Auteur : kitsu34
Origine : Yuyu Hakusho
Couple : ben Hiei et… est-ce que Kurama va mieux ? Lisez, pour le savoir !
Disclaimer : bip, rien à moi, bip, rien à moi, bip, rien à moi… (ouf ! Cassette correcte récupérée !)
Réponses aux rewiews :
Merci à ma Shunelodie, Shye Yun, Yatsumi Kumokami et Gemini. Désolé de vous avoir fait peur… hin, hin, hin, mais ce n'est pas encore fini ! Kurama n'est pas tiré d'affaires !
C'est parti !
Scènes de la vie quotidienne
Hôpital
Le hall de l'hôpital central de Tokyo était plein de monde, aujourd'hui. Avec l'accident de métro qui avait eu lieu en milieu d'après-midi, les ambulances ne cessaient d'arriver et de déposer des blessés plus ou moins gravement atteints.
Les docteurs et infirmières couraient en tous sens. Les bippers retentissaient à n'en plus finir, et le cortège des ambulances s'allongeait.
Aussi, lorsque l'ambulance 34 s'arrêta devant le porche, et que les ambulanciers ouvrirent les portes arrières du véhicule, ce ne fut pas la vue du blessé, ni la lecture du premier diagnostique énoncé qui surprit l'interne Naoki.
Non. Ce qui le bouleversa, ce fut l'enfant.
A côté du brancard, sur lequel un jeune homme d'une vingtaine d'années était couché, se trouvait un jeune garçon, âgé de douze ans, peut-être un peu plus. Sans doute le petit frère de la victime, ou bien l'un de ses amis. En tout cas un proche.
Et en contemplant le jeune visage perdu, l'interne sentit son cœur se serrer.
Prendre en charge un jeune blessé est déjà dur, mais lorsqu'en plus il y a un enfant à ses côtés, c'est inhumain.
Aussi, pris au dépourvu, le docteur se montra un peu dur avec le petit et l'écarta un peu trop brusquement, à la grande surprise des infirmières, accoutumées à plus de douceur de sa part.
D'une voix brève et sèche, il ordonna que l'on éloigne le garçon et que l'on prévienne les parents du gamin pour qu'ils viennent le chercher. Il ne pouvait pas rester là.
Mais à peine avait-il fini, qu'il se rendit compte que l'enfant n'était plus là.
Il se trouvait près du brancard, accroché au bras du jeune blessé inconscient.
Naoki cligna des yeux à plusieurs reprises, comme s'il ne parvenait pas à croire à ce qu'il voyait. Comment ? Quand avait-il bougé ?
Les infirmières et les ambulanciers se regardaient d'un air ébahi, cherchant eux aussi à comprendre.
Le docteur secoua la tête. Ça ne changeait rien. Il fallait séparer le petit de son frère ou de son ami. Celui-ci avait besoin d'être opéré, et vite !
Naoki s'approcha du brancard et du garçon et la réaction de ce dernier le laissa immobile, figé, et sans voix.
Le petit recula d'un pas et se tassa sur lui-même, comme un chat prêt à attaquer. Puis il gronda. Comme un animal.
Tous restèrent stupéfaits.
Et le gamin sembla se rendre compte de leur stupéfaction car il se redressa légèrement et cessa de grogner. Mais il ne lâcha pas le bras de son ami.
Naoki s'approcha doucement du brancard, sans quitter le garçon des yeux. Puis il lui parla d'une voix rassurante et apaisante.
« -Ton ami est blessé, gravement, et il perd beaucoup de sang. Nous devons l'opérer tout de suite. Mais tu ne peux pas venir parce que tu risquerais de nous gêner et que cela pourrait être dangereux pour ton ami. Chaque minute compte et si tu ne le lâches pas pour nous laisser l'emmener, sa vie risque d'être compromise. Laisse-nous faire notre travail, tu veux bien ? Je te promets de faire tout ce qui est humainement possible pour le sauver et te le rendre très vite. Tu veux bien me faire confiance ? »
Le garçon baissa la tête et eut un frémissement, un peu comme s'il se retenait vaillamment de ne pas pleurer. Ses épaules s'affaissèrent légèrement et soudain, il parut vraiment très jeune. Et perdu.
Naoki se sentit honteux de son attitude sèche et froide. Ce n'était qu'un gosse. Son grand frère ou son ami était gravement blessé et il se retrouvait seul, perdu et effrayé, à s'accrocher désespérément à un bras ensanglanté avec ses petites mains.
Très doucement le docteur tenta de décrocher le poing du petit. En vain. Il avait une sacré poigne, pour un gosse !
Comme il s'escrimait à nouveau contre le petit poing d'acier, une voix basse et grave, une voix d'homme, murmura à ses oreilles.
« -Très bien. Je te le laisse. Mais tu as intérêt à le sauver, parce que sinon tu comprendras ce qu'enfer veut dire ! Tu as gagné, je te fais confiance. Ne me déçois pas ! »
Ebahi, Naoki releva la tête et rencontra pour la première fois directement le regard du garçon. Un regard sanglant. Deux grands yeux rouges, en amande, dont le regard profond et pénétrant le vrillait sur place.
Un regard d'adulte, qui connaît la souffrance et l'affronte.
Il soutint ce regard avec toute sa fermeté intérieure et son courage d'urgentiste qui sauve des vies. Et il en eut bien besoin face à ce regard qui le jugeait sans concession.
Durant un instant bref et long à la fois, il sentit ce regard parcourir ses veines et s'infiltrer dans son âme. Il eut l'impression d'être fouillé, jaugé, évalué, comme si ce garçon avait le pouvoir de voir au travers de la réalité. Comme s'il possédait le don de double vue.
Mais au terme de l'échange, le garçon eut un bref hochement de tête qui n'était pas dénué d'une certaine ombre de respect.
Puis il se tourna vers le jeune homme inconscient et se pencha sur le visage aux yeux clos. Un visage magnifique, livide, aux longs et superbes cheveux rouges.
Naoki entendit le bruit doux d'un baiser et le murmure tendre de l'amant glisser jusqu'à lui.
« -A bientôt mon amour. Je suis avec toi. Je serai toujours auprès de toi, quoiqu'il arrive. Je t'aime. »
Le temps d'un battement de cœur, et l'étrange garçon avait disparu.
Le personnel de l'hôpital se regarda, sans mot dire. Puis le docteur Naoki reprit le premier ses esprits. Ils avaient un patient à sauver et lui une promesse à tenir ! Ce n'était pas le moment de rêver !
« -Allez, au bloc ! En vitesse ! »
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Je sais, ce n'est pas vraiment centré sur Hiei et Kurama, mais j'avais envie de l'écrire comme ça, pour changer. C'est court, mais comme ça vous patienterez, jusqu'au prochain chapitre...
Laissez des rewiews, s'il vous plaît !
