Hello les gens! J'espère que vous allez tous bien ! Voilà le chapitre 5 de cette fanfic !

Un grand merci à : Nicolas Black pour son petit retour! Vraiment ça fait me fait super plaisir. J'espère que la suite te plaira autant ! :3

Alors bonne lecture à tous ^^


Chapitre 5 La prédiction


Plusieurs gouttes de sueur dégringolaient le long du cou de Lia alors qu'elle fixait un point invisible face à elle. Voila plusieurs heures qu'elle traversait le désert. Le soleil était haut dans le ciel. Et ses rayons se faisaient de plus en plus hardant.

La chaleur était écrasante, suffocante. Une sueur froide traversa le corps de la jeune femme l'étourdissant quelques secondes. La faim la tenaillait depuis plusieurs heures. Elle se maudissait presque d'avoir donné le pain à ces enfants au lieu de le manger…

Elle savait cependant qu'ils en avaient eu plus besoin qu'elle. Elle avait l'habitude de ne pas manger pendant quelques jours et elle avait appris à se débrouiller. Mais des enfants… Elle aurait eu des remords de laisser des enfants affamés à leur triste sort. Qui sait ce qui leur serait arrivé si elle n'avait pas eu ce geste… Elle ne préférait pas penser à ça…

Une nouvelle sueur froide lui parcourut le corps. Lia ferma les yeux un instant. Si elle ne trouvait pas rapidement de l'eau, elle allait s'évanouir. Et le désert n'était pas le meilleur endroit pour une sieste forcée. Surtout sans tente…

Finalement, après de longues minutes qui semblaient interminables, elle aperçut au loin le village qu'elle voulait atteindre. Lia descendit de son cheval avec difficultés. Les sueurs froides se faisaient de plus en plus fréquentes, étourdissantes.

La jeune femme fit le tour de son cheval, - s'agrippant à ce dernier -, d'un pas chancelant.

- Tiens, tiens, mais nous avons de la compagnie. Qu'est ce qui t'amène ici ma jolie ? interrogea une homme

- S'il vous plait, j'ai juste, juste besoin d'eau... souffla Lia avant de s'évanouir sur le sol.

Un léger gémissement s'échappa des lèvres de Lia alors qu'elle émergerait peu à peu de son sommeil. La première chose qu'elle découvrit en ouvrant les yeux, fut le plafond beige de la tente dans laquelle elle se trouvait. Lia se redressa lentement et observa un instant son environnement.

La tente était spacieuse, mais peu décorée. Elle possédait un petit tabouret en bois avec une table. Plusieurs cruches étaient disposées ici et là ainsi que des draps fins en lin.

- Ah tu es enfin réveillée ! raisonna doucement une voix féminine.

Lia tourna la tête en direction de son interlocutrice. C'était une veille femme. Vêtue d'une tunique unie de couleur brune munie d'une simple petite corde marquant sa taille. Elle portait un manteau rouge, fin sans manches sur les épaules. Ses cheveux – grisonnants –, étaient rattachés derrière sa tête par un petit ruban rouge.

- Où, où suis-je...

- Ne crains rien, tu es en sécurité ici, répondit la vielle femme à la question de Lia.

La femme s'approcha de Lia, puis lui tendit une petite cruche d'eau tout en esquissant un sourire. Un geste qui interloqua Lia. La voleuse considéra un instant la vieillarde face à elle. Elle observait deux réactions de la part des gens qu'elle croisait : ceux qui la traitait en égal, et ceux qui la fuyaient telle un invasion de sauterelles dévastatrices.

La deuxième option prédominait bien souvent la première, cependant. Pourtant, il semblerait que ce ne soit pas le cas avec cette femme. Au plus grand soulagement de Lia. La jeune femme hésita quelques instants, puis tendit la main pour saisir la petite cruche.

Le contact de l'eau qui descendait le long sa gorge était si agréable, si vivifiant. Elle se délecta de cette sensation tout en prenant une grande inspiration.

- Je vous remercie.

- Tu sais. Tu ne t'en souviens peut-être pas. Mais moi, je me rappelle très bien de toi. Bien sûr, tu étais encore jeune à l'époque. Mais c'est toi qui as sauvé mon mari des brigands qui avaient attaqué mon village.

- Vraiment ? s'étonna Lia.

- Oui. Et je t'en serai éternellement reconnaissante. Viens, je t'ai préparé une bassine pour te rafraichir ainsi que des vêtements.

- Merci, mais vous n'êtes pas obligée…

- J'insiste ! Allez, viens n'aies pas peur, je vais m'occuper de toi.

Lia hésita, puis acquiesça d'un signe approbateur de la tête. Une toilette ne lui ferait sûrement pas de mal.

- Là, j'étais sûre que ces vêtements t'iraient à ravir, déclara la vieillarde en souriant.

Lia cligna des yeux, puis observa un instant sa tenue. Elle était composée d'une robe bordeaux à larges bretelles au col arrondi, - soulignant les courbes de sa poitrine – et descendant jusqu'au dessous des genoux. Et une ceinture en cuire pour marquer sa taille fine.

Une légère grimace se peigna sur ses lèvres. Elle n'était pas habituée à porter des robes ou des tuniques longues. Elle se sentait bien plus à l'aise avec des vêtements plus courts. C'était aussi bien plus pratique pour courir ou monter à cheval. Mais elle ne voulait pas froisser la femme. Après tout, elle aurait très bien pu la laisser là…

Elle admettait toutefois que cette robe était plutôt agréable à porter. Elle avait la sensation d'apparaître beaucoup plus féminine. Et ce n'était pas pour lui déplaire.

- Tu as un joli corps, il faut le mettre en valeur, continua la femme en tournant autour de Lia.

Les yeux de Lia s'écarquillèrent légèrement à cette remarque. D'aussi loin qu'elle se souvienne, c'était la première fois qu'on lui faisait un tel compliment. Son apparence physique était davantage sujette aux sarcasmes qu'à la gentillesse. Et cela lui faisait plaisir d'entendre du bien d'elle, pour une fois… Même si cela venait de la bouche d'une vieille femme.

- Merci beaucoup, répondit-elle simplement. Ne sachant quoi répondre d'autre.

Et y avait-il seulement quelque chose d'autre à ajouter ?

- Tu dois avoir faim. Viens donc te joindre à nous pour manger.

- Merci, mais… je ne mérite pas tant d'honneur, je…

- Ne discute pas jeune fille, j'insiste ! Et puis, tu ne peux pas repartir, le ventre vide ! acheva la veille femme avant de prendre Lia par la main pour sortir de la tente.

Un léger soupir s'échappa des lèvres de Lia alors qu'elle observait le soleil décliner dans un ciel dégradé de rouge et de jaune. La jeune femme tourna la tête en direction des femmes qui dansaient joyeusement autour du feu tandis qu'une légère brise venait caresser son visage et jouer avec les mèches de ses cheveux. Elle se sentait bien ici. Les gens avaient été tellement accueillants avec elle. Bien plus qu'elle ne l'aurait imaginé… Et pour la première fois depuis des semaines, elle avait même pu manger à sa faim.

Lia rabattit les deux extrémités de son long manteau bleu canard sur sa poitrine. Ses yeux s'écarquillèrent quelque peu lorsqu'elle vit les femmes effectuer d'étranges mouvements avec leur bras et leur tête. Elles semblaient absentes. Totalement en transe.

- Cette danse s'appelle la danse de la lumière, déclara une voix féminine à côté d'elle.

- La danse de la lumière ? répéta Lia incrédule.

- Oui. Elle permet de nous connecter avec la lumière créatrice. Celle de la grande déesse pour qu'elle nous protège.

- Je vois. Mais pourquoi au crépuscule ? Ne serait-il pas plus judicieux de faire cela en plein jour, en pleine lumière ?

- Parce que c'est la nuit que nous sommes souvent le plus attentifs à nos ressentis et à nos émotions. Bien sûr, il faut savoir écouter. Sais-tu écouter, Lia ?

- Oui, je suppose…

- Tu ne veux pas essayer ?

- Je, je ne sais pas danser…

- Il n'y a pas besoin de savoir danser. Il suffit simplement… de se laisser porter par la musique ! s'exclama la jeune femme en entrainant Lia avec elle dans le cercle de femmes.

Une légère grimace se peigna sur le visage de Lia alors qu'elle observait les femmes danser autour d'elle, quelque peu mal à l'aise. Se laisser guider par la musique jouée par certains villageois s'avérait plus difficile à mettre en pratique que la théorie elle-même.

Elle n'avait jamais vraiment dansé de sa vie. Elle ne savait pas trop comment s'y prendre et elle ne voulait pas se sentir ridicule. Pourtant, les femmes autour d'elle ne semblaient pas du tout se préoccuper de l'image qu'elles renvoyaient. Bien au contraire.

Cela paraissait si facile… Lia ferma les yeux et concentra son attention sur le bruit des tambours. Puis sans qu'elle ne s'en rende réellement compte, son corps se mit à bouger de lui-même, sans qu'elle ne le commande vraiment.

À cet instant, elle mit toutes ses appréhensions de côté, se laissant aller, transporté par le son. Elle se sentait légère. Ses pensées troublées avaient totalement quittées son esprit. Sa lumière se faisait plus intense. Son corps et son énergie se régénéraient à mesure qu'elle continuait à danser.

Plus rien n'avait d'importance à cet instant. Elle voulait simplement… danser. Pour elle. Pour le salut de son âme. Pour un avenir meilleur…

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Le soleil était à peine levé depuis quelques heures, que la chaleur commençait déjà à se faire sentir. Un léger sourire se dessina sur les lèvres de Bakura alors qu'il observait discrètement les marchands de la ville s'agiter autour de leur étalage.

Cela faisait quelques jours qu'il n'avait pas mangé et il était temps de faire quelques emplettes. Il devait faire vite, cependant, les gardes n'allaient tarder à arriver. Il est encore trop tôt pour se faire remarquer. L'endurance, et l'observation étaient des qualités essentielles, pour un voleur digne de ce nom.

Pour ne pas dire, vitales.

C'était le gage de la survie. Il fallait faire preuve de patience et de rapidité pour ne pas se faire prendre. Tout était une question de dosage. Heureusement pour lui, Bakura excellait dans ce domaine. Le jeune homme aux cheveux blancs profita d'un instant d'inattention d'un des marchands pour intervenir et filer tout aussi rapidement et discrètement.

Un peu de pain quelques oignions. ..Ce n'était pas grand-chose, mais il avait l'habitude de se contenter de peu. Et les gardes commençaient à affluer. La prudence était donc de rigueur. Un bon voleur devait savoir évaluer lorsqu'il pouvait agir et lorsqu'il devait battre en retraite pour mieux revenir.

Après avoir soigneusement rangé son butin Bakura emprunta le labyrinthe des petites ruelles qui menaient à la sortie de la ville.

Ses yeux se plissèrent lorsqu'il vit une personne de petite taille dissimulée sous un manteau beige à capuche lui barrer la route. Bakura se stoppa net.

- Écarte-toi de mon chemin, lança-t-il.

- Où vas-tu comme ça, jeune homme ?

- En quoi ça te regarde ? Écarte-toi.

- Tu m'as l'air bien perdu dis-moi. J'ai certaines dispositions à connaître l'avenir. Je peux t'aider à y voir plus clair sur le tient si tu le désire.

- Tss, je connais déjà mon avenir. Je n'ai pas besoin qu'on me le prédise.

Il contourna la vieille dame pour continuer sa route.

- Je vois une jeune femme. Une jeune femme que tu connais très bien, annonça l vieillarde. Fais-la tienne, et elle te donnera le bonheur auquel tu aspires tant secrètement. Mais prends garde, car une épreuve vous attend. Garde-là auprès de toi. Rejette-là, et le malheur s'abattra encore plus sur toi... acheva-t-elle avant de disparaître dans la ruelle.

Bakura resta quelques instants figé sur place, les yeux fixés sur un point invisible. De quoi se mêlait-elle ? Il ne lui avait rien demandé ! Il savait très bien où il allait. Et c'était sa revanche sur ce maudit pharaon qui l'attendait. Mais chaque chose en son temps. Bakura décida de ne pas prêter attention aux divagations de cette vieillarde, et poursuivi sa route…