leurs terres tels des rois et ne rendent compte qu'à la famille Royale. Les terres s'appellent des Marches et il n'y en a actuellement qu'une seule.
Par la suite, nous avons les Comtes. Pour être Comte, la famille se doit d'avoir une longue lignée avec plusieurs terres. Nous comptons une cinquantaine de Comtés dans tout Avalon. Chaque Comté est situé sur un Duché, et de ce fait, chaque Comte se doit de jurer fidélité à la fois à la famille Ducale dirigeante en plus de la famille Royale. Je suppose que les Comtés sont ce qui ressemble le plus à vos autres Seigneurs composant Westeros.
En-dessous des Comtes, nous avons les Vicomtes. Semblable aux Comtes, les Vicomtes possèdent des terres moindres et sont la plupart du temps des branches cadettes des Comtes. Ils ont cependant les mêmes devoirs que les Comtes. Ils dirigent des Vicomtés.
Ensuite, nous avons les Barons. Le titre de Baron est un titre assez particulier attendu qu'il est considéré comme une forme de noblesse récente. Le titre de Baron ne peut être obtenu que par le Roi, qui attribue des terres ainsi que ce titre à qui lui plaît. Ils dirigent des Baronnies.
Juste après, nous avons le titre de Baronnet. Contrairement au Baron, le Baronnet ne possède pas de terres. C'est un titre de noblesse pouvant être acheté auprès de la couronne seulement si la personne est suffisamment riche pour se le permettre. Nous vendons un titre de baronnet par an et ce titre est soumis aux enchères. Je crois me souvenir que le dernier Baronnet fut Nolvak Taragdnos ayant gagné l'enchère pour un total de cent-mille soleils dorés, ce qui équivaut à cinq-cent-mille dragons d'or.
Enfin, nous avons les titres de courtoisie, habituellement réservé aux descendants de Nobles n'ayant pas hérité des titres ou bien aux chevaliers.
Je souhaite préciser que tous les nobles titrés, soit des Ducs jusqu'aux Baronnets, possèdent des sièges au Magisterium, un organe dirigeant de l'Empire s'occupant de l'administration générale de l'Empire en plus de la création des lois et de fournir des conseils.
Cela répond-t-il à votre question, jeune prince?", expliqua alors Harry.
Les Westerosiens restèrent ébahis en entendant les explications d'Harry. Jamais encore n'avaient-ils eut une explication détaillée concernant la noblesse Avalonienne, et ils venaient enfin de comprendre la complexité de la politique Avalonienne. Rien à voir avec Westeros.
De son côté, Joffrey hocha de la tête. Il avait évidemment particulièrement aimé la partie concernant la Monarchie Absolue. Il se demandait intérieurement ce que ça faisait d'avoir un pouvoir total sur tous sans être remis en question.
Tommen décida alors de poser une question qui le taraudait depuis qu'il avait eu quelques cours avec le Grand Mestre Pycelle.
"J'ai entendu parler des Archimages. Qu'est-ce-que c'est?", demanda alors le jeune prince westerosien.
Harry fit signe à Theodore de répondre à la question, sachant pertinemment que ce dernier était un véritable Rat de Bibliothèque.
"Pour répondre à votre question, prince Tommen, je vais devoir vous expliquer rapidement l'histoire d'Avalon.
Il faut savoir qu'Avalon est avant tout un Royaume et Empire Magique, de ce fait, nous dépendons entièrement de notre magie. Chaque Avalonien, sans exception, est capable de magie et donc de lancer des sortilèges. Mais ce n'est pas inné, non, il faut apprendre, et pour cela, nous avons la ville de Dalaran située sur Quel'Shola, l'Île de la Haute-Illumination. Dalaran est une ville entièrement dédiée à notre Religion, mais surtout, à la culture et le Savoir.
Une Académie de Magie gigantesque se situe à Dalaran, nommée l'Académie Emrys. Cette Académie est destinée à ceux souhaitant se concentrer sur l'art de la magie afin d'approfondir leurs connaissances. Nous avons un nombre incroyables de parcours et leçons permettant d'apprendre des facettes de la magie variées. Il existe quatre difficultés concernant chaque parcours. Les Novices, les Adeptes, les Experts et enfin, les Maîtres.
Pour obtenir le titre de Mage, chaque Avalonien se doit d'obtenir une Expertise dans un domaine, voire une maîtrise. Ce n'est rien de compliqué attendu le nombre incroyable de parcours. Pour le moment, tous les étudiants ont réussi à obtenir le titre de Mage. Cependant, il existe d'autres titres.
Le titre de Magus est un titre avancé de Mage pour lequel on se doit d'obtenir deux maîtrises peu importe les domaines. Ce sont habituellement des sorciers puissants.
Enfin, nous avons les Archimages. Les Archimages sont ceux qui possèdent un minimum de Trois Maîtrises sans oublier qu'ils se doivent d'être Adeptes dans TOUS les domaines, sans exception. Cela explique la rareté des Archimages.
Cependant, les Mages, Magus et Archimages sont bien plus que de simples pratiquants de la magie et savants. Ces titres ont en effet une valeur importante dans la hiérarchie militaire. De ce fait, le Mage est équivalent à un sergent, le Magus à un capitaine tandis que l'Archimage est équivalent à un général. Il faut aussi savoir qu'il existe un Conseil des Archimages, appelé aussi le Collège Magique, servant à choisir les futures Archimages ainsi qu'à inspecter l'Académie et bien-entendu, à réviser les parcours.
Je précise que tous les membres de la famille Royale ainsi que tous les Ducs sont des Archimages. L'Archimage ayant le plus de maîtrises n'est nul autre que notre Haut-Roi-Empereur, Halrian Haut-Soleil avec un total de cent-vingt-six maîtrises sur un total de cent-trente maîtrises.", expliqua alors Theodore avec une certaine passion.
Les Westerosiens écarquillèrent une fois de plus des yeux. Ils ne s'attendaient surement pas à une telle complexité de la magie et des rangs Avaloniens. Evidemment, Robert remarqua quelque chose dans son discours.
"Et ceux qui ne veulent pas rejoindre cette Académie? Ils ont quoi comme option?", demanda alors le Roi Westerosien.
Theodore le regarda avant d'hocher de la tête. C'était une bonne question.
"C'est très simple. Il existe quatre grandes possibilités dans notre Empire.
La première est de ne rien faire et de vivre une vie de rentier. Cela ne signifie pas cependant que ces rentiers sont incapables de quoi que ce soit, simplement qu'ils préfèrent se reposer et ne rien faire. Contrairement à ce qu'on pourrait penser, ils ne sont pas sans défense. Après tout, TOUS les Avaloniens se doivent d'aller au Collège Magique pendant sept ans afin d'apprendre à maîtriser notre magie.
Ensuite, nous avons ceux qui décident de travailler dans les domaines non-militaires et non-magiques. Ils peuvent être banquiers, fermiers, pêcheurs ou ingénieurs. Nous disposons d'un nombre incroyable de métiers ne nécessitant pas d'être Mage ou Soldat. Je souhaite préciser que TOUS les métiers sont valorisés dans l'Empire.
Par la suite, nous avons ceux qui décident d'intégrer l'Armée. Pour cela, ils se doivent d'intégrer l'Académie Militaire afin de recevoir une formation de cinq ans en tant que soldats. Ils peuvent évidemment accéder à l'Académie des Officiers afin d'obtenir immédiatement un haut grade dans l'armée. Les meilleurs de nos soldats peuvent intégrer l'Académie Militaire Royale afin d'intégrer la Garde Royale. Je souhaite préciser que seul l'élite est autorisée à l'Académie Militaire Royale et que toutes les recrutes royales se doivent d'être des Mage.
Enfin, nous avons ceux qui décident de rejoindre l'Académie Magique, mais je n'ai pas besoin de réexpliquer tout ça.", répondit alors Theodore.
Robert hocha de la tête, assez ravi. Il était tout à fait d'accord concernant cette histoire d'Académie Militaire. Il aurait aimé pouvoir intégrer ce genre d'Académies en Westeros, mais il savait éperdument que c'était impossible pour manque de fonds etc. Quel dommage!
C'est alors que quelques pas résonnèrent et qu'un nain fit son entrée. Ce n'était nul autre que Tyrion Lannister qui s'était endormi dans le carrosse. Ce dernier n'hésita pas à aller serrer la main d'Harry, choquant au passage les autres Westerosiens. Ce que peu savaient c'est que Tyrion était à l'origine de l'autorisation donnée aux Lannisters pour revenir sur les terres Avaloniennes. Après tout, il était le seul Lannister que les Avaloniens appréciaient.
"Tyrion, quel plaisir de te revoir.", l'accueillit Harry avec un grand sourire.
Le nain le regarda avant de lui rendre son sourire. Il appréciait beaucoup Harry.
"Moi aussi je suis content de te revoir Harry. Je vois que tu as eu l'occasion de rencontrer ma chère famille?", répondit Tyrion en appuyant fortement sur le mot chère.
"En effet Tyrion. Comment se fait-il que tu sois en retard?", demanda alors Percy, curieux.
"J'me suis endormi et j'avais la flemme de me lever.", répondit simplement le nain.
A ces mots, les Avaloniens ricanèrent de concert sous les regards perplexes des Westerosiens. De son côté, Cersei ragea intérieurement. Elle ne savait pas du tout que Tyrion avait d'aussi bonnes relations avec les Avaloniens. Foutu petit monstre…
"Dîtes-moi Roi Robert, si je ne m'abuse, vous vous dirigez vers le Nord, n'est-ce pas?", demanda alors Harry avec une lueur étrange dans les yeux.
Robert hocha lentement de la tête.
"Oui, j'ai une requête importante à soumettre à mon vieux copain Ned.", répondit le Roi Gras.
"Cela vous dérangerait si nous vous accompagnions? Nous n'avons encore jamais eu l'occasion de visiter le Nord, ce serait une première fois pour nous.", demanda alors Harry avec un petit sourire en coin.
Robert écarquilla légèrement des yeux avant de sourire.
"Pourquoi pas? Après tout, plus on est de fous plus on rit! Et puis Ned ne dira pas non, je suis le Roi!", répondit Robert en hochant de la tête.
"Parfait, dans ce cas. Kreattur!", cria alors Harry, choquant au passage les Westerosiens.
Ils n'étaient pas au bout de leurs peines, et ils sursautèrent lorsqu'un Majordome apparut brutalement devant Harry.
"Oui maître?", demanda alors Kreattur en s'inclinant bien bas.
"Que le cortège royal soit préparé pour notre voyage dans le Nord de Westeros. Tant que tu y es, informes nos enfants de notre absence pour les prochains jours. De préférence, je souhaite que Narcissa s'occupe de Guenièvre, il saura se charger de son éducation. Quant aux jumeaux, j'ai confiance en Elia Targaryen.", ordonna Harry tandis que Robert plissa des yeux en entendant le nom d'Elia Martell.
"A vos ordres, votre majesté.", répondit Kreattur avant de disparaître dans un *pop* sonore.
"Elia Targaryen? Vous laissez vos enfants avec cette trainée?", demanda alors Robert de façon brusque.
Harry le regarda froidement avant de lui faire un sourire des plus effrayants.
"Bien-entendu, après tout, nos jumeaux vont se marier avec son fils.", répondit Harry comme s'il parlait de la météo.
Cersei plissa des yeux avant de poser une question d'une voix assez brusque.
"Son fils?", demanda-t-elle.
"Oui, Aegon Targaryen.", répondit Percy avec un grand sourire benêt.
Robert devint rapidement rouge, s'apprêtant à crier avant de se calmer rapidement en sentant le regard courroucé d'Harry sur lui.
"Ne vous inquiétez pas, Aegon n'a en aucun cas pour projet de reprendre Westeros. Après tout, pourquoi reprendre Westeros lorsqu'il peut se contenter d'Avalon?", demanda alors Jason de façon logique.
Les Westerosiens firent mine de réfléchir avant d'hocher de la tête.
"Et concernant les Targaryens qui ont fui en Essos?", demanda Robert.
"Ils ne nous concernent pas. Attendu qu'Aegon et Elia furent abandonné par la Reine Rhaella, ils ne la considèrent plus de la même famille, elle et ses enfants. Ils peuvent bien mourir.", répondit Harry de façon simple et concise.
Robert hocha brusquement de la tête, ayant compris le message. En somme, il ne pouvait pas attaquer Elia et ses enfants, mais Daenerys et Viserys n'étaient pas concernés par cette protection. De son côté, Harry ne pensa qu'une seule chose: 'Je n'ai jamais dit que JE ne prévoyais pas de reprendre Westeros. Idiot de Moldu.'
Deux heures plus tard, le cortège de Robert Baratheon reprit la route en direction du Nord, suivi de près par le Cortège Royal Avalonien.
Le Cortège Avalonien était composé de cinq carrosses (un carrosse royal et quatre carrosse pour les gardes) chacun pouvant accueillir une cinquantaine de Gardes Royaux. Sans oublier les trente Gardes Royaux montant des Pégases et escortant les carrosses. Evidemment, les Carrosses ne possédaient pas de roues et flottaient, ce qui expliquait l'extrême stabilité à l'intérieur. Cersei et Joffrey étaient extrêmement jaloux de cette particularité mais ne pouvaient rien y faire. Le prince héritier avait bien tenté de se faire inviter (en somme il a tenté de forcer le passage) mais il fut très vite découragé par un Fenrir imposant avec un foutu estramaçon sur le dos.
Le voyage dura plusieurs jours, le temps de se déplacer tranquillement le long de la route (et surtout parce que Robert insistait pour s'arrêter à chaque Bordel sur la route…) et d'apprécier le paysage, enfin, pour le peu qu'il y avait à apprécier. Etonnamment, Harry se sentit nostalgique, comme la plupart des Avaloniens. L'endroit leur rappelait tellement l'Angleterre avec ses forêts et ses plaines, la pluie battante et constante etc. C'était assez magnifique à vrai dire.
Lorsqu'ils entrèrent dans le Nord, les Westerosiens furent étonnés de voir les Avaloniens ne pas réagir au froid. Après tout, ils avaient des enchantements pour se réchauffer, contrairement aux moldus qui tentaient tant bien que mal de se réchauffer avec des couvertures et autres conneries du genre.
Winterfell, Le Nord, Westeros,
Eddard Stark dit Ned attendait patiemment avec sa femme et ses enfants (bien que Jon reste caché en arrière) à l'intérieur de Winterfell dans la cour. Après tout, il se devait d'être présent pour l'arrivée de son ami et Roi, et évidemment, de son adorable famille. Il sourit légèrement en voyant le cortège de Robert arrivé, par contre, il blanchit en voyant derrière un autre cortège, complètement imprévu. Lorsqu'il envoya un regard en coin à sa femme, il remarqua immédiatement que celle-ci avait elle-aussi blanchie. Ils n'avaient pas du tout prévu l'arrivée de la Monarchie Avalonienne.
Mais il se devait d'admettre qu'il était impressionné par le cortège Avaloniens avec les pégases et les carrosses volants. Sans compter que tous les Gardes Royaux portaient des étendards avec le blason de la famille Haut-Soleil, blason qui restait tout de même magnifique comparé aux autres blasons.
Joffrey Baratheon (Waters) chevaucha jusqu'à l'entrée tout en souriant à Sansa Stark tandis que Robb fusilla l'abruti de blond, espérant intérieurement que ce dernier se pète une jambe en tombant de son cheval. Une fois le Carrosse Royal Westerosien arrêté, les membres de la Maison Stark s'agenouillèrent tandis que Robert descendit du Carrosse avant de s'approcher de Ned.
"Votre grâce.", l'accueillit Ned avec un petit sourire.
"Tu as grossi.", répondit simplement Robert.
Ned écarquilla des yeux avant de regarder le ventre proéminent de son vieil ami. Les deux hommes éclatèrent alors de rire avant de se serrer dans les bras.
"Cat!", fit alors Robert en regardant Catelyn Stark.
"Votre majesté.", s'inclina alors la Dame Stark.
"Neuf ans que je ne t'ai pas vu. Où diable étais-tu?", demanda alors Robert en regard de nouveau son ami.
"Je gardais le Nord pour vous, votre grâce. Winterfell est entièrement vôtre.", répondit simplement Ned en inclinant légèrement de la tête.
Pendant ce temps-là, Cersei, Tommen et Myrcella descendirent de leur Carrosse tandis que les Avaloniens restèrent dans le leur. Ce qu'ils ne savaient pas, c'est que l'intérieur des Carrosses Avaloniens était enchanté pour leur permettre de voir au travers ainsi que de tout entendre. De ce fait, ils assistaient simplement au spectacle. Certains mangeaient même du popcorn.
"Où est le lutin?", demanda alors Arya Stark d'une voix audacieuse.
"Vas-tu te taire?", l'admonesta alors Sansa.
"Oh, mais qui avons-nous là? Tu dois être Robb.", fit Robert en regardant Robb avant de regarder Sansa, "Quand à toi, tu es plutôt jolie?", puis il concentra son regard sur Arya, "Et quel est ton nom?"
"Arya.", répondit la plus petite.
"Oh. Montre-nous tes muscles! Ah, on fera de toi un bon soldat.", commenta alors Robert en regardant Bran.
Cependant, les regards des enfants se concentrèrent sur Jaime Lannister qui décida de retirer son casque. Harry ricana intérieurement en le voyant légèrement secouer de la tête. Il ne lui manquait que de longs cheveux pour ressembler à un mannequin d'une pub l'Oréal.
"Eh, c'est Jaime Lannister, le frère jumeau de la Reine.", s'exclama alors Arya sous le regard courroucé de sa grande sœur.
"Mais vas-tu te taire à la fin?", lui reprocha alors Sansa.
Cersei décida alors de s'approcher de la famille Stark, se devant de les saluer même si elle aurait préféré repartir immédiatement pour Port-Réal, en s'arrêtant de préférence à Harrenhal.
"Ma Reine.", saluèrent à la fois Ned et Catelyn en la regardant et s'inclinant.
Avant que Robert ne puisse dire quoi que ce soit, le Carrosse Royal Avalonien s'ouvrit tandis qu'Harry et ses maris descendirent tranquillement, suivi de près par Fenrir et une dizaine de gardes royaux. Ils se dirigèrent alors vers Ned Stark afin de le saluer.
"Vos majestés, nous vous souhaitons la bienvenue à Winterfell et dans le Nord.", s'inclina alors Ned, sa femme et ses enfants faisant de même.
"Merci Lord Stark. Je vous prie de bien vouloir nous excuser pour cette visite imprévue, mais nous étions à Harrenhal lorsque le Roi Robert est arrivé, et nous avons exprimé notre souhait de découvrir le Nord en sa compagnie.", répondit Harry de façon diplomatique.
Ned hocha de la tête. De toute façon, il ne pouvait pas se permettre de rejeter Harry, qu'il le veuille ou non. Il allait donc devoir faire avec. De leur côté, les enfants Stark se mirent à admirer une fois de plus les Avaloniens et leur immense beauté. Sansa s'imagina déjà mariée à un puissant seigneur Avalonien à vivre dans un magnifique château ensoleillé etc. De son côté, Arya s'imagina comme certaines des Gardes Royales, à s'entrainer et se battre pour finalement devenir une puissante guerrière.
Même Robb se mit à s'imaginer un mariage avec l'une des magnifiques Avaloniennes, étant extrêmement attractives. Bran semblait de son côté légèrement perdu, ne sachant comment réagir en voyant les Avaloniens. Quant à Jon, ce dernier repensait aux paroles des Avaloniens concernant les bâtards en Avalon et la façon dont ils étaient traités. Si seulement il avait pu être un elfe…Peut-être pouvait-il aller en Avalon au lieu d'aller au Mur? Non, il préférait tout compte fait aller au Mur, au moins là-bas, il serait avec son oncle.
"Conduis-moi à la crypte Ned.", ordonna alors Robert en regardant son ami droit dans les yeux.
Ned hocha de la tête avant d'être interrompu par la musaraigne hargneuse du nom de Cersei.
"Cela fait un mois que nous voyageons mon amour, surement les morts peuvent attendre?", demanda alors la Reine des Salopes d'un air hautain.
Robert l'ignora complètement.
"Ned!", ordonna-t-il une nouvelle fois.
Ned hocha de la tête avant de conduire son ami directement à la crypte. De son côté, Catelyn décida d'inviter les Avaloniens directement à l'intérieur du château, laissant les Lannister s'occuper de leurs propres problèmes.
Durant le Banquet organisé en l'honneur des familles royales, Robert se fit un plaisir de s'occuper d'une prostituée devant sa propre femme, dégoûtant à la fois Cersei, Catelyn et les Avaloniens. C'est alors que Jason, qui était assis à côté de Cersei, n'hésita pas à faire savoir son opinion.
"Heureusement que ce genre de comportement ne pourra jamais arriver à Avalon.", comment a-t-il.
Cersei le regarda d'un air intrigué, tout comme Catelyn Stark. D'autres invités entendirent évidemment le commentaire de Jason, même Robert et Ned. Evidemment, Cersei décida de poser la question fatale.
"Et comment est-ce possible?", demanda-t-elle, très intriguée.
Jason la regarda avant de lui faire un petit sourire qui en disait long.
"Il faut savoir qu'à Avalon, les serments sont sacrés. C'est bien plus que notre honneur qui est en jeu, mais aussi notre vie et notre magie. Lorsque nous jurons sur notre magie, nous mettons en jeu cette dernière. Quiconque vient à rompre sa promesse en Avalon peut alors perdre sa magie, voire souffrir une éternité de douleur. Lorsque nous jurons notre vie, nous pouvons la perdre pour nos mensonges.
Chaque mariage à Avalon se termine par un serment Magique et de Vie, permettant ainsi d'éviter les divorces et autres problèmes du genre. Je me rappelle vaguement d'une femme ayant trompé son mari avec son propre frère en Avalon, et les deux sont morts. Quelle triste tragédie, mais justice fut rendue.", répondit Jason en insistant sur la fin.
Plusieurs Westerosiens blanchirent, surtout Cersei et Jaime. La Reine finit tout de même par hocher de la tête en regardant Jason. Les festivités reprirent alors de plus belle tandis que Robert semblait un peu moins enjoué avec la prostituée. Comme quoi, le commentaire de Jason l'avait fait réfléchir. De son côté, Harry observa la scène d'un air enjoué tout en dégustant le splendide repas préparé par les Nordiques. Il devait admettre que le Cerf était vraiment délicieux.
En-dehors de la Salle, dans la Cour, c'était une autre histoire. Percy avait décidé de prendre un peu l'air, accompagné de deux Gardes Royaux. C'est alors qu'il vit Jon Snow (Targaryen) en train de s'évertuer à tenter d'éventrer un mannequin avec une épée. Le pauvre garçon était tout simplement en train de se défouler, surement dû au rejet de Catelyn Stark, l'ayant littéralement foutu dehors de la salle. Quelle pute pensa alors Percy.
Il observa rapidement la scène enter Jon et Benjen Stark, puis la scène entre Jon et Tyrion. Lorsque ce dernier se dirigea vers la Salle de Banquet tandis que Jon s'acharna deux fois plus sur le mannequin, Percy décida de s'approcher du jeune loup.
"Tu ne sais décidément pas t'y prendre.", commenta-t-il d'un air génial.
Jon se retourna, s'apprêtant à envoyer chier celui qui était derrière-lui, lorsqu'il remarqua qu'il s'agissait du Roi-Empereur-Consort Perseus et de ses deux gardes royaux. Il s'inclina rapidement.
"Désolé votre majesté pour cette horrible prestation.", répondit alors Jon de façon sardonique.
Percy et les gardes ricanèrent en entendant la réponse sarcastique et caustique de Jon. Comme quoi, le jeune loup ne se laissait pas faire, même en présence de plus fort et plus important que lui. Percy roula des yeux avant de faire signe à Jon de s'écarter. Ce dernier obtempéra, observant alors le jeune roi.
Percy observa le mannequin avant de dégainer Rugissante. D'un simple coup puissant et bien placé, il trancha en deux le mannequin sous le regard ébahi de Jon. Percy ricana.
"Il est inutile de faire des gestes inutiles lors d'un combat. Il faut être juste et précis tout en mesurant ses coups.", expliqua alors Percy en faisant signe à l'un des gardes, "Tu vas t'entrainer rapidement contre Jean-Paul ici présent."
Sans perdre un instant, le Garde utilisa sa lame-double pour s'attaquer à Jon, ce dernier parant pendant cinq secondes avant de se retrouver à terre. Percy soupira, dépité par cette prestation.
"Ne t'attends pas à ce que tous tes ennemis t'affrontent avec des armes que tu connais, ou bien avec honneur. L'honneur n'est utile que pour les morts, pas pour les vivants. Tu apprendras bien vite que sur un champ de bataille, il n'y a pas d'honneur ou de gloire, juste de la survie. Recommences!", ordonna alors Percy.
C'est ainsi que toute la nuit, les gardes royaux entrainèrent (massacrèrent) Jon Snow sous le regard amusé de Percy, puis plus tard de Jason, Harry et des Westerosiens étant venu voir le spectacle. C'est alors que Jaime Lannister s'approcha de Percy.
"Votre majesté, je souhaite vous défier en duel demain matin afin de réclamer Rugissante, une épée revenant de droit à la famille Lannister.", annonça alors pompeusement Jaime.
Des hoquets de stupeur retentirent partout autour tandis que Robert et Ned s'avancèrent pour entendre la réponse de Percy.
"Et qu'ai-je à y gagner? Après tout, si je gagne, il me faut une récompense à la hauteur de Rugissante.", demanda alors Percy avec un petit sourire.
Pour une fois, Jaime ne sut pas quoi répondre. Que pouvait-il bien proposé à un Roi qui avait déjà tout.
"Pourquoi ne pas prendre cette bague?", demanda alors Harry en pointant du doigt une bague que portait Jaime autour du cou.
Harry pointait simplement une bague très simple en or. Pourtant, cette bague avait bien plus de valeur qu'on ne pouvait le penser attendu qu'elle symbolisait la relation entre Cersei et Jaime. Confiant de ne pas perdre, Jaime hocha de la tête tandis que Percy ricana avant d'embrasser Harry.
"Dans ce cas, nous nous battrons en duel demain à l'aube.", décréta Percy avant de rejoindre Harry et Jason pour aller tranquillement se coucher dans leur Carrosse, bien plus confortable que les chambres proposées par les Stark.
Le lendemain matin, tous les Westerosiens et Avaloniens présents se tiennent prêts dans la cour pour assister au duel entre Jaime et Percy. Les deux hommes se regardent tranquillement, l'un souriant avec confidence tandis que l'autre semblait s'ennuyer.
"On commence ou tu comptes me battre en me laissant m'endormir? Après tout, c'est ta seule chance de gagner…", railla alors Percy.
Jaime s'énerva avant de se diriger droit vers Percy pour le mettre à terre, remarquant que ce dernier n'avait pas du tout dégainé son épée. Il ne s'attendit pas à un coup bien placé en plein visage, le mettant à terre et complètement sonné. Percy le regarda avant d'éclater de rire.
"C'est ça le meilleur duelliste de Westeros. Merde alors.", commenta Percy avant d'éclater de rire une fois de plus, les Avaloniens faisant de même.
Même Robert éclata de rire, ravi de voir une merde blonde à terre. Il détestait vraiment Jaime Lannister. Ce dernier se leva alors, s'apprêtant à transpercer Percy dans le dos avec son épée. Il n'entendit pas Percy dégainé sa lame, par contre, il remarqua que ce dernier coupa sa lame avec Rugissante avant de l'étourdir avec le plat de la lame. Il ne se releva pas une nouvelle fois.
Quelques secondes passèrent avant que les spectateurs n'expriment leur joie en félicitant Percy. Ce dernier se baissa alors afin de récupérer la bague, souriant. Il l'observa tranquillement, observant la réaction de Cersei avant de sourire. La bague prit alors feu dans sa main avant de finir en une flaque d'or qui tomba au sol.
"De toute façon, elle était trop laide.", fit simplement Percy en souriant à Harry.
Ce dernier roula des yeux avant d'embrasser son mari, suivi de près par Jason.
Plus tard dans la matinée, les cortèges s'apprêtèrent à retourner à Harrenhal lorsque les Avaloniens entendirent quelques cris. Bran Stark était semblerait-il tombé d'une tour, se cassant ainsi les deux jambes tout en neutralisant les nerfs. Tout Winterfell était en émoi et le départ des Cortèges fut remis à plus tard.
Mestre Luwin informa alors Lord et Lady Stark qu'il ne pouvait rien faire pour Bran Stark et que ce dernier avait peu de chances de survivre. Et que si jamais ce dernier venait à souffrir, alors il serait paralysé sous la ceinture et ce à vie. Evidemment, Catelyn Stark s'effondra au sol en pleure. Harry avait une petite idée de ce qui était arrivé, et il avait bien envie de foutre la pagaille. Il décida alors de s'avancer.
"Peut-être que les Mestres sont limités, mais ce n'est pas le cas des Avaloniens.", commenta alors Harry.
Les Stark le regardèrent, les yeux pleins d'espoirs tandis que Jaime et Cersei blanchirent. Ils n'avaient pas du tout prévu l'intervention des Avaloniens.
"Vous pouvez sauver mon fils?", demanda alors Catelyn en pleure.
Harry la regarda avant d'hocher régalement de la tête.
"Rien de compliqué pour un dieu.", répondit-il avec un petit sourire.
Ned le regarda, sceptique, avant d'hocher de la tête.
"Haut-Roi-Empereur Halrian, je vous jure sur mon honneur que si vous pouvez sauver mon fils, je vous en serai à jamais reconnaissant, moi et toute ma famille.", dit alors Ned en s'inclinant devant Harry.
Harry l'observa avant d'hocher lentement de la tête. Il regarda alors Mestre Luwin.
"Vous pouvez observer la guérison si vous le souhaitez.", dit alors Harry avant d'entrer dans la chambre dans laquelle était couché Bran.
Il fut immédiatement suivi par les Stark et Mestre Luwin. Percy, Jason et les Gardes Royaux décidèrent de maintenir la garde devant la porte, observant les Lannister d'un mauvais œil.
Dans la chambre, Harry observa tranquillement le corps de Bran Stark. Il était vraiment endommagé, mais il avait vu bien pire pendant des séances de Quidditch. Il visa alors Bran de sa main.
"Tergeo, Episkey.", lança alors Harry.
Sous les yeux ébahis des spectateurs, le corps de Bran devint complètement propre tandis que les blessures mineures marquant sa peau disparurent. Harry observa alors les jambes de Bran. Par précaution, il décida de lancer un puissant Somnus sur le jeune garçon pour l'empêcher de se réveiller et le garder inconscient, sachant pertinemment que la prochaine étape allait être douloureuse.
"Brackium Emendo.", lança alors Harry en regardant les jambes.
C'est alors que les jambes de Bran bougèrent afin de se remettre en place tout en produisant des craquements sonores importants qui firent tressaillir les Westerosiens. Harry lança alors rapidement un charme d'analyse pour avoir un rapport des blessures restantes nommé Corpus Analysis. Il remarqua rapidement que seuls les nerfs ne répondaient plus et il connaissait parfaitement le sort permettant de rétablir tout ça, bien qu'il ne soit pas très plaisant. Il se retourna vers les Stark.
"Je vais devoir lui lancer un sort extrêmement douloureux afin de rétablir son système nerveux inférieur pour lui permettre de marcher à nouveau. Inutiles de vous inquiéter.", indiqua alors Harry tandis que les Stark hochèrent rapidement de la tête.
Harry n'hésita pas à lancer un Endoloris sur Bran. Ce dernier se réveilla alors, ouvrant les yeux tout en hurlant avec force, ce qui fut sursauter les parents Stark. Heureusement pour eux qu'Harry les avait informé. Harry garda le sort du Doloris pendant dix secondes, le temps que les jambes réagissent. Lorsqu'il vit Bran bouger des jambes, il interrompit le sortilège de torture. Bran s'évanouit alors.
"Renervate.", fit simplement Harry en direction du jeune garçon.
Ce dernier ouvrit de nouveau les yeux, observant autour de lui ce qui se passait.
"Maman, papa?", demanda alors le jeune garçon en regardant ses parents.
Catelyn se jeta alors sur le jeune garçon, le serrant dans ses bras tandis que Ned remercia profondément Harry d'avoir sauvé son fils.
"Que s'est-il passé Bran?", demanda alors Ned en regardant son fils.
Malheureusement, Bran avait eu une petite perte de mémoire, oubliant temporairement la raison de son hospitalisation.
"Je…Je ne sais plus. Je me souviens juste avoir entendu du bruit près de la vieille tour, et quand je suis monté, j'ai vu…je ne sais plus. Mais je sais qu'on m'a poussé, quelqu'un m'a poussé!", décréta le jeune garçon.
Ned plissa des yeux tout en fronçant des sourcils. La porte étant restée ouverte, les Lannister avaient tout entendu et ils soupirèrent de concert. Ils n'allaient pas être dévoilés, mais ils devaient faire attention. Après tout, qui sait quand la mémoire reviendra au jeune louveteau.
Plus tard dans la journée, les Cortèges Royaux reprirent la direction d'Harrenhal. Robert se fit un plaisir de remercier vivement Harry pour avoir sauvé la vie du fils de son meilleur ami. C'est alors qu'il en choqua plusieurs lorsqu'il proposa à Harry de choisir un Avalonien pour intégrer le Conseil du Roi à Port-Réal. De son côté, Harry fit une petite danse intérieure, tout se déroulait comme prévu. Sa seule réponse fut:
"Je désigne Amelia Bones, Comtesse du Comté de Malavenan, pour représenter Avalon à votre conseil."
