Auteur : kitsu34
Couple : Kurama et… quelques autres !
Disclaimers : Rien à moi !
Note : Euh… Y a quelqu'un… Quelqu'un… un… Ah oui, si longtemps… Que dire pour ma défense…. Euh rien je crois que c'est préférable... Ahem, bonjour, je m'appelle kitsu34 et je suis fanficteur, enfin je l'étais il y a … euhm… fort fort longtemps...
C'est (re...)parti !
Scènes de la vie quotidienne
Chapitre 47 – Mes ex et moi ! (partie 1 – Parce que Kurama, il en a quelques uns, des ex...)
Le ciel pourpre, parcouru d'éclairs blancs, du Makaï se déchira sous une brusque déflagration qui roula longtemps et se répercuta sur la cime immense des arbres tordus par les rafales de vent. Les yohkaïs levèrent la tête et scrutèrent le ciel menaçant, précurseur de l'ouragan qui s'annonçait ainsi. Certains courbèrent la tête, d'autres arrondirent les épaules, tous accélérèrent le pas pour atteindre la ville avant le déluge. Elle n'était plus très loin, on apercevait déjà les premiers bâtiments qui se découpaient par intermittence sur le ciel de plus en plus sombre, à la lueur des éclairs.
Un petit groupe bigarré et disparate fermait la marche. Quatre yohkais qui ne payaient pas de mine le composaient. Il y avait bien un yohko, mais un yohko plutôt standard, de couleur rousse très répandue, ce qui indiquait un niveau de magie et de pouvoirs plutôt bas. Les trois autres formaient une échelle de taille amusante, du plus petit, un jeune yohkaï noir de la tête aux pieds, au plus grand, un escogriffe étrange, avec une tignasse rouge emmêlée et des marquages noirs lui mangeant le visage tout entier, en passant par le yohkai du milieu à l'impressionnante crinière noire mêchée de blanc qui lui descendait jusqu'au milieu des cuisses. Ils avançaient lentement à la queue du groupe, aux aguets, comme le sont continuellement les yohkaïs faibles, à la merci des plus forts. Le reste du groupe ne leur prêtait aucune attention et poursuivait sa marche de plus en plus rapide vers les premiers faubourgs de la ville.
A la tête, un yohkaï visiblement riche et puissant avançait d'un pas sûr, plein de morgue. Les autres monstres l'entourant étaient visiblement des gardes du corps lui appartenant et le protégeant. Ils étaient d'une carrure impressionnante et dissuasive et ne se privaient pas de faire étalage de leur force et de leur méchanceté. Depuis le début de la traversée de la forêt déjà trois yohkaïs en avaient fait les frais, abandonnés sur la route, le crâne fracassé par ces brutes. Aussi, le reste de la troupe tenait-il à présent soigneusement ses distances avec eux. Pourtant, si les yohkaïs composant le reste du groupe avaient prêté attention à l'arrière garde, ils auraient remarqué que les quatre monstres étranges ne quittaient pas des yeux le yohkaï de tête et ses sbires…
Mais qui se soucie des faibles ? Ils n'existent pas. Personne n'avait donc remarqué le manège des quatre derniers…
Sous les grondements de plus en plus forts et de plus en plus rapprochés, le chemin s'élargit brusquement et bifurqua, tandis que des lueurs surgissaient tout à coup, signalant les premiers faubourgs de la ville. Le groupe de yohkaïs pressa le pas, sentant le déluge approcher. Les gardes du corps du monstre de tête se mirent en action et commencèrent à dégager les traînards ou les curieux qui ne s'écartaient pas assez vite de leur chemin. Les coups tombèrent, les crânes craquèrent et le sang gicla. Rapidement, il n'y eut plus personne devant eux pour leur barrer le passage.
Les autres yohkaïs de la caravane commencèrent à se séparer et chacun à suivre sa route, maintenant que les contrées hostiles et dangereuses étaient dépassées et qu'ils étaient revenus à la civilisation. Mais le groupe disparate de la fin de la caravane semblait discrètement emboîter le pas au yohkaï de tête quand une main saisit tout à coup le bras du yohko roux.
« - Tiens, quelle surprise ! Je ne pensais pas te revoir un jour, mon tout beau. Quel plaisir ! Tu m'as manqué tu sais... »
Kurama se retourna vivement et se retrouva face à un jeune yohkaï blond, aux cheveux courts, et aux yeux noirs, qui lui disait vaguement quelque chose. Il le connaissait, pas de doute. Mais d'où ?
Ses compagnons s'étaient arrêtés et semblaient inquiets, comme s'ils redoutaient d'être découverts. Le plus petits des trois, le jeune yohkaï noir de peau, de cheveux et de vêtements avec de grands yeux rouges laissa échapper un mouvement bref d'impatience et de colère rentrée. Ses deux compagnons lancèrent un regard vers le riche yohkaï qui disparaissait au coin d'une rue avec ses gardes du corps.
Kurama saisit l'avertissement : ils risquaient de perdre le trafiquant qu'ils suivaient discrètement depuis des jours maintenant. Pas question de voir tous leurs efforts réduits ainsi à néant. Il se dégagea d'un geste sec et tourna le dos au jeune monstre. Mais celui-ci l'attrapa à nouveau, par la taille cette fois, et le tira à lui jusqu'à le tenir serré contre lui en riant. Le yohko se raidit et fronça le sourcil d'un air menaçant. Cet idiot allait tout gâcher ! Du coin de l'oeil, il vit Hiei se renfrogner et se mordre les lèvres avec colère.
Sa main glissa dans ses boucles rousses et au moment où il allait en sortir son fameux rose whip, le yohkaï blond desserra son étreinte, rejeta la tête en arrière en éclatant de rire.
« -Tu ne changes pas ! Toujours aussi réactif… et sexy ! Par contre, je ne sais pas vraiment comment je dois prendre le fait que tu ne me reconnaisses pas : on s'est pourtant bien éclatés tous les deux... »
Le sourire entendu et le clin d'oeil appuyé qui l'accompagnait firent comprendre à Kurama d'où il connaissait ce beau blond…
Dans sa mémoire, revinrent des instantanés de moments très… tactiles entre eux.
« - Ah tout de même ! Je me disais bien que tu ne pouvais pas avoir tout oublié »
Nouveau clin d'oeil, encore plus explicite, et sourire carnassier. Kurama sentit le feu lui monter au visage et une chaleur bien connue parcourir son corps.
« - Quand même, tu ne vas pas me dire que tu n'as pas apprécié… Je me rappelle que tu étais plutôt enthousiaste et … communicatif… surtout quand on le faisait dans des endroits… comment dire… peu conventionnels... »
La voix s'était assourdie sur le dernier mot et le regard noir caressant lui darda des souvenirs brûlants de parties de jambes en l'air étourdissantes, il lui fallait bien le reconnaître. La chaleur se localisa dans son ventre et son bas-ventre et s'accentua. Il lui sourit et se dégagea doucement.
«- Taki, ravi de te revoir. C'est vrai qu'on s'est bien amusé autrefois.
- Ça, tu peux le dire ! J'ai jamais pu t'oublier, salopard. Qu'est-ce que tu étais bon ! Mon meilleur coup, et de loin !
- Oh, merci beaucoup, mais tu n'étais pas mal non plus... »
Kurama eut un haut le coeur et ravala péniblement sa salive. Tout à ses retrouvailles et ses souvenirs, il avait oublié qu'il n'était pas seul… Ses trois compagnons contemplaient la scène en affichant des sentiments très divers. Bien entendu Yusuké et Kuwabara se marraient copieusement en faisant de grands gestes explicites, les salauds ! Mais Hiei s'était encore plus assombri, si c'était possible. Ses grands yeux rouges semblaient lancer des flammes et son visage contracté criait sa colère.
D'un geste brusque, le visage fermé, il se détourna comme si la scène lui était indifférente et contempla le mélange disparate des yohkaïs circulant dans les rues sordides. Kurama esquissa un geste pour le retenir et se mordit la lèvre. Ah bravo ! Il allait lui faire la gueule pendant des jours à présent ! C'était malin !
Taki ne l'avait pas lâché et ses mains s'égaraient doucement sous ses vêtements, nota Kurama. Il fit face au séduisant blond et avec un sourire froid arrêta les mains baladeuses et détacha les bras qui l'entouraient.
« Bon Taki, je vais être clair : on a passé du bon temps ensemble, je ne le nie pas, mais c'est du passé et aujourd'hui batifoler ne m'intéresse plus. Alors c'était sympa de se revoir mais je ne compte pas remettre ça ! »
Taki se recula légèrement et le considéra avec attention, avant de sourire à nouveau, d'un air entendu.
« Ah je vois. C'est dommage, vraiment. Tu resteras le meilleur coup de ma vie, je crois. Mais bien entendu, je ne compte pas te forcer la main...
- Non, il ne vaut mieux pas… pour toi... »
La voix de Kurama s'était faite plus assourdie, gutturale, sur cette dernière réponse. Une note métallique, de danger planait dans l'air. Taki rejeta la tête en arrière et se mit à rire doucement. Puis il haussa les épaules et et un sourire en coin.
« Ne te fâche pas : je te taquine. Tu as raison, c'est du passé tout cela... Un dernier baiser pour la route ? »
Kurama ouvrit la bouche pour lui répondre que c'était hors de question, mais il n'eut pas le temps de prononcer le moindre mot. Un corps chaud et ferme le plaqua contre le mur crasseux d'une habitation miteuse et une langue avide s'introduisit rapidement dans sa bouche. Le yokho, ébahi de l'audace, songea à mordre cette langue amusée qui l'explorait sans vergogne. Mais le bruit risquait d'attirer l'attention sur eux s'il se débattait vraiment. Et puis, le baiser était étourdissant, brûlant, impérieux… La chaleur bien connue était revenue se loger dans son ventre et pulsait doucement au rythme des battements effrénés de son coeur. Un gémissement de plaisir échappa au yohko tandis que Taki approfondissait son baiser. Qu'est-ce qu'il embrassait bien, ce salaud ! Kurama se le rappelait, à présent.
Soudain le baiser cessa et le corps contre le sien s'écarta. Le souffle court, les jambes et les lèvres tremblantes, Kurama eut le temps de percevoir un sourire carnassier et saisit un souffle chuchoté près de son oreille qui le fit frissonner doucement.
« Et effectivement c'était sympa de se revoir... A plus mon tout beau... »
Troublé, haletant, Kurama se lissa les cheveux d'une main tremblante, tentant de reprendre sa contenance. Il remit en place ses vêtements quelque peu malmenés et s'humecta lentement les lèvres d'un air rêveur.
Et soudain, les visages de Kuwabara et Yusuke, l'un cramoisi et l'autre intéressé, lui sautèrent au visage. Très gêné tout à coup, Kurama s'avança rapidement vers eux, tâchant de paraître détaché.
« Oh ce n'est rien, c'est un mec que j'ai connu autrefois…
- Oui, on voit ça. Inutile de te demander la façon dont tu l'as connu, hein ?
- Yusuke ! Ce n'est pas le sujet !
- Allez, ça va, fais pas ta chochotte ! Il avait l'air plutôt bon, hein ?
- Yusuke je te dis que ce n'est pas le sujet ! Et arrête de rire, ce n'est vraiment pas le moment !
- Oh ça va, c'est un de tes ex, c'est ça ? C'est pas la fin du monde non plus…
- Mais arrête je te dis, ce n'est pas le plus important ! On a perdu notre cible ! Pendant que vous matiez, Renji s'est barré !
- Mmmei ohi…
- Euh… C'est vrai que j'arrive à comprendre Hiei quand il parle, Kuwabara, mais là, mes talents ne sont pas suffisants… Il va falloir que tu articules.
- Ah ouais ! Respire, vieux, on dirait que tu vires au bleu.
- Hiei... aussi… s'est… barré...
- Ah merde !
- Bon résumé, Yusuke... »
Formidable… Ils étaient en infiltration dans le Makaï, déguisés, sur les traces d'un grand trafiquant, habituellement insaisissable, qu'ils venaient de perdre dans la foule et Hiei lui faisait une scène de jalousie à cause d'un ex croisé par hasard… Kurama poussa un soupir de lassitude. Enfin, au moins,cela pouvait difficilement être pire…
Le yohko, pour une fois, se trompait.
OooOo
Suite et fin du thème dans le chapitre 48, déjà presque fini et qui ne mettra pas dix ans à arriver… Promis ?
D'accord, d'accord, je retourne sous mon lit...
