Auteur : kitsu34
Origine : Yuyu Hakusho
Couple : Hiei et Kurama
Disclaimers : rien à moi, bip, rien à moi, bip….
Réponse aux rewiews :
Ma Shunelodie : merci de tes encouragements, mais je reste ferme sur ma décision : si je n'ai pas cinq rewiew pour le premier chapitre de Après mille ans de séparation, je ne poste pas la suite XD ! Mais bien sûr que non, je vais essayer de poster ce week-end mais j'ai beaucoup de choses à faire, alors ne m'en veux pas si c'est repoussé au week-end d'après… Ca va être comme ça maintenant : moins de temps pour les fics !
Shye Yun : Où as-tu disparu ? J'espère que tu vas bien ! La rentrée, c'est toujours quelque chose de terrible ! Reviens vite ! Surtout pour terminer ta fic ! Veux la suite, moi !!
White Fox From North : Je vais essayer d'aborder ton thème dans cette série de thèmes-là, mais je ne suis plus trop inspiré par les Scènes, je commence à m'user… Désolé si ce n'est pas terrible, on ne peut pas toujours être au top… (si je l'ai déjà été… Ca y est je commence à avoir envie de me terrer sous mon lit…)
Yatsumi Kumokami : Merci de me dire que tu as aimé ton thème et que je ne l'ai pas massacré. Ceci dit, ce n'est peut-être pas le cas de ce thème-là… On ne réussit pas à tous les coups…
Zéphis : Pour le coup, je crois que là ça va vraiment être n'importe quoi, mais pas du grand n'importe quoi… Aie, aie, aie.
Koorime : allez courage ! Tu vas y arriver à tout rattraper !! De toute façon maintenant la rapidité de postage de cette fic est très ralentie (voire proche de zéro !)… Mais c'est vrai qu'on peut comprendre la réaction de Kurama. Mais aussi celle de Hiei. Et non je n'ai pas du tout honte de torturer mes pauvres lecteurs : je suis sadique, tu as oublié ? Hin, hin,hin !
Sharo-chan : voilà le prochain thème, qui se trouve être le tien : je vais le subdiviser en plusieurs petits textes (quatre en fait). En espérant que le massacre ne sera pas trop sanglant…
Scènes de la vie quotidienne
Parc d'attraction
(thème donné par Sharo-chan)
Le parc d'attraction, c'était plutôt amusant et agréable. Mais c'était aussi fatigant et légèrement crispant pour un yohkai peu habitué à la foule.
Hiei avait fait un effort conséquent en acceptant de venir et en restant aussi longtemps, sans agresser personne et sans manifester sa mauvaise humeur habituelle.
Kurama en était conscient.
D'ailleurs, le jaganshi faisait des efforts, il devait bien le reconnaître. Suite à leur dispute, il avait pris conscience de son comportement et essayait de manifester plus de considération pour lui.
Et ce n'était vraiment pas dans la nature yohkai, de faire ce genre de choses, aussi Kurama lui en était-il vraiment très reconnaissant.
Mais au moment présent, Hiei ne semblait vraiment pas à l'aise. A vrai dire, il était nerveux et sur la défensive, comme un chat craintif, jetant des regards écarlates furtifs tout autour de lui, en permanence.
Kurama sentit un brusque et profond élan de tendresse et saisit brusquement Hiei pour le serrer contre lui et cacher son visage dans les cheveux hirsutes mais étonnamment soyeux du jaganshi.
Il adorait l'odeur de Hiei, cette fragrance si subtile et délicate, sauvage, indomptable et volatile comme lui.
Le petit démon, surpris, se tendit un instant avant de se relâcher dans ses bras et de savourer le câlin. Il regarda la masse rouge ébouriffée lovée dans son cou et eut un léger sourire.
Ça le surprenait toujours quand son kitsuné avait ces brusques élans de tendresse. Il n'aurait jamais cru que le redoutable yohko pouvait avoir des envies soudaines de gros câlins.
Il avait beau savoir que cela venait de sa partie humaine et de l'éducation aimante et câline que lui avait donnée Shiori, ça l'attendrissait toujours.
Ils restèrent un long instant ainsi enlacés, heureux de savourer ce moment de quiétude ensemble.
Et Hiei commença à comprendre ce que Kurama lui reprochait au juste la fois où ils s'étaient violemment disputé et où le kitsuné lui avait jeté au visage qu'il ne le considérait que comme un objet.
Il comprenait ce que partager la vie de quelqu'un voulait dire et ce que Kurama désirait obtenir de lui. D'autres moments comme celui-ci, sans buts, ni raisons autres que ceux de jouir de l'autre et du bonheur d'être à ses côtés.
Il découvrait, émerveillé, ce que les mots couple, vie commune et fidélité signifiaient.
Kurama releva son visage pour le regarder droit dans les yeux et le cœur de Hiei eut quelques battements plus marqués que les autres en voyant la joie intense de son yohko. Puis les battements s'accélérèrent encore lorsqu'il entendit un « Merci » ému et chuchoté glisser doucement entre eux.
Gêné, il haussa les épaules et tourna la tête en rougissant et en grognant, faisant celui que tout cela ennuyait.
Le regard d'émeraude se teinta de paillettes dorées et le sourire tendre se fit amusé, comme si le yohko se retenait de rire gentiment. Il le connaissait si bien, son jaganshi !
Kurama balaya les environs du regard et localisa ce qu'il cherchait pour faire plaisir lui aussi à Hiei et le remercier des efforts conséquents qu'il avait faits.
Avec un sourire, il entraîna son petit démon, vers un stand de friandises et de confiseries foraines. Le regard pourpre s'alluma et, malgré sa nonchalance affichée, Hiei ne put en masquer la lueur de gourmandise et de contentement.
Le kitsuné commanda une énorme barbe à papa pour deux personnes et entraîna Hiei, qui regardait la confiserie d'un air sceptique, jusqu'à un banc en face d'un carrousel.
Ils s'assirent l'un à côté de l'autre et le yohko montra à Hiei comment prendre à la main la mousse sucrée et la manger.
Le jaganshi avança suspicieusement la main, saisit la texture aérienne du bout des doigts et la porta d'un air de doute à sa bouche, sous le regard d'émeraude malicieux et taquin.
Hiei sentit alors les filaments se dissoudre dans sa bouche et se transformer en un suc délicieux, d'un goût sucré indéfinissable, semblable à celui des bonbons aux parfums artificiels qu'il aimait tant.
Hmm, c'était si bon… il ferma les yeux pour savourer davantage la sucrerie et piocha avec entrain dans l'énorme boule de mousse rose.
Pour être plus à l'aise et pouvoir accéder comme il voulait à la barbe à papa, Hiei s'assit entièrement sur le banc, plaçant ses jambes sur le bois, à l'intérieur de celles de Kurama qui l'avait imité et qui tenait la boule rose entre eux deux.
Le yohko sourit avec satisfaction en voyant son petit démon dévorer avec entrain la friandise. Il était sûr de lui faire plaisir avec des douceurs. Celles-ci n'existaient pas dans le Makai et Hiei n'en avait jamais goûté avant de venir dans le Ningenkai.
C'était lui qui les lui avait fait découvrir et il aimait l'idée d'avoir initié Hiei à quelque chose qu'il aimait si visiblement. C'était un lien qu'il avait avec lui. Un de plus qu'il avait tissé autour de son trésor pour se l'attacher à jamais.
Les yeux d'émeraude se perdirent un instant sur la boule de fils rose. Et soudain, l'image lui sauta au visage avec force.
Cette barbe à papa, c'était eux. Tous ces fils entrelacés, si fortement liés les uns avec les autres que personne ne pourrait jamais les défaire. Jamais.
Il regarda Hiei manger et se barbouiller adorablement la bouche et les mains et, comme le sucre, il sentit son cœur fondre.
Il se pencha en avant et lécha les doigts de Hiei, puis sa bouche, avant de l'embrasser tendrement et profondément. Un baiser infiniment doux. Un baiser qui saisissait le bonheur avant qu'il ne s'enfuie.
Un flash de lumière blanche rompit ce baiser si particulier et ils tournèrent la tête vers la source de la lueur.
Ils virent un vieil homme avec un très vieil appareil photo qui les regardait en souriant doucement.
Le vieux photographe manipula son appareil sous leurs regards curieux pendant un instant puis s'approcha lentement d'eux de sa démarche hésitante et cassée par les années.
Il leur tendit un petit rectangle de papier blanc avec un sourire timide.
Hiei le regarda avec des yeux ronds puis regarda la papier. Il fronça le nez d'un air suspicieux et gronda sourdement. Ce truc émettait une odeur de soufre qui ne lui plaisait pas.
Mais Kurama se mit à rire doucement et lui tendit la boule de barbe à papa bien diminuée pour attraper la photo.
Le yohko regarda la photo et ses yeux s'agrandirent, sa respiration se bloqua et il resta immobile, raide, sans autres mouvements que ceux de ses cheveux qui dansaient dans le vent.
Hiei s'inquiéta brusquement pour son kitsuné quand il vit les perles transparentes monter à ses yeux d'émeraude et glisser doucement sur la soie blanche de sa peau.
Il commença à gronder plus fort, prêt à sauter à la gorge de celui qui faisait pleurer son yohko.
Mais celui-ci lui toucha légèrement le bras, incapable de parler et lui tendit simplement le rectangle blanc.
Hiei le prit et le regarda, s'apercevant qu'il y avait quelque chose dessus. Il jeta un coup d'œil et sa respiration sembla s'arrêter elle aussi.
Sur la photo, à contre-jour dans la lumière de la fin d'après-midi, on voyait un couple de beaux jeunes gens en train de s'embrasser à pleine bouche avec tendresse.
Le banc arrivait à mi hauteur de leurs épaules et laissait deviner seulement leurs genoux entremêlés et leurs jambes enlacées.
Au niveau de leurs têtes en arrière-plan, apparaissait une barbe à papa rose qui faisait comme une auréole de douceur et de sucrerie au baiser. Comme l'écrin d'une caresse éternelle.
Plus loin derrière, à quelques mètres, tournait lentement, dans le flou du mouvement capturé par la photo, un grand carrousel illuminé d'une multitude de petites lampes. On voyait assez distinctement les chevaux de bois monter et descendre.
Et la photo était magnifique. Comme dérobée d'une parcelle d'éternité universelle. Comme un fragment de ces instants magiques, et rares dans une vie, où on se sent toucher le bonheur du doigt, en s'en rendant compte sur le moment présent. Un de ces moments où le temps s'arrête et où l'humain comprend ce que divinité et perfection veulent dire.
Hiei et Kurama ne purent pas répondre au vieil homme, tellement leurs gorges étaient nouées d'émotion, lorsque celui-ci leur parla.
« Vous étiez tellement beaux tous les deux à ce moment, avec le manège et la barbe à papa derrière… Comme si un ange vous avait touchés de ses ailes. Et vous m'avez rappelé ma pauvre épouse, maintenant décédée, que j'ai aimée toute mon existence, jusqu'à sa mort, pendant plus de cinquante ans. Vous dégagez le même amour, la même puissance. Gardez cette photo. Qu'elle puisse maintenir cet amour entre vous aussi longtemps que pour Fubuki et moi. En remerciement pour m'avoir donné un petit peu de votre bonheur. »
Et le vieil homme s'en alla, de sa démarche voûtée, cassée par les années et la vie. Avant que Hiei et Kurama ne reviennent à eux et réussissent à reprendre le contrôle de leurs émotions, il avait disparu dans la foule.
Ne restait plus de ce moment exceptionnel qu'une photo légèrement floue et magnifique et une boule rose de barba à papa.
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Snif, snif, bouhouhou, que c'est beau ! Non, non, pas mon texte, enfin, juste la scène. Parce que figurez-vous que c'est une scène vraie celle-là, qui m'est arrivée, il y a deux ans. Et c'est un très beau souvenir… Hélas, je crains de l'avoir dénaturé et de ne vous en livrer qu'une pâle version. Mais les moments magiques et si simples sont très difficiles à rendre, comme les belles photos, ils doivent beaucoup au hasard…
Rewiew, pour un moment particulier ?…
