Bonsoir, bonjour,

Ouaip, voilà un nouveau chapitre de Learn To Love, environ 2 ans et demi après le dernier.

J'ai plusieurs excuses, plus ou moins valables, mais on va dire que c'est la vie en général qui me tient un peu trop occupée, et loin du clavier !

Je n'abandonne pas cette traduction, je continuerais à publier les chapitres suivant, mais je ne peux pas garantir le temps que cela prendra.

Pour les anciens, je vous remercie d'être toujours là, et si vous ne savez plus trop pourquoi vous avez cliqué sur cette fiction, vous pouvez toujours relire les 6 chapitres précédents, ça se lit vite, promis :) Pour les nouveaux, bienvenue !

Je voudrais faire une mention spéciale à Musicachan, qui m'a envoyé le plus gentil des MP et c'est grâce à elle si vous avez le chapitre 7 ce soir ! Gros bisous à toi et merci encore :)

J'espère que ce chapitre vous plaira, entre le premier mot et le dernier, 2 ans et demi se sont écoulés, alors peut-être qu'il y aura une différence de traduction, ou non !

Portez-vous bien, merci pour vos reviews, et à bientôt !


Disclaimer: Le monde d'HP appartient à JKR, et cette histoire merveilleuse appartient entièrement à SoulMalady (maintenant S . Malady), je n'en fais que la traduction !


Chapitre 7

« Est-ce que c'est bon ? » demanda Scorpius avec inquiétude, tandis qu'il lissait de la main son tee-shirt en s'assurant qu'il soit bien rentré à l'intérieur de son pantalon. Il ne cessait de tapoter ses cheveux humides et d'arracher des peluches sur son pantalon alors qu'il attendait devant la porte d'entrée. Draco ne put s'empêcher de rouler des yeux. « Père, arrête ça, » claqua le petit Malfoy.

Astoria venait en ville !

Il s'était fait le plus présentable possible pour sa mère. Il avait déjà étalé tous ses devoirs d'école dans le bon ordre sur la table à manger. Son père ne l'avait pas du tout aidé. Ils s'étaient juste jetés des regards noirs tout au long de la journée. Scorpius savait que Draco n'aimait pas tout ce tapage. Mais sa mère venait le voir, alors il voulait faire autant de tapage qu'il pouvait. Il avait bien fait attention à ce que sa chambre soit rangée et que ses jouets se trouvaient sur les bonnes étagères. Il avait préparé ses livres pour montrer à sa mère comment il arrivait à bien lire désormais. Il avait même nettoyé le salon, rembourré les oreillers et vérifié que tout était en ordre.

Il sauta en l'air lorsqu'il entendit des bruits de pas près de la porte. Il s'y précipita et l'ouvrit d'un geste ample.

« Oh mon dieu » s'exclama Astoria, surprise.

« Mère, » sourit timidement Scorpius. « Bonjour. »

« Oh mon dieu, » roucoula-t-elle tout en se baissant pour attraper son fils. « Regarde-toi ! Tu as tant grandi ! »

Scorpius la serra fort. « Je suis content que tu sois venue, » chuchota-t-il. « On va bien s'amuser. »

« Promis, » chuchota-t-elle en retour tandis qu'elle bataillait pour faire passer son sac et son fils par la porte.

Draco ne leva pas le petit doigt pour l'aider.

« Hmpf, » grogna-t-elle tout en laissant radicalement tomber ses bagages sur le sol, sans jamais quitter des yeux son ancien mari par-dessus l'épaule de l'enfant. Il ne bougea pas de la rampe contre laquelle il était appuyé. Elle lui lança un regard noir et poussa en avant son sac du pied. Il leva un sourcil méprisant.

Elle donna un coup dans le sac dans sa direction, le frappant au niveau du tibia. « Aie ! » grimaça-t-il. « Qu'est-ce qu'il y a là-dedans ? Des briques ? »

« Oui, » dit-elle, juste pour le contrarier. Puis ce fut à son tour de l'ignorer. Elle reporta son attention sur Scorpius. « J'aimerai que tu m'écrives plus souvent, » murmura-t-elle. Elle embrassa sa joue tendrement. « J'aime vraiment lire tes lettres. »

« Je ne peux pas écrire encore, Mère, » raisonna Scorpius patiemment. « Et Père n'a pas le temps de les écrire pour moi. Tu sais cela. » Il posa sa tête contre l'épaule de sa mère, au sommet de ses boucles dorées gracieuses. « Tu sens bon. Comme des fleurs. »

« Eh bien, merci, » ria-t-elle tandis qu'elle traçait son chemin en direction du salon. Draco fit une grimace derrière son dos avant de faire un mouvement rapide de la baguette en direction du sac pour l'envoyer dans la chambre.

Ils s'étaient rencontrés via des amis communs quelques années après la guerre. Seulement après cinq mois de fréquentation, ils s'étaient fiancés et mariés. Leur amour était jeune et passionné. Ils étaient même heureux. Mais seulement pendant trois ans. Seulement avant l'annonce de l'arrivée de Scorpius.

Astoria n'était pas prête à avoir un enfant. Elle ne s'était jamais imaginée en avoir un. Donc elle avait été choquée lorsque Draco l'avait violemment poussée à garder l'enfant. Leurs problèmes conjugaux commencèrent à apparaître après cela. Astoria commença à haïr Draco de la faire se sentir coupable de ses sentiments. Draco commença à haïr Astoria à cause de son attitude insensible envers son fils. Et, juste avant que Scorpius ne naisse, ils se séparèrent dans de mauvais termes.

Le jour où Astoria accoucha, elle ne s'embêta pas à appeler Draco. Elle ne pouvait supporter de le regarder, même pour une seconde. Elle savait qu'elle s'était fait des idées en pensant que leur nature volatile aurait pu, d'une manière ou d'une autre, fusionner parfaitement en un joyeux mariage. Elle le détestait de lui faire subir ce qu'elle subissait. Elle ne voulait même pas lui dire que son fils était en train d'arriver dans ce monde.

Mais, quatre heures de contractions plus tard, elle sanglotait son nom. Criait son nom.

Le soulagement qu'elle ressentit lorsqu'elle vit son visage cette nuit-là, était énorme, mais elle ne se risqua pas de partager son ressenti avec qui que ce soit. Elle empoigna sa main très fort, et le laissa repousser ses cheveux en dehors de son visage. Elle était si contente qu'il soit là, à ce moment.

Et lorsqu'il déposa doucement le précieux petit garçon sur sa poitrine, elle fut remplie d'amour. Elle ne se lassa pas d'embrasser les petites joues et les lèvres de Scorpius. Et lorsqu'elle leva le regard vers Draco, et le vit articuler un « merci » silencieux, elle le cru. De tout son cœur…

Et maintenant ils étaient là, cinq ans plus tard, dans le manoir, entouré de livres et dessins. Scorpius s'était endormi dans les bras d'Astoria, comme il le faisait souvent lorsqu'ils étaient ensemble. Il était vraiment immobile lorsqu'il dormait. Il était le garçon le plus mignon qu'une mère pouvait souhaiter avoir. Elle le regarda dormir pendant un long moment, bercé contre elle, bienheureux. Le garçon mettait toute sa bonne volonté, béni soit-il. Astoria embrassa ses cheveux pour la centième fois ce soir-là. Puis elle leva enfin directement les yeux vers Draco.

Il était assis à côté d'elle sur le canapé, positionné de sorte à ce qu'il ait son bras sur le dossier du canapé, et sa tête qui y repose, regardant mère et fils en silence. Son air somnolent se transforma en un désagréable froncement de sourcil lorsqu'il réalisa qu'elle le regardait.

« Dis-donc » dit Astoria d'un claquement de langue. « Tu m'as manqué, Draco. Vraiment ».

« Le remue-ménage te manque » la corrigea-t-il.

« Evidemment. »

« Tu aurais pu au moins sous-entendre que Potter allait être son professeur, Stori, » se plaigna-t-il. « Tu ne sais pas ce que j'ai vécu ces quatre derniers mois, par Merlin, j'étais à deux doigts de lui arracher la tête. »

« Je suis contente de voir que vous vous entendez bien, alors, » rigola Astoria.

Draco renifla avec dédain. « On s'entend bien maintenant, et pas grâce à toi, » la rabroua-t-il. « Il vaut mieux pour Scorpius que nous gardions une bonne relation professionnelle. »

« C'est plutôt que vous en avez eu marre de vous battre, mmh ? »

« Peu importe. »

Elle lui fit un clin d'œil insolent. « Je voulais juste que tu aies un peu d'excitation dans ta vie, mon cher, » révéla-t-elle avec un geste pragmatique de la main. « Tout ce que tu fais, c'est dormir et travailler. Harry Potter est exactement le type de remue-ménage dont tu as besoin – pas trop sensationnel, mais suffisamment de joutes. Théo m'a tout dit à propos de vos prises de têtes. »

« Je le savais. »

Elle resserra Scorpius contre elle. « Il grandit, pas vrai ? » murmura-t-elle. « Il a tellement changé. »

Draco acquiesça tout en souriant. « L'école le change, j'imagine. Il parle de plus en plus. Les choses qu'il dit sont… terrifiantes, vraiment, » lui dit-elle. « Il est vraiment intelligent. » Il tendit le bras pour caresser la joue de son fils. « Il impression tout ceux qu'il rencontre. Potter n'a fait que l'encenser. »

« Là encore… »

« Ouais. C'est de Potter dont on parle. »

« Toujours est-il que ses louanges vaudraient beaucoup pour Scorpius. »

« Je sais, » dit-il.

« Tu sais ? »

Il cligna des yeux d'un air ahuri.

Elle hocha fortement la tête.

« Oh, » grogna Draco, et il tourna sa tête pour cacher son visage contre son bras. « Je vois, » marmonna-t-il.

« Tu échoues toujours à avoir une vue d'ensemble, Draco. Heureusement que je suis dans les parages, » dit-elle sans modestie. « Avoir Harry Potter de notre côté est extrêmement important pour le futur de Scorpius. Pourquoi penses-tu que je me suis battue pour qu'il rentre dans cette école ? Je suis heureuse que vous ayez décidé d'enterrer la hache de guerre. C'est pour le bien de ton enfant, tu sais ? »

« Oui, oui, » concéda Draco. « Tu sais tout et je ne suis que ton piètre serviteur, avec pour seule tâche de servir vôtre grandeur. »

« Absolument… Idiot. » Elle redressa Scorpius dans ses bras et se leva. « Il s'accroche à moi. »

Scorpius pleurnicha doucement et cligna ses yeux lourds de sommeil. « Papa, » gémit-il.

« Ah, retournement de situation, » sourit Draco. Il glissa du canapé et se pencha pour déposer un petit baiser sur la joue de Scorpius. « Bonne nuit, » chuchota-t-il.

Avec un soupir silencieux, Scorpius ferma les yeux et retourna dans son sommeil, câlinant sa mère avec force.

« Eh bien, Draco, » claqua Astoria. « Si tu agis avec autant de délicatesse, tout le monde va commencer à se pâmer devant toi. »

« Tais-toi, » rigola Draco. « Bonne nuit à toi également. J'espère qu'il cogne fort. »

Elle fronça ses sourcils dans une mimique de reproche avant de s'en aller.


Harry remarqua la bonne humeur de Scorpius à l'instant où le garçon entra dans la classe. « Eh bien, tu sembles bien excité, » commenta-t-il alors qu'il l'aidait à accrocher son sac-à-dos sur un crochet.

Immédiatement, Scorpius tenta de paraître maussade, ce qui était assez comique à voir puisque son grand sourire s'effaça en un instant et ses épaules s'affaissèrent de manière dramatique.

« Pas besoin de faire semblant, » rigola Harry. « C'est bien d'être excité. »

« Je ne suis pas excité, » mentit Scorpius. Il attrapa le livre que son professeur lui tendait et se dépêcha d'aller vers sa chaise où il pourrait être excité, mais en privé.

La classe travailla sur son alphabet durant la première partie, ce qui était une corvée. Puis il fut temps de se préparer pour leur performance. Il y avait du chaos organisé dans à peu près chaque coin de la pièce. Gabrielle aidait certains d'entre eux avec leurs costumes tandis que d'autres s'entraînaient à chanter haut et fort. Il y avait bon nombre de cris et de gloussement. Harry arrangeait la classe, aidé par les enfants les plus calmes. Scorpius collait avec application les dessins sur le mur à côté du tableau noir. Il espérait que sa mère allait aimer ses dessins. Il avait travaillé dur. Elle avait apprécié tout ce qu'il lui avait montré jusque-là. Il avait hâte qu'elle l'entende chanter. M. Potter disait qu'il avait une jolie voix, mais qu'il avait besoin de chanter un peu plus fort. Il s'était entrainé dans sa salle de bain, où sa voix sonnait vraiment fort, alors il espérait qu'Astoria serait en mesure de l'entendre par-dessus ses amis.

A trois heures, les parents commencèrent à arriver et déambuler dans la classe tandis que les enfants tentaient de bien se tenir. Harry et Gabrielle plaçaient les adultes sur les chaises au milieu de la pièce. Les enfants étaient assis sur le sol, devant, dans trois rangs bien rangés, comme demandé par leurs professeurs. La plupart d'entre eux faisaient de grands gestes de la main à leur famille. Pour beaucoup, c'était leur première performance.

« Est-ce que ton cœur bat fort, aussi ? » Timothy demande à Scorpius dans un chuchotement affolé.

« Super vite, » chuchota en retour Scorpius. « Sens. » Il pressa la main de Tim contre sa poitrine. « T'as vu ? »

« Ça fait peur, » marmonna Timothy.

« Ca fait pas peur ! » s'exclama Annie avec son sourire habituel. « C'est parce que tu es super content. Le mien aussi bat fort ! Je n'ai pas peur, par contre. »

Scorpius repéra ses parents à ce moment-là. Il retint avec peine une exclamation et ses joues prirent une lourde teinte rouge. Il fit un sourire tremblant lorsque Astoria lui fit un signe de la main. Il avait vraiment peur maintenant. Son esprit tournait à cent à l'heure en s'imaginant tous les pires scénarios. Et s'il oubliait tous les mots ? Et s'il commençait à tousser ? Et s'il chantait si mal que tout le monde allait s'arrêter de chanter ? Il essuya ses mains moites contre son pantalon. Ce n'était pas drôle du tout. Pourquoi devait-il se souvenir de quatre chansons ? Ça n'était pas juste ! Et s'il devenait stupide, d'un seul coup ?

Il tourna des yeux inquiets en direction d'Harry qui s'était agenouillé devant ses élèves. « Tout le monde est prêt ? » demanda-t-il.

« Oui ! » répondit un chœur de voix. Scorpius ne pouvait même pas ouvrir sa bouche, vu comment sa gorge était devenue sèche.

« Chantez comme on s'est entrainé hier, » leur dit-il. « Je serais juste là, d'accord ? » Il pointa un coin de la pièce. « Regardez Gabrielle, ou bien moi, si vous êtes nerveux ou si vous ne vous souvenez plus des mots. On connait toutes les chansons, donc on vous aidera à retrouver les paroles. N'oubliez pas de sourire ! Amusez-vous. Ils vont être si fiers de vous. »

Scorpius avala sa salive durement lorsque tout le monde se leva. Il se redressa tant bien que mal et reposa ses mains contre son corps. Ses yeux passaient de Gabrielle à ses parents à tout allure. C'était vraiment une mauvaise idée.

Gabrielle fit un geste avec sa baguette pour commencer une douce musique de piano. Puis elle compta.

Scorpius n'arrivait pas à produire un son, malgré tous ses efforts. Il ferma ses poings, grattant les côtés de son pantalon. Ses lèvres bougeaient mais il ne pouvait pas chanter. Sa gorge se fermait et il ne pouvait s'arrêter de trembler. Il ne se passa pas longtemps avant qu'il sente ses yeux piquer. Dans un moment de panique, il braqua ses yeux sur le coin de la pièce.

Harry articulait les paroles en même temps que la classe. Lorsqu'il vit Scorpius le dévisager avec misère, il lui sourit et lui signifia de se redresser. Scorpius carra ses épaules et cligna des yeux avec force pour se débarrasser de ses larmes, mais il resserra ses poings. Lorsque Harry se remit à articuler les paroles de nouveau, la petit voix de Scorpius se fit entendre. Bien que nouée et pratiquement inaudible, il commença à chanter tristement. Il se débrouillait vraiment mal. Il voulait pleurer mais il avait même peur de faire cela.

Il se figea lorsqu'il sentit des mains toucher ses côtés. Il était temps pour les enfants de se tenir la main. Cela faisait partie de la chanson et ils s'étaient entrainés pour cela si souvent. Mais Scorpius n'arrivait pas à faire bouger ses mains. Annie et Tim avaient du presque arracher ses poings de son corps. Il s'accrocha fermement à leur main après qu'ils eurent réussi à les détendre. Il se concentre de nouveau sur Harry qui hochait la tête en rythme avec la chanson, un sourire fier sur le visage. Bien que son professeur ne le regardait, il ressentait tout de même un peu de son excitation.

Lorsque la troisième chanson commença, Scorpius chantait correctement. Sa voix ne pouvait pas être entendue par-dessus celle des autres enfants, mais il chantait. Des fois il oubliait ses mots mais se rattrapait rapidement en regardant Gabrielle. Il réussit, par il ne savait quel miracle, à finir toute la représentation et il ne le remarqua pas, jusqu'à ce que les parents applaudissent.

Il trébucha pratiquement tout le long du chemin qui le séparait de ses parents, tandis que les enfants se dispersaient avec le rapide discours de remerciement de Gabrielle. Il voulait juste s'asseoir sur les genoux d'Astoria et pleurer, mais il ne pouvait pas faire cela tant qu'ils n'étaient pas à la maison.

« Tu as été si bon, » s'écria Astoria alors qu'elle serrait son fils fort contre elle. « Je suis si fière de toi, mon chéri. »

« Mmh, » marmonna Scorpius. Il savait que sa mère mentait mais il savait qu'elle ne voulait que son bien.

« Quand on sera à la maison, » ajouta-t-elle, « il faudra que tu me la chantes, d'accord ? Juste toi. »

« Mmh. »

Draco pouvait dire que Scorpius se sentait misérable. Il avait reconnu l'air sur le visage de l'enfant pendant qu'il chantait, et s'était retenu de grimacer. Il frotta le dos de son fils de manière encourageante. « Tu semblais vraiment grand. Tu as très bien réussi. Et c'était seulement ta première performance, d'accord ? C'était super, » murmura-t-il. Scorpius hocha la tête une fois et puis cacha sa tête dans les épaules de sa mère.

« Maintenant, montre-moi tes dessins ! » demanda Astoria. Elle embrassa les cheveux de Scorpius et lui leva le menton. « Mmh ? »

« Ok, » dit Scorpius d'une voix enrouée. Il désigna le mur de dessin où des parents d'élèves étaient agglutinés.

Les Malfoy passèrent les minutes suivantes à regarder les dessins et objets. Scorpius se tenait entre son père et sa mère, tenant leur main avec force. Il était trop embarrassé pour faire autre chose que se morfondre. Il s'était tellement préparé pour ce jour et il voulait les impressionner. A la place, il s'était étouffé et avait ressemblé à un bébé devant tout le monde. Il commençait à détester l'école. Il ne voulait plus y revenir.

« Je dois aller aux toilettes, » bafouilla-t-il. Il allait vraiment pleurer, maintenant. Il s'éloigna de ses parents malgré leurs protestations et s'enfuit de la classe.

« Je reviens, » soupira Draco. Astoria acquiesça, bien que troublée. Draco déambula dans la foule pour atteindre la porte.

Et, juste à l'extérieur, il trouva Potter, agenouillé au sol avec Scorpius le câlinant avec force. Il s'arrêta brusquement lorsque Harry le remarqua. Ils se regardèrent un moment. Puis Harry sourit, rassurant et secoua la tête. 'Il va bien', articula-t-il silencieusement. Draco hésita. Harry le remarqua. « Tu as juste besoin d'un petit moment, pas vrai ? » demanda-t-il à haute voix. Scorpius marmonna de manière incompréhensible mais hocha la tête cependant. Harry articula de nouveau silencieusement 'Il va bien'. Draco n'appréciait pas l'idée de laisser son fils pleurant sur l'épaule de Potter, mais il ne savait pas quoi faire d'autre. Il s'adossa contre le chambranle de porte et croisa ses bras contre sa poitrine. Il supposait qu'il allait juste être spectateur, alors.

Harry tapota le dos de Scorpius. « Je n'ai pas pensé que tu étais mauvais. Tes parents non plus, d'ailleurs. » dit-il.

« Mais j'étais mauvais, » sanglota Scorpius. « Je me suis entrainé dur et j'ai quand même été mauvais. Je me suis vraiment entrainé. Tu mens ! »

« Peux-tu me dire ce qui s'est mal passé, alors ? »

« Tout, » se lamenta-t-il. « Je ne pouvais pas le faire. J'ai eu peur. Je suis stupide ! »

Harry pencha la tête pour cacher son sourire à Draco. Il savait que celui-ci n'apprécierait pas. « Tu sais ce que j'ai entendu dire de la part de certains parents ? » chuchota-t-il.

« Non, » renifla Scorpius.

« Ils regardaient tes dessins. Ils les ont vraiment aimés. Ils ont dit que quel que soit l'élève qui les avait dessiné, il devait avoir une très grand imagination. »

Scorpius resserra ses bras autour d'Harry. « Vraiment ? » demanda-t-il.

« Vraiment, » dit Harry. « Tout le monde n'est pas excellent sur scène dès la première fois. Tu n'avais jamais chanté devant tant de personnes, déjà, pas vrai ? »

« Mais ce n'est pas dur, » s'écria Scorpius. « Ce n'est pas dur, alors pourquoi je ne peux pas le faire ? »

« Peut-être que nous pourrons nous entrainer toi et moi la prochaine fois, d'accord ? C'est ce que nous ferons, » suggéra Harry. « Exactement comme j'aide certains de tes amis avec leurs dessins, je t'aiderais avec ton chant. On essaiera quelque chose de différents la prochaine fois. Il y a toujours une prochaine fois, mon grand. Tu feras mieux la prochaine fois, je te le promets. »

« Tu me le promets ? »

« Promis. »

Scorpius se sentit bien mieux après avoir entendu les mots réconfortants. Il laissa ses larmes couler pendant quelques minutes avant de s'écarter nerveusement de son professeur. Harry essuya les larmes du garçon avec ses manches. Scorpius regardait au sol lorsque Harry eut fini parce qu'il était trop mortifié pour le regarder en face. « Est-ce que je suis ton élève préféré ? » demanda-t-il.

Harry se retint de rire à la question à temps. Il se racla la gorge à la place, tout en essayant de chasser son sourire. « Eh bien, je ne suis pas supposé avoir de préféré, Scorpius. » dit-il sagement.

Scorpius hocha la tête, compréhensif. « Tu es mon préféré, d'accord ? » dit-il au cas où. Il frotta son nez qui lui piquait et sécha ses yeux tandis qu'il se tournait. Il hoqueta bruyamment lorsqu'il heurta quasiment son père. « Oh, » couina-t-il. « Je-je-hum… »

« Ta mère t'attend la dedans, » murmura Draco et il pointa son pouce en direction de la classe. Scorpius hocha la tête avant de se précipiter dans la pièce. Draco reporta son attention sur Harry. « Est-ce que tu vas te mettre à pleurer aussi ? » lui demanda-t-il.

Harry sourit faiblement tandis qu'il se levait. « Ca ne m'étonnerait même pas, » dit-il. « Il… Il devient nerveux des fois. Il veut être parfait pour toi, c'est tout. » Il glissa ses mains dans ses poches et haussa les épaules. « Il s'améliore, cependant. Il ne me disait jamais ce qu'il voulait. Je suis content qu'il s'ouvre maintenant. Je m'assurerai qu'il soit plus à l'aise devant une foule. »

« Merci. »

Harry sembla dubitatif. Son sourire se fana et ses sourcils se haussèrent. « Vraiment ? » demanda-t-il.

« Vraiment, Potter, » dit Draco. Il jeta un coup d'œil sur le coté et découvrit Astoria et Scorpius se tenant devant une fenêtre. « Tu veux la rencontrer ? »

« Hum… Ok. »