Auteur : kitsu34
Origine Yuyu Hakusho
Genre : Yaoi
Couple : Kurama x Hiei ( et un ou deux accessoires nyahahahark)
Disclaimer : rien à moi ! (sauf les deux-trois petites choses…)
Réponse aux rewiews : merci à Loynis et Sati-san et encore une fois à Helly pour sa très gentille rewiew sur le chapitre 21.
C'est parti !
Scènes de la vie quotidienne
Jeu de rôle
Pourquoi ce serait toujours à lui d'avoir ce genre de rôle, d'abord ? Hein, pourquoi ?
La main fine et élégante effleura doucement le tissu rose à volants posé sur la chaise et se crispa soudain convulsivement. Avec une force surprenante, elle balaya tout ce qui se trouvait sur la table et l'envoya se fracasser contre le mur. La porcelaine fine vola en éclat, le tissu se gonfla comme une voile et retomba tristement sur le sol de la salle à manger.
Pourquoi ? Pourquoi ? Parce qu'il avait les cheveux longs ? Les yeux verts ? Un visage de fille ?
Sur la table ravagée, ne restait qu'un vase. Un soliflore où trônait une magnifique rose blanche. La bouche s'étira en un sourire effrayant, dévoilant des dents blanches aiguës. La rose se teinta d'un rouge profond, sombre comme un sang épais, et se para d'épines doubles acérées, tranchantes comme des lames. Elle grandit jusqu'à atteindre la taille d'un arbuste, et de nombreuses ramifications apparurent, porteuses de nouvelles fleurs, elles aussi d'un rouge profond.
Mais ça, c'était son apparence humaine. Un déguisement de sa vérité. En réalité, il ne ressemblait pas du tout à ça. Il était bien plus dangereux. Et puis il ne faut jamais se fier aux apparences… Tout le monde savait ça. C'était la première chose que l'on apprenait, dans le Makai. Hiei semblait l'avoir oublié… Il était grand temps de le lui rappeler… Pour son propre bien, naturellement…
Il se pencha, ramassa le tissu rose orné de volants.
Bien, il allait l'accueillir selon ses vœux. Il voulait un dîner aux chandelles ? Il l'aurait. Peut-être pas exactement tel qu'il l'avait rêvé, mais la vie est faite de concessions et de frustrations, n'est-ce pas ?
Il se dirigea vers la loggia, où se trouvait ses plantes. Dès l'ouverture de la porte, il laissa son énergie envahir la pièce et elles lui répondirent. Même les espèces particulières. Surtout celles-là d'ailleurs, qui ne survivaient dans ce monde étranger que grâce à lui. Elles lui étaient particulièrement attachées. Il s'approcha d'elles en murmurant des paroles apaisantes, d'affection, d'une voix douce.
Aussitôt, elles lui parlèrent et il sentit leur énergie répondre à la sienne. Sa main se resserra sur le tissu rose. Il leva la tête vers le panorama de la ville qui s'étendait devant lui : la lumière baissait. C'était la fin de la journée, bientôt Hiei serait là.
Les yeux verts luirent dangereusement dans la semi obscurité orangée de l'appartement. Loin derrière le parterre d'immeubles que la ville hérissait vers le ciel, le soleil se cachait et ensanglantait l'horizon.
Il caressa les plantes en souriant. Il était temps de se préparer pour faire honneur à Hiei et à ses fantasmes…
oOoOo
Les immenses gratte-ciels de la ville s'enflammaient les uns après les autres et renvoyaient les flammes du couchant à l'infini. A cette heure, l'espace d'un instant, la ville s'embrasait sous la lumière du soleil et devenait un immense incendie.
Hiei aimait cet instant où les vitres démultipliées de cette ville orgueilleuse se fondaient dans l'embrasement général du ciel. Comme si la ville touchait enfin cet infini qu'elle rêvait d'atteindre.
C'était l'heure où le monde du jour et le monde de la nuit se touchent.
Et c'était l'heure où il allait rejoindre Kurama. Il aimait chaque instant de ce moment. Chaque minute d'expectative avant les retrouvailles.
Kurama lui avait manqué tout le jour. Il avait hâte de le voir. Il ne le voyait jamais assez. Il lui manquait tout le temps.
Comment serait-il disposé ce soir ? Avait-il apprécié sa surprise ? Avait-il préparé le repas en tête-à-tête ? Avait-il mis ce qu'il lui avait préparé ?
Un frisson d'anticipation et d'excitation le parcourut. Pourvu qu'il l'ait fait !
Lorsqu'il arriva en bas de la résidence des Roses, la fenêtre de l'appartement était faiblement éclairée par une lueur tremblante, comme provenant d'une flamme dans le vent.
Un sourire sombrement satisfait éclaira le visage de Hiei. Apparemment, on avait tenu compte de ses desiderata.
D'un bond, il fut sur l'appui de la fenêtre, laissée entrouverte pour lui. Le sourire s'accentua.
La pièce était éclairée par une profusion de bougies posées çà et là sur les meubles. Elles créaient une ambiance douce, rehaussée par la multitude de plantes bigarrées et étranges qui décoraient la pièce toute entière, au centre de laquelle trônait une table mise pour un repas pour deux personnes. La nappe immaculée, les couverts impeccables, les assiettes garnies de serviettes rouges qui rappelaient le bouquet de roses rouge sang tout était parfait.
La lumière tamisée et les senteurs entêtantes des plantes complétaient la note chaleureuse de la pièce.
Hiei s'avança vers la table et en admira la présentation. Elle était vraiment beaucoup plus belle que celle qu'il avait laissée ce matin en partant. Son regard dériva vers le bouquet de fleurs. Décidément Kurama aimait beaucoup les roses rouges ! Dire qu'il en avait choisi une blanche exprès, pour changer… Celles-ci avaient une apparence différente de celles qu'il avait l'habitude de voir au yohko. Elles étaient plus grosses, avec des pétales plus découpés, plus irréguliers…
Tout à coup, les sourcils du démon se froncèrent. Parmi la foule de senteurs qui se déployaient dans la pièce, il y en avait soudain une qui l'assaillait désagréablement… Mais au milieu des autres, impossible de l'identifier. Elle pouvait venir de cette plante grasse, aux grosse feuilles noires luisantes, ou bien de cette étrange plante, aux tentacules violettes ornées de pustules translucides…
Les yeux de sang revinrent au bouquet au centre de la table. A moins que l'odeur n'émane de ces roses elles-mêmes. A bien les considérer, Hiei ne pouvait s'empêcher de les trouver… agressives, avec leurs pétales dentelés et leurs épines doubles bien trop nombreuses. Leurs tiges ressemblaient à du fil barbelé…
L'espace d'un instant, l'idée l'effleura que sous la séduction de la scène, sous les apparences attirantes de la pièce et de son contenu, planait un danger redoutable, volatile, comme l'odeur désagréable qu'il ne parvenait à identifier. Mais à l'instant où cette idée émergeait dans son esprit, celui-ci se brouilla légèrement. Un léger vertige le saisit et il se rattrapa rapidement à la chaise devant lui.
Il resta un moment immobile, à rassembler ses pensées dispersées et de plus en plus imprécises et euphoriques. Ce devait être les odeurs trop fortes qui le dérangeaient. Il n'avait jamais aimé les senteurs trop puissantes.
Il tira la chaise pour s'y asseoir un instant, la tête de plus en plus nébuleuse. Et puis, il n'avait rien mangé depuis la veille non plus. Cela n'aidait pas, même s'il était capable de tenir bien plus longtemps que ça.
Son regard tomba sur l'enveloppe. Il ne l'avait pas vue avant, dissimulée par le montant de la chaise. Elle portait son nom il l'ouvrit donc. Le mot lui était adressé, de la main de Kurama. Le yohko le remerciait d'avoir pensé à cette délicate attention, d'organiser un repas romantique pour leur anniversaire. Il lui demandait de l'attendre, il se préparait dans la pièce d'à-côté pour être sûr de bien jouer le rôle qu'il lui demandait. En attendant, il lui avait préparé un apéritif spécial, concocté pour lui faire du bien, être sûr qu'il soit en pleine forme.
Hiei eut un sourire carnassier. Apparemment, Kurama l'avait parfaitement compris. Envolée, la mauvaise impression que lui avaient procurée les roses ! La soirée s'annonçait idéale et prometteuse ! Il regarda sur la table et identifia la chose. La carafe était pleine d'un liquide brun sombre, avec des reflets ambrés. Il attrapa un verre qu'il remplit : le breuvage était épais, presque gluant et avait une étrange odeur trop sucrée. Mais les perspectives alléchantes de la soirée souriaient trop au démon pour qu'il recule devant un liquide nauséabond ou dégoûtant à avaler. En une rasade, il en but avidement un grand verre. Puis après un bref instant de réflexion, se resservit aussi sec et en avala un second.
Hiei posa son verre d'un geste assuré, le sourire au lèvres. Il n'avait plus qu'à attendre et à passer une soirée et une nuit inoubliables. Il demeura immobile, la main sur le verre et un large sourire figé aux lèvres.
Le temps passa. Les bougies se consumèrent un peu plus, certaines s'éteignirent. La lumière baissa, le froid dû à la fenêtre ouverte s'installa. La nuit était à présent totalement tombée, éclairée par une pleine lune magnifique.
Hiei était toujours immobile dans la même position. En fait, il ne pouvait plus bouger du tout !
Enfin la porte du couloir qui donnait sur la chambre s'ouvrit. Kurama pénétra à pas feutrés dans la salle à manger. Hiei aurait bien voulu tourner la tête pour mieux le voir, mais il était paralysé. Sans doute à cause de cette saleté de boisson dégueulasse que cet enfoiré lui avait fait boire ! Ah, il l'avait bien eu ! Mais pourquoi ?
Kurama s'approcha de lui doucement. Il portait ses vêtements habituels.
Il s'assit en face de lui et le regarda en silence en penchant la tête sur le côté. Mais quel salaud ! Il allait faire quelque chose ou rester là à le regarder ? Il allait lui parler ? Lui expliquer ce bordel ? Qu'est-ce qui se passait ? Merde !
Kurama poussa un soupir et laissa tomber sa tête dans ses mains en le considérant d'un air narquois. Puis il ferma les yeux, les rouvrit. Et parla.
« -Tu vois où on en est encore par ta faute ? Tu ne peux pas t'en empêcher, hein ? Alors je vais te poser la question une fois et puis on n'en reparlera plus jamais, d'accord ? »
Mais qu'est-ce qu'il racontait ? Qu'est-ce qu'il avait encore fait ? C'était à cause du tablier ? Mais il n'avait jamais dit qu'il n'était pas d'accord pour jouer, les autres fois. Il était d'accord, au contraire, pour les uniformes d'infirmière, de lycéenne, de maitresse d'école, de dominatrice…
« -Voilà. Je n'ai absolument rien contre les déguisements au cours du sexe, au contraire. Ca donne du piquant, un je-ne-sais-quoi de divertissant et d'excitant… »
Ben alors, il était où le problème ?
« -…Mais je voudrais savoir pourquoi c'est toujours à moi de me déguiser ? »
Alors ça ! C'était faux ! Lui aussi il se déguisait ! Qui avait joué le docteur, le policier, le cow-boy, le motard ? Hein, qui ?
« -Je veux dire, bien sûr, pourquoi c'est à moi de me déguiser quand c'est un rôle de fille ? »
Ah… Euh… Mais, c'était que… C'était tombé… Par hasard… Comme ça… Et puis ça lui allait bien, non ?…
Devant le regard vert de plus en plus foncé, Hiei déglutit péniblement et frémit en songeant à ce qui allait suivre. Le yohko était très susceptible sur le sujet et il avait indéniablement gaffé. Comment allait-il se venger ?
Lorsque Kurama s'allongea sur la table, pour poser sa tête sur ses bras et saisir une des redoutables roses rouges qui s'enroula aussitôt autour de son bras comme un serpent, et qu'il se mit à sourire méchamment, dévoilant des dents blanches acérées, Hiei eut peur.
Le yohko pouvait être vraiment mauvais parfois, comme ce soir. A croire que la pleine lune n'agissait pas que sur les loups-garous…
« -Vois-tu, Hiei, ces roses ont une particularité tout à fait singulière. Tu as sans doute remarqué qu'il ne s'agit pas de mes roses-whip habituelles, n'est-ce pas ? Il s'agit d'une espèce rare, appelée « dévoreuse d'esprit » »
Les yeux de sang s'agrandirent démesurément. Les fantômes de la panique se mirent à les hanter et le corps de Hiei se mit à trembler comme s'il se débattait contre l'emprise qui le maintenait immobile.
Un instant Kurama observa son vis-à-vis en silence et sembla hésiter. Puis les yeux verts reprirent leur dureté minérale et il lâcha d'une voix amusée :
« -Ca ne sert à rien. Le poison est efficace pour encore vingt minutes. C'est plus de temps qu'il n'en m'en faut. Et ce n'est pas la peine d'avoir peur comme ça de ces roses. On les a affublé d'un bien méchant nom, qui ne leur va pas. Elles ne dévorent pas l'esprit, elles en prennent simplement le contrôle et le soumettent au nom de celui qui est leur maître. C'est tout. Rien de bien méchant, tu vois. »
Tout en parlant, Kurama s'était levé et placé derrière Hiei. Il le poussa rudement de sa chaise et le démon sentit quelque chose se glisser le long de son dos. Soudain la rose se ficha dans sa chair, le long de sa colonne vertébrale, et Hiei la sentit s'enrouler autour, mais il ne ressentit aucune douleur. La potion infecte qui l'avait paralysé avait dû également l'anesthésier.
Sa vision se dédoubla et il lui sembla que quelque chose s'insinuait dans sa tête et prenait le contrôle non seulement de toutes ses sensations mais tentait aussi de contrôler ses pensées. Il essaya de lutter, mais la douleur le gagna et il perdit conscience.
Lorsqu'il revint à lui, difficilement, il était couché sur le canapé du salon et il sentait un désagréable courant d'air lui chatouiller la peau. Il ouvrit les yeux sur une pénombre prononcée peu de bougies avaient survécu, semble-t-il, ce qui indiquait qu'il était resté inconscient un certain temps.
Il porta la main à son front et constata qu'il pouvait bouger, ce qui était en soi un progrès dans sa situation. Par contre son esprit restait assez confus : il avait du mal à ordonner les sensations et les idées entre elles.
Avec peine, il se redressa sur les coudes et frissonna sous le courant d'air frais venant de la fenêtre. Il baissa les yeux et eut un hoquet de surprise.
Bon sang ! Mais où étaient passés ses vêtements ? Qu'est-ce que signifiait cette mascarade ? Mais… Mais… Il n'en était pas question ! S'il croyait qu'il allait se laisser faire comme ça, il rêvait doucement, oui !
Maladroitement, il se mit debout et constata, atterré, qu'il ne portait vraiment rien d'autre ! Rien d'autre que ce foutu tablier rose à volants !
Au moment où il vérifiait en tâtant que c'était bien le cas, un léger rire s'éleva derrière lui. Hiei se retourna d'un bloc, une lueur meurtrière dans le regard. Il était là, assis tranquillement à la table, sur laquelle il n'y avait plus qu'un seul couvert.
L'enfoiré ! le connard, le fils de…. Il allait voir ce qu'il allait voir ! Reikai ou pas Reikai d'ailleurs !
Mais au moment où Hiei commençait d'allumer ces dangereuses flammes noires qui faisaient sa réputation et sa principale attaque, Kurama esquissa un sourire et caressa doucement la rose rouge sombre enroulée autour de son avant-bras gauche.
Aussitôt, Hiei sentit une pression s'exercer au plus profond de lui. Sa volonté meurtrière disparut comme une bougie que l'on souffle. Il resta immobile, hébété, se demandant ce qui venait de se passer. Puis il comprit. « La dévoreuse d'esprit », c'était donc ça !
La lueur narquoise dans le regard vert confirma sa déduction.
« -Eh oui, Hiei. Maintenant, tu vas faire tout ce que je veux.
-Tu peux crever, enfoiré de yohko !
-Mais si. Et pour commencer, vu que tu portes ce charmant tablier, tu vas me servir à table. C'est que je meurs de faim, moi. Il est tard, vois-tu.
-Arrête ça Kurama, tu as vraiment de drôle de goûts !
-Mais ce n'est pas moi qui aie eu l'idée, je te signale. Et finalement, je trouve que c'est une très bonne idée. Avec quelques arrangements, bien sûr. Allez, file à la cuisine ! »
Hiei se mordit violemment la langue en sentant son corps se mouvoir tout seul et se diriger vers la cuisine. Il passa lentement devant Kurama et involontairement ne put s'empêcher de retenir sa respiration en croisant le regard du yohko. Les yeux verts étaient devenus presque noirs et les lèvres entrouvertes sur un sourire appréciateur laissait à nouveau deviner les redoutables dents acérées du kitsuné. Une vague de chaleur traversa lentement Hiei, se logeant au creux de son ventre et de ses reins. Sans s'en rendre compte, il humecta ses lèvres soudain sèches. Toujours avec lenteur, il dépassa la table, frôlant Kurama qui se détourna pour le suivre d'un regard appuyé, la respiration plus courte. Hiei sentait les yeux du yohko caresser la peau offerte de son dos et force lui était de constater que quelque part, le jeu commençait à ne pas lui déplaire.
Il pénétra dans la cuisine, saisit le plat et revint dans la pièce principale. Il marqua un temps d'arrêt. Kurama n'était plus nonchalamment posé sur sa chaise, comme un seigneur attendant qu'on le serve. Au contraire, il s'était assis, tendu en avant, avidement, vers lui et l'attendait. Son regard, l'expression de son visage, la tension de son corps, tout disait son désir évident. Hiei frissonna. Oui, le jeu lui plaisait, finalement.
Etre celui qui est désiré, celui que l'on attend, était grisant. Au bout du compte, il avait le pouvoir.
Il ne ressentait plus de pression pour le forcer à agir. Sans doute que le yohko ne jugeait plus nécessaire de le forcer.
Il déposa le plat sur la table. Plongeant les yeux dans les yeux de Kurama, il entreprit de le servir très lentement, en le frôlant à chacun de ses gestes, s'amusant de la réaction plus qu'évidente du yohko.
Au moment de déposer la soupe miso, il fit volontairement un geste maladroit et le liquide se renversa à terre, éclaboussant au passage le pantalon de Kurama. Celui-ci l'attrapa d'un geste urgent.
« -Espèce de maladroit ! Nettoie-moi ça tout de suite ! »
Hiei réprima un sourire et s'agenouilla entre les jambes de Kurama. Il lui lança un regard lourd de provocation et entreprit de lécher consciencieusement la soupe répandue à terre. La respiration du yohko sembla se suspendre durant un temps puis devint sifflante, comme s'il respirait avec difficulté.
Petit à petit, Hiei remonta le long de la jambe tachée du pantalon. Kurama ferma les yeux. Sa respiration devint de plus en plus forte. Il se mit à gémir, puis à haleter. Dans la pénombre presque totale maintenant de l'appartement, un cri d'apaisement retentit suivi d'un long silence repu.
Enfin il y eut un mouvement. Une silhouette émergea de dessous la table.
« -Désirez-vous autre chose ?
-Mmmh… Oui, de la compagnie pour manger. Je n'aime pas dîner seul.
-Il n'y a qu'une assiette. Et je ne dois pas dîner avec les clients.
-Alors je ne vois qu'une solution, tu vas manger dans mon assiette.
-Ca ne sera pas pratique, une assiette pour deux.
-Sauf si tu t'assois sur mes genoux.
-Ah évidemment, si vous avez réponse à tout.
-Mais oui. Viens donc là ! »
Le vent froid à présent du milieu de la nuit vint souffler la dernière bougie qui se mourait sur les étagères d'une bibliothèque, au troisième étage de la résidence des Roses. Dans cet appartement, dont, étrangement, une fenêtre resta ouverte tout la nuit, un ballet bien ancien et connu eut lieu entre deux corps, d'abord assis sur une chaise puis allongés sur une table, sur le sol, sur le canapé, pour finir repus dans un lit, aux premières lueurs de l'aube.
oOoOo
Hem, sans commentaires.
C'est un des pires Kurama que j'ai fait, je crois. Euh... Petite rewiew?... Bon, bon d'accord, je me tais.
