Auteur : kitsu34

Origine : Yuyu Hakusho

Couple : …. Ben toujours aucun… Mais non ! Je plaisante ! Hiei x Kurama forever of course ;-) !

Disclaimers : rien à moi… Oui, je sais, c'est décourageant…

Réponses aux rewiews :

White Fox From North : Merci pour la rewiew ! Désolé, ça fait un moment que je me suis pas connecté! Je suis bien content que tu aies trouvé ce chapitre cohérent avec le précédent, parce que je me suis fait copieusement engueulé ! Mais c'était vraiment pas possible de laisser couler ! La déception de Hiei se devait d'être à la mesure de son amour pour Kurama. Le pauvre… J'imagine un peu le choc que ça doit faire quand on se prend une réflexion de la sorte devant les parents de son copain…

Zephis : Naaan ! Pas taper ! Voui, voui, je les remets ensemble ! Voilà, voilà, c'est fait ! Mais bon, pour qu'il y ait une fic et une histoire, il faut bien qu'il leur arrive des trucs, non (chibi eyes…) ? Et puis, c'est pas de ma faute, si je suis sadique, je suis né comme ça, j'y peux rien… Le referai plus ! promis ! (En fait, je suis aussi né menteur et faiseur de fausses promesses, alors… XD )

Tiloup67 : C'est pas de la haine, c'est de l'amour ! Je sais que là, ça se voit pas beaucoup, mais je te jure qu'ils s'adorent ! D'ailleurs, ton ulcère va se calmer avec ce chapitre, promis.

Loupiote : Ca va Alzheimer ? T'es sur Ffnet là et tu lis le chapitre 36 des Scènes de la vie quotidienne… Ca te revient XD ? Bon, alors, c'est vrai que Hiei est dur avec Kurama, mais c'est un peu de la faute de Kurama, parce que sa « boulette » n'a rien à voir avec celles que commet Hiei. Ici, il n'est pas question d'une erreur faite en toute innocence, par ignorance du monde des humains, comme fait habituellement Hiei. Dans ses bêtises, Hiei n'est quasiment jamais responsable de ce qu'il fait. Il est au contraire victime de son ignorance des règles de notre monde et ses actions ne reflètent jamais son intention. Au contraire, Kurama savait parfaitement ce qu'il faisait en parlant ainsi à sa mère. Il n'a tout simplement pas pensé à Hiei au moment où il a parlé, mais n'a pensé qu'à sa mère et à lui-même. Et ça, pour un amant éperdument amoureux au point qu'il vient juste de renoncer à son monde, c'est impardonnable. C'est comme si Hiei avait tout sacrifié pour Kurama et que Kurama ne voulait rien sacrifier pour Hiei. Quelque part, c'est bien Kurama le fautif : il a choisi sa mère au lieu de choisir Hiei.

Naria03 : Désolé ! J'ai raté le coche pour la Saint Valentin ! Je doutais d'y parvenir parce qu'en semaine c'est l'enfer : j'ai le temps de rien ! Et puis après, j'ai pas eu le temps non plus ! Mais voilà ce chapitre de réconciliation et on va dire qu'il est arrivé à temps….

Yatsumi Kumokami : C'est pas vrai d'abord ! C'est pas toi qui déteste le plus Mukuro ! C'est moi XD ! Enfin, je crois que Kurama la hait pas mal non plus XD ! Et on le comprend. ET ne t'inquiète pas, c'est une happy fic, ya pas de suicide ! Parce qu'avec Après mille ans, franchement, j'ai pas besoin d'une autre fic dure et cruelle !

Shye Yun : Merci de passer en éclair la miss, ça fait plaisir ! Et tu as raison d'avoir confiance, il va y avoir la jolie réconciliation que tu voulais… Enfin, la réconciliation en tout cas, promis ! Et pas de tentative de suicide dans cette fic, je ne le permettrais pas ! XD

Merci pour toutes vos rewiews ! Elles me font un plaisir immense et me poussent à écrire encore parce que j'avoue que le plaisir de l'écriture se fait de plus en plus rare… Je deviens sans doute trop vieux ;0) Figurez-vous que cela fait un an pile le jour de la Saint Valentin que j'ai commencé à écrire, et mine de rien, c'est long un an.

Enfin, c'est parti !

Scènes de la vie quotidienne

Bloody Valentine's

Dans la foule, bruyante, anonyme et bigarrée, un jeune yohkai se tenait debout. Malgré le bruit et les mouvements des gens, il se tenait immobile, comme s'il ne voyait rien autour de lui.

Au milieu de la foule, il était seul.

Ses yeux, d'un beau pourpre sombre, étaient vagues, perdus dans une contemplation intérieure, visible pour lui seul.

S'il avait été possible d'accéder à ses pensées, celui qui aurait ainsi pénétré dans sa citadelle intérieure n'aurait vu qu'un visage. Toujours le même. Un visage aux multiples expressions, changeant, mobile comme un nuage dans le ciel. Et magnifique.

Un visage de neige délicate aux yeux d'émeraude, aux cheveux de feu et aux lèvres de soie. Un visage de rêve.

Et l'observateur indiscret n'aurait pu remarquer un seul visage semblable dans toute cette foule. Il aurait cherché en vain.

Ce visage n'existait pas.

Pourtant le jeune homme aux yeux rouges le rêvait avec fièvre et avec tous ces petits riens insignifiants qui font d'une image, une personne de chair et de sang.

Ce visage n'était pas un rêve.

C'était un souvenir. Un souvenir chéri, riche et intense, comme seuls le sont les souvenirs heureux et forts.

Le souvenir de l'être aimé.

Il revoyait sa manie agaçante de souffler sur la mèche de cheveux un peu longue qui lui tombait sur le nez pour la rejeter en arrière. Cette foutue mèche qu'il lui avait dit cent fois de couper.

Cette même mèche qui le rendait si adorable lorsqu'il avait plu et qu'elle serpentait légèrement devant ses yeux, ou bien lorsque la transpiration la collait sur son front blanc, après l'amour.

Et la main qu'il glissait dans ses cheveux pour les lisser rapidement lorsqu'il sortait d'entre ses bras. Cette préoccupation constante qu'il avait d'être présentable, d'offrir des apparences sauves au monde extérieur. C'était tellement lui.

Et son sourire. Plutôt ses sourires. Cette multitude, cette palette de sourires différents qui exprimaient tous une facette de sa personnalité si riche, si fascinante.

Les images se bousculaient, toutes singulières et intenses.

Et il aimait tous ces visages différents qui composaient cet être unique.

Il l'aimait.

Mais soudain les images changèrent. Elles étaient toujours aussi fortes, mais l'émotion contenue était différente. Plus sombre et plus âcre.

Une maison familiale qui fleure bon la tendresse et les fêtes. Et quelques mots, tranchants l'air comme des lames de rasoir.

Quelques mots de néant dits d'une voix douce et enjouée.

Et le cauchemar. La souffrance. La colère. Et la haine.

Si forte et destructrice.

Puis le plaisir pervers des mots cruels qui font mal.

Le plaisir atroce et destructeur de voir l'autre souffrir. Cet immense joie malsaine d'appuyer sur la blessure, de tourner et retourner le mot dans la plaie.

Un visage de détresse, aux yeux de désespoir exsangue.

Et la compréhension soudaine que la destruction a fonctionné dans les deux sens et que l'on a soi-même détruit son bonheur.

Ce sentiment d'horreur étonnée que l'on ressent en contemplant les ruines de sa vie. Ruines dont on est responsable.

Depuis ce jour triomphant et noir où il avait chassé Kurama de sa vie, Hiei ne vivait plus que dans ses souvenirs.

Il était absent.

Il sursauta légèrement en sentant une main chaude et douce se glisser dans la sienne. Une main tendre et aimante.

Et l'espoir fou que c'était lui, qu'il était revenu et lui avait pardonné le saisit. Il releva la tête avidement, cherchant les yeux verts tendres et complices, le visage de porcelaine délicate qui hantait ses pensées.

Mais il ne vit rien. Il ne vit que le visage rayonnant de joie d'une jeune yohkai qui se tenait à ses côtés. Un visage abimé, comme rongé par de l'acide. Mais un visage que l'amour et le bonheur rendaient beau.

Et cette beauté, cette joie si pleine et si évidente, lui firent mal. Il baissa la tête, honteux. Il appréciait vraiment Mukuro. Son courage et sa force dans le désespoir de sa vie de souffrances et d'épreuves.

Et il avait honte de ce qu'il lui faisait croire aujourd'hui. Elle l'aimait. Elle pensait qu'il l'avait choisie, qu'il lui était revenu.

Et lui ne faisait que lui mentir et se servir d'elle.

Il n'avait pas le droit de jouer ainsi avec ses sentiments. Elle ne méritait pas ça.

Son cœur se serra douloureusement lorsqu'elle lui sourit dans la plénitude de sa félicité et se tourna vers la foule étrange de ses invités.

La réception battait son plein et Mukuro était dans son élément. Elle passait d'un groupe d'invités à l'autre avec aisance, avec cette conscience tranquille de sa puissance qu'il admirait tant chez elle.

Il soupira. Il n'avait jamais aimé les mondanités et les réceptions. Il s'ennuyait.

Ses yeux cessèrent de suivre les mouvements de la yohkai et redevinrent vagues. Il repartait dans son monde intérieur, en tête à tête avec son amour.

Perdu dans ses rêves éveillés, il n'entendit pas tout de suite les murmures de la foule.

Puis ces murmures s'intensifièrent et devinrent exclamations de surprise et d'admiration.

Il secoua légèrement la tête, à regret d'être arraché à son dialogue amoureux et secret.

Et il le vit.

Juste devant lui, à quelque mètres.

Il s'avançait avec cette fierté et cette grâce qui n'appartenaient qu'à lui.

Comme dans ses rêves, à un détail près.

Ce n'était pas le visage aux yeux d'émeraudes et aux cheveux de feu qu'il avait sous les yeux. Mais celui, sublime certes, mais plus distant et impressionnant, de Yohko Kurama.

Le drapé de son habit de yohko immaculé accompagnait d'un mouvement fluide la grâce harmonieuse et sauvage de son corps souple.

Ses longs cheveux d'argent coulaient sur ses épaules et dansaient légèrement dans son dos au gré de ses pas.

Ses grands yeux d'or liquide, aux reflets moirés et scintillants, doucement allongés en amande ne le quittaient pas un instant.

Il était sublime. Et irréel.

Que faisait-il ici après ce qu'il lui avait dit, après toute cette méchanceté et sa trahison ? Sous cette forme, qui plus est ?

Que signifiait tout cela ? Pourquoi était-il venu ?

Les conversations, un instant apaisées par la contemplation de la beauté qui s'avançait tranquillement, reprirent de plus belle.

Hiei remarqua que les regards se plissaient et se faisaient spéculateurs, cherchant également à connaître la raison de la venue du yohko.

Il savait que le Makai entier était au courant le leur rupture.

Les histoires d'amour sont rares dans le Makai. Alors forcément quand deux yohkais aussi puissants et célèbres qu'eux tombent amoureux et vivent leur passion aussi intensément, cela retient l'attention et l'intérêt de la foule.

Il capta distraitement quelques bribes de conversation qui le jetèrent dans la perplexité.

« …paraît que Hiei l'a salement jeté ! Devant Mukuro et ses serviteurs en plus !

-Non ! Yohko Kurama largué ! Humilié et insulté ! Et celui qui l'a ridiculisé est toujours vivant ?? J'ai du mal à le croire !

-Ouais ! Je pense qu'il est venu se venger. C'est son honneur qui est souillé maintenant. Il a beau l'avoir aimé, paraît-il, il peut pas laisser un affront pareil impuni ! Ou alors, il perd toute crédibilité !

-C'est clair ! S'il le tue pas, Yohko Kurama est fini…

-Et puis, on sait ce que ça vaut l'amour d'un yohko, surtout l'amour de celui-là ! Il se remet généralement très bien et très vite !… »

C'était donc ça…

A la réflexion, ça paraissait tellement logique. Tellement évident qu'il se sentait stupide d'avoir cru, l'espace d'un instant, qu'il était revenu le chercher. Quelque part, lui aussi était contaminé par cette douceur écœurante du monde des humains.

Kurama ne prenait sa forme yohko que pour combattre et pour cela seulement. Jamais Hiei ne l'avait vu ou touché autrement sous cette forme. Et sous cette forme il était d'ailleurs différent du Kurama qu'il connaissait, aux yeux verts.

Il était plus sauvage, plus hautain. Quelque part, il était inaccessible, auréolé de sa légende et de sa puissance magique de yohko indompté. D'une certaine façon, il appartenait ainsi au Makai et lui correspondait.

Il était alors venu restaurer son honneur et venger son nom… Cela devait donc finir ainsi, à la façon du Makai ?

Une étrange amertume lui étreignit la gorge.

Il avait rêvé une autre fin, pourtant.

Il faillit sourire de dérision à son égard lorsque Kurama, dangereusement proche maintenant, passa la main dans sa chevelure d'argent et en sortit une rose.

Il continuait de s'approcher, la main tendue et la rose serrée entre ses doigts fins aux griffes acérées. Ses yeux restaient attachés sur lui, fixement. Comme le regard d'un prédateur.

Ses mouvements se ralentissaient. Son corps se tendait nerveusement, comme à l'approche du moment propice, où le chasseur bondit sur sa proie.

Du coin de l'œil, Hiei vit Mukuro s'approcher à son tour et tenter de le rejoindre dans la foule. Elle avait l'air inquiet et ses hommes se déployaient à présent dans la salle pour encercler le yohko.

Tout le monde semblait attendre une issue violente. Et cela ne pouvait finir autrement.

L'amour ne finit jamais bien dans le Makai. Il est toujours synonyme de mort.

Hiei poussa un long soupir. Il savait tout cela aussi bien que tout le monde, mais il avait espéré. Follement espéré. Et ça faisait si mal de voir son rêve s'écrouler.

Si Kurama était venu le tuer, parfait. C'était ce qui lui restait de mieux à présent que tout était fini et que son bonheur s'était enfui. Autant en finir de la main de son amour.

Il ferma les yeux et attendit.

Il sentit un mouvement rapide de l'air, comme une main qui effleurait son visage et sa gorge. Et il sentit la fragrance enivrante et délicate d'une rose.

Un grand cri de stupeur retentit dans la foule et Mukuro cria son nom avec désespoir. Hiei sourit, les yeux fermés.

Il n'avait rien senti. Est-ce que Kurama l'avait tué en douceur en souvenir de leur amour ?

Puis il réalisa qu'il était encore debout, que ses fonctions vitales n'étaient pas atteintes et qu'il ne ressentait aucune variation de son énergie.

La surprise lui fit ouvrir les yeux sur un spectacle inconcevable.

Il resta immobile, rendu stupide par l'étonnement.

La foule s'était tue, impressionnée. Le silence était devenu solennel. Personne ne semblait en croire ses yeux. Mukuro même s'était interrompue dans l'élan qui la jetait vers lui.

Yohko Kurama dans toute la splendeur de sa beauté légendaire et tant vantée, nimbé de puissance, du sommet de sa légende sanglante et cruelle, s'était agenouillé devant lui pour déposer sa rose rouge, symbole de ce qu'il était, à ses pieds.

Humblement, il s'inclinait et courbait l'échine devant lui.

Et personne n'en revenait, personne n'aurait imaginé que cette fierté légendaire et arrogante abdiquerait ainsi publiquement.

Et Hiei le premier n'arrivait pas à se convaincre de la réalité de la scène qui se déroulait sous ses yeux.

Impossible ! Kurama ne pouvait faire une pareille erreur tactique.

Dans le Makai, agir de cette façon était se reconnaître un maître. Se livrer à l'autre. D'une certaine façon, Kurama tombait sous le coup de la possession. Il était désormais à celui qui le prenait. S'il avait un maître, il pouvait en avoir deux, dix, cent.

L'auréole de puissance et de crainte qu'à force de massacre et de sang, il avait construite autour de lui au cours de nombreux siècles de patience et d'épreuves venait de s'écrouler.

Et c'était Kurama lui-même qui l'avait abattue.

Pourquoi ce sacrifice suprême ?

A cet instant, le yohko leva ses yeux d'or sur lui. Des yeux magnifiques et suppliants, débordants de sentiments et d'émotions tus.

Et Hiei sut. Immédiatement. Pleinement.

Il n'avait pas besoin d'entendre Kurama lui parler, lui avouer. Il savait. Il n'avait pas besoin de le pousser à s'abaisser davantage. Il avait déjà tellement reçu.

Mais le yohko le devança et à voix claire et haute, avant qu'il ait eu le temps de l'arrêter, il récita la formule sacrée d'appartenance magique qui accompagne l'échange des sangs.

L'allégresse et le bonheur régnèrent alors sans partage en Hiei.

Aux yeux du Makai, dorénavant et pour les siècles qui leur restaient, Kurama était à lui.

Indissolublement.

Il sentit ses jambes se dérober sous lui et tomba à genoux lui aussi.

Le yohko eut un geste hésitant de la main vers son visage, mais face à son inexpressivité, il se mordit la lèvre et retira sa main en baissant la tête.

Hiei se jeta en avant et saisit son amour à bras le corps, le serrant contre lui, goûtant ces lèvres interdites, réservées jusque là pour la morsure et le combat.

A ce moment, le monde cessa d'exister.

Ils ne virent pas une femme se plier en deux comme le papier dévoré par le feu. Ils ne virent pas ses yeux se noyer de larmes amères et sa bouche s'ouvrir sur un cri de souffrance si intense qu'il en devenait silencieux. Ils ne la virent pas s'écrouler à terre et être engloutie par l'obscurité du coin de la pièce où elle s'était réfugiée pour que personne ne la voit.

Mais s'ils l'avaient vue, cela n'aurait rien changé, tant l'amour est égoïste et cruel.

Pour l'instant, ils ne voyaient qu'eux, n'entendaient que l'autre.

Kurama leva à nouveau la main vers Hiei et caressa doucement son visage de sa rose. Sa rose rouge. Sa signature.

Il la lui tendit.

« -Prends-la Hiei, en signe de mon amour. Je t'appartiens désormais, que tu me veuilles ou non. Je t'aime et ça ne changera pas.

-Bien sûr que je te veux, idiot de yohko. Je t'aime. Je suis prêt à tout pour toi. Tu as oublié ? Je te l'ai promis dans cette chambre d'hôpital. Et je tiens toujours mes promesses, moi. Mais dis-moi : pourquoi as-tu fait cela ? Pourquoi t'es-tu humilié à ce point ? Ce n'était pas la peine, Kitsu, je t'aurai pardonné sans cela…

-Si, c'était nécessaire. Parce que je voulais que tu saches et que tout le monde le sache. Tu as tout abandonné pour moi. Tu es prêt à tout… Eh bien, moi aussi, je le suis. Et je ne me suis pas humilié. Bien au contraire. C'est un honneur de t'appartenir. Et j'en suis fier ! »

Pendant un instant, ils se turent et se contemplèrent en silence, émerveillés l'un par l'autre.

La foule restait silencieuse elle aussi, impressionnée par ce dénouement si rare et étranger au Makai et pourtant si beau et si profondément envié par tous.

Puis Kurama eut un sourire très doux tandis que Hiei se relevait et le relevait en le tenant jalousement par la main.

« -Et puis, il fallait que je te donne ton cadeau.

-Hein ? De quoi tu parles ?

-C'est la Saint Valentin aujourd'hui, Hiei. Chez les ningens, c'est le jour de la fête des amoureux. On fait une surprise à celui qu'on aime et on lui offre un cadeau. »

Hiei baissa les yeux sur la rose rouge qu'il tenait entre ses mains et rougit. Mais la curiosité, l'envie de boire la coupe de son bonheur jusqu'à la dernière goutte, le poussèrent à demander d'un ton taquin :

« -Et quel est ce cadeau ? »

Il savait. Mais il voulait les mots, il voulait que Kurama lui dise. Maintenant il comprenait ce que les mots, surtout ceux-là, peuvent avoir comme importance. Ne pas dire, ce n'est pas pareil.

Anxieux, le cœur battant à tout rompre, léger et aérien de tant de bonheur, il attendit.

Kurama eut un nouveau sourire puis encadra son visage de ses mains avant de murmurer dans un baiser, ces quelques mots audibles pour lui seul.

« -C'est moi ton cadeau. Je t'aime, Hiei. »

Et pour la première fois de son existence, Hiei découvrit qu'on pouvait pleurer sans souffrir ou avoir mal, juste parce qu'on est immensément heureux…

oOoOoOo

Oulàlà ! Que de guimauve ! Bon, Zéphis est-ce que la tartine de guimauve te suffit ou est-ce qu'il t'en faut plus ? Je suis pas sûr de réussir, s'il t'en faut plus. Parce qu'à la base, je suis quand même essentiellement sadique ! XD

Bon, j'espère que la souffrance en valait la peine et que vous avez apprécié cette touchante scène de réconciliation.

Euh rewiews pour mes un an de fanfiction ?