Max Rimberg x Fem!Reader / Commande sur Wattpad


Tu étais… Fatiguée.
Juste, réellement, terriblement, horriblement fatiguée.
En fait, tu étais fatiguée au point d'être restée dans ta chambre du vendredi soir au dimanche après-midi, et rien ne t'avait fait sortir de là, ni l'inquiétude de tes parents, ni l'envie de manger que tu n'avais pas, ou le besoin d'être frais que tu ne ressentais pas.

Non, tu étais juste fatiguée, exténuée, et tu voulais rester roulée en boule dans ton lit pour les dix prochaines années. Et le pire du pire, c'est que tu savais parfaitement à cause de quoi tu étais dans cet état.

Ou plutôt à cause de qui. Ta gorge te serra une nouvelle fois atrocement alors qu'un sanglot cherchait à t'échapper, et finalement, tu ne pus le retenir et te retrouvas à pleurer, encore, malgré le fait que tu avais l'impression d'avoir évacué toute l'eau de ton corps ce week-end.

Mais non, c'était plus fort que toi, à chaque fois que tu pensais à Max, tu te retrouvais de nouveau dans cet état. Foutu petit ami, foutu lycée, foutue toi qui ne parvenais pas à sécher tes larmes, foutu bordel de merde !

Ce n'était pas non plus la première fois que Max et toi vous disputiez. Non, cela arrivait parfois depuis que vous sortiez ensemble, mais vous parveniez toujours à mettre votre fierté de côté pour vous excuser. Parce que oui, certes, Max avait une fierté bien ancrée qui correspondait bien à son statut de Bad Boy du lycée, mais toi, derrière ta timidité, tu restais très souvent ferme dans tes décisions.

Simplement… Cette fois-ci, la dispute que vous aviez eue fut violente. Mais violente… Réellement violente. Là où lors de vos précédentes disputes vous ne vous balanciez que du « Mais tu ne m'écoutes jamais ! » ou du « Putain, t'es chiant ! » , cette fois-ci… Ce fut du « peut-être que finalement, cela serait mieux d'arrêter là » et du « de toute façon, je ne suis même pas sûre de vouloir continuer ».

Et putain, cela avait fait mal. Terriblement mal. Horriblement mal. Tu en avais eu mal au point de vomir à peine arrivée chez toi, et depuis, tu n'avais pas bougé de ton lit. Ton téléphone, qui n'avait pas bougé de ton sac, vibrait parfois pour te dire que tu avais un message, mais tu étais tellement au bout que tu n'avais pas la force d'aller le chercher. Alors tu l'avais laissé sonné dans le vide, parce que de toute façon, après ce qu'il s'était passé… Il n'y avait aucune chance pour que ce soit Max.

Mais maintenant, le soleil se levait pour indiquer que le lundi était là, et l'idée même de devoir retourner au lycée te rendait malade. Tu ne voulais pas voir Max, tu ne voulais pas voir tes amies qui te regarderaient avec un air désolé, mais qui diraient également « on te l'avait dit », tu ne voulais pas voir le regard narquois des populaires, non, tu voulais juste rester dans ta chambre.

D'ailleurs, quelqu'un y toqua, et tu marmonnas quelque chose qui ressemblait à un « entrez », mais tu ne pris pas la peine de quitter ton cocon de couvertures.

- Léa, chérie…

Tu relevas vaguement la tête en entendant ta mère s'asseoir à côté de toi, et une main douce passa dans tes cheveux.

- Tu es au courant que tu es censée te préparer pour aller en cours ? Demanda doucement ta mère, et tu eus un grognement désespéré.

- Je ne veux pas y aller, maman, réussis-tu à dire la voix cassée comme elle ne l'avait jamais été, et la main de ta mère cessa un instant ses mouvements.

- Oh, chérie… C'est un chagrin d'amour, n'est-ce pas ?

Le mot amour t'apporta presque immédiatement des larmes, et tu eus un bruit étranglé.

- Ne m'en parle pas, s'il te plaît…

Ta mère eut un léger soupir, continuant de caresser tes cheveux, avant de reprendre finalement la parole.

- Très bien. Je te ferrais un mot d'excuse pour aujourd'hui, mais demain, il faudra bien que tu retournes en cours. Tu ne peux pas rester cachée pendant le restant de tes jours, Léa.

Pourtant, toi,tu aurais bien voulu planifier cela. Mais en attendant, ta mère déposa un baiser dans tes cheveux avant de se lever.

- Il y a un plat de lasagne dans le frigo pour ce midi, si tu voudras manger quelque chose. Je vais devoir aller travailler, mais appelle moi s'il y a un souci, d'accord ?

- Okay. Maman ? Ajoutas-tu en la voyant passer le seuil de ta porte.

- Oui ?

- T'es géniale, fis-tu avec un pauvre sourire qui fit craqueler les traces de larmes aux coins de tes paupières.

Ta mère eut un léger sourire également avant de refermer la porte, et tu passas une nouvelle fois la matinée dans ton lit. À midi, cependant, tu te décidas à te lever pour aller manger, ton estomac criant famine. Mais tu ne réussis qu'à avaler un quart de ta portion, et repartis dans ta chambre, plus déprimée que jamais.

Lorsque ton père rentra, aux alentours de cinq heures, tu n'avais toujours pas bougé. Mais étrangement, tu entendis la sonnette de la maison une bonne demeure plus tard, et ton père se mit à parler au rez-de-chaussée. Pendant un instant, la curiosité te tira de ta fatigue, mais quelques secondes à peine, parce que finalement, oui, c'était plus simple de rester dans ton cocon.

- Léa ?

Tu fronças les sourcils, te relevant aussi vite que ton corps fatigué le pouvait, et ta bouche s'entrouvrit sous l'étonnement.

- Max ? Demandas-tu, la voix brisée, n'arrivant pas réellement à comprendre pourquoi tu le voyais en face de toi, mais presque tout de suite, ton petit-ami se précipita sur toi.

Tes couvertures tombèrent alors qu'il te prenait dans ses bras, et immédiatement, son odeur épicée t'entoura, comme si tu venais soudainement de respirer à nouveau.

- Max, répétas-tu, et tes larmes coulèrent une nouvelle fois, mouillant le haut de son tee-shirt alors qu'il te serrait fort contre toi, sa tête au-dessus de la tienne.

- Merde, bébé, je suis tellement désolé, murmura-t-il, ses mains caressant tes cheveux sales alors qu'il te berçait. Je suis tellement désolé Léa, merde…

Pendant ce qui te parut être des heures, il resta simplement là à te serrer dans ses bras, déposant ses lèvres dans tes cheveux et sur tes tempes, avant finalement te prendre son visage aux yeux rougis entre ses mains. Assez dégoûtée par le spectacle que tu lui offrais, tu voulus détourner le regard, mais il ne te laissa pas faire, gardant ton visage entre ses mains.

- Léa, bébé, je suis tellement désolé, répéta-t-il pour peut-être la centième fois. J'étais tellement énervé vendredi, et je t'ai balancé les premières horreurs qui me sont passées dans la tête, et je suis tellement désolé, bébé… J'ai passé le week-end à essayer de t'appeler, mais tu ne répondais pas, et aujourd'hui, tu n'étais pas là au lycée – et merde, je me suis fait un sang d'encre, bébé…

Ce fut seulement à cet instant-là que tu remarquas que lui non plus n'avait pas l'air bien, même si sa peau bronzée cachait mieux ses cernes. Et il y avait tellement d'inquiétude sur ses traits alors qu'il te regardait comme si tu étais le centre de son monde, bon sang… Tu eus un léger rire brisé, attrapant ses mains qui enserraient ton visage pour entrelacer vos doigts.

- On est cons, n'est-ce pas ? Finis-tu par dire avec une esquisse de sourire, et Max eut un petit soupir, avant de coller son front au tien.

- Assez, oui, murmura-t-il.

- Je suis désolé également. Ce que je t'ai dit était déplacé, soufflas-tu, fermant brièvement les yeux.

- Je crois qu'il nous reste encore un petit peu de travail à faire sur la communication, blagua faiblement Max, et tu hochas la tête.

- Un peu beaucoup, souris-tu, et ton petit-ami te serra dans ses bras, comme s'il ne voulait plus jamais te laisser partir.

Peut-être que finalement, ce n'était qu'une dispute comme les autres, même si elle fut un peu plus violente. Parce qu'après tout, vous étiez peut-être tous les deux têtus et fiers, mais… si tu étais là pour rappeler à Max que tout n'était pas facile, lui était là pour te dire que tout était possible.