Thoams Boudat x Fem!reader / Commande sur Wattpad


Bon sang, que ta vie pouvait être compliquée, des fois, c'était incroyable. Et pourtant, tu ne la changerais pour rien au monde, parce que ta vie... Et bien, faute d'autres mots, c'était ta vie.

Et le cyclisme, évidemment.

Il fallait dire que tu étais tombée dedans toute petite, et que depuis tu n'en étais jamais sortie, même si toi, tu ne montais pas sur le vélo – non, ça, c'était ton frère. Toi, tu préférais crier plus fort que tout le monde pour l'encourager – et c'était quelque chose que tu réussissais plutôt bien. Il fallait dire que le cyclisme, c'était définitivement les jours et les nuits de Bryan, et que toi, tu étais juste tellement heureuse pour lui en le voyant pédaler comme un fou.

Seulement, du coup, c'était comme si ta vie entière tournait autour du vélo – et parfois, tu en perdais presque les pédales, car il fallait presque toujours être en mouvement, courir derrière les sponsors, courir derrière les courses, courir et encore courir.

Jusqu'au jour où brutalement, tu avais trouvé un océan de calme dans ce monde qui roulait à fond la caisse – et comme cela ne s'inventait pas, ce calme, tu l'avais évidemment trouvé dans un coureur. Évidement.

Là, il y avait eut un petit peu de problème. Déjà, parce que ton frère était quand même quelqu'un de vachement protecteur, et qu'il avait fait la gueule pendant un siècle et demi en apprenant que oui, tu avais un petit-ami. Et puis lorsqu'il avait appris qui était le petit-ami en question...

Cela avait été sportif. Parce que oui, tu avais totalement craqué sur Thomas Boudat – et à ton plus grand bonheur, il en était de même pour lui. Quand tu repensais à vos débuts, cela t'apportait un sourire amusé, parce que qu'est-ce que vous marchiez sur des œufs... Ce n'était pas ta première relation sérieuse, mais il y avait quelque chose avec Thomas, une sorte d'étincelle qui faisait que tu savais que c'était le bon. Tu n'avais aucune idée sur le pourquoi du comment, mais tu le savais.

Et finalement, Bryan avait fini par arrêter de râler, parce qu'il voyait bien que Thomas te rendait heureuse – plus heureuse que tu ne l'avais jamais été. Entre deux courses ou deux entraînements, vous réussissiez toujours à vous voir, que ce soit pour partager un simple repas où une balade tranquille, et quelques fois, vous aviez même réussi à prendre quelques jours de vacances ensemble.

Aujourd'hui faisait décidément parti de ces jours de vacances que vous aviez pu vous octroyer, et tu respirais le bonheur à pleins poumons.

Tu avais eu ton frère, qui était à l'autre bout du monde, au téléphone quelques minutes plutôt, et il ne t'avait lâché que lorsque tu l'avais convaincu que tout se passait bien et qu'il pouvait aller s'entraîner sans paniquer pour une quelconque raison. Vraiment, tu ne savais pas si tu devais être amusée ou désespéré par son instinct protecteur – alors que ce n'était plus comme si tu étais une gamine, quand même !

- Bonjour, princesse, murmura une voix à ton oreille, et tu te retournas sur ton tabouret avec un gigantesque sourire.

- Tu te réveilles seulement ? Ris-tu doucement, te prenant un bisou sur le nez. Eh !

Thomas se mit à rire à son tour, avant de poser ses mains sur ta taille. Tu portais simplement un de ses rares larges tee-shirts, et lui était torse-nu, les traces du draps encore incrustées sur sa peau.

- Je ne peux pas faire des grasses matinées tout le temps, moi ! S'exclama-t-il, les yeux pétillants, et tu roulas les tiens, lui donnant une tape sur le bras.

- Pauvre petit, te moquas-tu tendrement, et Thomas secoua la tête, un sourire amusé sur les lèvres.

- C'est ça, moque-toi de moi.

Ton sourire se fana en voyant l'éclat qui venait de traverser ses yeux, mais avant d'avoir eut le temps de t'enfuir, ton petit-ami venait déjà de t'attraper par la taille, te mettant sur son épaule comme si tu étais un sac à patates allégé, et tu eus beau de débattre en riant, Thomas ne lâcha pas sa prise, jusqu'à arriver à la piscine de la maison que vous aviez loué.

- Thomas, n'essaye même pas de, commenças-tu, mais ton petit ami eut un éclat de rire, et deux secondes plus tard, il se jetait dans la piscine, avec toi toujours sur son épaule.

Le contact de l'eau pas si chaude te fit avoir un couinement et tu remontas le plus vite possible à la surface, recrachant l'eau que tu avais avalé. Puis deux bras s'enroulèrent autour de ta taille, et tu te retournas, incapable d'avoir un air sérieux en voyant les cheveux mouillés et aplatis de Thomas.

- Tu es horrible, te plaignis-tu, mais ton petit-ami t'embrassa tendrement, et tu ne pus que sourire.

- Mais oui, Sophie, je sais. C'est pour ça que tu m'aimes ! Rit-il, et tu roulas tes yeux.

- Oui, et c'est la pire erreur de ma vie, râlas-tu, tout de même franchement amusée, et maintenant, l'eau ne te paraissait plus si froide.

- Et moi, je suis bien content que tu l'aies fait, murmura Thomas contre tes lèvres, avant de t'embrasser.

Et toi aussi, tu étais bien contente de l'avoir faite, cette erreur qui n'en était pas une, mais la plus belle chose qui te soit arrivée.