Auteur : kitsu34
Origine : Yuyu Hakusho
Couple : euh…ben…
Disclaimers : rien à moi, sauf les migraines !
Réponse aux rewiews :
Zéphis : Pas de panique ! C'est pas grave de ne pas rewiewer tous les chapitres ! J'espère que celui-ci va te plaire ! Tu vois, je rattrape mon retard… XD
Tiloup67 : Merci pour les rewiews, mais j'avais compris ce que tu voulais dire ! XD Enfin, l'ambiguité m'a bien fait rire ! Moi aussi j'en fait souvent de ces phrases à double (parfois même triple ! Mais je sais pas du tout comment je fais, d'ailleurs quand je veux le faire exprès j'y arrive pas !) sens…
Ma Shunelodie : Courage ! Je suis derrière toi ! Loin derrière toi XD ! Si tu veux te détendre un petit peu entre deux heures de boulot, bienvenue !
White Fox From North : Kisous ! Merci pour la rewiew! En fait, je n'ai pas une vie si amusante que ça, mais je suis quelqu'un qui n'a pas de chance avec les petits trucs du quotidien. Et je me suis dit que je préférais en rire plutôt que de me prendre la tête avec. Du coup ça me fait beaucoup de sujets pour l'écriture !
Yatsumi Kumokami : Merci pour la rewiew et le MP ! Ouais ! J'ai deviné ! Figure-toi que ta fic m'a donné envie de revoir le film, alors j'ai demandé à mon frère de me le téléchargé à nouveau ! (il l'a effacé par erreur, cet imbécile !)
Bon, c'est parti !
Scènes de la vie quotidienne
Déception
« -Vraiment, Hiei, j'apprécie. Après tout, tu n'étais pas obligé de venir. Je veux dire, après ce qui s'est passé entre nous, la dernière fois, je pensais que tu ne te déplacerais pas.
-C'est bon. T'as pas à dire ça. C'est moi qui aie merdé. Pas toi. En fait, tu aurais même le droit d'être en colère contre moi…
-Pourquoi ? Tu ne m'as pas menti. Je le savais, que tu l'aimais ce yohko. J'ai juste voulu espérer… que peut-être… Mais bon, ça ne sert à rien de parler de ça. Ce n'est plus possible, maintenant. N'est-ce pas ?
-Non, en effet, ce n'est plus possible. J'aime Kurama à la folie. Et j'ai définitivement quitté le Makai pour lui.
-Raison de plus pour que je te remercie d'être venu me prêter main forte. Sans toi, j'aurais eu du mal à rétablir l'ordre. Ils étaient trop nombreux. Même pour moi.
-C'est normal. Tu es quelqu'un que j'apprécie. Et ce n'est pas prêt de changer, exactement comme mon amour pour Kurama.
-Je te remercie. C'est important pour moi… Enfin, je suppose que tu ne veux pas perdre trop de temps pour passer le portail aujourd'hui et le rejoindre le plus vite possible… Alors je ne te retiens pas. Mais j'espère que tu me rendras visite, de temps en temps…
-Ca marche ! Salut. »
Hiei s'élançait déjà vers les arbres proches de la forteresse, qu'elle levait encore la main pour le saluer. Tant d'impatience, tant d'amour… Il avait tant de chance, lui. Pas comme elle. Il avait gagné. Hiei lui revenait définitivement, pour les siècles à venir…
Ses épaules se voutèrent et son regard se perdit dans le vague, brumeux et humides soudain. A pas lents, comme appesantie par un poids invisible, elle se retourna vers sa forteresse.
Si grande et imposante. Si sombre et impressionnante. Et si vide, désormais.
Enfin, elle venait de l'avoir à elle pendant presque deux mois…
Un rire léger et grinçant, d'une amertume ourlée de désespoir, s'éleva dans l'atmosphère. Personne ne l'entendit dans cette contrée déserte. Et bientôt le grondement sonore de lourdes portes de métal se refermant ensevelit ce pauvre témoignage du naufrage d'un cœur.
Hiei, lui, n'entendit et ne vit rien en partant. Il n'eut aucune conscience du malheur qu'il laissait derrière lui. A la détresse noire et muette qu'il quittait, se substitua instantanément la joie et le bonheur radieux de retrouver son amour.
Que ces quelques semaines loin de lui avaient été longues !
A peine réconciliés de leur brutale rupture, survenue peu de temps après Noël, un message désespéré était arrivé du Makai.
Une révolte s'était déclarée et après avoir balayé les forces gouvernementales d'Enki, les insurgés avaient coupé Mukuro et ses hommes de toute aide extérieure. Sa situation devenait critique et elle appelait à l'aide son meilleur guerrier.
Hiei n'avait pas eu le choix. Il devait y aller. Il n'avait pas la conscience tranquille à propos d'elle. Après tout, il l'avait utilisée et lui avait laissé croire que son amour pouvait être un jour réciproque. Et il savait combien l'amour fait mal.
Quelque part, il avait honte et mal pour elle, parce que c'était quelqu'un de bien, qu'il appréciait.
Mais il ne pouvait pas avouer cela à Kurama, qui lui, détestait Mukuro.
Et le yohko n'avait pas du tout apprécié qu'il parte à nouveau pour le Makai, à peine revenu !
Hiei se rappela avec un sourire narquois la moue boudeuse et fâchée avec laquelle son amour lui avait souhaité bon vent ! Avant de claquer porte et fenêtres en lui jetant à travers la cloison que si un jour il revenait, ça serait sympa de se voir pour boire un café !
Un rire heureux lui échappa. Kurama avait un fort tempérament sous son apparente et factice douceur. Un caractère de feu, ardent et passionné, comme la couleur intense de ses cheveux. Et bon sang ! Qu'il aimait cela !
Ce côté indomptable et fougueux fonctionnait à merveille avec son propre caractère. Et pimentait très agréablement leurs moments plus intimes, songea-t-il avec un sourire carnassier, tandis qu'une vague de chaleur bien connue lui incendiait le ventre et les reins.
Il se rendit compte non sans une pointe d'autodérision qu'il accélérait brusquement ses déplacements, tendant tous ses muscles et se ramassant de façon à être plus efficace et encore plus rapide.
Il lui avait tant manqué !
Il avait faim de lui. De lui tout entier ! Pas seulement de son corps. Aussi de sa voix, de son odeur si particulière et de ses mille petits riens qui faisait qu'il était lui !
Il allait se jeter sur lui et le dévorer littéralement de baisers ! Rien à foutre que ce soit le soir ou pas, qu'il ait cours ou pas le lendemain, que ce soit l'heure du repas oubien qu'il soit fâché et boude.
Ça, c'était d'ailleurs inévitable. Et Hiei s'en réjouissait presque à l'avance. Parce que cela rendrait leur union finale, après combat et résistance émoustillante, beaucoup plus intéressante. Beaucoup plus chaude et passionnée aussi.
Inconsciemment, il passa la langue sur ses lèvres soudain sèches.
Ses idées devenaient très précises et très nettes. Il voyait parfaitement son arrivée chez Kurama et les scènes qui se déroulaient devant ses yeux à présent brillants le poussaient fortement à encore accélérer.
La fenêtre serait sans doute ouverte. Il arriverait en début de soirée, lorsque les humains allument toutes leurs lumières artificielles pour pallier leur vue nocturne si déficiente.
Kurama serait rentré depuis longtemps. Sans doute en train de préparer le repas. Peut-être dévêtu, en tenue d'intérieur après le bain… Tenue si légère et révélatrice, dessinant les courbes douces de son joli corps… Si facile à enlever aussi… Ou mieux, à déchirer !
Ses yeux s'illumineraient en le voyant passer par la fenêtre. Son premier réflexe le pousserait instinctivement vers lui, avant qu'il ne se reprenne et ne s'écarte en boudant d'une façon adorable, et si aguichante.
Alors, Hiei le prendrait dans ses bras pour l'embrasser, malgré sa résistance et le fait qu'il détourne son visage. Après quelques instants un peu violents où il maîtriserait le yohko pour le soumettre à son étreinte, Hiei réussirait à entraîner son amour dans la chambre.
Alors le désir et la faim de l'autre qui les habitaient sans cesse reprendraient leurs droits.
Soupirs et cris s'élèveraient bientôt du lit aux draps froissés et gémissants. Des bouches se happeraient sans cesse, tandis que des mains glisseraient sur une peau de soie.
Des jambes s'écarteraient avidement et deux corps se fondraient doucement l'un en l'autre pour ne plus former qu'un…
Puis, au cœur de la nuit, dans cette langueur parfaite et apaisante qui suit le déferlement violent de l'amour, il lui murmurerait tout bas qu'il était désolé, qu'il aurait préféré ne jamais le quitter et qu'il avait pensé à lui à chaque instant…
Et d'une voix très basse, audible pour eux seuls, comme pour ne pas déchirer le silence ouaté et profond qui accompagne l'aube, il lui dirait inlassablement qu'il l'aimait.
Alors, enfin, pour la première fois depuis son arrivée, Kurama l'embrasserait à son tour pour lui signifier qu'il lui pardonnait…
Oui, Hiei voyait très distinctement tout cela défiler sous ses yeux. Et toujours plus vite, il se précipitait vers son amour.
Il passa en trombe le portail, manquant d'oublier de se déclarer et lancer les hunters célestes à ses trousses.
Puis il ne prit pas la peine de se traîner lamentablement à pied, à la façon ningen, jusque chez Kurama, mais sauta prestement de toits en toits jusqu'à la résidence des Roses.
Sans se préoccuper de savoir si quelqu'un pouvait le voir, il sauta sur le rebord de la fenêtre, ouverte, nota-t-il avec un léger sourire, pour finalement faire irruption dans le salon.
Mais la ressemblance avec ses fantasmes s'arrêta là.
Pas de yohko en tenue légère et confortable. Pas de bonne odeur de repas mijotant dans la cuisine.
Au contraire, la pièce était déserte et noire. Aucune lumière n'était allumée.
Pourtant, Kurama était là, Hiei sentait son énergie venant de la chambre. Une énergie étrange d'ailleurs. Tremblante.
A l'instant où, inquiet, il allait se précipiter dans la chambre, la lumière du couloir s'alluma et Kurama apparut en contre-jour, seulement vêtu d'un large T-shirt, qui dévoilait ses longues jambes fines et nerveuses et sa peau de porcelaine.
L'allégresse inonda Hiei et il se jeta sur son yohko pour dévorer de baisers son visage et ses lèvres sucrées.
A la réponse immédiate et ardente de Kurama au baiser et à la pression de son corps contre le sien, il sut qu'il lui avait lui aussi atrocement manqué.
Bientôt les baisers ne suffirent plus et les mains de Hiei se glissèrent sous le T-shirt pour le relever.
Mais elles rencontrèrent celles de Kurama qui tentèrent de les arrêter dans leur course. Le jaganshi eut un sourire sur les lèvres du yohko. Ca y était, les représailles pour son abandon commençaient.
Alors, il se fit plus ardent, plus passionné, pour ne laisser à son amant aucune possibilité de lui échapper. Il le plaqua contre la porte de la chambre de son propre corps et d'un geste sec fit passer le T-shirt par-dessus de blanches épaules, dévoilant un magnifique corps laiteux.
Mais Kurama ne l'entendait visiblement pas de cette oreille et commença à se débattre plus fortement. Si fortement qu'il repoussa violemment Hiei loin de lui avec un gémissement qui n'avait rien d'un gémissement de plaisir.
Saisi de crainte que le yohko ne soit réellement en colère, le jaganshi resta immobile, indécis, n'osant s'approcher.
Kurama passa devant lui sans le regarder et se laissa tomber sur le lit avec un soupir douloureux.
Hiei ne comprenait plus rien, mais n'osait toujours pas bouger.
Finalement, il eut la solution lorsque Kurama, du fond de la couette où il s'était enroulé, lui parla. En réalité, le yohko n'était pas fâché.
Non. C'était pire que ça.
« -Hiei…Trésor… Je suis très heureux que tu sois rentré… J'aimerais t'accueillir avec plus de passion et d'enthousiasme… Mais depuis cet après-midi, j'ai une atroce migraine. Il faut que je reste couché dans le noir sans bouger jusqu'à demain… Alors, désolé… mais pas ce soir… »
Et Hiei se laissa tomber assis sur le pied du lit en regardant, consterné, la couette ensevelir son yohko, ses ardeurs et ses fantasmes !
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Whahahahah ! J'avais trop envie de faire dire ça à Kurama au moins une fois : « désolé, mais j'ai la migraine, alors pas ce soir ! » J'imagine le pauvre Hiei qui s'est fait une telle joie de retrouver ardemment son beau yohko !
Le pauvre… (whahahaha ! Pardon.)
les migraines c'est atroce ! Les vraies, bien sûr, pas l'excuse bidon pour évincer le petit ami envahissant du lit le soir où, bon, on n'a pas envie, quoi ! J'en sais quelque chose, puisque c'est un de mes problèmes de santé récurrent depuis de très longues années, hélas ! Alors ce chapitre est dédié à tous les migraineux ! (qui le liront en-dehors de leurs crises, hein, parce qu'un écran, c'est insoutenable pendant ces moments-là… Eh oui ! -- )
