Auteur : kitsu34

Origine : Yuyu Hakusho

Couple : Dracula x la Belle au bois dormant

Disclaimers : rien à moi, bip, rien à moi, bip, riiiiieeeen àààà moiieuzugfakjehzfonvcrel MEEEEERDE ! Saleté de magnétophone qui a bouffé ma cassette ! Va falloir que j'en enregistre une autre maintenant !

Réponses aux rewiews :

Shunelodie : merciiiii pour la rewiew, comme tu dis, on ne se quitte plus ! Et la suite de Après mille ans de séparation arrive (qu'est-ce qu'il est long ce titre !) mais je prends mon temps pour l'écrire car d'abord, c'est une fic dure à écrire si je veux qu'elle soit bien construite et logique et puis en plus j'ai envie qu'elle soit bien, du moins aussi bien que je peux la faire, car c'est une idée que j'ai depuis longtemps. Par contre, pour revenir aux Scènes, le mattage de Jaganshi et de yohko en train de forniquer dans les bosquets derrière les caravanes n'est pas prévu, petite coquine perverse, tiens ! (bienvenue au club ! Si tu veux, je t'envoie le film que j'ai fait XD).

Shye Yun : Merciiii pour le soutien « moral », mais je compte bien faire quelques fics encore ! Surtout que j'en ai quand même deux qui ne sont pas prêtes de se finir : j'ai au moins une quinzaine de thèmes à traiter dans les Scènes et au moins 6 chapitres prêts au niveau du plan pour Après mille ans de séparation. Alors, j'ai encore le temps de vous embêter, hin, hin, hin !

Yatsumi Kumokami : Bah alors, petite maligne ! On oublie de se logger ? Hmm, belle manœuvre pour susciter l'attention, va ! Se faire attendre c'est se faire désirer, hein, le mystère et tout… C'est que j'ai vraiment cru avoir un rewieweur anonyme mystérieux et énigmatique XD ! Bien joué ! Ca me donne des idées pour les Scènes, ça ! Sinon, merci pour l'idée de la maladie, comme je te l'ai dit, c'était initialement prévu et j'avais oublié ! Merci de me l'avoir rappelé ! Ca viendra… (regarde son bloc-note d'un air atterré ! Comment tout ça de thèmes en retard ! Argh ! Y arriverai jamais ! Vais mourir à la tâche, épuisé sur mon clavier ! Quelle belle mort pour un fanficteur !)… Je ne sais pas quand !

Zephis : Cette fois, juré, c'est du portnawak ! Faut bien changer un peu de registre ! XD

Perséphone : Merci pour la rewiew oh combien enthousiaste ! Mais attention à ne pas trop me flatter parce que je vais devenir insupportable moi après ! Tu te rends compte, je pourrai y croire ! Pauvre kitsu, plus dure sera la chute ! Faut pas me faire croire des choses pareilles ! Mais je te remercie de tes compliments, ils sont très très gentils, et même si je ne peux m'empêcher de les croire un peu exagérés, ils me vont droit au cœur !

C'est parti !

Scènes de la vie quotidienne

Train fantôme

Ça lui arrivait souvent que les gens sortent paniqués de son manège. Parfois, ils criaient ou pleuraient. C'était même parfois arrivé que des personnes s'évanouissent ou se trouvent mal. Des personnes particulièrement nerveuses ou émotives.

Après tout, c'était un train fantôme.

Mais là, il ne comprenait pas d'où venait la panique.

Parce qu'il y avait beaucoup de personnes qui paniquaient. Et en plus, elles disaient toutes la même chose.

Absurde en plus. Complètement stupide.

Mais les gens avaient l'air sérieux.

« -Calmez-vous madame, et essayez de vous expliquer calmement. Qu'avez-vous vu, au juste ?

-Mon mari, les enfants et moi, on était dans le wagon, quand soudain, on a vu un mouvement sur la gauche, dans l'ombre…

-Ca, c'est normal. Ce sont des automates, des machines qui imitent les mouvements pour faire peur.

-Mais non, c'était pas un automate, c'était un vrai. Il bougeait réellement. Et il a attaqué le jeune du wagon de devant. Ils se sont battu, kami-sama ! Et le jeune homme de devant a basculé en avant et est tombé sur le côté.

-Ils se sont battus ? Vous êtes sure ?

-Puisque je vous le dis ! Ils faisaient de grands gestes et puis ensuite l'autre était allongé sur lui et essayait visiblement de le mordre ! C'était un vrai, je vous dis ! Et il a réussi d'ailleurs !

-Attendez. Il voulait le mordre ?

-Bien sûr ! C'était un vrai ! Et il l'a mordu ! Même qu'on a entendu le pauvre jeune homme gémir ! Et il l'a entraîné dans un coin, derrière une tombe, pour le vider de son sang ! On le voyait très bien qui attaquait ce pauvre malheureux ! Il déchirait ses vêtements et le plaquait au sol. D'ailleurs, il étouffait ses paroles en le mordant, pour l'empêcher d'appeler au secours !

-C'était un vrai quoi ?

-Mais un vampire ! Un horrible vampire, livide, tout en noir avec une grande cape, comme des ailes de chauve-souris ! Et des cheveux en bataille noirs et blancs, comme des piques ! Et ses yeux ! Aaah, rien que d'y penser, j'ai mes vapeurs qui me reprennent ! Rouges ! Comme du sang ! A glacer le sang ! »

Incroyable ! Encore cette histoire d'attaque par un vampire ! C'était quand même la septième personne qui lui racontait cette histoire à dormir debout ! Et ils y croyaient en plus ! Dur comme fer.

Comme si ça existait, les vampires.

N'importe quoi.

Eh bien, il allait leur prouver que son manège était un manège honorable, avec de faux monstres et de faux squelettes, tout ce qu'il y a de plus convenable !

« -Mesdames, messieurs, s'il vous plaît, calmez-vous ! Je ne sais pas ce qui s'est passé à l'intérieur, mais ce devait être une farce. Je vais aller moi-même vérifier les installations et vous pourrez reprendre tranquillement votre voyage vers le monde de la fausse horreur sans aucun danger. »

Et sans écouter tous ces trouillards qui le conjuraient de ne pas s'aventurer dans le manège, il saisit courageusement sa grosse et puissante lampe-torche et pénétra dans le tunnel chargé d'ombres inquiétantes.

Il dépassa les squelettes de la catacombe, puis laissa derrière lui les momies de la pyramide, avec un haussement d'épaule. Des machines, des automates, rien de plus.

Puis il parvint à l'endroit où se trouvaient les wagons arrêtés, barrières de sécurité relevées, abandonnés, vides et déserts.

C'était dans le cimetière gothique, l'endroit effectivement où se trouvait Dracula. Il s'approcha de l'automate et lui donna une petite tape amicale.

La machine ne bougea pas. Il commença à rire légèrement, puis de plus en plus profondément. Les gens étaient vraiment des trouillards ! Y avait pas d'autre mot !

Mais, au moment où il se retournait pour repartir rassuré, un bruit étrange lui glaça le sang.

Il lui sembla que son cœur s'arrêtait de battre brutalement avant de repartir à toute vitesse.

Un râle, faible et mourant.

Il y avait quelqu'un de vivant ici.

Il se figea, inondé de sueur.

Le bruit se reproduisit. Accompagné d'un gémissement qui semblait exprimer une souffrance vive.

Puis il y eut un rire bas et cruel, le rire sadique de celui qui torture. Et une plainte sourde et lancinante.

Il ne respirait plus, ne pensait plus, ne bougeait plus. Il ne sentait plus qu'une seule chose, les doigts glacés de la panique qui l'étreignaient.

A mesure que les gémissements et la plainte s'accentuaient et résonnaient lugubrement dans le cimetière mangé d'obscurité, il se vit distinctement, comme dédoublé et hors de lui-même, s'avancer vers le lieu d'où venaient les bruits. Une curiosité malsaine et glauque le poussait à voir.

Il se dirigea donc vers la partie la plus sombre du cimetière, derrière la grande tombe de marbre blanc et distingua deux silhouettes sombres couchées à terre, l'une sur l'autre.

En tremblant, alors que son esprit lui hurlait de toutes ses forces de ne pas faire cela et de s'en aller, il dirigea le faisceau lumineux de sa lampe-torche sur les ombres mouvantes.

Il sentit ses cheveux se dresser littéralement sur sa tête et poussa un hurlement.

Il vit un spectacle qu'il n'aurait jamais cru voir.

Le corps blanc et magnifique d'un beau jeune homme était allongé à terre, à demi dévêtu. La victime était encore en partie consciente, comme l'indiquaient ses gémissements et ses soupirs.

Mais pour combien de temps ?

Du sang coulait le long de sa joue et sur ses lèvres et sa bouche ouverte tentait avec difficulté d'aspirer de l'air pour respirer.

Et sur le corps splendide de sa victime, il y avait effectivement une silhouette habillée d'une grande cape noire et coiffée à la diable de cheveux hirsutes noirs et blancs.

La tête de l'ombre blanche et noire était plongée dans le cou de la victime et un halo rouge sang entourait le beau visage racé du jeune homme.

L'agresseur se releva légèrement et le propriétaire du manège vit la bouche remonter lentement le long du cou jusqu'à la joue blanche sillonnée de rouge. Il eut un long frisson d'horreur devant le spectacle insoutenable qui se déroulait sous ses yeux.

Le vampire lécha avidement le sang jusqu'aux lèvres écarlates qu'il mordit avidement. La jeune victime eut un soubresaut et un râle lui échappa.

La lumière de la lampe dirigée sur lui sembla déranger le monstre qui se retourna et darda sur le malheureux propriétaire du manège des yeux sanglants, fixes et cruels.

Celui-ci, voyant le vampire se redresser et délaisser un instant sa victime pour s'avancer vers lui, retrouva brusquement l'usage de ses jambes et se précipita vers la sortie du manège en hurlant.

L'ombre regagna ses droits sur l'endroit de cauchemar et bientôt les ténèbres morbides régnèrent à nouveau en maîtresses incontestées sur le cimetière.

Il n'y eut plus de bruits, à part ceux, légers, qui semblaient venir derrière une grande tombe de marbre blanc. Des soupirs et des gémissements qui se faisaient plus sonores. Et deux respirations qui s'accéléraient.

Soudain, deux voix s'élevèrent : « Ah ! Oui ! Hiei ! Oui ! Oui ! Ouiiiii ! » et « Ah ! Hnnng ! Kitsu ! Ah ! C'est booooon ! »

Puis ce fut le silence.

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Bon, sans commentaire ! J'avais prévenu que c'était portnaouak !

Une petite rewiew quand même ?