La psy, affalé sur son fauteuil, ouvre les yeux, avec l'étrange impression que beaucoup de temps s'est écoulé depuis qu'elle a battu les paupières. Comme plusieurs mois en une seconde. Light est devant la vitre, à admirer son physique et prenant des poses aguicheuses pour emballer son L dès qu'il posera le pied dans le bureau. Bien que selon lui, son charme extraordinaire ferait le travail, m'enfin...

La psy, disions-nous, commençait à trouver le temps long...elle se demandait pourquoi? Peut-être parce qu'elle était coincé dans une pièce avec un client qu'elle ne pouvait pas blairer...Ou bien parce que L, averti par Watari, lui-même averti par la psy par téléphone prenait son temps pour arriver...

Ou, peut-être parce que Watari, qui n'avait pas raccroché son téléphone, la saoulait depuis une bonne heure sur son chouchou attitré, L?!Nan, pensez-vous...

Watari :(maman-poule) : un véritable petit génie! C'est moi qui l'ai formé!

La psy :(faisant des découpages pour s'occuper) : mes félicitations...

Watari : (papa-gâteau) : Mon fiston à moi!

La psy (se faisant apporter de nouveaux ciseaux par bibi) : ça, c'est pas moi qui vais vous le réclamer...

Watari : (sa cervelle ramollit par L) : C'est moi qui l'ai trouvé vous savez...il a tellement grandi depuis! Et il devient de plus en plus parfait!

La psy : Je trouve que vous dites beaucoup trop de fois "moi"...

Watari :(insupportable de fierté) Eh bien, on ne dit pas que le fruit ne tombe jamais loin de l'arbre?

Light, concédant une pose dans son admirage, se met à pouffer.

Watari : T'as un problème toi?!

Light :Rien...tu n'es rien face à moi, vieillard croulant!

Watari : Quoi? Je te prends où tu veux, quand tu veux!

Light : Nan, s'il vous plait c'est déjà assez que je soit tombé sous le charme du singe qui vous sert de progéniture!

Watari :(à la psy) Dites-moi qui il est, il ne lui reste plus beaucoup de temps à vivre maintenant qu'il m'a contrarié .

La psy :(continuant ses découpages) 40 secondes, peut-être?

Light et Watari : Heing?

La psy : riiiien...mon avocat vas encore me tomber dessus...

Watari : En tout cas, si jamais il touche à l'innocence de L...

La psy : Il est innocent, lui ?

Light : Il devrait déjà être content que j'ai accepté de poser les yeux sur lui!

Watari : tu pensais sérieusement qu'il était du genre à avoir ce genre de...désir?

La psy : Bah en y repensant...heu...nan.

Light (hystérique) : ne m'ignorez pas!

La psy : (enfui sous une montagne de papier, s'en extirpe pour sermonner Light) Oh la ferme! Ou je t'envoie mon avocat fan de yaoi!

Charmante causerie qui est arrêté par un ado qui n'entre pas par la porte puisque celle-ci a été défoncé par Light.

L : (les mains en l'air) : Je n'ai rien à voir dans tout ça! C'est un accident! Bon, je sais que les preuves jouent contre moi, maiiis...

Watari : Mais de quoi tu parles, mon lapin bleu?

Bibi atchoume à cette remarque. L semble sortir d'un mauvais rêve, et baisse les mains.

L : Oh...J'ai juste entendu le mot avocat...J'ai ...vous n'avez rien entendu...

Watari (désemparé) : mais...mais...mon petit gigot d'amour...

Light semble s'être calmé depuis la venue de son aimé. Il prend des poses héroiques, mais comme ses genoux tremblent, ça le fait moyen.

L :(se souvient où il a mit les pieds) : La psy!

La psy (se souvenant à quel elle avait trouvé L chiant dans le premier rendez-vous) : L!

Light : L!

Watari :(dégoulinant de tendresse) L!

L (perdant la tête) : L'âne!

Silence consterné.

L : désolé...j'ai paniqué...

Light :(reprenant courage) : Oh...je peux remédier à ça, mon enfant...

la psy: Ah nan! Tu n'avais pas le droit de dire ça!

L : (n'ayant pas compris le fin jeu de mot minable et pervers) Heing? Tu es docteur?

Watari : Bouche-toi les oreilles mon chéri! Je te retrouverai !light!

La psy décide que trop de problème à la fois, on doit les résoudre un par un, et commence par le plus chiant : Watari.

la psy (racrochant) : Mais lachez-lui la grappe et laissez-le vivre sa vie!

Watari ( de plus en plus loin) : et puis je suis pas vieux, regarde moi ce déhanchement, il est viril le papi...

La psy : Ouch...je crois que d'entendre ça, ça risque de perturber votre chéri...

A suivre! La conclusion est presque là!