Bonsoir ou Bonjour.
Je suis super contente de voir que cette nouvelle fiction plaise autant. Merci à vous lecteurs/lectrices. Vous êtes les meilleurs.
Disclaimer : Les personnages ne m'appartiennent pas. ( Personnages légèrement OOC )
Univers : UA sans magie
Rating : M
Publication : 1 fois par mois ( au moins )
État de la fiction : en cours
Bêta-lecteur : mon merveilleux Byakkance
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LE COURTISAN D'UN LORD
Chapitre 3
- Sirius, mon ami, comment vas-tu ? s'exclama Severus qui venait de pénétrer dans le beau restaurant qui n'accueillait que les membres de la haute société. Où étais-tu passé hier soir ?, demanda-t-il après avoir donné une accolade amicale au fameux Sirius.
- Je vais bien mon ami. J'ai dû m'absenter pour la journée. Pour affaire. Je suis rentré affreusement tard, répondit son ami. Et toi comment te sens-tu ? Je suis sûr que tu as passé la soirée à boire tel l'ivrogne que tu es, rit-il.
- À qui le dis-tu ! ricana Severus. Ah… tu n'étais pas là pour m'accompagner. Ce bon vieux Remus n'est pas vraiment un compagnon de beuverie.
- Tu sais bien à quel point il n'est pas amusant, affirma Sirius, avant de s'esclaffer.
- Merci, grimaça le ledit Remus. Bonjour Lord Riddle. Je ne m'attendais pas à vous revoir de sitôt.
Enfin une personne qui daignait porter attention à Tom qui s'était senti de trop dans ces retrouvailles.
- Bonjour à vous aussi, Remus, salua-t-il d'un signe de la tête. Moi non plus à vrai dire, je ne comptais pas revenir de sitôt en cet endroit. Pas que cela soit dérangeant, mais...
- Je comprends, le coupa Remus.
Hier soir, Severus lui avait expliqué pourquoi il avait laissé tomber son ami, après que ce dernier ait porté des propos injustes envers leur enseigne. Voilà pourquoi il était quelque peu surpris de la présence de celui-ci.
- Lord Riddle ?, intervint Sirius, en regardant le fameux Lord en question, les sourcils froncés.
- Ah… Laisse-moi te présenter un bon ami à moi, Lord Tom Riddle !
- Ravi de vous rencontrer, dit Sirius en se levant de sa chaise pour lui tendre une main.
- Enchanté, salua Tom, en serrant brièvement la main tendue.
- Asseyez-vous, reprit Sirius en s'asseyant.
Les deux amis s'assirent en face de leurs hôtes. Tom avait le regard scrutateur. Comme la veille, il scrutait la salle de restaurant qui était bien pleine. Il ne pouvait nier que le Vif d'Or était vraiment un établissement très fréquenté, que ce soit la journée, comme le soir.
- Alors My Lord, s'exclama Sirius, les bras croisés. Qu'êtes-vous venu faire à Londres ?
- Je suis ici pour affaire.
- Oh ! Et quel genre d'affaire si cela n'est pas indiscret ?
- Je compte construire un commerce au plein centre ville. Je suis venu ici pour négocier le terrain qui m'intéresse avec le Maire.
- Oh, ce bon vieux Fudge, sourit Sirius. Vous l'a-t-il vendu ? Ce terrain.
- Nous sommes tombé sur un accord.
- C'est une bonne chose pour vous. Et que vendez-vous ?
- Des jouets et des friandises, répondit Tom.
- Hum... fort bien. Et toi Severus, tu es là pour...
- En tant qu'accompagnateur. Tom n'est jamais venu à Londres. Il lui fallait un guide.
- Toi, pour ainsi dire, ricana Sirius.
- Exactement, sourit son ami.
- Bien ! Il serait bien que nous commandions notre repas. Qu'en dites-vous ? Je vais aller demander qu'on nous prépare le plat du jour. Cela vous va, ou vous désirez autre chose ? demanda Sirius, en scrutant les trois hommes autour de la table.
- Non, moi cela me va, répondit Remus, en lui souriant.
- À moi aussi.
- Et vous My Lord ?
- Cela me va aussi, dit Tom, à son tour.
- Bien. En même temps je prendrais une bouteille de notre meilleur vin, dit Sirius, avant de s'en aller en direction des cuisines.
Tandis que Sirius était occupé autre part, les trois autres hommes se mirent à discuter de tout et de rien. Ou plutôt Remus et Severus parlaient, alors que Tom écoutait d'une oreille attentive l'échange qui se déroulait sous ses yeux. Il était encore mal à l'aise. Il ne connaissait pas assez bien les deux hôtes pour se sentir à son aise et se laisser aller dans une discussion. Et puis, son esprit était ailleurs. Il repensait à la discussion qu'il eut plus tôt avec Severus qui l'avait incité à aller présenter ses excuses à Harry. Et bien sûr, cela l'amena ainsi à penser au jeune homme.
Il se demandait bien comment il allait amorcer un pas vers celui-ci étant donné qu'il lui avait clairement fait comprendre qu'il ne souhaitait plus le voir en ce lieu. Mais surtout, comment il allait se présenter à lui ?
Mine de rien, il ne ressentait pas l'envie d'aller faire face au jeune homme. Mais il n'avait pas vraiment le choix. Severus avait été intraitable à ce sujet. Il devait s'excuser et ce, en bonne et due forme. Son ami ne le lâcherait pas s'il lui venait l'envie de ne pas aller présenter ses excuses.
Perdu dans ses pensées, il ne vit pas la nouvelle personne qui venait d'arriver avec des papiers en mains.
- Bonjour Harry, s'exclama Severus en coupant court à sa conversation.
Ce fut la voix de son ami, prononçant le prénom de celui qui occupait toutes ses pensées depuis la veille, qui le sortit de ses rêveries. Levant les yeux vers le nouveau venu, Tom tomba directement dans un regard vert, fort déstabilisant. Le jeune homme le regardait avec les sourcils froncés. Il n'y avait pas doute, le nouvel arrivant se demandait pourquoi il était revenu, surtout après ce qu'il s'était passé la veille.
- Severus, se reprit Harry, en lorgnant sur son ami. Bonjour à toi aussi. Je vois que tu as décuvé.
- J'ai eu du mal à me lever ce matin, mais ça va mieux, sourit Severus. Ah laisse moi te présenter mon ami, reprit soudainement Severus, un rictus narquois sur les lèvres. Lord Tom Riddle. Tom je te présente Harry, il est le filleul de Sirius, et aussi de Remus, évidemment, dit-il en souriant à Remus.
- My Lord, salua Harry, d'une voix impénétrable.
Il avait été bien élevé. Alors même si le lord n'était pas vraiment le bienvenu pour lui, il devait se montrer respectueux, en saluant l'invité.
- Bonjour, dit simplement Tom, ne sachant quoi dire d'autre.
- Où est Sirius ? Demanda Harry. J'ai deux-trois trucs à voir avec lui, dit-il en montrant les papiers qu'il tenait.
- Il y a un problème ? s'exprima Remus, les sourcils froncés.
- Pas vraiment. Je suis allé vérifier les stocks et j'ai constaté que nous serons bientôt en fin de série pour certains produits, dont des bouteilles de vins rouges et blancs. Il faut que Sirius passe commande au plus vite. Aujourd'hui, si cela est possible.
- Je vois, souffla Remus, en passant une main dans ses cheveux. Écoute, là nous allons prendre notre repas. Mais je dirais à Sirius de te rejoindre pour que vous vous occupiez de ça. Cela te va.
- Bien sûr. J'étais juste venu le prévenir.
- Tu as bien fait.
- Bien, je vais vous laisser. Je vous souhaite un bon appétit, dit Harry, avant de jeter un dernier regard à Tom qui se sentit analyser avec minutie.
Lorsqu'il le vit s'en aller, il se demanda si ce n'était justement pas le bon moment pour lui parler mais il n'arrivait pas à se décider. Détournant son regard, il vit son ami le regarder fixement, lui faisant clairement comprendre qu'il n'avait pas oublié la réelle raison de sa venue. Haussant un sourcil et les bras croisés, Severus lui fit un signe de tête lui faisant comprendre d'aller rattraper Harry. Et c'est ce qu'il fit sous le regard satisfait de son ami.
- Veuillez m'excuser, je dois me rendre aux commodités, s'exclama Tom, en se levant.
Sans attendre de réponse, il s'en alla, prenant la même direction du plus jeune. Il marcha d'un bon pas, pour être sûr de pouvoir le rattraper avant qu'il ne lui échappe.
Lorsqu'il arriva dans un long couloir, au loin il vit le pus jeune qui allait, sans plus tarder, tourner à une intersection, pour s'engager dans un autre couloir.
Que devait-il faire ? L'appeler ? Mais pour cela il devait alors crier et ce serait incorrect d'agir de la sorte. Pourtant, il n'avait pas vraiment le choix.
- Attendez, s'exclama-t-il d'une voix forte, malgré lui.
À l'autre bout du couloir, Harry s'arrêta soudainement, avant de se retourner lentement vers la personne qui venait de le héler. Lorsqu'il vit que celle-ci n'était autre que le fameux Lord Riddle, ses yeux se plissèrent. Que lui voulait-il ?
- Vous n'avez pas à être là, dit Harry d'une voix tout aussi forte.
- Je le sais bien. Mais il fallait que je vous vois pour... reprit Tom, avant de s'arrêter.
- Pour ? l'incita Harry, à continuer.
- Pour m'excuser, avoua difficilement Tom.
- Sincèrement ? demanda Harry, les yeux exprimant un intérêt soudain, face à la situation.
- Honnêtement, c'est Severus qui m'a obligé à revenir. Pour que je puisse vous présenter mes excuses.
- Donc... si je comprends bien, commença Harry en s'avançant vers l'autre homme. Vous ne seriez jamais venu de vous-même, pour me présenter vos excuses ?
- Effectivement, avoua Tom. Je suis bien trop fier pour faire une telle chose, même-si je suis la personne en tort.
- Je vois, murmura Harry. Alors elles ne sont pas vraiment sincères !
- Écoutez... Même-si c'est Severus qui m'a convaincu de venir vous voir... J'avais compris que mes paroles avaient été plus que malvenues et incorrectes. Tôt ou tard, je serais - je pense - venu vous présenter mes excuses. Surtout après avoir entendu mon ami me parler de cet endroit et de... vous.
- Comment cela ? demanda Harry intrigué.
- De voir Severus prendre votre défense, ainsi que votre établissement... .Je vous avoue que cela a suscité ma curiosité. J'ai eu un jugement beaucoup trop hâtif !
- Effectivement, oui, approuva Harry.
- Donc... je vous prie de m'excuser de vous avoir insulté de la sorte, reprit Tom, quelque peu gêné face au regard insistant.
- Bien ! Mais...Je veux bien accepter vos excuses que si vous reveniez ce soir pour voir de vos propres yeux ce que cet endroit offre de plus que les maisons closes. Voir comment nous fonctionnons. Avoir votre propre jugement, proposa soudainement Harry, en croisant les bras.
- Sérieusement ? dit Tom surpris par la proposition du plus jeune.
- Le seul moyen que vous ayez pour prendre connaissance de ce que nous faisons entre ses murs est de venir voir par vous même, en vous fondant dans le décor.
- Eh bien ma foi... oui, acquiesça Tom, légèrement indécis. Vous pourriez être... .mon guide en ces lieux.
- Votre guide ?, dit Harry, en haussant des sourcils.
- J'aurais sûrement des questions, auxquels vous sauriez me répondre.
- Oui, cela ne me dérangerait pas d'être votre guide, accepta alors Harry, compréhensif. Ce soir je suis supposé être de surveillance, mais je peux trouver quelqu'un pour me remplacer afin de passer la soirée en votre compagnie.
- Bien sûr, dit Tom.
- Très bien, sourit doucement Harry, toujours aussi surpris par la tournure que prenait cette deuxième rencontre. Alors nous nous retrouvons ce soir, dit-il avant de rependre son chemin.
- Suis-je excusé ? demanda Tom, voulant être sûr.
Harry se retourna vers lui, avec un sourire charmant sur les lèvres.
- Je crois que oui, dit-il avant de s'en aller pour de bon.
Tom le regarda s'en aller, admirant sans se rendre compte sa silhouette fine et élancée. Bon sang ! se reprit-il. Jamais auparavant il aurait regardé d'une telle manière un homme. Mais ce jeune homme n'était pas comme les hommes qui croisaient habituellement sa route. Ce jeune homme était plus que cela.
Tout compte fait, cette deuxième approche avait été plus posée. Il avait présenté ses excuses et mine de rien il se sentit beaucoup mieux. Cependant, il ressentait une certaine appréhension pour le soir. Ce n'était pas de son rang de se retrouver dans ce genre d'endroits où hommes et femmes venaient se détendre entre les bras de jeunes hommes ou femmes.
Encore fort déboussolé, il se reprit en soufflant. Il était temps de rejoindre Severus et ses amis.
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Dans l'après midi Tom s'était rendu à la Mairie tandis que Severus était retourné à l'hôtel pour se reposer un peu.
Assis en face du maire de la ville, qui avait pour nom Fudge, Tom attendait que celui-ci finisse de relire une nouvelle fois le contrat.
- Tout compte fait… s'exclama soudainement le maire. Je pense que percevoir 30% des bénéfices serait nettement mieux.
- 30% dites-vous, gronda la voix de Tom. Hier vous m'avez proposé 20% et j'ai fini par les accepter.
- Je sais, mais entre temps, j'ai pu faire des recherches sur votre entreprise, et d'après ce que j'ai appris, le commerce de vos jouets et friandises marche très bien. Et je suis sûr que votre boutique ici à Londres marchera tout autant que les autres. 30%, c'est deux fois rien.
- Oh vraiment, ironisa Tom. Nous avons convenu que vous toucherez 20% des bénéfices. Pas un pourcent de plus.
- 30% sinon... Je ne signerais pas ses papiers ! dit-il en montrant le contrat. Et vous ne pourrez donc pas construire votre nouveau commerce ! s'exprima Fudge, les mains croisées sous son menton.
Plissant des yeux Tom fixa l'homme grassouillet qui était assis en face de lui. Cette espèce de goret osait une fois de plus négocier le pourcentage des bénéfices. Jamais personne n'avait encore osé lui faire un tel chantage. Car pour lui s'en était bien un. Pas de doute même.
Mais Tom voulait ce terrain qui avait un emplacement parfait dans le centre ville. Il était sûr que sa boutique, à cet endroit-là, serait visitée par la populace et autres. Avoir négocié 20% avait été déjà pas mal. Mais 30%, c'était beaucoup trop. Malgré tout, il ne pouvait pas repartir sans avoir réussi à avoir ce qu'il était venu chercher ici. Alors bon gré mal gré, il céda.
Soufflant il se leva et darda de son regard glacial le vieil homme qui déglutit face au regard, avant de se redresser sur sa chaise.
- Hum...Alors ? dit Fudge, d'une voix peu sûre.
- Très bien. J'accepte, claqua froidement la voix de Tom.
- Ah ! Bien, bien, s'exclama alors joyeusement le Maire. J'aime faire des affaires avec vous My Lord, dit- il tout en signant les papiers. Voilà, le terrain est à vous. À vous d'en faire bon usage.
- Bien, tonna Tom, en prenant les papiers. Je crois que nous en avions fini pour de bon, dit Tom.
- Oui. J'espère vous revoir.
- C'est cela, sourit faussement Tom avant de s'en aller sans plus de cérémonie.
Dès qu'il eut mit un pied à l'extérieur, il se dirigea avec hâte vers la voiture qui l'attendait. Dès qu'il monta à l'intérieur, il ordonna au chauffeur de le conduire à l'hôtel.
S'il n'était pas maître de ses émotions, Tom aurait volontiers éclaté de colère, avant de vouloir étrangler ce maire pour son audace. Savoir qu'il allait devoir lui verser une telle part de ses bénéfices, ne l'enchantait guère. Toutefois il n'avait pas eu le choix. Il lui fallait à tout prix ce terrain, même si pour cela il avait dû faire de petits sacrifices.
Soupirant, il passa une main dans ses cheveux, alors qu'il regardait les rues défiler à travers l'une des fenêtres de l'habitacle.
Soudainement, il se dit que maintenant que son affaire était réglée, il aurait eu dans l'idée de rentrer chez lui. Pourtant, il n'en ressentit aucunement l'envie. Il n'était pas pressé de revoir ses parents, et surtout sa mère. Et puis, ce soir il avait été invité par Harry, afin d'en savoir plus sur son monde. Tout compte fait, il allait pouvoir passer une soirée entière en sa compagnie. Et il était autant impatient qu'anxieux.
Ce soir, il allait peut-être en découvrir un peu plus sur cet Harry car, mine de rien, il désirait réellement en apprendre sur lui. Savoir qui il était, mais surtout savoir pourquoi avait-il décidé de devenir un courtisan. Qu'est-ce qu'il l'avait poussé à le devenir ? Il avait tant de questions qu'il espérait pouvoir lui poser.
Enfin, il verrait bien. Il était impatient de retrouver celui qu'on appelait le « Bel émeraude ».
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Comme prévue, ce soir-là, Tom était retourné au Vif d'Or, accompagné de Severus qui, comme toujours, affichait cet air béat pour le moins horripilant, selon l'avis de Tom.
Comme la première fois, ils avaient tout d'abord dîné. Comme le midi, Sirius et son compagnon s'étaient joints à eux. Tom avait pu en apprendre plus sur ce couple qui, dans leur propre monde, ne se cachaient pas aux yeux de leur entourage, assumant leur relation. En revanche, Sirius lui avait fait comprendre qu'ils se tenaient loin des problèmes que leur relation malsaine pourrait créer dans la société. Mais grâce à leur relation amicale qu'ils avaient pu nouer avec le Maire de la ville, les deux hommes ainsi que leur enseigne étaient protégés de tout danger auxquels ils pourraient être exposé ou confronté.
D'ailleurs savoir cette information avait surpris Tom qui ne s'attendait pas à ce que le Maire puisse veiller sur les propriétaires du Vif d'Or. Mais il sut pourquoi, lorsque Severus lui avait fait savoir que c'était parce que l'homme lui-même était un habitué des lieux et qu'il appréciait grandement la compagnie des courtisanes, comme des courtisans, malgré la vie de famille qu'il avait.
Pas dupe, Tom avait alors comprit que tous, se protégeaient mutuellement. Les frasques du Maire ne sortaient pas cet endroit et c'était ce qui leur permettait que rien n'arrive de fâcheux à l'enseigne, pour ces « extras », et aux propriétaires qui aux yeux de certaines personnes n'étaient pas normal.
Enfin, tout cela pour dire qu'il fut extrêmement surpris par toutes ses informations.
Alors qu'il marchait avec Severus dans le couloir qui menait à l'antre des courtisans, il sortit de ses pensées lorsqu'il entendit son ami héler d'une voix forte une femme d'une trentaine d'années qui discutait avec le jeune Harry devant l'entrée de la salle.
- Marta, quel joie de te voir, s'exclama Severus.
- Oh! Severus. Je ne te savais pas de retour à Londres.
- Je suis là depuis hier maintenant, dit-il avant d'aller déposer un baiser sur sa joue. D'ailleurs, hier soir j'étais ici, mais tu n'étais pas là.
- Oh oui, hier je n'étais pas de surveillance, du coup j'ai pris ma soirée, sourit la dénommée Marta. Eh bien... dit-elle en zieutant sur Tom. Quel beau spécimen nous amènes-tu ?
- Laisse-moi te présenter Lord Riddle, un très bon ami à moi. Tom, voici Marta, c'est elle qui est chargée de surveiller, la plupart du temps, l'antre des courtisanes, ses filles, comme elle aime les appeler.
- Enchanté, salua poliment Tom, quelque peu tendu.
- De même My Lord. C'est toujours un plaisir de voir de nouvelles personnes en ce lieu. Surtout s'ils sont aussi beaux que vous, lui dit-elle, dans un clin d'œil. J'espère que vous allez apprécier votre soirée.
- Je vais y veiller, s'exclama soudainement Harry, jusqu'ici muet.
- Oh, fort bien. Vous êtes alors d'entre bonnes mains, lui dit-elle. Bien ! Je me dois de retourner dans mon antre, dit-elle. Severus ! Que fais-tu ?
- Je vais rester un moment ici et je descendrais peut-être plus tard.
- D'accord, acquiesça-t-elle avant de s'en aller.
- Bien ! Et si nous allions nous détendre, dit Severus avant d'ouvrir la porte.
Ce dernier salua un jeune homme qui était l'un des surveillants de l'endroit. Celui-ci reconnaissant Severus, le salua chaleureusement, avant de le laisser arpenter la salle à sa guise.
- Vous n'êtes pas obligé d'y entrer, s'exprima Harry, resté à l'entrée auprès du Lord alors qu'il regardait Severus rejoindre un coin où se trouvait deux autres hommes en charmante compagnie, hommes que Severus connaissait bien. Je sens bien que vous êtes mal à l'aise, dit-il en se tournant vers le Lord qui était resté figé.
- Non. Je veux dire... Il faut que je me fasse mon propre avis sur ce genre... d'ambiance. Et quoi de mieux d'en être directement spectateur, comme vous me l'aviez suggéré.
- C'est vous qui voyez. Je ne vous force à rien, haussa des épaules Harry. Mais sachez qu'ici, « détente » est le mot d'ordre.
- Je l'avais bien compris !
Tom souffla sa réponse en voyant tous ces hommes et même des femmes assis sur des sortes de divans posés à même sur le sol, entourés de grand oreillers et tapis persans. Le tout accompagné de tables basse où dessus, chez certains, y étaient déposées des bouteilles de vins et un narguilé qui servait à fumer l'opium.
- Vous me suivez, dit Harry, en lui souriant doucement.
- Je vous suis, répondit difficilement Tom, le corps encore tendu.
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Assis dans un coin de la salle depuis une vingtaine de minutes, Tom regardait d'un regard scrutateur l'endroit, analysant chaque fait et geste de toutes les personnes présentes. À ses côtés, Harry lui jetait de temps à autres des regards pour tenter d'analyser ses expressions. Cela se voyait que le Lord était fort mal à l'aise, mais Harry ne pouvait nier qu'il était tout de même content que ce dernier ait pris sur lui pour le suivre et découvrir son monde. La rencontre houleuse qui avait eu entre eux était oubliée. Maintenant il ne désirait qu'une chose, découvrir cet homme qui l'avait séduit d'un simple regard.
Harry osa se rapprocher du Lord, se collant presque à son flanc gauche, le faisant sursauter par cette soudaine proximité dont il ne s'attendait absolument pas. Tom le regarda un moment avec surprise, avant que le jeune homme ne lui envoie un sourire.
- Est-ce que ça va ? demanda Harry, assez proche du Lord, qui déglutit difficilement en le voyant si proche de lui.
Il pouvait sentir sa chaleur, mais aussi son odeur qui dégageait un doux parfum, qu'il apprécia grandement.
- Je...crois, répondit-il, peu sûr de lui.
- Peut-être voudriez-vous boire un verre de vin. Peut-être même que vous voudriez fumer de l'opium.
- Je ne fume pas, dit Tom. Mais j'apprécierais un verre de vin rouge.
- Je vais faire venir une bouteille, sourit alors Harry, avant de héler un jeune courtisan qui passait devant eux.
Celui-ci, très peu vêtu, ne portait qu'une longue tunique, qui laissait apercevoir un début d'un torse imberbe et finement musclé ainsi que de longues jambes fines et toutes aussi imberbes.
Déstabilisé par la vision que le jeune homme rejetait aux yeux de Tom, il détourna le regard, sentant un sentiment de gêne monter en lui. Harry le remarqua, mais ne dit rien, se contentant de demander à son comparse de leur apporter une bouteille de leur meilleur vin rouge. Souriant, celui-ci acquiesça, avant de se relever et de s'en aller chercher la commande de son camarade.
- Portez-vous toujours ce genre de tenue si...légère ? demanda Tom, en voyant le jeune homme s'en aller.
- Oui. Sauf ceux qui sont de surveillances, répondit Harry. Faire naître le désir, l'envie et autre chez toutes ces personnes, continua Harry en montrant les clients autour d'eux. C'est cela que nous faisions et par n'importe quel moyen.
- Je vois. Et si j'ai bien compris, il y a des surveillants.
- Oui. C'est obligatoire. Il y en a deux par antre. Ils sont là pour veiller à ce que tout ce passe bien. Qu'il n'y ait aucun débordement. Ce soir était mon soir de surveillance. À cause de vous, j'ai échangé ma place. Je le serais demain.
- Serait-ce un reproche ? dit Tom, sur le ton de la taquinerie, ce qui le surprit.
- Pas le moins du monde, sourit Harry, le regard brillant.
Le jeune courtisan qui était parti chercher leur bouteille de vin rouge, revint avec la fameuse bouteille et deux verres en main. S'abaissant vers la petite table basse en bois, il déposa le tout, avant d'ouvrir la bouteille et de servir les deux hommes face à lui, sous les yeux scrutateurs de Tom. Après les avoir servit, laissant la bouteille à leur bon soin, il se releva et leur souhaita une bonne soirée.
- J'espère que vous passez une bonne soirée, malgré tout, dit Harry en prenant les deux verres pour en donner un à son invité.
- Eh bien pour l'instant...Oui. Mais cela est parce que vous êtes là, avoua-t-il.
- Oh ! fit Harry, sentant un frisson de contentement face cette affirmation.
Embarrassé, Tom détourna le regard avant de porter son verre à ses lèvres. Sa gorge était devenue soudainement sèche. Bon sang, que lui arrivait-il. D'abord il le taquinait et maintenant voilà qu'il lui avouait passer une bonne soirée. Ce qui était véridique d'ailleurs. Mais tout de même... Qu'est-ce que tout cela voulait dire ?
- Comment trouvez-vous l'endroit?, demanda Harry pour briser le silence qui s'était installé entre eux.
- Étrange et suffoquant par la fumé de l'opium, mais pas désagréable en soi.
Le regard de Tom tomba sur un homme plus loin qui était accompagné d'un courtisan vu sa tenue. Ce dernier était presque avachi sur l'homme qui fumait et parlait en même temps sous les yeux du courtisan qui tenait un verre de vin à la main. L'homme, vu comment il était habillé, devait être aussi un Lord ou peut-être juste un homme d'affaires. Celui-ci était à l'aise, cela se voyait vu comme il se comportait envers le jeune homme qui se laissait toucher sans aucune honte par moment. Mais Tom remarqua que l'homme restait pudique dans ses touchers.
- Donc...votre but est de faire passer un bon moment aux clients ? Et cela, par n'importe quel moyen ? parla soudainement Tom, en posant son regard sur Harry qui était avachi sur le dossier du divan.
- Oui, répondit Harry en ancrant son regard brillant dans celui foncé de l'autre homme.
Il s'installa plus confortablement, pliant l'une de ses jambes sous l'autre et se tourna vers le Lord qui le regarda faire, sans bouger. Le sourire aux lèvres, Harry prit une gorgée de vin, avant de poser son verre sur la table basse.
- Par n'importe quel moyen, oui, reprit Harry. Et vous en avez été témoin l'autre nuit. Vous m'avez vu donner un spectacle de musique. Nous aimons faire de telles prestations et les clients en raffolent parce qu'ils apprécient cela. Voir une courtisanes ou un courtisan danser, chanter ou jouer d'un instrument de musique les émerveille, expliqua Harry. Bien sûr, autre que cela, nous pouvons aussi tenir compagnie à certains qui le demandent, en tête à tête ou en groupe.
- Hum... Quand vous dites en tête à tête, cela veut dire un moment intime avec le client.
- Non, pas forcément. Regarder là-bas, dit Harry.
Ce dernier lui montra l'homme, que plus tôt, il avait analysé. Celui-ci était toujours en compagnie du jeune courtisan qui cette fois-ci s'était assis aux côtés de l'homme. Ce dernier avait passé un bras derrière sa nuque, continuant de fumer et de parler sous les yeux attentifs de sa compagnie d'un soir qui hochait par moment de la tête.
- Certains demandent juste à passer un moment comme celui-ci sans qu'il y ait de relation plus poussée. Oh bien sûr, je ne dis pas que certains d'entre nous n'acceptons pas de passer une soirée intime avec l'un des clients. Mais cela n'est juste pas obligatoire.
- Très bien, je crois comprendre votre mode de fonctionnement. Mais toutes ces personnes payent pour tout ça, dit Tom, les sourcils froncés. Non ?
- Si, confirma Harry. L'antre des courtisans et courtisanes ne s'ouvrent qu'à partir de huit heures du soir. Les clients qui souhaitent y passer le reste de leur soirée, réservent leur place. Pour cela, ils doivent d'abord aller trouver les surveillants assignés pour la soirée ou Remus, afin de payer leur entrée. Leur nom est alors noté dans un carnet, et le soir venu, les surveillants les accueillent en vérifiant qu'ils sont bien sur la liste. Bien sûr, certains viennent directement le soir et payent donc directement sur place.
- Tout le monde paye le même prix ?
- Non, les lords et les célébrités, comme le maire par exemple, qui est un habitué des lieux, payent plus cher.
- Ce n'est pas très juste, sourit finement Tom.
- Peut-être… mais cela ne les gêne pas. Ils ont les moyens. En même temps, entre nous, ils payent plus cher pour nous faire taire. Nous ne divulguons pas qui vient ici. Tout ce qui passe au Vif d'Or reste au Vif d'Or. C'est l'une des règles d'or, expliqua Harry. Seuls les habitués ont connaissance de ce qu'offre le Vif d'Or. Bien sûr, nous acceptons de nouvelles personnes qui ont été mises au courant par des habitués dignes de confiance.
- Je comprends mieux. Mais indirectement...vous êtes payé pour avoir des relations intimes ?
- Eh bien ma foi... oui. Mais la manière dont cela est fait est moins dégradant que dans une maison close où le seul but des femmes, et même des hommes dans certains endroits, est seulement d'avoir des relations sexuelles avec leur clients. Comme je vous l'ai dit, ici ce n'est pas une obligation. Voilà où est vraiment la différence et pourquoi cela m'a blessé lorsque vous nous avez insulté de putains, dit Harry.
- Et je m'en excuse une nouvelle fois, dit Tom, gêné devant le regard vert si déstabilisant, fixé sur lui. Je m'étais rendu bien trop tard de la portée de mes paroles.
- Dans un sens, je peux comprendre votre attitude, dit alors Harry. Vous étiez perdu. Enfin, n'en parlons plus, voulez-vous. Pour moi c'est déjà oublié, sourit Harry, en déposant une main réconfortante sur le bras du Lord.
Ce dernier regarda cette main posée sur lui avant de sentir son corps frissonner sous le toucher soudain. Voyant que cela le déstabilisait, Harry retira sa main.
- Excusez-moi ! J'ai tendance à être très tactile, lorsque je me sens à l'aise avec la personne qui m'accompagne, expliqua Harry, en se mordillant la lèvre du bas.
- Ne vous excusez pas, souffla Tom, en le voyant faire.
Un autre frisson lui parcourut l'échine face à ce geste qu'il qualifia de si sensuel. Bon sang ! Il fallait qu'il se reprenne. Tout allait beaucoup trop vite. Il était affreusement perdu dans toutes ces nouvelles sensations et émotions.
- Cela ne m'a pas dérangé. Juste surpris, lui apprit-il, gêné.
- Bien, lui sourit chaudement Harry.
- Je me rends compte qu'avec toutes vos explications. Je n'ai pas payé l'entrée, dit Tom soudainement.
Harry rit telle une douce mélodie aux oreilles de Tom qui apprécia ce son immédiatement.
- Bien vu, dit-il le sourire aux lèvres. Mais, continua-t-il en se rapprochant un peu plus vers le Lord qui ne bougea pas, laissant le jeune homme venir se coller presque contre lui, sans pudeur. Vous êtes mon invité, souffla-t-il.
Le souffle de celui-ci vint se répercuter sur l'une de ses joues et loin de s'en offusquer, Tom ferma une seconde les yeux sous la caresse aérienne. C'était agréable. C'était doux.
Tom avait l'impression que le plus jeune cherchait vraiment à le déstabiliser avec toutes ses approches soudaines, qu'il le testait pour voir comment il réagissait face à ses gestes et ses actions.
Bon sang ! Il ressentait du plaisir face à tous les actes innocents qu'entreprenait Harry. Tout cela aurait dû le rebuter, le scandaliser mais en ancrant son regard dans les intenses émeraudes de son guide, son plaisir s'intensifia. Ils étaient toujours aussi proches et Tom ne désirait aucunement se reculer, ni même bouger.
Ce Bel émeraude le mettait dans un tel état que s'en était déroutant.
- Avez-vous d'autres questions à me poser ? s'exclama soudainement Harry, d'une voix douce, tout en se reculant quelque peu.
- Eh bien, commença Tom, en détournant le regard pour le fixer droit devant lui. Vous êtes aussi un courtisan, dit-il avant de se retourner vers lui. Avez-vous déjà eu... des relations intimes avec certains de vos membres ? demanda-t-il.
Il n'aurait peut-être pas dû demander cela. Cela était peut-être malvenu de sa part. Mais c'était l'une des choses qu'il voulait savoir sur Harry. Car il n'avait pas oublié que son compagnon d'un soir était aussi un courtisan.
-Ne soyez pas embarrassé par votre question, s'exclama Harry. Je vais être honnête avec vous. Oui j'en ai eu. Mais seulement après avoir appris à connaître les hommes qui désiraient avoir ce genre de contact avec moi. Il y en a simplement eu deux depuis que je travaille en tant courtisan. Ils sont devenus au fils du temps mes privilégiés. Ce sont les seuls avec qui j'ai des rapports plus poussés. Mais parfois, nous nous contentons de passer une simple soirée en tout bien, tout honneur. Ce n'est pas systématique, voyez-vous, avoua Harry.
- Depuis combien de temps cela dure-t-il ? demanda Tom, voulant en savoir plus.
Sans même s'en rendre compte, il prit la même positon qu'Harry, se retrouvant face à lui et appuyé sur le dossier du divan.
- Eh bien, je suis devenu courtisan après avoir eu mes dix-huit ans. Sirius n'était pas d'accord, mais voyant que je ne changerais pas d'avis, il m'a laissé faire ce que je voulais. Et puis, aimant jouer d'instruments de musique. Je voulais mettre à profit mes talents de musiciens. Et cela a fonctionné, bon nombre venaient spécialement pour m'entendre jouer. Au départ, je ne faisais que cela, jouer et aussi surveiller. Puis je les ai rencontrés, révéla-t-il. J'ai appris à les connaître et de fil en aiguille nous sommes devenus intimes.
Il ne savait pas pourquoi, mais entendre ceci était désagréable. Savoir que ce beau jeune homme ait pu avoir des relations intimes avec d'autres hommes le gênait. Ces hommes étaient-ils digne d'avoir ce genre de relation avec Harry ? Il se le demandait vraiment.
- Donc, vous appréciez votre statut de courtisan ? demanda-t-il, faisant fi de la sensation désagréable que lui procurait cette conversation. Ne vous est-il jamais venu l'envie de vous retirer de ce...monde et d'avoir une vie normal.
- Mais à mes yeux, j'ai une vie normal, se défendit Harry. J'aime cet endroit. J'aime faire ce que je fais et je l'assume pleinement. Je n'ai pas honte de mon « travail », dit Harry en mimant des guillemets.
- Je ne voulais pas vous offenser en disant cela. Simplement, je voulais savoir si un jour vous est venu le souhait de vous en aller d'ici et vivre...
- Quoi ? le coupa Harry. Une vie de famille ? Une vie banale comme tout le monde ? Non. Et puis sachant que j'aime les hommes, avoir une vie de famille m'est impossible, expliqua Harry. De toute façon, avec Sirius et Remus, se sont eux ma famille, dit-il en montrant d'une main les nombreux courtisans qui étaient présent dans la salle.
- D'accord, dit Tom, quelque peu décontenancé, mais compréhensif.
- Écoutez...je ne sais pas quel image avez-vous de moi, mais...
- Rien de négatif, le coupa Tom. J'entends bien et respecte vos choix de vie.
- Merci, le remercia Harry.
- Mais sachez que j'étais sincère lorsque je vous ai dit me sentir à l'aise en votre présence, alors qu' hier même j'ai eu une attitude peu amène à votre encontre. Toutefois, je vous avoue avoir peur de ce qu'il se passe entre nous. Votre présence seule me déstabilise et me rend... fébrile alors que vous êtes un homme. C'est nouveau pour moi et surtout encore très étrange.
- Je comprends, souffla Harry. Je ressens la même chose. Je vous l'accorde, c'est étrange, mais c'est bien là. Hier lorsque je vous ai vu, ce que j'ai ressenti... C'était indescriptible. Et l'envie de venir vers vous s'est tout de suite imposée à moi. Je voulais savoir qui était cet homme qui avait su attiré mon attention, en un simple regard.
- Vous avez tenté de savoir, mais je me suis montrer froid et blessant.
- Oui, rit doucement Harry. Mais vous vous êtes bien rattrapé. Je suis content que vous ayez accepté mon invitation. Et surtout très content de passer un moment agréable en votre compagnie.
- Mais maintenant ? Que va-t-il se passer ? Nous savons tous les deux qu'il y a quelque chose d'indéfinissable, pour le moment, qui se passe entre nous.
- C'est vrai, sourit Harry. Peut-être devrions-nous nous contenter d'apprendre à nous connaître et voir où tout cela nous mène. Si bien sûr, vous en ressentez l'envie.
- Aussi surprenant que cela puisse être, j'en ressens l'envie, avoua Tom.
Harry vit dans les yeux de son vis-à-vis qu'il était sincère. Il voyait aussi à quel point il était bouleversé parce qu'il se passait entre eux, mais aussi perdu dans ses émotions et sentiments.
Comme il lui avait dit, c'était la première fois qu'il ressentait l'envie d'être proche d'un homme. Mais Harry comptait bien faire ressentir de nouvelles choses à cet homme qui ne le laissait pas indifférent. Cet homme qui le faisait frissonner et le rendait fébrile d'un simple regard.
o00oo00o
Voilà, voilà pour ce chapitre.
J'espère qu'il vous aura plu. J'ai hâte de recevoir vos avis :)
La relation entre Harry et Tom, avance doucement mais sûrement. Et on en sait plus sur le monde de Harry :)
Je vous dis à la prochaine.
Pleins de bisous.
Que la folie Byak' & Sha' soit avec vous !
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