Auteur : kitsu34
Origine : Yuyu Hakusho
Couple : ben, presque officiellement cette fois ;-) Courage, Hiei ! XD
Disclaimers : rien à moi ! Comme toujours.
Réponses aux rewiews :
Pêle-mêle et très rapidement (désolé !! Je développerai plus la prochaine fois, promis !), merci à ma Shunelodie, mystérieusegirlsexy, xmanasamax, White Fox From North, Gemini, Hoshiya-Chan. Et un merci spécial à Tiloup67 pour toutes ses gentilles rewiews sur mes fics précédentes ! Merci beaucoup la miss, j'espère que ce chapitre tardif et les suivants qui vont beaucoup plus vite te plairont ;-) !
GOOOMEN, je me suis rendu compte que j'avais oublié de remercier certains lecteurs pour le chapitre 33! J'ai honte! Donc, merci aussi à Gally51, Loupiote et Yatsumi Kumokami! Ne me tuez pas, pour la peine, je poste très bientôt!
Note : Goooomen pour le retard ! Beaucoup de boulot et… d'autres centres d'intérêt XD ! Mais rassurez-vous, je termine toujours ce que j'ai commencé, donc j'achèverai mes fics en cours, lentement mais sûrement.
C'est parti !
Scènes de la vie quotidienne
Ma belle-mère et moi.
L'ambiance était tendue dans la pièce. Rien à voir avec la joie sincère et bon enfant qui régnait encore la veille au sein de la maison…
Hiei, assis dans le canapé du salon, regardait avec insistance le verre de jus de fruit qu'il faisait tourner machinalement. Il évitait soigneusement de lever les yeux et de regarder l'occupant du fauteuil d'en face, dont il sentait les regards peser suspicieusement sur lui.
Bon sang ! Que c'était désagréable comme situation ! Les ningens avaient de ces façons de faire, je vous jure ! Comme si c'était la fin du monde parce que Kurama et lui étaient ensemble…
Il risqua un coup d'œil prudent et rapide vers la femme assise devant lui. Il rencontra le regard noir et accusateur de Shiori et baissa à nouveau les yeux sur son verre.
Le silence était lourd, épais comme si l'air s'était chargé d'une matière ouatée couvrant les bruits du quotidien.
La scène avait quelque chose de solennel et d'intimidant, même pour un yohkai comme lui, habitué à combattre et à tuer. Il aurait mille fois préféré être face à des ennemis et les découper en morceaux de son sabre.
Ça, au moins, il savait faire !
Tandis que là, il n'avait strictement aucune idée de ce qu'il convenait de faire.
Ça avait commencé ce matin, peu après le déjeuner, lorsque les autres, Yusuke, Kuwabara et Keiko avaient pris congé.
Dès que la maison s'était vidée et qu'il n'était plus resté qu'eux, la tension avait inexorablement monté.
Kurama lui avait expliqué que dans le Ningenkai, bien qu'existantes, les relations entre hommes étaient mal perçues et que sa mère prendrait sûrement mal le fait qu'il soit avec un homme.
Mais il ne s'était pas plus étendu sur le sujet et bien des zones d'ombre demeuraient pour Hiei.
Pourquoi est-ce que la mère de Kurama le prendrait mal ? Ca ne la regardait pas et ça ne lui faisait aucun mal…
Pourquoi les relations entre hommes étaient-elles mal perçues ? Qu'est-ce que ça pouvait bien faire, avec qui on couchait ?
Et maintenant que Shiori était au courant, qu'était-il censé faire ou dire ? Mentir ? Dire la vérité ?
Et où cet enfoiré de yohko avait-il disparu ?!
Il n'était plus nulle part depuis que les autres étaient partis… Alors qu'il avait besoin de lui !
Il n'avait pas pu refuser quand Shiori lui avait annoncé d'un ton coupant qu'elle voulait lui parler et qu'elle lui demandait de la rejoindre au salon.
Et à présent, il faisait tourner un verre dans ses mains, en silence, en espérant que la séance de torture familiale allait bientôt finir.
Mais lorsque la voix de la mère de Kurama retentit dans l'atmosphère pesante du salon, Hiei se dit qu'il aurait peut-être mieux valu ne pas espérer qu'elle parle.
« -Alors ? Depuis combien de temps mon fils et vous vous voyez-vous ? Vous aviez l'intention de me mettre au courant un jour ou bien cette « bévue » était-elle censée être une façon spirituelle de m'annoncer que mon fils unique est homosexuel ? Quelles sont exactement vos relations ? »
Le ton était sec et lapidaire. Les yeux habituellement doux et amicaux le transperçaient d'un regard dur et méchant. Elle était en colère.
Hiei tourna encore convulsivement le verre dans ses mains puis poussa un long soupir avant de relever la tête pour regarder en face cette femme si douce, si fragile et si démunie qui l'impressionnait plus par son regard et son maintien qu'une troupe hurlante de yohkais de classe A armés jusqu'aux dents.
Ça ne lui ressemblait pas d'être intimidé de cette façon. Et ça lui permettait de se rendre compte de l'importance que Kurama avait prise dans sa vie.
Il savait que le yohko aimait sa mère humaine et que si celle-ci le rejetait du fait de sa vie amoureuse, il serait très malheureux. Et Hiei ne voulait pas voir son kitsuné triste.
Il regarda attentivement la femme tendue face à lui. Et prit une profonde inspiration avant d'ouvrir la bouche pour lui répondre et tenter de la calmer.
Il fallait à tout prix que Shiori l'accepte et qu'elle ne le rejette pas.
Ou son yohko serait déchiré entre ses deux amours.
Et il n'était même pas sûr de vouloir savoir lequel de ces deux amours serait le plus fort…
Il devait réussir.
« - Je suis désolé. A propos du cadeau. Ce n'était pas du tout fait exprès et je n'ai pas voulu me moquer de vous ou vous offenser. Je me suis juste trompé… Sincèrement, je vous demande pardon… »
Il hésita.
Devait-il répondre à la dernière question et dévoiler à la mère de Kurama le fait que son fils aimait les hommes ? N'était-ce pas au yohko de le faire ? Et où était-il ce salaud ?! Il en avait un culot de le planter là et de lui laisser sa mère furax sur le dos ! Il allait l'entendre !
« -Eh bien ? J'attends, vous ne m'avez pas répondu, jeune homme ! Quelles sont exactement vos relations avec mon fils ? Je vous préviens tout de suite : je veux une réponse, et une réponse claire ! »
Hiei baissa la tête à nouveau et attacha son regard sur son verre. Il ne savait pas quoi faire. Kurama ne le lui avait pas dit.
Mais quelque part, il avait envie de parler, envie de se libérer. Son amour pour le yohko était si fort, si beau, si pur… Il le dépassait tellement… Il ne voulait plus le taire ou le cacher.
Il voulait le crier à la face du monde. Crier que Kurama lui appartenait. Crier que cet être magnifique et indompté, à la légende somptueuse et sanglante, était sien.
Crier que ce kitsuné à la chevelure de soie incandescente et sauvage, aux yeux d'émeraude et à la peau de neige était à lui pour les siècles et les siècles à venir.
Ils s'étaient fait une promesse d'éternité dans la chambre d'hôpital. Le moment était venu de la tenir.
Il prit une profonde inspiration en même temps que son courage et releva la tête pour répondre à Shiori qui le fixait d'un regard intense, exigeant, un regard qui demandait la vérité.
Et il sut avant même de parler que les mots étaient inutiles. Il sut qu'elle avait tout deviné, depuis longtemps peut-être. Le regard brun s'adoucit.
Les yeux de grenat sombre brillaient d'un éclat intense et profond. Un éclat que seul un sentiment vrai et fort peut produire. A cette minute précise, Shiori sut que son fils était aimé d'un amour absolu. Et cela lui suffit. Elle voulait juste savoir. Juste que son enfant lui fasse confiance, ne la repousse pas loin d'un moment si riche et si important de sa vie.
Ça l'avait blessée si fort qu'il ne lui ait pas dit, qu'il ait eu peur de sa réaction… Comme si elle était ce genre de femme et de mère… Elle pensait vraiment qu'il la connaissait mieux que cela et qu'il l'estimait plus que cela…
Et face à ce si beau regard, son cœur tourmenté de mère s'apaisa.
Tout était bien.
Il ne manquait que les mots.
Quelques petits mots et tout s'arrêterait, tout reprendrait son cours normal et heureux.
Quelques mots.
Hiei ouvrit la bouche, pour avouer son amour, fort de la certitude que c'était ce qu'il fallait. Il n'avait jamais été aussi sûr d'agir comme il fallait.
« -Je vais vous répondre, Shiori-San. J'aime votre fils. Je l'aime, non pas comme… »
Mais tranchant au milieu sa phrase, la porte du salon s'ouvrit brusquement et Kurama entra, essoufflé. D'un regard vert chargé d'angoisse, il embrassa toute la scène et devint livide en comprenant ce qui se passait.
Il se précipita entre Hiei et sa mère et, tournant le dos à son amant, s'adressa à Shiori, d'une horrible voix faussement enjouée.
« -Mais arrête donc, Hiei ! Tu n'as pas encore compris que tes blagues ne sont pas drôles ! Excuse-le, maman. Hiei aime beaucoup faire des plaisanteries, parfois d'un goût douteux et je crois bien qu'il a fait un pari avec Yusuke et Kuwabara à propos du cadeau qu'il m'a offert… Ils viennent de me l'avouer comme je les raccompagnais ! Vraiment, quelles idées, ils ont parfois ces trois-là quand ils sont ensemble ! Tu n'as quand même pas sérieusement cru que je pouvais avoir des goûts pareils ! Enfin, maman. Tu me connais, tu sais bien que c'est impossible… »
Mais Kurama ne comprit son erreur que lorsqu'il vit le regard brun et chaud de sa mère, si doux et tendre habituellement, devenir subitement glacial et dur.
Un souffle d'air très froid lui caressa soudain la nuque et il lui sembla que son rythme sanguin se gelait doucement dans ses veines.
Il entendit le cliquetis abrupt et hostile d'une fenêtre et réalisa qu'il sentait vraiment un courant d'air froid lui courir le long du dos.
Il ferma les yeux avec l'impression de mourir lentement, comme une fleur qui s'étiole et se fane à l'approche de l'hiver.
Il n'osa pas se retourner, trop sûr de ce qu'il verrait, une fenêtre béante et vide, comme son cœur. Sa respiration se fit plus difficile et plus hésitante et ses jambes le trahirent. Il se laissa doucement tomber à terre, fauché par la souffrance.
Il avait tout gâché.
Hiei était parti.
Parti sans se retourner, sans doute blessé comme jamais il ne l'avait été auparavant. Oui, il avait blessé Hiei plus profondément que quiconque avant lui. On ne peut être blessé que par les gens qu'on aime, on ne peut souffrir vraiment que par eux.
Kurama le savait, et Hiei venait de le découvrir.
Au fur et à mesure que l'ampleur du désastre le submergeait, les sanglots qui lui déchiraient la poitrine se faisaient plus violents et désespérés.
Debout, pâle, le regard encore dur mais qui s'adoucissait cependant devant la souffrance si vive de son fils, Shiori le regardait en silence.
Finalement, au bout de longues minutes de sanglots déchirants, elle s'agenouilla auprès de lui et le serra contre elle, caressant doucement les épais cheveux écarlates, secoués de soubresauts.
« -Là…Là… Calme-toi. Ca ne sert à rien de se mettre dans cet état. Il faut te calmer et réfléchir à ce que tu peux faire pour te faire pardonner.
-Tu… Tu ne… m'en…veux… pas?
-Non… Je suis déçue et navrée de ton attitude, je ne te le cache pas. Mais tu t'es, hélas, bien assez puni par toi-même, je pense. »
Et elle se mit à fredonner doucement en se balançant lentement d'avant en arrière, comme elle faisait quand Shuichi était petit et qu'il pleurait, pour le consoler et le rassurer.
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Euh, oui, je sais, c'est pas joyeux, joyeux, mais bon, les choses sont difficiles souvent au sein d'un couple. Et puis, je voulais une dispute où cette fois ce serait Kurama le fautif et celui qui devrait s'excuser. Sauf que c'est un peu plus sérieux cette fois que dans le chapitre dispute. Parce que c'est vraiment très blessant quand votre amant ou votre petit ami n'ose pas vous présenter à ses parents et n'est pas prêt à prendre des risques pour vous quand vous êtes prêt à tout pour lui… Alors, comment Kurama va-t-il s'y prendre pour se faire pardonner… Promis la suite arrive beaucoup plus vite, cette fois !
Enfin… s'il y a toujours quelqu'un que cela intéresse…
