Bonjouuuur !

Vous êtes... rooooh... si nombreux... Tenons les comptes. En un seul petit chapitre, vous avez été 39 à follower cette histoire, 17 à la mettre en favoris, et 11 à poster des reviews. Je suis si heureuse que cette traduction vous plaise, et je n'ai maintenant qu'un seul souhait, à savoir que SoulMalady revienne sur le site pour que je lui raconte à quel point son histoire attire des gens ! (la RAR pour les non inscrits se fait en bas, même si j'ai hésité à la faire, car SoulMalady n'écrit pas en bas, donc je ne voulais pas transgresser cette règle là. Mais tant pis !)

Continuez comme ça, YOU ROCK, vous êtes géniaux. Merci !

Voiçi le chapitre 2, et j'ai comme l'impression qu'il peut vous plaire. (En tout cas, j'ai adoré le traduire... parce que nous avons un certains Malfoy anciennement Junior, et maintenant Senior, qui rentre dans la partie.)

Je ne vous en dis pas plus, à vous de découvrir ! N'hésitez pas à reviewer autant que vous voulez, c'est une grand motivation pour moi, je les relis toujours et ça me motive pour aller traduire la suite ^^

Edit du 13/05/2017: Nithril s'est gracieusement proposé de devenir ma bêta. Les chapitres seront dorénavant corrigés par cette merveilleuse personne !


Titre: Learn To Love

Auteur: SoulMalady

Rating: M

Résumé: Harry est un instituteur à l'école primaire pour jeunes sorciers et sorcières, et c'est là qu'il rencontre le jeune Scorpius Malfoy, cinq ans. Sa fascination pour le jeune garçon grandit tandis que leurs liens se resserrent à travers l'enseignement et l'apprentissage. Il ne se passe pas longtemps avant que Draco soit aspiré dans une relation en évolution.

Statut: Complète

Chapitres: 27

Traductrice: Mylush

Bêta: Nitrhil est telle une rosée du matin, aussi pure et délicate. NAN JE DECONNE. Elle est aussi fine que moi dans ses pensées. Mais c'est ma reine, alors tout va bien. Un grand hourra collectif pour cette délicieuse personne.

Disclaimer: L'univers est à JKR et l'histoire est à SoulMalady, rien n'est donc à moi, si ce n'est cette traduction que j'espère être la plus fidèle possible à la vraie version.

Learn To Love, By SoulMalady


CHAPITRE 2

Harry releva la tête rapidement lorsqu'il entendit son nom être appelé. Il trouva un petit groupe rassemblé autour des cages à écureuils (ndt : pour ceux qui ne reconnaissent pas ce mot (je faisais parti du lot) , ce sont tout simplement des jeux sur lesquels les enfants grimpent et se pendent), ce qui ne pouvait signifier qu'une chose.

Sans surprise, Gabrielle était en train de consoler un Scorpius très pâle, tandis qu'elle examinait ce qui semblait être une cheville tordue. Harry tenta de chasser les autres enfants loin de la scène, mais tous insistèrent pour rester et regarder ce divertissement. Alors, il se mit à genoux à côté de Scorpius et essaya d'ignorer les yeux fixés sur lui. « Hé, mon pote, » murmura-t-il.

Scorpius se mordit la lèvre, et renifla. Harry pouvait l'entendre déglutir bruyamment. Gabrielle haussa les épaules à l'attention de son collègue, comme pour dire que l'entorse n'était pas bien grave. Harry ébouriffa les cheveux de Scorpius dans l'espoir de lui faire lever les yeux. Scorpius, à la place, baissa la tête rapidement. Harry était un peu frustré par le manque de confiance du garçon envers ses professeurs. Gabrielle crocheta un doigt sous le menton de son élève et bougea sa tête de façon à ce qu'il puisse la voir sourire. Il refoula ses larmes d'un clignement et utilisa le dos de sa main pour essuyer son nez. « Peux-tu marcher ? » demanda Harry.

« Je ne sais pas, » répondit Scorpius dans un tremblement.

« Essayons, » encouragea Harry tandis qu'il aidait le garçon à se relever.

Il était capable de se tenir sur un pied tandis qu'il se tenait fermement au bras d'Harry. « Nous y voilà, » s'exclama le professeur. « Parfait. »

Il fit un signe de la main à Gabrielle pour qu'elle reste avec les autres enfants.

« Tu vas bien, Scorpius, » dirent certains enfants avec enthousiasme. « Peut-être que tu auras un super plâtre ! »

Scorpius ne trouva pas cette idée aussi attrayante que les autres et Harry remarqua dans le même temps que le visage du garçon s'était tordu. « Allons-y, » pressa-t-il, mais c'était un moment trop tard. Scorpius s'affaissa lourdement tandis qu'un sanglot étouffé lui échappait. Il était effrayé et choqué et tout lui faisait si mal. Il voulait juste rentrer chez lui. Il ne protesta même pas lorsqu'il fut soulevé de terre et tenu tendrement dans les bras d'Harry. Il étouffa sa voix contre le tee-shirt de son professeur, entendant vaguement de doux mots être dit dans son oreille.

Peu de temps après, ils étaient dans le bureau de l'infirmière et il ne pouvait s'empêcher de pleurer, même s'il le voulait. C'était encore plus triste à voir parce que quand Scorpius pleurait, il gardait sa voix à l'intérieur de lui-même, comme s'il ne voulait pas être entendu. Il finit donc tremblant et frissonnant avec chaque respiration qui était étouffée.

« Vous devriez appeler chez lui, » dit l'infirmière avec un sourire impuissant. « Le mieux que je puisse dire, c'est que tout va bien chez lui si ce n'est quelques bleus et la cheville tordue, d'accord ? »

« Ouais, » grommela Harry tandis qu'il se dirigeait en direction du bureau à l'extérieur, où le réceptionniste l'aida avec les contacts de Scorpius.

Il ne s'attendait pas à ce que le téléphone soit décroché seulement après la deuxième sonnerie.

« Malfoy. »

Harry buta sur ses mots et réussit à dire, « Bonjour. J'appelle depuis l'école de Scorpius. »

Il y eut une courte pause à l'autre bout du fil. « Depuis l'école ? »

« Ce n'est rien de grave, » se dépêcha d'ajouter Harry. « Votre fils a fait une mauvaise chute dans la cours de jeu et s'est foulé la cheville. Il va bien, sinon. Il est- »

« Qui est-ce ? »

« C'est... C'est Harry Potter. »

Une nouvelle pause plomba leur conversation, au moment où Harry essayait de savoir quelle était la meilleure manière de dire que Scorpius avait besoin de rentrer chez lui. Mais avant qu'il ne puisse parler... « Potter ? »

Harry soupira presque dans le téléphone. « Oui, » dit-il sobrement. « Tu ne savais pas que j'étais son professeur ? »

« Non... Je ne le savais pas. »

Maintenant, Harry avait vraiment soupiré dans le téléphone. « Bon, » continua-t-il à dire, ne se préoccupant plus de garder un ton poli. « Est-ce que tu serais libre pour venir rapidement ? »

« Il s'est foulé la cheville, tu as dis ? »

« Oui. »

« Mais tu as dis que ce n'était pas grave, pas vrai? »

Harry avait à moitié l'envie de raccrocher. « Cela ne veut pas dire autant que ton fils va bien, » dit-il, lentement, et avec condescendance. « C'est pourquoi je te demande de venir jeter un coup d'œil et de décider ce qu'il faut faire. Il peut tenir sur ses pieds mais je pense qu'il a trop mal pour marcher. Il est peut-être juste en état de choc. S'il est angoissé, la meilleure chose- »

« Oui, oui. » Les mots furent suivis par des voix étouffées à l'arrière plan. Puis, « Je serais là dans un moment. »

Harry était tenté de lui demander combien de temps « un moment » allait durer, mais il garda sa remarque pour lui-même. Il jeta un œil à sa montre après avoir reposé le combiné. Il avait encore quelques minutes avant l'heure de la sieste. Il espéra que Gabrielle serait capable de gérer les choses jusque là. Lorsqu'il vérifia comment allait Scorpius une nouvelle fois, l'infirmière était en train de ranger sa baguette dans son manteau.

« Hé, mon pote. Comment tu te sens ? » demanda Harry au garçon qui était allongé sur le petit lit de camp, ses pieds surélevés par des oreillers. L'infirmière les laissa seuls dans la pièce.

Scorpius lui répondit avec un triste reniflement. Il avait ses yeux fermés et il se cramponnait avec force à un petit ours en peluche mordoré.

« Mon dieu, si tu tiens ton ours aussi fort, ne vas-tu par lui faire du mal ? »

Scorpius ouvrit ses yeux, révélant des larmes qui y apparaissaient. Il baissa le regard vers son ours comme s'il ne remarquait que maintenant qu'il ne faisait qu'étrangler le pauvre doudou. Il relâcha sa prise du mieux qu'il put tout en le gardant serré près de lui.

« Voilà qui est mieux, » murmura Harry. Il attrapa une chaise et la traîna jusqu'au lit, ainsi il pourrait s'asseoir à côté du garçon. L'infirmière semblait s'être occupée des petites égratignures sur les mains et les épaules de Scorpius. Tout paraissait être en aussi bon état qu'avant, excepté sa cheville guérie qui semblait un peu gonflée. « As-tu mal autre part, Scorpius ? »

« Je ne sais pas, » répondit Scorpius.

« Hé bien, tu es un garçon très courageux. Tu ne fais pas d'histoires du tout, pas vrai ? C'est très mature de ta part, » loua Harry.

« Je ne suis pas courageux. Si j'étais courageux, je ne pleurerais pas. »

« Hé bien, je pleure tout le temps, » dit-il avec un reniflement feint. « J'imagine que cela fait de moi un bébé, pas vrai ? »

Scorpius tourna la tête vers Harry et le regarda sceptiquement. « Est-ce que tu te fais mal tout le temps ? » demanda-t-il.

« Tout le temps, » soupira Harry. « Mes amis me disent toujours que je suis un gars maladroit. Et si ça fait trop mal, je pleure. »

« Mais mon père dit que les grands garçons ne pleurent pas, » argua Scorpius.

« Et tu es déjà un grand garçon ? »

« Oui. »

Harry haussa ses sourcils.

Scorpius soupira de défaite. « Non, » grommela-t-il. « Je suis encore un bébé. »

« J'imagine qu'on peut tous être des bébés quelques fois, pas vrai ? J'aime bien être un bébé » lui dit Harry.

« Tu aimes pleurer ? » demanda Scorpius, incrédule.

« J'aime que l'on prenne soin de moi, » expliqua Harry, avec un sourire effronté. « C'est cool quand tout le monde est super gentil avec toi, pas vrai ? »

Scorpius ne répondit rien.

« Donc... Tu veux me dire ce qu'il s'est passé ? »

Scorpius amena son ours en peluche devant son visage et se cacha derrière, tandis qu'il secouait la tête. Il savait qu'il recommencerait à pleurer s'il parlait de ça. Il n'aurait pas dû essayer de grimper jusqu'au sommet. Il aurait dû savoir qu'il pouvait tomber en dehors de la zone de jeux. Il ne voulait pas se faire mal une nouvelle fois. Il ne voulait plus pleurer. Mais penser au fait de pleurer lui donnait l'envie de pleurer encore plus.

Harry le consola tandis que des larmes se répandaient une fois encore. Cependant, Harry pouvait dire que ces larmes étaient des larmes de frustration. Les sanglots n'étaient pas aussi brise-cœurs et il était même plus silencieux que la première fois. Harry pressa la main de Scorpius de manière réconfortante, à des intervalles réguliers, lui signifiant ainsi que pleurer n'était pas grave. Il se souvint avoir pleuré de cette manière-ci lorsqu'il était seul dans son placard sous les escaliers. Les murs étaient si fins que même le plus léger son pouvait entraîner l'intervention de quelqu'un lui disant sèchement de se taire. Il n'osa pas penser à la situation de Scorpius. Il était impossible qu'elle fut la même que celle d'Harry. Alors pourquoi le garçon pleurait-il ainsi ?

La porte s'ouvrit pour laisser apparaître l'infirmière. « Monsieur Malfoy est là, » dit-elle.

Harry jeta un coup d'œil à sa montre tandis que Scorpius s'agitait en entendant le nom familier. Un peu moins de quinze minutes. Pas si mal.

Il se leva lorsque Draco entra dans la petite pièce.

Et il sursauta lorsqu'il entendit un cri bruyant derrière lui, suivi par des lourds halètements terriblement tristes.

Il fit volte-face pour trouver Scorpius assis sur le lit et pleurant comme s'il n'y avait pas de lendemain possible. Ses joues étaient rouges, ses sourcils s'étaient soudés ensemble, son ours était étendu derrière lui, jeté et oublié, et ses poings étaient pressés contre ses yeux qui étaient fermés à l'extrême. De plus, un torrent de larmes coulait librement. Scorpius n'essayait définitivement plus de rester silencieux, maintenant.

« Pour l'amour de Merlin, » Harry entendit Draco bredouiller dans un souffle. Il se retourna pour trouver l'homme se tenant avec une main sur la hanche, et l'autre se massant l'arrière de la tête. Au vu de ses habits, il était effectivement venu du travail, comme il portait un costume noir qui était encore plissé et des chaussures noires et lustrées, qui résonnaient autoritairement sur le sol lorsqu'il tapait du pied. « Potter. Un peu d'intimité serait grandement appréciée », dit Malfoy. Puis, il mit sa bouche en cul de poule pour signifier qu'il n'avait pas le temps ou la patience pour argumenter.

Harry était, très franchement, terrifié de laisser l'enfant pleurant seul avec Draco Malfoy. Mais il n'avait vraiment aucune raison de rester. Il trébucha contre la porte en sortant. Mais au lieu de la fermer derrière lui, il se tînt là avec une main sur la poignée, laissant la porte légèrement ouverte ainsi il pourrait forcer le passage si quelque chose venait à arriver.

« Arrête ça, Scorpius, grommela Draco à travers ses dents serrées. « C'est absolument indi- »

« NON ! »

« Tu ne me donnes aucune raison de ne p- »

Scorpius gémit encore plus fort et amena ses poings serrés sur ses genoux. « Je ne t'aime pas, » sanglota-t-il de manière accusatrice. « Je suis blessé et tu es méchant et tu es supposé être super gentil et je t'aime pas. »

Harry eût un mouvement de recul.

« Bien, » dit Draco d'une voix traînante alors qu'il bougeait pour s'asseoir sur le haut du lit. « Je ne t'aime pas particulièrement non plus. »

Scorpius grimpa sur les genoux de Draco. « Je me suis fais mal à la jambe, » renifla-t-il. « Je me suis fais mal à la jambe. »

« J'imagine que ce n'est la faute de personne si ce n'est la tienne, » réprimanda Draco tandis qu'il essuyait les joues de Scorpius.

Scorpius ne daigna pas donner une réponse à cela. Il se fraya simplement un chemin dans les bras de Draco et ferma ses yeux fatigués. Draco examina le pied du garçon avec des doigts délicats. Il ne pouvait dire à quel point s'étendaient les dégâts, mais au vu de la blessure, ce n'était pas si mal.

« Alors, » continua-t-il tandis qu'il faisait lever les yeux à son fils sur lui. « N'as-tu pas pensé qu'il aurait été avisé de mentionner que ton professeur est Harry Potter ? »

« Hein ? » hoqueta Scorpius tout en jouant avec la cravate de son père.

« Pourquoi tu ne m'as pas dit que le nom de ton professeur était Harry Potter ? »

« Oh. Je l'ai fait. »

« Non, » dit Draco lentement. « Tu m'as dit que le nom de ton professeur était Harry »

« Ouais. Harry. »

« Potter. »

« Potter. »

« Tu es un tel abruti, » grommela Draco.

« Je veux de la glace. Deux boules. »

« Quelque chose d'autre ? »

« Du sirop au chocolat. »

« Tu veux juste t'en aller de l'école, n'est-ce-pas ? »

Harry cligna des yeux rapidement. Qu'est-ce qui était en train de se passer là ?

Cinq minutes plus tard, Draco sortit de la pièce avec son fils dans les bras. Harry se poussa du mur contre lequel il était étendu, jetant avec attention de prudents coup d'œil entre Malfoy et son fils.

« Je l'emmène à la maison, » dit Draco. Il sonnait formel, de nouveau. Scorpius avait ses bras autour du cou de son père et son visage était caché contre l'épaule de Draco. « J'ai besoin de récupérer son sac à dos et ses affaires. »

« Bien sûr, » murmura Harry avant de montrer le chemin depuis le bureau de l'infirmière, dans les couloirs déserts. Les enfants étaient endormis pour l'heure de la sieste. Harry entendit de discrets chuchotements dans son dos et réalisa que les Malfoys étaient en train de parler l'un à l'autre sans lui laisser l'occasion d'entendre quelque chose. Il commença à se demander si le stoïcisme était, en fait, un trait de famille.

A vu d'œil, Scorpius agissait comme n'importe quel enfant en bonne santé agirait, dans cette situation, mais seulement quand son père était présent.

Sinon, il semblait retenir ses émotions et rester silencieux. C'était si étrange de voir la transformation.

Harry attrapa le sac et le manteau de Scorpius dans le petit cagibi près de la porte de la classe. Les stores étaient fermés et aucune lumière ne filtrait. Gabrielle marchait de long en large entre les rangées d'enfants, s'assurant que tous étaient endormis. Elle haussa ses sourcils dans une marque d'interrogation à Harry qui lui fit un pouce en l'air avant de s'éloigner de la porte et tendre les affaires de Scorpius à Draco.

Draco acquiesça une fois et s'éloigna sans attendre une réponse de la part d'Harry.

Scorpius leva sa tête légèrement pour révéler ses yeux pâles au dessus de l'épaule de son père. Il fixa Harry pendant un moment.

Harry sourit au garçon et lui fit un signe de la main. Il s'était avéré qu'il avait été inquiet à propos de Scorpius pour aucune raison valable. Harry secoua la tête pour lui-même une fois que les Malfoys eurent tourné au coin et disparus de sa vue. Faîtes lui confiance pour se jeter sur de terribles conclusions basées sur des préjudices. Il retourna sur la pointe des pieds dans la classe pour informer Gabrielle de tous les détails.


« Tu connais mon père ? » demanda Scorpius pendant la récréation. Il était assis juste à côté d'Harry sur l'herbe avec sa jambe endolorie étendue devant lui et un livre d'images blotti sur ses genoux.

Harry cacha sa surprise lorsqu'il entendit la question. Scorpius n'avait jamais initié une conversation, avant. « Oui, je le connais de l'école, » répondit-il.

Scorpius hocha la tête dans son livre.

Harry baissa les yeux sur lui. « Est-ce que c'est tout ce que tu voulais me demander ? »

Apparemment oui, car il n'y eut aucune réponse qui fusa.

Il tira quelques brins d'herbe d'en dessous de lui, feignant un intérêt pour eux tandis qu'il demandait, « Qu'est-ce qu'il a dit à propos de moi ? »

Scorpius lança à Harry un regard en coin qui signifiait 'T'es sérieux ?'

Harry rit pour lui-même. « Très bien. » Il amena ses genoux contre sa poitrine et posa son menton dessus. « Je n'ai jamais aimé ton père à l'école, » confessa-t-il.

« Ce n'est pas gentil. »

« Il n'était pas gentil. »

« Ce n'est pas gentil. »

Harry tourna sa tête et sourit à Scorpius. « Tu es plus gentil que lui, par contre. »

Scorpius fixa son livre pendant un moment, puis leva les yeux vers Harry.

« Ne lui dis pas que j'ai dis ça, » ajouta Harry.

Scorpius sourit brusquement.

Harry était ahuri de trouver des fossettes sur les joues du garçon. Cela devait venir du côté de la famille d'Astoria. Scorpius baissa rapidement le regard sur son livre pour essayer de cacher son sourire. « Je ne dirai rien, » promit-il. « Tu es plus gentil que lui aussi... Mais je l'aime quand même plus. »

Harry rigola une nouvelle fois. Il se demanda si Draco avait divulgué des choses comme celles-ci à son fils aussi. C'était une pensée assez étrange.

Ce soir-là, Harry amena Scorpius en bas des escaliers et devant le portail où se tenait Draco, jetant des regards hautains à tout le monde, et ayant l'air juste absolument pitoyable. L'homme haïssait clairement tous les enfants excepté le sien. Il lança même un regard hautain à Harry, mais il y était bien trop habitué.

Il prétendit ne pas remarquer lorsque Draco attrapa Scorpius dans ses bras. Scorpius entoura ses bras autour de son père et reposa sa tête fatiguée. « Il n'a pas beaucoup fait d'efforts aujourd'hui » reporta Harry scrupuleusement.

« Mmh, » murmura Draco. Il fit un signe de la tête à Harry et se tourna pour partir.

Scorpius jeta un coup d'œil au dessus de l'épaule de Draco pour regarder Harry. Puis, il grommela, « Au revoir, Monsieur Potter ».

Harry failli rigoler lorsqu'il vit Draco se geler sur place. « Au revoir, Scorpius, » lui dit-il chaudement en rendant la pareille au lieu de montrer son amusement.

Scorpius cacha son visage contre l'épaule de Draco une nouvelle fois.

« Est-ce que tu te sens bien ? » demanda Draco incrédule tandis qu'il frictionnait le dos de son enfant.

« Ne sois pas absurde, » grommela Scorpius, se balançant dans les bras de son père pour lui imposer de bouger. Draco commença à marcher par foulées incertaines. Scorpius tourna sa tête pour que son nez soit collé contre le cou de Draco. « Tu dois être plus gentil, » ajouta-t-il.

« Qu'est-ce qu'il y a de super à être gentil ? » demanda Draco.

« Je ne sais pas... Quelque chose. » C'est juste qu'il commençait à aimer Harry parce qu'il était si gentil avec lui. Peut-être que finalement être gentil n'était pas aussi mal qu'il pensait.


« Tu aurais dû les entendre ! » s'exclama Harry théâtralement, tapant ses mains ensemble et souriant largement. « Malfoy prend réellement soin de son gosse ! C'est un authentique père, bon sang ! »

« Je vois rien qui nécessite d'être autant excité pour ça, » grommela Ron.

« Mais vous les gars, vous n'étiez pas là, » continua Harry. Il fut interrompu par Rose qui voulait lui montrer son dessin fait de gribouillis. « Oh ! » se réjouit-il. « C'est pour moi ? »

Tandis que Rose se hissait sur les genoux d'Harry, Hermione s'assit avec une grande tasse de thé. « Donc Malfoy est humain. Ça ne fait pas de lui un parent modèle. »

« C'est justement ça, » lui dit Harry. « Scorpius était heureux de voir Malfoy. Je veux dire, il a fait tout ce grand cinéma, mais même... »

« Qu'est-ce que tu veux dire ? »

Harry haussa les épaules. « Il semblait vraiment timide à propos du fait de montrer ses émotions. Il pleurait et tout ça lorsqu'il s'est foulé la cheville, mais il était plutôt silencieux sur ce sujet. Et juste quand il a vu son père, il a commencé à pleurer un torrent et piquer cette incroyable colère. Et après, il était heureux comme un pinson lorsque je suis sorti de la pièce. Il demandait de la glace, même. Je ne l'avais jamais entendu parler comme ça avant. » Il câlina Rose instinctivement. « C'était en fait très mignon. »

« Y'a que toi, Harry... »


« Ton père vient souvent te chercher ces derniers temps, hein ? » nota Harry et le mentionnant à Scorpius. Le garçon acquiesça. « J'imagine qu'il était assez inquiet lorsque tu es tombé, » continua Harry. Scorpius hocha la tête une nouvelle fois. Harry jeta un œil autour d'eux pour s'assurer qu'ils étaient assez isolés. Tous les enfants étaient en train de travailler sur leur propre fiche d'exercices, alors Harry s'agenouilla près de Scorpius. Il voulait parler sérieusement à l'enfant, maintenant. « Scorpius ? »

Scorpius leva les yeux.

« Je voulais juste te dire à quel point tu te comportes bien en classe, » loua Harry. « Tu es respectueux envers tous les autres garçons et filles. Tu ne fais pas d'histoires à propos de n'importe quoi. Et tu parles même plus. Je voulais juste que tu saches que tu agis bien, d'accord ? »

Scorpius cligna des yeux à l'attention d'Harry.

Harry sourit tandis qu'il ébouriffait les cheveux doux du garçon et se releva. Scorpius regarda son professeur bouger vers la table à côté de lui, s'agenouiller à côté de la petite Lucy et parler avec elle à voix basse, sans aucun doute pour lui dire des choses gentilles à elle aussi. Mais cela ne le dérangeait pas. C'était juste si étrange de voir quelqu'un qui était gentil avec tout le monde. Il n'avait jamais vu son professeur sans un sourire. C'était à la fois troublant et curieusement réconfortant. Il baissa le regard sur sa feuille d'exercices à moitié faîte. A chaque fois qu'Harry l'encourageait, il avait l'impression de travailler tellement mieux. Il pressa son crayon sur le papier et traça soigneusement son alphabet. Il voulait qu'Harry continue à lui dire de gentilles choses, même s'il disait ces choses-là à tous les enfants.

« Papa? »

« Hmmm ? »

Scorpius poussa sa nourriture tout autour avec sa fourchette tandis qu'il hésitait. « Est-ce que Harry Potter est ma famille ? » demanda-t-il.

Draco haussa un sourcil de dérision. « Pardon ? »

« Parce que mon cousin vit avec Harry Potter, pas vrai ? » continua Scorpius. « Nounou dit que c'est pour ça qu'Harry Potter est ma famille. »

« Patricia t'a dit que Potter était une partie de ta famille ? » répéta Draco prudemment.

« Non. Harry Potter m'a dit qu'il était ma famille, » corrigea Scorpius.

« Oh... »

« Donc... Est-ce que tu peux être gentil avec lui ? »

Draco grogna intérieurement tandis qu'il s'asseyait, défaitiste. Certaines des choses que son fils disait le laissait croire que le garçon était beaucoup plus mature qu'il le laissait croire. « Je ne veux pas être gentil avec lui, Scorp. »

« Mais il est si gentil avec moi, » dit Scorpius gravement. « Il me sourit toujours. »

« Et c'est ce qu'il est, » expliqua Draco. « Certaines personnes sont naturellement comme ça. Je sais que ça te fait penser que tu es spécial, mais juste parce qu'il te sourit ne veut pas dire qu'il veut que je sois gentil avec lui. »

« Je sais cela, » grommela Scorpius. « Il a déjà dit qu'il ne t'aimait pas. »

Draco resta bouche-bée tandis que ses yeux s'élargissaient.

« Il a dit qu'il m'aimait plus que toi parce que je suis plus gentil que toi, » continua Scorpius avec un reniflement affecté.

« Il t'a dit quoi ? »

Oh, Harry Potter avait quelque chose qui allait lui tomber dessus, le lendemain.


RAR:

Batsy: Oh, contente de savoir que tu l'as déjà lue, tu pourras me dire si je vais dans les bons chemins de traduction ahah ^^ Je vous le dirais, si SoulMalady me donne l'autorisation... quant à la suite, la voiçi !

Ano: Merci pour la review, voici la suite !

Marie La Petite: Merci pour la review ! Heureuse de te l'avoir fait découvrir, j'espère que cette suite te plaira !