Genre : ficlet (404 mots)
Timeline : post-Galaxia ; futur proche
Univers : manga
Note : spoilers sur l'arc Stars et surtout, fluff-alert, allergiques au sucre et aux dégouliniaiseries, s'abstenir !
De sable et d'étoiles
Parfois, après un agréable dîner en amoureux en ville, Usagi aimait demander à Mamoru de les conduire à l'extérieur de la ville. Ils s'arrêtaient le plus souvent sur la plage et profitaient silencieusement de la présence l'un de l'autre, échangeant quelques baisers tandis que leurs doigts s'entrelaçaient sur le sable frais entre eux. Les vagues s'échouant sur le rivage égrenaient les secondes puis les minutes qui passaient.
Puis Usagi levait les yeux et observait les étoiles accrochées à la voûte céleste d'un bleu si sombre qu'il en paraissait noir d'encre. Elle commençait à sourire puis désignait des points brillants sur le canevas céleste. Ce n'était pas un sourire franchement heureux ni vraiment triste mais invariablement, alors que le décompte des astres se prolongeait – « Là, c'est Ami-chan. Là, Mako-chan. Et il me semble que c'est Hotaru-chan qui brille par-là. » – son sourire s'affadissait pour prendre une teinte plus mélancolique. Sa voix faiblissait tandis que dans son esprit revenait l'image d'une princesse rousse entourée de trois vaillantes guerrières. Mamoru ne les connaissait pas mais Usagi lui avait finalement expliqué certaines choses et il était reconnaissant envers elles d'avoir épaulé sa fiancée en son… absence. La logique voulait qu'elles aussi eussent profité des pouvoirs de la Gardienne du Cosmos mais rien n'était sûr. Et quand bien même, elles n'avaient aucune raison de revenir les voir et eux-mêmes ne pouvaient se rendre sur leur planète pour des remerciements et des adieux en bonne et due forme.
Les yeux d'azur, assombris par la nuit, d'Usagi balayaient le ciel en vain. Mais Mamoru ne s'inquiétait pas car il savait que le sourire de son aimée revenait et se faisait plus espiègle et curieux tandis que ses doigts fins, qui pouvaient pourtant être si forts lorsqu'ils maniaient ses armes de guerrière, pointaient d'autres étoiles. Inlassablement, elle demandait :
« Tu penses qu'autour de cette étoile, il y a des planètes protégées par des Sailor Senshi ? Et là, tu penses que nous avons des sœurs d'armes ? Cette étoile est si belle, ses gardiens doivent être si vaillants et justes… »
Puis venait l'éternelle déclaration qui lui gonflait le cœur d'une joie indicible, toujours la même mais jamais il ne s'en lassait ni même s'y habituait :
« Je suis sûre que, dans toute l'immensité de l'Univers, il n'y a pas deux personnes qui soient aussi heureuses ensemble que toi et moi, Mamo-chan. Tu seras mon prince pour l'éternité. »
