...Coucou.

Alors, oui je suis vivante! Et j'ai bien trop négligée cette fic! Alors voici la suite des aventures d'une psy qui a besoin de consulter! Je vous souhaite une bonne lecture, et remercie ceux qui ont attendu la suite. bonne lecture!


Les héros ça n'existe pas. et quand bien même ça existerais, moi je n'en serais pas un.

la psy après qu'on ait voulu la contraindre à la tache surhumaine de soigner les problèmes de Mello


Journal de bord de la psy : j'ai perdu la notion du temps, de l'espace. La réalité même me semble floue. Plus j'y pense, plus je n'arrive pas à croire la façon dont je me suis retrouvée là. Tout a commencé lors un rendez-vous avec le plus grand cauchemar des psys, voire des humains d'une manière générale. Mello. Tout aurait pu bien se finir. Ça aurait dû bien se finir. J'avais même une arme secrète : cinq tablettes Squalala, le chocolat légendaire. Mais la vie offre bien des déceptions, et les accalmies ne sont des nuages de tempêtes qui laissent entrapercevoir le ciel bleu pour mieux le cacher ensuite. Ma première tablette sacrifiée pour vérifier ma théorie, je tentais vainement de me débarrasser de lui. J'ai utilisé toutes mes vieilles astuces, du chantage à la manipulation, mais contre Mello, rien de tout ça n'était efficace. Je me rendis alors compte que j'avais commis dès le départ une erreur essentielle. Ce n'était pas une consultation. C'était une guerre. Et j'ai joué le jeu de l'ennemi. La suite est quelque peu confuse. Je crois avoir abordé le sujet « Near », et à cet instant-là, il n'y eut plus de retour en arrière possible.

Il commença par hurler diverse insultes, un véritable chapelet de noms d'oiseaux capable de faire rougir le plus endurci des criminels. Puis il s'en prit à ma chaise qu'il s'échina à détruire en petits morceaux qu'il disait être « de la taille de Near », ce qui était extrêmement petit, si j'en juge les copeaux. Après la volée de bois vert au sens propre et métaphorique, Je lui lançais courageusement ma deuxième tablette. Il se remit immédiatement en état second, et pendant que les arcs en ciels envahissaient mon bureau, je cherchais secours auprès de Bibi. Mais le fieffé lapin m'en voulait de lui avoir dit de se sacrifier s'il le fallait pour mon argent, aussi il refusa de m'aider. Je n'eus pas le temps de rappeler au lapin son contrat que Mello était sorti de sa transe, et avait décidé de fomenter pleinement son coup d'Etat. Il lança l'assaut, muni de mon stylo bic, me menaçant avec de grands gestes de sauvage. Sous l'effet de la panique, je tentai comme ultime recours d'apaiser mon unique allié, Bibi, pour que notre alliance puisse nous faire gagner cette sanglante bataille. Mais, me levant, je me rendis compte que le petit monstre avait profité de ma première tentative d'alliance pour attacher mes lacets entre eux, et face à ce coup déloyal, je m'étalais misérablement par terre. Mello, sur mon bureau, se proclama maître des lieux et de mon chocolat, brandissant pour l'occasion son redoutable bic et deux tablette de chocolat Squalala. A cet instant, je sus que j'avais perdu ce combat et que je devais me replier si je ne voulais pas perdre la guerre. Empoignant férocement la dernière tablette, je courus vers mon placard, et m'y enfermais à double tour. J'entendis au travers de la porte le bruit de délectation de Mello qui goûtait son butin. Je voulu profiter de cet instant de faiblesse pour m'enfuir par la porte, mais avec Mello à seulement deux pas de celle-ci, la mission tenait plus de l'objectif kamikaze que de sauvetage.

J'ignore combien de temps dure cette situation. J'ignore si le monde en dehors tourne toujours. Je n'ai plus la certitude de rien. Je….

La voix : Psy ! Mais que fais-tu donc avachie de la sorte !

La psy (mi-sérieuse, levant le nez de son ouvrage) : J'écris mes mémoires.

La voix : Plait-il ?

La psy : Soyons réaliste, cher avocat : c'est un combat que je ne peux pas gagner. J'ai vécu longtemps, j'ai beaucoup arnaqué, j'ai su m'enrichir sans que ça paraisse suspicieux.

La voix : Merci à moi….

La psy : Mais là, c'est fini. (Agite son chocolat) Je n'ai plus qu'une munition. Non, il faut faire face.

La voix : Drôle façon de faire face, enfermée dans un placard, tenant une lampe torche dans sa bouche pour s'éclairer….

La psy (monologuant toujours) : Je ne peux pas arrêter la fureur de Mello. Ce gosse est un combustible vivant ! Tout est susceptible de cramer sur son passage, surtout moi !

La voix : Un placard, ça peut faire un beau cercueil….

La psy (hystérique) : Mais t'arrêtes, oui ! Je viens de te dire que c'est terminé ! Over ! Kaput ! Fini !

La voix : Allons bon….

La psy (en larmes) : Je m'en sortirai jamais ! Je vais mourir à cause d'un gosse à la coupe de Musclor ! Ah, j'aurais pas dû sortir de ma Creuse….

La voix (compatissante) : Voyons, il doit bien y avoir un moyen d'arranger tout ça !

La psy : Mais c'est mort j'te dis ! C'est inextricable ! Tu t'y connais en situation impossible à résoudre ?

La voix (solennellement) : Psy. Je suis une voix sans corps ayant réussi brillamment des études de droit pour finir avocat au pays des mangas. Alors je crois être bien placé pour te dire que l'impossible, c'est très surfait.

La psy : aah….ah bon ?

La voix : Exactement ! Alors on va trouver une solution pour sortir d'ici ! Réfléchissons à nos ressources.

La psy (levant le chocolat) : on a un joker.

La voix (sur le mode du colonel) : Bien, c'est peu, mais pour des vétérans comme nous, c'est suffisant. Recrue !

La psy : Nan.

La voix : Recrue ! Brainstorming pour trouver une solution !

La psy : Oh mon dieu, mais on va pas s'en sortir !

La voix (exaltée) : Recrue ! Tu peux crever dans ton placard, ou tenter d'attraper ce fil d'araignée qui pend à ta porte des enfers ! Ton choix !

La psy (réfléchissant) : …Ouais. C'est dur à admettre, mais t'as raison !

La voix : Pas de manque de respect à ton supérieur, trouffion !

La psy : Oh la ferme ! Réfléchissons plutôt.

Ainsi commence une séquence de méditation silencieuse. La psy, menton dans la main, sourcils froncés, réfléchit à une manière de s'en sortir. Nul doute que la voix aurait la même pose si il avait eu un corps. Soudain, on entend un bruit sourd, suivi d'un juron que la politesse m'empêche de retranscrire.

La voix (chuchotant) : Il a fini troisième tablette…

On entend quelques rires machiavéliques, des affaires renversées, éventrées, des bruits de pas…Et une grosse baffe, suivie d'un cri de douleur.

La psy : Ah, il a voulu s'en prendre à Bibi. Ou à mon coffre.

On entend un bruit de craquement, une bouche qui semble gouter quelques chose, et de nouveau de petits cris de ravissement.

La psy (serrant son carnet fort contre elle) : c'était la dernière tablette en sa possession….

La voix : Après il sera pleinement incontrôlable…

La psy (se ressaisissant) : Ouais, bah, raison de plus pour se démener et trouver vite ZE soluce !

Et ils reprennent leur réflexion silencieuse.

La voix (au bout d'un moment): il t'es quand même fidèle, hein, Bibi ?

La psy (fataliste) : il est fidèle à la main qui le paie et le nourris.

La voix : ah je vois que tu lui as transmis tes valeurs.

La psy :Qu….Mais ça n'a rien à voir ! Si tu crois que les autres psys doivent se coltiner un lapin garde du corps ninja !

La voix : Comme si il t'avait jamais servi à te sortir du pétrin….

La psy (un peu déstabilisée) : Heu oui, mais c'est une arme à double tranchant ! La preuve, regarde où on en est ! Il n'est visiblement pas assez fidèle pour me sortir de là...C'est pour ça que j'aurais du lui dire de sauver mon argent ET ma personne...

La voix : juste. Mais je te ferais remarquer que l'argent n'est pas la priorité de tous les psy, et qu'avec ce comportement, tu ternis une profession qui…

La psy : Oah, l'autre, eh ! Puis je te signale que….

Grand moment de flottement. Le visage de la psy se tend avant de s'éclairer.

La psy : (très lentement) :Je crois avoir trouvé un moyen de s'en sortir.

La voix : Ah bon ?

La psy (commençant à sourire) : Oui…Oui, vraiment, je crois qu'on a une solution !

La voix : Merveilleux !

La psy : (levant la main) : Ne cries pas victoire trop vite. C'est un plan, mais c'est très très risqué…

La voix : Ha.

La psy : Voire très aléatoire en fait. Mais j'imagine que c'est la beauté de la chose…

La voix : Bon, je subodore que ça doit être malgré tout très élaboré.

La psy : Oh non, c'est con comme bonjour.

La voix : le moins qu'on puisse dire, c'est que tu as le talent pour vendre tes idées.

La psy : Ça va marcher !

La voix (plus très convaincue): Hum.

La psy (très vite) : ou pas. (Reprenant un ton normal) Enfin dans tous les cas …

La voix : j'sais pas pourquoi, j'ai pas confiance.

La psy : Ecoute, je vais pas te le demander souvent, mais pour le coup : fais-moi confiance.

La voix : ouaiiiis….non.

La psy : Mais euh ! J'ai fait une demande émouvante, si t'avais un corps je t'aurais touché l'épaule, et tout….Et puis un avocat c'est pas censé faire confiance à celui qu'il défend ?

La voix (ricanant) : J'en connais une qui a trop joué à Phoenix Wright….

La psy : Et c'est moi qui ternit l'image de mon métier….

La voix (finissant de rire) : ah putain…Enfin...S'il y a bien une chose auxquelles je crois quand il s'agit de toi….

La psy (pleine d'espoir) : Ouiii ?

La voix : C'est ta capacité à couillonner tout le monde pour du fric.

La psy : Ok, j'le prends bien….

La voix : Alors je pense qu'il y a de fortes chances que ce plan couillon réussie.

La psy : Logique imparable.

La voix : N'est-ce pas ? Bon, eh bien, si tu penses que c'est bon, on peut ouvrir la porte, et…

La psy : Attend !

La psy lance son bras pour retenir celui de son avocat, avant de se rappeler que celui-ci n'a toujours pas de corps.

La psy : Oui, bon. Ce que je veux te dire, c'est que mon plan risque de ne pas se faire sans mal.

La voix : Je m'en doutais. Comme on dit, il faut vaincre le mal par le mal, et les Mellos par le machiavélisme…

La psy : Non, tu ne comprends pas. Je crois que tu ne visualises pas la douleur que ça représentera. Ça…Risque même d'être insupportable à regarder. Je crois que c'est pour ça que tous ceux qui l'ont essayé demandent à être seul à seul avec le cas….

La voix (tentant de deviner) : Un exorcisme particulièrement pointu ?

La psy : Y'a de ça….mais je veux te l'annoncer : ce ne sera pas beau, ce ne sera pas propre. Ce sera un carnage. Nous allons frôler tous les stades du désespoir humain. Nous allons affronter sûrement un torrent de larmes à en dégouter Moïse. Nous allons extraire le mal dans sa plus pure forme, avec une anesthésie défaillante et pas assez de masques pour nous protéger du grisou maléfique qui en ressortira. Mello….Il se peut qu'il ne le supporte pas.

Silence de la voix, qui ne sait pas quoi répondre.

La psy : Mais si ça marche….Alors peut-être que nous allons pouvoir sauver beaucoup de psys de la rage de Mello.

La voix (après un temps) : J'avoue ne t'avoir jamais vu ainsi.

La psy : De toute façon, je n'ai pas à te demander ton avis. J'y vais.

Avant que la voix ait pu répondre quoi que ce soit, La psy ouvre la porte du placard.

La psy (hurlant à pleins poumons) : MELLO !

Mello sort soudain de son état de rêve pour retomber lourdement sur terre. Se réceptionnant sur ses pieds, il se tourne lentement. Quand son regard croise celui de la psy, le sang de celle-ci n'a pas de temps de ne faire qu'un tour puisqu'il se gèle tout bonnement dans ses veines. Mais elle ferme les poings, et hurle tout de même à la vitesse de la lumière, avant que Mello ne puisse faire quoi que ce soit contre elle :

La psy : JE VOUS ECOUTE !


Dans quoi la psy s'est-elle lancée? Réussira-t-elle là où tous on échoué? Mello obtiendra-t-il la dernière tablette de Squalala? Combien de temps avant que les lecteurs ne se rendent compte qu'il existe un milliard de fics mieux que celle-ci sur le fandom?

Vous le saurez en lisant le dernier volet de l'aventure de Mello chez le psy! (qui promis arrive bien plus tôt)!

n'oubliez pas, les reviews, ça mange pas de pain, ça fait plaisir, et ça motive!

A bientôt!