Défi n°63 : insérez le dialogue suivant : "-ça va ? / - j'ai un clou planté dans le pied pourquoi ça n'irait pas?"

Fandom : Full Metal Alchemist de Hiromu Arakawa

Winry se concentrait sur son travail, elle en avait prit du retard ces derniers temps ! Tout ça à cause de cet idiot d'Edward, comme d'habitude quoi... Il était enfin revenu de son voyage vers l'Ouest, quatre ans après son départ.

Il lui avait manqué pendant tout ce temps, surtout quand on considérait leur dernière interaction, cette déclaration d'amour pas vraiment ratée mais pour le moins étrange... Edward était peut-être un alchimiste de génie mais question relations humaines, surtout amoureuses il était clairement largué ! C'était assez amusant en fait... Tellement de taquineries en perspectives !

Quand il était revenu, ils avaient passé une majeure partie de leur temps ensemble. Ils avaient eu besoin de se retrouver, de parler, de se charrier aussi... Et résultat : Winry avait accumulé un retard monstre sur ses commandes ! Lassé d'attendre qu'elle ai fini, Edward était parti retaper la toiture du grenier qui s'effondrait petit à petit.

La jeune femme était en train de penser qu'elle ne l'avait pas entendu depuis un sacré bout de temps... Or Edward avait beaucoup de qualités, mais la discrétion n'en faisait en aucun cas partie.

Et c'est à ce moment là qu'un cri terrible retentit à l'extérieur de l'atelier calme des Rockbell. Winry jeta presque ses outils sur l'établi pour grimper les escaliers au plus vite, l'esprit empli d'inquiétude.

Edward était dos à la porte, appuyé contre le mur de gauche. Le premier réflexe de la jeune femme fut de lui demander :

« -Ça va ? » Ce à quoi Edward répondit, d'une voix faussement flegmatique :

« -J'ai un clou planté dans le pied pourquoi ça n'irait pas? »

Un silence de quelques secondes prit place. Puis fut brisé par un cri paniqué de Winry qui voyait le clou planté dans la chair ensanglantée d'Edward. Elle s 'apprêtait à le frapper sur le crâne avec sa vigueur habituelle quand elle s'aperçut que son calme apparent était en fait une apathie due à la douleur qui devait lui déchirer le pied...

Après une bonne demi-heure de remue-ménage dans la maison, le jeune homme était confortablement installé dans la lit, son pied bandé. Mamie Pinako était partie au village chercher le médecin, les laissant seuls.

« -Mais comment t'es-tu débrouillé ? Un clou dans le pied, sérieusement ? » Son ton montrait de la perplexité mais aussi de l'amusement, c'était une situation assez bizarre et improbable pour qu'on en rie ! Edward lui jeta un regard bougon, il était clairement en train de bouder. Il fini par lâcher :

« -Réparer les trucs sans alchimie, c'est beaucoup plus dur que je le pensais, c'est tout. »

Un silence lourd s'abattit sur la pièce. Le sacrifice d'Edawrd lors du combat contre l'homonculus originel, la perte de son pouvoir d'alchimie était toujours un sujet sensible, un sujet qu'ils avaient prit bien prit garde de ne pas aborder jusqu'à présent. Le jeune homme s'était défini par le prisme de ce pouvoir de façon quasi-exclusive pendant presque toute sa vie. Winry ne pouvait imaginer ce qu'il devait être en train de vivre et elle en avait bien conscience.

Alors, elle eu l'idée de faire comme quand ils étaient enfants. Elle se glissa sous les couvertures pour se blottir contre lui. La mécanicienne sentit Edward se raidir puis se détendre dans son étreinte. Le temps et l'habitude, voilà ce qui allait guérir Edward. Ça, et un nouveau but. Il faudra qu'elle en parle avec lui sous peu.

Winry prit appui sur sou coude pour se redresser un peu et mieux voir le visage du jeune homme. Celui-ci avait des joues très rouges et des pupilles un peu dilatées. C'est à ce moment là que Winry réalisa que malgré ses intentions très sages, elle se trouvait dans le même lit que son homme... Ils n'avaient encore rien fait de très poussé, ils voulaient savourer chaque moment ensemble, après avoir frôlé la mort tant de fois.

C'est aussi à ce moment là que Winry réalisa qu'elle pouvait faire partie de ce nouveau but dont Edward avait besoin. Ils avaient presque toujours fait partie de leur vies respectives, ils ne pouvaient se souvenir d'une époque sans l'autre. Elle faisait partie de son passé, elle ferait aussi partie de son futur.