Auteur : kitsu34
Origine : Yuyu Hakusho
Couple : Hiei x Kurama bien sûr !
Disclaimers : rien à moi ! Toujours rien !
Réponse aux rewiews :
Merci à tous mes lecteurs fidèles et (hélas) de plus en plus obligés d'être patients… Merci donc à Zéphis (Bonne année à toi la miss et merci pour ta fidélité ^^, même si je suis de moins en moins présent sur les fandoms…), Petit Poussine (Merci pour tous tes gentils encouragements, ils m'ont vraiment fait plaisir. Pour la rapidité, hélas, je ne mérite pas de félicitations et je n'en mériterais pas avant longtemps, je le crains, même si les Scènes est la moins sinistrées de mes fics…) Yatsumi Kumokami (Oui, le chapitre précédent était… comment dire… un peu poussé. Et en effet, on peut se demander avec raison si je suis toujours vivant… Et j'ai peur que cela ne s'arrange pas vraiment…), White Fox From North (Coucou miss ! Toujours là ? J'espère que tu vas bien ^^. Je t'embrasse bien fort et te souhaite plein de bonnes choses pour 2009 !) et Sati-san (Merci pour la rewiew, même si la suite n'est pas venue vite… Gomen…)
Note : Très bonne et heureuse année 2009 ! Je souhaite plein de bonheur à tout le monde et plein de bonnes fics pour Hiei et Kurama !
C'est parti !
Scènes de la vie quotidienne
Maladie
(thème proposé par Yatsumi Kumokami)
Un soleil froid, d'un or pâle, se levait doucement sur la ville. Le ciel hivernal se teintait de nuances glacées roses et orangées. Le givre faisait étinceler les branches nues des arbres et les transformait en fragiles statues éclatantes comme des bijoux finement ciselés.
Une fenêtre s'ouvrit doucement dans la clarté pure de la lumière d'hiver.
Kurama poussa un long soupir de satisfaction et ferma doucement les yeux sous la lumière franche et puissante du soleil pâle. Mais rapidement un frisson le saisit lorsque le vent vint faire danser ses longs cheveux écarlates.
La fenêtre se referma vite et le yohko s'appuya langoureusement à la vitre glacée pour boire voluptueusement son thé bien chaud en regardant la nature givrée, étincelante de rosée gelée, se réveiller.
Il aimait tant ces matins de froid très secs et très lumineux d'hiver !
Si en bon yohko, il détestait la mort de la nature en automne ainsi que la pluie et le mauvais temps, il aimait la lumière froide et tranchante de l'hiver. C'était une lumière si intense, presque magique. Elle semblait même révélatrice de la vraie nature des choses ou des êtres qu'elle éclairait…
A regret, Kurama se détourna de la fenêtre et du spectacle radieux du jour se levant sur la ville. Il avait du travail aujourd'hui et le mieux était de s'y mettre sans retard !
Mais au moment où il allait s'asseoir à son bureau, après un petit tour d'inspection pour vérifier que ses innombrables plantes d'appartements se portaient bien, un choc brutal le fit violemment sursauter. Il se retourna d'un seul mouvement vers la fenêtre fermée d'où semblait être venu le bruit. Etonnamment il pensait la trouver en morceaux, mais s'aperçut vite qu'il s'était trompé. Elle était intacte.
Etrange… On aurait pourtant dit que quelque chose s'était écrasé avec force contre une surface plane…
Saisi d'un obscur pressentiment, Kurama se précipita vers la fenêtre et l'ouvrit en grand avant de se pencher pour regarder en bas, dans la rue.
Un cri étouffé lui échappa et sur un gémissement horrifié, il enjamba le mur et sauta par l'ouverture.
« -Hiei ! Mais que t'arrive-t-il ? Hiei ! »
Mais le démon, apparemment sonné, ne lui répondit pas aussitôt et lorsqu'il s'agenouilla soucieusement à ses côtés, posa sur lui un regard vague.
Kurama l'examina rapidement, tâtant anxieusement chaque partie du corps de son compagnon. Apparemment, Hiei n'avait rien d'autre qu'une grosse bosse qui virait lentement au violet. Soulagé, Kurama attrapa le visage de son démon entre les mains et l'embrassa avidement. Mais il se recula vite, les sourcils froncés, la main sur les lèvres.
Hiei secoua la tête puis se leva et secoua ses vêtements avant de regarder le yohko d'un air un plus assuré. Puis il leva la tête vers la fenêtre et, avant que Kurama n'ait pu l'arrêter, sauta par la fenêtre.
Enfin… essaya de sauter par la fenêtre… Sauf que…
VLAM !
« -Hieiiii !!! »
Eberlué, Kurama n'eut que le temps de bondir à son tour et de réceptionner son petit démon avant qu'il ne s'étale à nouveau de tout son long par terre.
Machinalement, Hiei à nouveau bien assommé dans les bras, le yohko regagna son appartement et déposa son précieux fardeau sur le canapé du salon-cuisine. Puis il ferma la fenêtre d'un air pensif.
Il se retourna et contempla son compagnon évanoui sur le canapé. Hiei s'était pris deux fois le mur en tentant de passer la fenêtre… Et il avait le regard vague, comme embrumé… sans compter que lorsqu'il l'avait embrassé, il lui avait semblé que…
Un sourire carnassier teinta les lèvres rosées du yohko. Après tout, il fallait bien qu'il vérifie son hypothèse, n'est-ce pas ?
Il s'approcha du canapé sur lequel gisait le bel évanoui et se pencha doucement sur Hiei.
Un rayon de soleil pâle vint frapper la fenêtre de l'appartement et un oiseau se posa sur le rebord, en quête de chaleur et de nourriture. Mais un bruit venu de l'intérieur, un long gémissement, l'effaroucha et il s'envola vite, effrayé.
Les bruits continuèrent de plus en plus forts jusqu'à un long et puissant cri qui fit fuir même les pigeons établis sur le rebord de la fenêtre de l'étage supérieur.
Puis le silence retomba sur l'appartement. Un long silence repu.
Le soleil d'or blanc de l'hiver continua sa course difficile. Alors qu'il atteignait à peine le zénith bas de l'horizon hivernal, une voix étouffée de sommeil s'éleva.
« -Hmm, Kitsu… A quoi dois-je cet accueil passionné ?
-Eh bien, je vérifiais quelque chose…
-Et ?
-Tu as bien de la fièvre. Tu es malade. Il va falloir rester au lit et te soigner.
-Mmmh… D'accord pour rester au lit. Mais que veux-tu dire par « te soigner » ?
-Prendre des médicaments.
-Quoi ??! Pas question ! J'ai pas besoin de ces trucs ! J'en ai jamais pris avant et j'en suis pas mort !
-Allons, Hiei, c'est vraiment pas la mer à boire, je t'assure, et tu iras beaucoup mieux, beaucoup plus vite !
-Pas question, j'ai dit ! Un point, c'est tout ! »
Un froissement de tissu, un grincement, et Kurama émergea du canapé, transformé en lit pour l'occasion. Sans se soucier de sa nudité ni du regard avide de Hiei, il se dirigea vers la salle de bain et le démon l'entendit farfouiller un instant. Enfin, il ressortit, un tube de comprimés à la main.
Sous l'œil à présent suspicieux de Hiei, le yohko fit fondre un comprimé dans un verre d'eau et le tendit à son démon qui le renifla avec une grimace avant de pincer les lèvres avec défi.
Kurama poussa un soupir de lassitude et approcha le verre de la bouche de Hiei.
« -Allez Hiei. Bois-le. Ce n'est vraiment rien et tu n'auras bientôt plus de fièvre. Ce sera quand même bien plus agréable pour toi, non ? Ce n'est pas plaisant d'avoir la tête bourrée de coton et de ne pas coordonner ses mouvements, n'est-ce pas ? »
Le démon lui jeta un long regard méfiant puis avec réticence ouvrit la bouche pour boire une toute petite gorgée du liquide nauséabond et pétillant qu'une main fine lui agitait sous le nez.
Kurama eut un léger sourire de triomphe. Qui disparut bien vite, avalé par des injures mécontentes, lorsque Hiei lui recracha dessus le médicament avec un cri de dégoût.
« -Merde Hiei ! Regarde ce que tu as fait ! J'en ai partout maintenant ! C'est malin !
-Pouah ! Mais c'est dégueu ce truc ! C'est déloyal de me le donner en douce ! Foutu yohko ! Tu voulais m'empoisonner ou quoi ?!
-Arrête un peu ! Tu vas pas mourir parce que tu avales une aspirine !
-Non ! Jamais je boirai un truc comme ça ! Jamais t'entends !
-Ah oui ?
-Oui !
-C'est ce que l'on va voir ! »
Des pas sur le carrelage froid. Un nouveau grésillement de comprimé qui se dissout lentement dans l'eau. Puis le bruit du liquide qu'une gorge avale. Le gémissement d'un sommier sous le poids d'un occupant qui regagne la tiédeur des couvertures. Et une lutte. Brève. Puis le silence. Long. Et un autre bruit, plus léger, plus humide, de succion.
« -Alors ? C'était si insurmontable et dégoûtant ?
-Mmh…Finalement, pas du tout… Au contraire… D'ailleurs, il faudrait peut-être que j'en prenne un autre, médicament je veux dire… On ne sait jamais…
-Oui… Tu as raison, on n'est jamais trop prudent. Et il faudrait aussi que j'en prenne, je ne veux pas être contaminé…
-En effet, c'est plus raisonnable. Viens ici, Kitsu, que je te donne ton médicament. »
- - - - -
Un petit chapitre de saison et que Yatsumi Kumokami m'avait proposé il y a … Oh, à peine plus d'un an… Gomen Yatsu… J'ai de moins en moins de temps et, il faut bien l'avouer, de moins en moins envie d'écrire des fics…
Mais je persiste, j'irai jusqu'au bout de mes projets commencés. Tous sans exception, même si je mets beaucoup de temps pour certains…
